Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 29 juillet 1916

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(JOUR 728 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, un aviateur allemand sort de l’état-major après son interrogatoire. Il venait d’âtre abattu derrière les lignes françaises.

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Une annonce qui va avoir de l’importance, vous allez le voir dans les semaines à venir, le prix d’achat du magazine passe de 15 centimes à 20 centimes pour cause de crise du papier.

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Après l’offensive de Picardie, les prisonniers allemands se comptent par milliers.

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Pendant cette guerre, les hommes se transformèrent en taupes. Ici un Tommy qui ne craint pas les éboulements de terrain.

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Autre vue de la guerre des mines.

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Plus chanceux ces soldats en convalescence au bord de la mer, à Deauville pour ne rien gâcher.

Deux pages pour parler des troupes venant des 4 coins de l’Empire français.

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Les troupes noires composées de Sénégalais et Soudanais, la terreur des Allemands gorgés de préjugés.

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Les troupes annamites avec leurs chapeaux coniques guère efficaces pour arrêter les balles.

A Verdun, la côte 321 où eurent lieu des combats.

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On y parle de la ferme de T… dont il ne reste qu’un tas de pierres.

Déjà certains s’emparent de la mort de Driant pour créer un culte à sa mémoire…

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et récupérer quelques sympathies politiques avec cet hommage. La guerre n’était pas finie mais les Ligues commençaient à apparaître.

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L’ancien sultan du Maroc, Moulaï-Hafid, qui démissionna (ou fut poussé à la démission) en 1912, au moment où les Français imposèrent le Protectorat au Royaume Chérifien. En 1916, il réside à Barcelone depuis 1 an.

Pour terminer, un trait d’humour…

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La lutte contre les totos (les poux) et une pancarte humoristique.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 28 juillet 1936

A nouveau le seul Miroir des Sports pour ce kiosque du mardi 28 juillet.

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A la une, Antonin Magne qui se désaltère avant de plonger dans la descente du col du Portet d’Aspet. Vous l’aurez compris, après les étapes de transition entre Nice et Perpignan, les coureurs sont à nouveau entrés dans le dur avec la traversée des Pyrénées.

La première étape pyrénéenne mènera les coureurs de Perpignan à Luchon via…

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Villefranche-de-Conflant où la route passe par la porte de la citadelle construite par Vauban…

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Fontpédrouse à quelques kilomètres de Mont-Louis…

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Porta au pied du Puymorens…

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le col de Port plongé par le brouillard comme bien souvent le Tour en juillet dans les Pyrénées…

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pour voir à l’arrivée à Luchon la victoire de Ducazeaux au terme d’un rallye de tout de même 325 kilomètres !

Soir 11 heures et 57 minutes de selle pour le vainqueur ! Et encore Le Miroir se félicite qu’il n’y ait pas eu cette année nul drame, et (malheureusement) à peine de l’action dans les premiers cols pyrénéens ! Comment s’activer avec des étapes aussi longues ?

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Comment s’activer quand la route est aussi encombrée d’automobiles de spectateurs et suiveurs à l’approche des cols ? Quand on parle du gigantisme des Tours de France actuels, les Tours de l’entre-deux-guerres n’avaient rien à leur envier !

Mais la foule était peut-être plus sage en 1936 et laissait aux coureurs le minimum vital.

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Ainsi, au Portet d’Aspet, le solide maillot jaune Sylvère Maes avait-il tout le loisir de mettre pied à terre pour tourner sa roue et mettre un développement plus grand qui le rendrait plus efficace en descente. Certes les dérailleurs existaient mais ils n’étaient pas autorisés dans la Grande Boucle.

Les chutes et les crevaisons, elles, étaient comme de tout temps programmées par la glorieuse et injuste incertitude du sport cycliste…

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comme ici Jean-Marie Goasmat tombé dans la descente du Puymorpns ou…

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les scènes d’entraide entre coéquipiers belges à gauche et espagnols à droite.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 27 juillet 1916

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(JOUR 726 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, quelques vues du 14 juillet à Lyon, ville d’édition du magazine. C’est devant 20 000 personnes rassemblées place Bellecour que le gouverneur militaire de Lyon, le général Ebener, remet les diplômes aux familles d’hommes tombés au front, morts pour la France. Dans les rangs des familles, des pères, des épouses…. qu’un bout de papier ne doivent guère consoler.

En page intérieure, d’autres vues de 14 juillet lyonnais :

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Remises de Médailles Militaires et quelques Légions d’Honneur à des soldats méritants.

Double page centrale sur les impressionnantes pièces d’artillerie utilisées par les Britanniques lors de la bataille de la Somme.

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Des canons guère plus efficaces que ceux des Allemands à Verdun pour un même résultat décevant, malgré les commentaires dans lesquels on essaie de nous faire croire le contraire, comme sur cette carte du front de Picardie…

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où les gains de terrain n’excèdent pas 5 kilomètres !

Une autre pièce d’artillerie conséquente…

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belge et emmenée vers le front par un tracteur.

Le pendant de ces engins de mort, les destructions sur les villes et les villages.

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8 vues de Saint-Dié dans les Vosges: maisons incendiées, quartiers détruits…

Par contre, pas une seule trace de destructions dans les villages libérés par l’avancée du front vers l’est après la bataille de la Somme.

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Les frappes britanniques seraient-elles autant chirurgicales que celles qui sont tirées de nos jours, comme la propagande essaie de nous le faire croire ?

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ARCHIPELAGO chez DANIEL et MARIE le 22 juillet 2016 ou comment pourrir la soirée (et pas que) de Théo…

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Nouvelle soirée autour d’ARCHIPELAGO, pour essayer de vaincre le jeu… puisque c’est un jeu coopératif… avec la nuance toutefois qu’il n’y aura qu’un seul vainqueur. Pour cette soirée chaude de juillet, ce fut encore le jeu qui vainquit, après une partie plus que courte (environ 1h 1/4). A 5 autour de la table cette fois avec le retour de Preston, mais avec un boulet (aux dires de Théo) en ma personne. Une petite économie d’un bois et c’est le jeu qui triompha rapidement alors que semblait-il, la chose aurait pu se produire quelques dizaines de minutes plus tard.

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C’est vrai que sur le coup j’aurai pu faire preuve d’un peu plus de générosité mais le but d’ARCHIPELAGO  n’est-il pas de tirer les fruits du travail des autres… comme Froome sur le Tour ? Et sans dopage !

Seconde partie de cette courte soirée: CAMELS UP…

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qui me permit d’établir un nouveau record d’à « qui perd gagne »: seulement 8 points en commençant avec 3 !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 25 juillet 1936

Une seule revue à ce kiosque du 25 juillet, toujours Le Miroir des Sports un peu plus grand que le précédent !

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Sur la couverture, on entend les flonflons des accordéons qui jouent au pied de la statue de l’architecte Paul Riquet, sur les allées du même nom, à Béziers où se tient le contrôle et le ravitaillement de l’étape Montpellier-Perpignan.

Dans ce numéro, des étapes de la chaleur et du vent tel en atteste cette vue du peloton déployé en bordures pour lutter contre le mistral qui courbe les arbres de la haie.

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Ce sont aussi des étapes de la chaleur et de plat: Marseille-Nîmes demi-étape en ligne, Nîmes-Montpellier demi-étape contre-la-montre par équipes puis Montpellier-Narbonne demi-étape en ligne et Narbonne-Perpignan demi-étape en contre-la-montre par équipes avec des résultats semblables: 3 victoires de René Le Grévès pour les étapes en ligne (si on ajoute l’arrivée à Marseille de l’étape Cannes-Marseille) et 2 victoires de Sylvère Maes et de la Belgique en contre-la-montre par équipes ce qui lui permet de prendre pas mal d’avance sur Antonin Magne.

Les victoires de Le Grévès…

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sur la boulevard Michelet…

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à Nîmes…

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à Narbonne…

et celle de Sylvère Maes à la tête de l’équipe de Belgique à Montpellier, peut-être sur la promenade au bout de laquelle s’élève le Corum de nos jours:

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Tout cela dans le joli paysage languedocien…

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entre Nîmes et Montpellier…

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à Lunel…

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devant les tentes des pêcheurs nomades sur les plages entre Sète et Agde…

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en s’éloignant de Narbonne comme ici l’équipe de France d’Antonin Magne qui perdra beaucoup dans ces étapes de transition, surtout par le jeu des bonifications.

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Il y a (presque) 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 23 juillet 1916

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(JOUR 722 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

 La bataille de la Somme menée par les Britanniques. Des prisonniers allemands ramenés à Southampton défilent dans les rues du port anglais pour rejoindre leurs camps et font la une de la première du Miroir de cette semaine.

Cette offensive alliée en Picardie imaginée pour soulager Verdun, bien que l’attaque ait été programmée avant l’offensive allemande du 21 février. Un gain de terrain dérisoire par rapport aux sacrifices et de nombreuses photos de destructions et de désolation.

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Sur cette dernière photo, le quai pour permettre l’arrivée de trains de munitions a été construit en une journée ! La main d’oeuvre ne manque pas !

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Bombardements sur le champ de bataille.

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Gros canons allemands pris par les Poilus.

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La tranchée d’où partirent les Canadiens.

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Destructions à Assevillers.

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Prisonniers allemands.

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Prisonniers allemands.

Quelques vues de Verdun et plus précisément le secteur de Vaux avec ces mitrailleuses en renfort:

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puis dans le secteur de Vaux-Chapitre.

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Deux défenseurs du fort de Vaux récupérés par l’ambulance du fort de Tavannes.

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Pour terminer, 2 vues d’hommes en train de chercher en mer les restes d’un avion allemand abattu près de l’Yser:

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et après avoir vu les Russes venus en France après un très long périple à Marseille puis au camp de Mailly, les voilà enfin prêt à combattre dans les tranchées…

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coiffés du casque Adrian français.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 23 juillet 1936

Un seul titre pour cette journée du 23 juillet 1936:

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Le Miroir des Sports. 

Une couverture qui tranche avec les scènes de course des numéros précédents: dans le parc d’un hôtel cannois, les héros du Tour 36 posent pour la presse. On voit de gauche à droite:

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Félicien Vervaecke (B), Antonin Magne (F), Pierre Clemens (Lux) et Sylvère Maes (B) en maillot jaune qui paraît bien foncé sur les vues bistres des revues d’alors.

Il faut dire que Cannes verra le peloton s’arrêter pour la seconde journée de repos du Tour. Que font les cyclistes un jour de repos ? Le Miroir (qui doit remplir les 16 pages de la revue) nous les montre abondamment.

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Certains se repose comme Sylvère Maes…

DSCN4822d’autres posent pour la presse comme Vervaecke…

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les Espagnols et Allemands posent avec les baigneurs de la Croisette…

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ou jouent à la grosse boule dont Ezquerra pansée au coude au premier plan, tandis que…

DSCN4820les suiveurs vont manger un gros gâteau !

Le Miroir jette un dernier coup d’oeil sur le dernier col alpin, celui de Braus…

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où l’on voit les coureurs en file indienne le descendre à grande vitesse.

Et puis le peloton repartit de Cannes pour Marseille pour une étape de détente marqué surtout par la canicule enfin présente sur la route du Tour ce qui pousse les coureurs à faire « la chasse à la cannette »…

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en se précipitant sur les points d’eau pour assouvir leur soif….

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au milieu d’un paysage en tous points idyllique que les journalistes en oublient de montrer de vrais photos de la course, remportée Boulevard Michelet par René Le Grévès, un parisien !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 22 juillet 1916

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(JOUR 721 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture de ce numéro, on peut lire en titre: Le service sanitaire pendant la bataille. On y voit un blessé (léger) évacué vers l’arrière. Cet homme se sert de son fusil comme béquille. Pour qui prend-on le lecteur en parlant de bataille sur cette photo, avec une ambulance présente si près du front

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DSCN4786Le Portugal entre en guerre. Les troupes portugaises s’embarquent pour le Mozambique et reçoivent le salut du chez de l’Etat, Bernardino Machado. Sur la 4ème vue, nous sommes en Italie qui commémore, à Rome, le 57ème anniversaire de la bataille de Solférino.

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On les avait vu débarquer à Marseille, il y a peu. Voici les troupes indochinoises (annamites disait-on à l’époque) lors d’une prise d’armes. On retrouve dans ces unités des laotiens, des cambodgiens, des annamites (vietnamiens) qui sont des soldats aussi combattifs que les Japonais.

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Paysage dévasté de Champagne. Le bois de pins a été rasé.

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Le cirque Pinder étant au chômage technique, un de ses éléphants, Toby, est utilisé comme bête de somme.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 21 juillet 1936

Le seul Miroir des Sports pour cette journée du mardi 21 juillet 1936. Au programme, les 10ème et 11ème étapes du Tour.

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L’hebdo passe assez rapidement sur la 10ème étape Digne-Nice, course en moyenne montagne qui fut assez agitée avec de nombreuses échappées et vit la victoire de Maye vers la Promenade des Anglais.

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D’autres n’eurent pas cette chance, comme l’ancien maillot jaune Maurice Archambaud, victime de 2 crevaisons.

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Juste pour vous montrer qu’à l’époque, les coureurs ne se contentaient pas d’appeler le mécanicien en cas de pépin. Ils mettaient pied à terre et réparaient eux-mêmes leur machine avant de repartir. Comme n’importe quel cycliste du dimanche. D’où des écarts plus importants aux arrivées mais aussi moins définitifs que de nos jours.

La course du lendemain est plus propice à la diffusion de belles photos de montagne: Nice-Cannes avec, en prologue la boule de Sospel et le col de Braus que l’on voit sur la couverture avec le Belge Vervaecke en pleine action. Une belle empoignade sur les lacets de cette dure montée que le Tour ne visite plus de nos jours… peut-être à cause de l’étroitesse de la route et de la dangerosité des lieux pour le public.

Au même endroit:

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Ezquerra et Sylvère Maes à la poursuite des échappés.

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Le touriste-routier Thiétard au même endroit après une ascension remarquable.

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Antonin Magne, le leader français en retard de 3 minutes mais qui se refera dans la descente et le plat, conservant ces chances de victoire à Paris.

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Ezquerra qui l’emportera finalement à Cannes.

Un Antonin Magne que la presse française voit toujours comme un possible vainqueur final, comparant son attitude d’hier (1931, sa premier Tour vainqueur) à celle de 1936.

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Une carte postale classique de la 9ème étape avec le passage des coureurs dans la célèbre Casse Déserte de l’Izoard, passée en descente en 1936:

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et un conseil: ce qu’on doit absolument ne pas faire quand on ne sait où jeter l’eau contenue dans une boîte de conserve…

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l’envoyer sur le visage d’un coureur…! Ici le Belge Debruyckère ne semble pas particulièrement ravi de prendre cette douche dans le visage, surtout après une première semaine de Tour de France très arrosée par la nature !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 20 juillet 1936

Dans le Petit Marseillais du 20 juillet, on commence à y voir un peu plus clair sur la situation en Espagne. Bien que le journal (comme Le Temps d’hier) continue d’appeler ces événements des émeutes, on sait qu’il s’agit bien d’une rébellion militaire dirigée par Franco qui vient de se déclarer au Maroc et que le territoire de cette colonie échappe au contrôle de la République.

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Une phrase du gros titre de la une fait comprendre que l’Espagne vient de basculer dans la guerre civile:

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Le (nouveau) ministère Giral, formé aussitôt après (la démission du gouvernement Quiroga- photo ci-dessous), décide d’armer les forces ouvrières contre les factieux.

En lisant entre les lignes, on peut comprendre que la rébellion ne se limite pas au Maroc car, si cela était le cas, les militaires des casernes de la péninsule seraient suffisants pour combattre quelques milliers d’hommes de Franco.

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Sous le titre La réussite du mouvement insurrectionnel est complète au Maroc, on sent même une certaine forme de jubilation du journal face à ce qu’il arrive, Le Petit Marseillais en 1936 étant nettement très conservateur.

En page intérieure, on peut lire dans la rubrique Dernière Heure, une série de communiqués provenant de diverses sources et faisant le tour de ce que pourrait être la situation en Espagne au troisème jour de la rébellion, une situation très compliquée.

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Un communiqué parle 18 500 rebelles autour de Franco. De durs combats auraient eu lieu suivant des témoins fuyant en zone française. On parle de combats aériens au Maroc, de fuites d’avions vers l’Espagne (des aviateurs n’ayant pas suivi les ordres de Franco). Il y a aussi des mouvements insurrectionnels dans des casernes du continent: à Barcelone, Séville, Malaga mais des bruits courent que Jaen et Grenade serait aux mains des rebelles. Confus mais gravissime !

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La vue de Melila de la première page où des combats se dérouleraient.

Le Tour de France qui arrive pourtant bientôt dans la zone de diffusion du Petit Marseillais est relégué en bas de page devant l’actualité espagnole.

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Pourtant, c’est le grimpeur espagnol Ezquerra qui avait brillé tout au long de la traversée des Alpes qui vient de l’emporter sur la Côte d’Azur.

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L’étape Nice-Cannes ne consistait pas en une promenade de santé sur la Côte d’Azur mais, comme cela se faisait régulièrement à l’époque, commençait par une boucle dans le très montagneux arrière-pays niçois, la fameuse boucle de Sospel et le non moins fameux col de Braus, route en lacets impressionnante. C’est pour cela qu’on désignait cette étape sous le nom de Nice-Sospel-Nice-Cannes.

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Ezquerra fit donc le trou dans l’arrière pays niçois et conserva son avance jusqu’à Cannes au prix d’un joli effort solitaire à plus de 50km/h. Derrière, Vervaecke, Maes, Magne et consort se livrent une farouche bagarre sans inquiéter le grimpeur espagnol devenu rouleur.

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