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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 06 mai 1916

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(JOUR 644 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A nouveau à la une, une remise de décoration à un gradé pour le comportement de ses hommes en Belgique. La Légion d’Honneur pour le courage des autres !

Une vue de guerre avec, au loin, cette explosion d’une marmite « boche » contre un pont de chemin de fer:

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Bien sûr, Verdun, mais vu de l’arrière, le ravitaillement pour alimenter l’immense boucherie.
Des troupes fraîches qui arrivent par autobus réquisitionnés:

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Des convois de camions qui avancent dans un village….

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situé sur la Voie Sacrée ? L’expression n’est pas encore entrée dans la dialectique héroïque de cette guerre.

Des canons de 75 qui arrivent par le même chemin…

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traction hippomobile ici.

Il faut bien sûr des stocks d’essence pour les véhicules et le bon fonctionnement de la noria.

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Et même les Poilus ont droit à consommer dans ce bazar improvisé.

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Une page est consacrée à Salonique:

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On nous y montre à peu près la même chose que pour la France: un bazar grec, une carrière alimentant l’entretien des routes, un ravitaillement par la mer, le contact chaleureux entre la population locale et les troupes occidentales.

Une autre page dessinée celle-ci est placée sous le signe de l’orthopédie:

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les prothèses inventées pour les nombreux invalides de guerre: des morceaux de bois ou de métal pour remplacer un bras, une jambe, une main… L’orthopédie fera un prodigieux bon en avant à l’occasion de ce conflit.

Une dernière page consacrée à ce gigantesque canon de 16 inches ce qui doit faire une pièce de 400.

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Rien d’original me direz-vous dans cette course à la folie destructrice des hommes sinon… qu’elle est américaine et installée à l’entrée du canal de Panama pour la défense de celui-ci. Un pas de plus vers l’engagement US.

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Carte de la LFC, la LÉGION FRANÇAISE des COMBATTANTS

Une carte drômoise de la Légion Française des Combattants, déclinaison pétainiste des Associations des Anciens Combattants. En effet, au moment de la Révolution Nationale, de la prise du pouvoir de Pétain après l’Armistice de 1940, toutes les associations d’anciens combattants de la Grande Guerre furent dissoutes et fut créée la LFC, la Légion Française des Combattants:

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Au dos, on peut lire le serment du légionnaire:

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   Je jure de continuer à servir la France avec honneur dans la paix comme je l’ai servie sous les armes.

   Je jure de consacrer toutes mes forces à la Patrie, à la Famille, au Travail.
Je m’engage à pratiquer l’amitié et l’entr’aide vis à vis de mes camarades des deux guerres, à rester fidèle à la mémoire de ceux qui sont tombés au Champ d’Honneur.
J’accepte librement la discipline de la Légion, pour tout ce qui me sera commandé en vue de cet idéal.

Un serment qui dans sa seconde partie fait vraiment allégeance au régime de Vichy avec la devise, en désordre dans le texte, Travail , Famille, Patrie. Cette devise qui remplaça celle de la République: Liberté, Égalité, Fraternité.

C’est pour cela qu’un certain nombre d’anciens combattants ne se retrouvèrent pas dans la LFC. Cette carte qui était signé du Maréchal-Président Philippe Pétain, le Chef et toute sa symbolique dans les régimes fascistes d’avant-guerre que ce soit chez Mussolini, Hitler ou Franco.

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Une Légion Française des Combattants qui deviendra par la suite la Légion Française des Combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale, s’enfonçant alors définitivement dans la Collaboration avec la création du SOL (Service d’Ordre Légionnaire) lui-même enfantant cette organisation militaire de guerre civile, la Milice.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 04 mai 1916

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(JOUR 642 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une nouveauté pour ce numéro du début d’avril 1916 de La Guerre Photographiée. A l’instar des autres hebdos, le magazine lyonnais passe au bistre. Seconde nouveauté, les textes sont écrits sur 2 colonnes au lieu d’une seule, ce qui fait un peu bizarre pour les légendes des photos.

Sur la couverture, les gaz, le moyen de lutter contre eux. A gauche, une cloche, à droite une sirène actionnée comme une dynamo de vélo par un pédalier. Un peu artisanal, comme les masques qu’on nous montre sur d’autres clichés.
Une page sur les soldats d’Afrique, qu’ils soient à l’observation (en haut) ou en prière dans un cimetière ( en bas)….

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Des tombes avec des pierres vraiment soignées !

Sur la page des brèves, on a retenu…

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un abri creusé 6 mètres sous le sol…

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le mur du cimetière ouvert pour permettre aux hommes de rejoindre la tranchée sans passer par un secteur à découvert.

Une page complète pour nous montrer les Russes à Erzeroum, en Turquie, une ville jadis arménienne.

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Mais ça, c’était avant le nettoyage ethnique perpétré par les Ottomans et toujours pas reconnu en 2016, 101 ans plus tard !

Un Fokker allemand posé derrière les lignes françaises…

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va devenir objet d’exposition, dans la cour des Invalides certainement.

Une remise de décorations tout près du front:

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tout près aussi du champ de bataille de Verdun.

De la page humoristique Les meilleurs dessins de la presse française, on a retenu celui-ci, une oeuvre de Ray Ordner (le grand frère de Paul Ordner, gazé sur le front en 1915 et qui, une fois démobilisé, gagna sa vie avec le dessin de presse- voir http://paul-ordner.blogspot.fr-) qui fait sourire en disant des choses vraies…

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pour le Poilu, au front, ce sont surtout des immenses moments d’ennui ! Pour les jeunes autant que les vieux d’ailleurs !

Pour terminer, des images de destructions à Betheny…

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l’église, la mairie… tout est logé à la même enseigne !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 29 avril 1916

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(JOUR 637 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un numéro de Sur le Vif en très mauvais état avec première et quatrième de couverture séparées du corps de la revue. Ce corps d’ailleurs qui n’est pas celui de ce numéro. On y reviendra.

Sur cette couverture, on voit des hommes dans une tranchée attendant dit-on l’attaque allemande. Une tranchée bien intacte alors qu’après les préparations d’artillerie, il ne restait pas grand chose debout dans les tranchées françaises de première ligne au moment de l’attaque. On voit les hommes préparer les mitrailleuses de la riposte. On ne le dit pas mais on est à l’évidence à Verdun.

En seconde de couverture, une page pédagogique sur l’aviation.

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En haut un avion allemand (pardon boche) le Fritz. Au milieu, les écussons dessinés sur les avions et qui permet de reconnaître leur camp… sauf quand des couleurs ennemies sont remplacées par des couleurs amies pour tromper l’adversaire. De gauche à droite: Français, couleurs utilisées par les Belges et les Serbes également; Britanniques; Russes; Allemands et Autrichiens; Turcs. Enfin en bas sont listés les points faibles des avions: hélice, moteur, réservoir à pétrole, longerons des ailes, siège du pilote, tendeur, bas de caisse faiblement cuirassé.

Les troisième et quatrième de couverture semblent aussi dater du 29 avril 1916. En effet sur cette page  Sur le front,

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on y voit en bas à gauche la visite d’Alexandre de Serbie à Verdun…

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qui date bien de cette période d’avril 1916.

En dernière page, des oiseaux….

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avec cette légende: Nuée de corbeaux s’abattant sur des restes de nourriture que nos poilus leur jettent. Espérons que ce soit des restes de nourriture comme dit et non d’autres restes…

Rapidement, l’intérieur de la revue qui doit dater de février 1916 car on y voit cette scène macabre…

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datée du 29 janvier correspondant à la chute d’un Zeppelin venu bombarder des civils.

En page centrale, l’armée suisse surveillant ses frontières et se préparant militairement à toute éventualité.

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Enfin, cette tombe collective abritant les restes de 2 soldats français et 5 Allemands. Une date: le 9.9.14 correspondant à la bataille de la Marne.

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Comme le dit la légende, des hommes unis dans la mort.

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Un autre 11 SEPTEMBRE, l’EXPÉRIENCE CHILIENNE prenait fin prématurément. Le CANARD ENCHAÎNÉ en parle…

Le Canard Enchaîné du 19 septembre 1973 dans lequel l’hebdo humoristique fait un jeu de mot, le Chili devenant Chienlit, terme que De Gaulle avait remis à la mode pour parler des événements de Mai 68.

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D’ailleurs, dans l’article d’André Ribaud est prononcé un autre mot que De Gaulle a immortalisé en 1961, lors du putsch des Généraux d’Alger: « pronunciamiento » et sur ce petit encart avec une photo des généraux félons…

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on peut lire un troisième mot du grand homme prononcé en la même occasion: quarteron. En septembre 1973, il n’y a pas encore 4 ans que de Gaulle a disparu. Et la droite de Pompidou aurait bien eu besoin de la vision un peu plus avisée de De Gaulle face à cette crise chilienne. D’où cette caricature du Président Pompidou appelant Pinochet…

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pour lui proposer d’entrer dans le Marché Commun (on dirait l’Europe en 2016) sans aucune empathie pour ce qui s’est passé, le coup d’état, la mort du président démocratiquement élu Salvador Allende suicidé par les militaires et la terrible répression que l’on pouvait imaginer et qui ira plus loin que ce que l’on imaginait… quand on saura:

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Un coup d’état manigancé par les Etats-Unis de Nixon qui, lui fête ouvertement cela…

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puisque ce sont les agents de la CIA qui aideront Pinochet avec plus tard l’aide d’anciens nazis convertis, utilisés pour leur savoir-faire ! Les Etats-Unis voulaient préserver les intérêts exclusifs de leurs multinationales américaines alors que le gouvernement Allende voulaient les faire participer au partage des richesses pour aider les plus pauvres. ITT et d’autres seront montrées du doigt par la suite avec appel au boycott de leurs produits en Europe.

Le texte principal est signé par André Ribaud. Le voici.

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« Le gouvernement des militaires est, de tous, le plus coûteux, le plus tyrannique et le plus rétrograde. Fondé sur la peur, il ruine le commerce, avilit les sujets, méprise les principes et néglige le savoir », écrivait l’illustre Churchill, alors dans son jeune âge, en 1899. Superbe définition, mais tellement incomplète, tellement dépassée. Disons que le gouvernement des militaires bafoue la loi, sabre les libertés, emprisonne, torture, exécute les opposants et on aura une idée plus précise de la fière équipe qui vient de faire main basse sur le Chili et de bousiller à coups de roquettes, de mitrailleuses, dans le sang, l’expérience socialiste du noble président Allende.

Pourtant, qu’est-ce qu’on ne nous avait pas raconté sur le loyalisme à toute épreuve de cette armée chilienne, démocratique, légaliste, respectueuse de l’ordre constitutionnel et tout ! Et Pinochet, avec son nom d’opérette, n’est-ce pas un démocrate estampillé et même un démocrate-chrétien ? Les autres généraux putschistes, qui allaient trahir et faire mourir l’homme dont, la veille encore, ils acceptaient commandements et portefeuilles ? Au-dessus de tout soupçon, on disait. Et puis, ce fut, le 11 septembre, le putsch, le pronunciamiento, la répression conduite avec une dureté implacable par cette armée si loyaliste, si démocratique…

En vérité, il n’est si bonne armée dont il ne faille, toujours et partout se méfier. Le trop confiant président Allende a cru devoir et pouvoir faire cautionner, étayer, protéger son expérience par ses généraux. En leur conseillant des ministères, des responsabilités civiles, il a introduit les loups dans la bergerie et les loups l’ont dévoré. Au fond, on en revient toujours là : les civils surtout quand ils sont socialistes, ne doivent jamais donner l’occasion aux militaires de se mêler des affaires des civils. C’est ouvrir la porte à toutes les tentations. Demandez plutôt à Guy Mollet et à Lacoste, après leur expérience de la guerre d’Algérie. Et on murmure de Moscou que Brejnev commence à se mordre les doigts d’avoir fait entrer le maréchal Gretchko dans le Politburo.

La seule armée à peu près sûre c’est celle qu’on renvoie dans ses foyers ou, à tout le moins, qu’on laisse dans ses cantonnements. Et dans l’armée la plus loyale, il y a toujours un Massu modèle 58 ou 68 qui sommeille ou un Pinochet qui ne dort que d’un œil. Le Chili, bien sûr, n’est pas la France. Mais si un jour Mitterrand vient au pouvoir, qu’il se garde bien de donner un portefeuille à un quelconque Pinochet français. Il sait comment cela finit.

Il est vrai que des Pinochet français, le directeur du Figaro, Robinet, en prédit et en promet à Mitterrand. Dans son éditorial époustouflant, le cher confrère explique froidement que si Mitterrand vient au pouvoir avec un gouvernement de gauche élu par le suffrage universel, et bien l’armée sera amenée fatalement à le renverser. Et ce sera la faute à qui ? A Mitterrand, coupable de s’être fait légalement élire par le peuple.

De Robinet en Pinochet… Gloire, gloire aux portes-flambeaux de la belle bourgeoisie française !

Et gloire aussi au gouvernement français pour sa noble courageuse et brillante attitude de Ponce Pilate. Pompidou a attendu trois jours pour envoyer un télégramme conventionnel à la veuve du président Allende. Messmer a bafouillé trois phrases vaseuses pour annoncer que la France n’avait qu’un devoir : se taire. Pardi, la France, comme dit Pompidou, entend « être bien avec le monde » et donc bien avec Pinochet.

Mais voici ce qu’on dit dans les milieux bien renseignés : la France veut éviter à tout prix d’indisposer la junte parce qu’elle espère obtenir une commande d’une vingtaine de « Mirage » et de chars « AMX ». Le général Prats, chef d’état-major sous le président Allende, était venu, en juin, négocier le marché, mais la France, sentant que la situation intérieure au Chili n’était pas sûre, avait suspendu les pourparlers. Maintenant, elle veut enlever le morceau. Tel serait le prix de son noble silence.

La France, naguère, était connue, respectée, aimée, spécialement en Amérique du Sud, comme la championne des libertés et des droits de l’homme. À cette image, la Ve République préfère aujourd’hui celle, sordide, du marchand de canons. Les principes de Monsieur Dassault ont remplacé ceux de 89.

Pauvre Allende !

Un excellent résumé de la situation ! En 1973, les Chiliens en prenaient pour 17 ans de cette dictature militaire de Pinochet qui allait être renvoyée à ses chères études suite au référendum perdu du 5 octobre 1988 dont le déroulement a été raconté récemment dans le film « No » de Pablo Larrain. La mort en 2006 de l’ancien dictateur l’empêcha qu’il réponde de des crimes de son régime devant la justice, d’expliquer le pourquoi et le comment des milliers de morts et disparus.

Quant à la réaction des syndicats en France en 1973, elle se matérialisa par des grèves et des débrayages. Le 12 septembre 1973, c’était mon premier mouvement de grève de jeune enseignant au collège du Moulin d’Albi à Bourg-les-Valence, un débrayage de 30 minutes à 11 heures 30. Ce ne devait pas être le dernier !

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Il y a (presque) 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 22 avril 1916

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(JOUR 630 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLITS)

Sur la couverture de ce numéro, un homme dans une tranchée. Dans ses mains, le ravitaillement pour les Poilus de première ligne, « l’homme de soupe » dit la légende. Elle précise que, surpris par le bombardement, il se terre au sol pour éviter les éclats d’obus. Vrai ou faux, on ne sait pas mais toujours est-il que cette vue, pour une fois, justifie totalement le nom de cette revue: Sur le Vif ! si ce n’est pas une photo posée.

D’autres images de tranchées, tout aussi intéressantes:

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La réparation d’une mitrailleuse enrayée, l’inspection des bandes de cartouches pour une telle mitrailleuse.

Des innovations pour lutter ici et là…

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Sur la photo de gauche, des cerfs-volants sur des bateaux ancrés en rade pour explorer l’horizon et prévenir l’arrivée de sous-marins allemands… Comment s’y prend-on ?
Sur celle de droite, un ballon captif pour observer les lignes ennemis et les éventuels déplacements des troupes adverses… Même question ?

Un dessin pour explique ce qu’une photo ne peut expliquer:

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Des micros immergés pour déceler la présence de sous-marins, ici près des côtes mais également dans les parages de navires en mer. Ici le principe est plus facile à comprendre !

Des dessins également pour dévoiler un obusier de fort calibre autrichien:

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Un obusier de 305.
En dessous 6 dessins pour donner la recette de la fabrication d’explosifs à haute puissance.

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des dosages chimiques… A ne pas mettre dans toutes les mains, par les temps qui courent… !

Pour terminer, la bataille de Verdun qui se poursuit:

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Une carte des lieux, encore une, pour que les lecteurs de journaux puissent suivre l’évolution de la situation en lisant la presse quotidienne. Cette carte ne donne aucune indication précise de l’endroit où passe le front à ce jour.

La page autour de Verdun…

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avec des destructions, des hommes émergeant de leurs abris pour les besoins de l’objectif, un hommage aux camions qui sont le lien ombilical avec Verdun.

En quatrième de couverture, un paysage de guerre avec ce territoire particulièrement dévasté…

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des arbres décapités, des fumées sur la crête au loin correspondant à des explosions d’obus et cette énorme marmite au premier plan démontre la violence et la puissance des tirs allemands.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 20 avril 1916

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(JOUR 628 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La première de couverture rend hommage (pour une fois) à des personnes très utiles pour les Poilus: le service de santé des Armées. Ici dans une oeuvre de prévention avec cette vaccination contre le choléra, traitement utile à cause de la promiscuité des hommes et un environnement souvent souillé par les déjections, les cadavres d’hommes et d’animaux en décomposition et la présence de rats.

Des munitions, des montagnes de munitions, des munitions impressionnantes…

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comme cet obus de 400 français… des munitions à perte de vue…

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mais aussi originales comme…

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ces torpilles aériennes destinées aux attaques au-dessus des tranchées ou des usines allemandes.

Puisqu’on parle d’aviation, un biplan de chasse atteint au-dessus de l’ennemi…

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mais qui a pu rentrer sans dommage derrière les lignes françaises. On voit des traces d’huile sur la calandre.

Cet autre avion a également connu un atterrissage difficile…

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pour se retrouver ainsi, le nez planté dans l’herbe. Sur le Vif nous précise qu’il n’y a pas eu de casse pour les aviateurs ni pour le grand oiseau, si ce n’est l’hélice légèrement égratignée. mais ce qu’il y a d’intéressant pour cet avion, le « Jeanne d’Arc » suivant la légende, c’est qu’il a été offert à l’armée par les lecteurs du Nouvelliste, un quotidien de Lyon qui  fut publié jusqu’en 1944 et qui disparut à la Libération pour faits de collaboration. Un avion offert à l’armée par les lecteurs d’un journal… Assez original !

Sur mer, le cuirassé américain « Vermont » patrouillant près de la Turquie « pour assurer la sécurité des sujets de l’oncle Sam » a été photographié par un reporter militaire.

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Fait original, il est doté de 2 mimi-Tour Eiffel pour capter les ondes de la TSF.

Plus dramatique fut le sort de cet autre bateau, le navire-hôpital « Portugal » que l’on voit ici avant l’attaque d’un U-boat allemand.

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Cet ancien paquebot des Messageries Maritimes fut réquisitionné en début de guerre pour servir de navire-hôpital. Cette attaque causa de nombreuses victimes dont 19 français disparus.

Des vues de tranchées. Tout d’abord, un boyau que l’on couvre pour en faire un abri plus sûr:

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Dans une tranchée, un tireur d’élite en pleine action…

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avec un fusil doté d’une lunette d’approche. Un sniper  ?

Le théâtre aux armées sur cette vue de 2 comédiens, certainement des Poilus,…

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s’efforçant de distraire leurs compagnons d’infortune.

Pour terminer, monté sur un camion, une étrange machine.

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On nous dit qu’elle est destinée à produire de la glace pour conserver aux frais les viandes destinées aux soldats. Un ancêtre des réfrigérateurs ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 13 avril 1916

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(JOUR 621 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une vue des Vosges sur la couverture pour nous montrer l’ancienne douane allemande du col de la Schlucht abandonnée.

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Le front s’est délacé vers l’est de quelques kilomètres depuis août 1914 et la douane est à moitié détruite. On nous dit que le Kaiser s’y était arrêté quelques années avant la guerre. Ici ce sont 2 Poilus conduisant un traîneau qui posent devant ce qui reste de ce bâtiment.

Pourquoi une telle photo sinon pour dire que l’Alsace est en partie reprise et que tous ces sacrifices actuels ne sont pas vains !

La double page centrale est titrée:

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UN PEU PARTOUT…

pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas un thème dominant dans ce numéro mais des vues prises ici et là. En dessous du titre (ci-dessus) des obusiers imposants arrivant dans une gare de l’est e la France. Certainement dans le secteur de Verdun même si le nom n’est pas dit.

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Un autre canon, allemand ceux-là, tout aussi impressionnant ! Sauf… qu’il est en bois et destiné à tromper la reconnaissance aérienne.

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Au Jus !! lit-on en dessous de cette photo. Une cantine roulante amène du ravitaillement aux Poilus… et un peu de réconfort.

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Un hydravion allemand tiré des eaux par des marins. Cet engin était appelé hydroplane à l’époque.

Moins heureux et un tantinet raciste que cette farandole de portraits de soldats allemands sous le titre: Têtes de Boches !

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Ainsi voit-on de haut en bas: 1-Lieutenant Brandebourgeois 2-Lieutenant de la garde impériale 3-Major Saxon 4-Lieutenant Poméranie décoré de la Croix de Fer 5-Febdewel Prussien 6-officier de marine 7-Aspirant.

Enfin du déjà vu…

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la visite d’Alexandre de Serbie à Verdun.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 06 avril 1916

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(JOUR 614 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On célèbre un vieux brave à Lyon devant la gare des Brotteaux où se tient une manifestation patriotique. Ou se tenait plutôt, car ces images datent du 16 mars 1916. Ce vieux soldat, âgé de 47 ans cette année-là (classe 1889 soit né en 1869) n’en est pas à sa première médaille. Il compte déjà des médailles des campagnes du Tonkin, de Madagascar et celle de Sauveteur qui sont rejointes par la Croix de guerre avec palme.

Deux vues d’une église détruite comme on en a vu en plusieurs occasions:

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celle de Fouqueviller dans la Somme. Et cela aurait pu être pire si l’obus que montrent les poilus sur la photo de gauche avait éclaté.

Sur la même page, quelques vues de véhicules:

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Des canons, des camions, une mitrailleuse bien protégée et des montagnes d’objets divers ramassés sur le champ de bataille après des combats. On y trouve de tout: bidons, chaussures, caisses de cartouches, armes, objets de toute espèce réunis pêle-mêle.!

La guerre évolue en ce début de 1916 et La Guerre Photographiée a besoin de clarifier les choses pour ses lecteurs.

Tout d’abord une carte de Verdun où l’offensive allemande se poursuit, déversant des tonnes d’obus sur les lignes françaises sans que la presse n’en parle plus que cela.

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Puis une carte plus précise du front français de la mer du Nord à la frontière suisse avec un détourera le front italien.

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A bien comparer les choses, le front en avril 1916 n’a guère changé depuis la bataille de la Marne !

Enfin, le magazine vend aux lecteurs intéressés une grande  carte du théâtre des opérations comme dit l’armée…

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et présente cette proposition comme une manière de suivre facilement les Communiqués Officiels que publient les journaux quotidiens.

Trois vues de navires appartenant à la flotte allemande dans le canal de Kiel où elle se tient à l’abri des attaques des navires alliés.

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 Le problème des réfugiés… qui n’en était pas un en 1916. Les Serbes étaient nos alliés vaincus et il fallait les aider… et accueillir des jeunes.

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Ainsi, la Corse recevait des étudiants serbes. Ils posent ainsi sur une photo de groupe loin de tout camp de concentration et de rétention. On est loin de quelques slogans honteux lus ces derniers temps !

Une page complète pour expliquer la débâcle des Allemands, tués en masse à cause de leur manière de concevoir la guerre. Laquelle méthode est exactement la même que celle des Français. les hommes comme de la chair à canon !

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Voilà ce qui est écrit:

DSCN1545Avec leur système d’attaques en masses serrées et compactes, on sait que les Allemands, arrêtés par nos tirs, ont des pertes effroyables.

Les trois photographies que nous publions ont été prises il y a peu de temps, lors d’une attaque où les Allemands subirent des pertes s’élevant à plusieurs milliers d’hommes, attaque qui se changea en déroute, puisque nos troupes restèrent sur le terrain occupé précédemment par nos ennemis.

DSCN1546Le terrain était couvert de cadavres allemands que nous avons dû faire enterrer, tant par hygiène et aussi surtout par ce que nous avons le respect de nos ennemis morts.

Les prisonniers que nous avons faits furent chargés d’identifier leurs camarades tués, et des listes sont dressées, que le gouvernement français fait transmettre au gouvernement allemand par l’intermédiaire de la Croix-Rouge de Genève.

DSCN1547Les cadavres non identifiés sont enterrés dans une fosse commune et ceux connus  dans des fosses séparées, surmontées d’une plaque portant le numéro d’ordre.

Nos trois photographies montrent, en haut : des cadavres allemands identifiés ; au milieu : des prisonniers allemands creusant des fosses ; : l’ensevelissement dans une fosse commune de cadavres non identifiés.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 1er avril 1916

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(JOUR 609 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Verdun tient une place très importante dans ce numéro du 1er avril 1916. La une est bien sûr faite des gradés commandant la défense de la cité.En premier lieu, Pétain, encore général, qui est en train de commencer à forger sa légende en tant que vainqueur de Verdun… ce qui historiquement est complètement faux.

Des pages entières sont consacrées à la bataille… sans pour autant montrer grand chose de celle-ci.
Tout d’abord, une page avec 6 vues de la ville, photos qui doivent dater d’avant-guerre certainement.

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Puis les environs de Verdun comme le dit le titre « Autour de Verdun ».

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Quelques destructions comme à Fresnes en Woëvre mais pas le carnage qu’ont causé (et que causent) les bombes alliées.

La double page centrale est elle-aussi consacrée à la gigantesque bataille qui se déroule dans le Meuse.

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Des tranchées… alors que justement il fut assez difficile d’en creuser à Verdun à cause de la géologie des lieux et des hommes, qui contrairement à ce qu’on a lu il y a peu, ne portent pas tous le casque réglementaire. Des photos bien trop paisibles pour avoir été prises près de la ligne du front.

Le reste de l’actualité de la guerre a bien de mal à se faire une place à côté de cette information.

Toutefois, une page montre la fin d’un cargo hollandais détruit par une mine flottante allemande.

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En 2 photos avec la fumée de l’explosion des machines envahies par les eaux sur la seconde.

Retour sur l’aviateur Navarre aux 10 victoires…

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qui pose près de son cantonnement.

Le reste est plus féminin dans un monde presqu’exclusivement masculin avec…

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une photo d’une héroïne de l’armée serbe faite prisonnière par les Allemands…

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et la fille du ministre anglais des munitions, Lloyd George vendant des cartes postales au profit des blessés de guerre, accoutré d’un costume de paysanne du Pays de Galles.

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