Archives de Tag: Nord

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 30 mars 1937

dsc01703

A la une du Miroir des Sports du 30 avril 1937, le jeune italien Jules Rossi vainqueur du 38ème Paris-Roubaix, la grande classique, la Pascale puisqu’alors elle se déroulait le dimanche de Pâques.

Voici donc le résumé de la course en images nombreuses, comme l’a proposé le magazine à ses lecteurs.

dsc01708

La foule au départ du côté d’Argenteuil.

dsc01709

La côte de Cormeilles: Fournier au milieu de la foule.

dsc01710

A Pontoise, passage du peloton.

dsc01711

A Méru, 4 échappés: Archambaud, Passat, Danneels et Van Schendel.

dsc01712

Dans la côte de la Folie de Bonneuil, toujours Archambaud devant.

dsc01713

Le second groupe dans la descente du Bois de Molle.

dsc01714

A Breteuil, Morenhout et Blin en tête.

dsc01715

Au ravitaillement d’Amiens, une belle gamelle de Van Schendel et Weber.

dsc01716

La célèbre côte de Doullens avec Morenhout en tête.

dsc01717

A Séclin, coucou, voilou Rossi qui montre le bout de son nez en seconde position du peloton regroupé.

dsc01718

Après Arras, les pavés et les cyclistes qui empruntent les trottoirs.

dsc01719

Après Arras, c’est Félicien Vervaecke qui a pris les devants.

dsc01720

A Corvin, Noret mène devant Rossi et Hendrickx.

dsc01721

Le sprint final à Roubaix (mais pas sur le vélodrome) dans lequel Rossi l’emporte devant une armada de Belges…

dsc01722…comme l’atteste ce classement final d’une course menée à presque 35 km/h.

Autre événement de ce dimanche pascal, la Coupe de France de rugby réservée aux provinces dont la finale opposait au Parc des Princes le Languedoc-Roussillon au Pays Basque.

Quelques vues de cette finale remporté par les premiers nommés sur le score de 10 à 5.

dsc01704

Un beau cadrage-débordement d’ailier.

dsc01705

Un jeu assez aéré.

dsc01706

Une sortie de mêlée favorable aux Basques. A la vue des 3 photos on pourrait imaginer que les Basques ont confisqué le ballons !

Décidément, le Parc des Princes était beaucoup plus occupé que de nos jours. La veille de la finale du rugby, le samedi de Pâques, s’est déroulé…

dsc01707

le match international de hockey sur gazon France-Angleterre remporté par les Britanniques 0-2.

Pour terminer, les résultats de la 24ème journée du championnat de France de football.

dsc01723

Le titre insiste sur la première place de l’Olympique de Marseille qui a pris les devants suite à la défaite de Rouen, dans une compétition assez serrée tout de même.

dsc01724

Les résultats et le classement.

L’O.M. a gagné face à Fives au stade de l’Huveaune devant une foule considérable. Le Miroir des Sports a délégué un des ses photographes pour nous montrer 2 vues du leader contre les Nordistes de Fives.

dsc01725

Les attaquants Zermani (gauche) et Zatelli (à droite).

dsc01726

Une attitude d’attaquant de Mario Zatelli devant le but nordiste.

Mais on n’en saura pas plus sur l’auteur du but marseillais. Et toujours pas d’O.M.-Sète annoncé  le 16 mars dernier par le journal Marseille-Matin !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… AUBERT Paul

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Sixième nom de la liste: Aubert Paul.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Première face du Monument

Pas de lien de parenté proche entre ce Paul Aubert et les 2 précédents Julien Aubert et Augustin Aubert dont on a parlé il y a peu. Ni frère, ni cousin germain, peut-être des parents plus éloignés.

Paul Aubert est un soldat déjà âgé quand éclate la Grande Guerre. Né le 21 mars 1879 à Caderousse, il a 35 révolus quand il doit reprendre un paquetage. Sa première incorporation date en effet du 16 novembre 1901 et il retourna à la vie civile le 19 mars 1903, 11 ans avant la déclaration de guerre. Certes lors des périodes de réserve, il put devenir sergent, ce qui n’était pas particulièrement un avantage dans les tranchées.

Il sera donc rappelé le 03 août 1914 au 118ème Régiment d’Infanterie, un régiment territorial composé de soldats plus âgés. En principe, ces hommes n’avaient pas vocation à se retrouver en première ligne… sauf que les pertes très importantes du début de la guerre obligèrent l’Etat-Major à combler les vides des régiments décimés en puisant dans ce vivier.

Nous sommes dans la période que l’Histoire appellera la « Course à la mer ». La bataille de la Marne fit comprendre aux Allemands comme aux Français que la guerre sera longue. Les forces en présence s’équilibrent et il faut stabiliser le front.

Le 11 octobre 1914, Paul Aubert découvrit le front au 146ème Régiment d’Infanterie. Voici ce qu’écrit le scribe du régiment dans le carnet de route de l’unité, le 21 octobre:

1-2110-les-territoriaux

Les Compagnies Territorials sont encadrées par des Compagnies actives de manière à leur inspirer confiance; les Compagnies actives occupant les saillants et points d’attaque.

On va donc mélanger dans les compagnies des anciens et des plus jeunes.

carte-front-francais-vers-1916-1-copie-1

Paul Aubert arrive donc au régiment avec plusieurs dizaines de territoriaux le 11 octobre (1). La ligne de front passe dans la région de Sailly-au-Bois, Colincamps, Hébuterne. Les accrochages sont légions avec les Allemands même s’il est noté que le front est plutôt calme et, tous les jours, quelques hommes tombent ou sont blessés.

La troupe est relevée le 3 novembre, direction Doullens (2) pour prendre le train. A la gare, la pagaille est totale et la troupe va prendre du retard. Voyage vers le nord, vers la mer.

Descente du train à Steenwerck (3), à l’ouest de l’agglomération lilloise pour continuer le voyage vers la Belgique d’une manière originale que le Poilu caderoussier n’imaginait pas: en autobus de Londres. En effet les Français côtoient les Britanniques dans une autre pagaille sans nom. A cette concentration trop importante de soldats s’ajoute la pluie qui rend les chemins et routes dangereuses et glissantes.

Le voyage prend fin pour le 146ème R.I. de Paul Aubert dans le secteur belge d’Ypres. Le 06 et 07 novembre 1914, de durs combats vont se dérouler puis le front redeviendra relativement calme. Ce qui ne veut pas dire que ce sera de tout repos pour les hommes. Loin de là ! Le temps est exécrable, la pluie tombe sans arrêt et les tranchées sont inondées.

5-2911-eau-partout

L’eau est partout et la terre s’effondre régulièrement. De plus les 2 lignes de front sont très proches et le froid se met de la partie, il neige et il gèle. Au repos (les régiments passent 2 jours en première ligne puis 2 jours en seconde ligne puis 2 jours en réserve), on apprend aux hommes à se confectionner des chaussons de paille pour résister au froid et à l’eau des tranchées !

4-2611-chaussons

En première ligne, le mouvements ne peuvent se faire que de nuit, les relèves comme la popote:

6-0212-proximite-ennemi

Début décembre, la hiérarchie fait installer des braseros dans les tranchées et fournit de petits miroirs aux hommes pour éviter d’être tirés comme des lapins quand ils jettent un regard par dessus le parapet de la tranchée.

7-0812-braseros-et-periscopes

Malgré la période plutôt calme, sans grande attaque, tous les jours, quelques hommes sont tués ou blessés, sans oublier ceux qui sont évacués avec les pieds gelés ou souffrant d’oedèmes.

Quand Paul Aubert fut-il grièvement blessé en novembre ou décembre 1914 ? Impossible de le savoir. Peut-être est-il l’un des 2 sous-officiers blessé ce 21 novembre ?

3-2111paul-blesse

Toujours est-il qu’il est évacué gravement blessé vers l’hôpital mixte de Laval en Mayenne où il décédera le 12 décembre 1914 suite à ses blessures de guerre.

archives_b310450r.

Paul  Aubert, matricule 687 classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Aubert étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède d’autres photos ou documents ou plus de précision sur cet ancêtre.

A suivre: Orféo Bachini.

1 commentaire

Classé dans CADEROUSSE, Recherche

Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 23 novembre 1916

dscn9364

(JOUR 844 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce numéro à l’intérêt photographique peu important, un canon gigantesque des Britanniques. Il propulse sur les tranchées ennemies des obus de 850 kilogrammes. Terrible !

Non, ce numéro vaut surtout pour le supplément (une feuille recto-verso) avec des cartes de régions où les combats se déroulent actuellement. D’un côté,…

dscn9368

la carte du front de la Mer du Nord au Luxembourg, front dont c’est au lecteur de tracer les positions des uns et des autres. Il en est de même au verso avec ces 3 cartes extrêmement plus précises.

dscn9365

La région de Varennes, Vauquois avec cette célèbre butte, symbole de la guerre des mines. On est là à l’ouest de Verdun.

dscn9367

Dans le Pas-de-Calais, aux environs d’Arras, la région de Lens et de Notre-Dame de Lorette, où les combats se déroulent au milieu du pays minier.

dscn9366

A l’est d’Amiens, la Somme, théâtre de l’attaque britannique dont on nous parle depuis 2 mois.

Pour le reste, 2 vues originales de Roumanie avec le port de Constanza sur la Mer Noire…

dscn9369

par où arrive l’aide russe…

dscn9370

sur ces cargos. Nos alliés les Roumains !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 02 novembre 1916

dscn8988

(JOUR 823 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le repas des brancardiers, telle est la légende de la photo de la une. Dans un souterrain du château de Lamothe, sur le front de la Somme, le repas des brancardiers mais aussi le repos des brancardiers ! Avant de partir pour les missions périlleuses que le violent bombardement qui se déroule leur laisse entrevoir.

3 photos nous montrant le sort des chevaux pendant cette guerre:

dscn8989

Le pire avec ce cheval mort accroché dans un arbre. Une horreur !

dscn8990 Le cheval d’un officier supérieur tué au combat assise à son enterrement.

dscn8996

Le cheval embarqué par une grue sur le bateau qui va l’emmener vers le front d’Orient.

Des destructions sur les fronts où les combats redoublent de violence:

dscn8991

A Verdun, une chapelle de la cathédrale ruinée.

dscn8992

Sur la Somme, les ruines d’une maison dans le village de Combes.

dscn8997

Près d’Arras dans le Pas-de-Calais, des destructions sur la cathédrale.

 Une photo qui concerne la zone de diffusion du journal:

dscn8993

des prisonniers lyonnais (c’est écrit sur la pancarte) posent dans le camp allemand de Alten-Grabow (Altengrabow) au coeur de l’Allemagne, entre Magdeburg et Berlin.

Les hommes sont au front, les femmes les remplacent pour les vendanges:

dscn8994

Un choix pas très original pour illustrer ce fait: toute la famille a toujours participé aux vendanges dans les campagnes de France, à une époque où les classes ne rentraient que le 1er octobre pour permettre aux enfants d’y être également.

Pour terminer, le travail considérable que représente l’utilisation des énormes canons de 400. Des rails doivent être posés près du front pour que l’engin puisse s’en approcher:

dscn8998

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 11 juillet 1936

Un kiosque assez garni aujourd’hui avec 1 revue et 3 journaux.

DSCN4497

Le Miroir des Sports où Magne et Speicher, deux cracks, anciens vainqueurs du Tour félicitent Archambaud pour son maillot jaune.

DSCN4515

Le Petit Provençal où le Tour est traité moins abondamment.

DSCN4521

Le Temps, journal plus intellectuel, Le Monde de l’époque.

DSCN4523

L’Intransigeant toujours aussi agréable à lire, avec de grandes illustrations et des articles aérés.

Le Miroir des Sports, quasiment entièrement consacré au Tour, va parler des étapes 2: Lille-Charleroi et 3: Charleroi-Metz. Comme tout hebdomadaire, le titre est un peu en retard sur l’actualité mais compense ce fait par de nombreuses photos qui illustrent les étapes en détail.
Ainsi, on voit le Tour sous tous les angles dans le Nord, dans le laborieux bassin minier. Les routes vont de pair avec les sections pavées dignes de Paris-Roubaix:

DSCN4498

où les coursiers préfèrent rouler sur les trottoirs,

DSCN4499

les franchissements des canaux sur des ponts-levis asphaltés,

DSCN4506

et les nombreuses voies ferrées menant aux usines qu’il faut franchir comme on peut

DSCN4501

par dessus les barrières…

DSCN4502

juste devant la locomotive qui s’est arrêtée pour les Géants de la Route

DSCN4512

Même RED, l’auteur du dessin humoristique, s’est emparé du sujet des barrières baissées !

Et bien sûr, les foules ouvrières se pressent le long des routes pour voir les champions, ce qui leur procure une distraction exceptionnelle…

DSCN4500

à Anzin…

DSCN4504

à Valenciennes.

A Charleville, la victoire de Robert Wierinckx.

DSCN4505

tandis que les cracks cités au début de l’article, sur la couverture, sont à la peine sur la route. Autant…

DSCN4507

Georges Speicher vainqueur du Tour 1933…

DSCN4508

qu’Antonin Magne qui ramena le maillot jaune à Paris en 1931 et 1934.

L’étape 3 de Charleville à Metz a vu le retour de la pluie. Pas les orages dantesques de l’étape 1, mais la pluie fine qui fait croire par moment que le Tour se court en mars.

DSCN4509

DSCN4514

La pluie et la route mouillée mais aussi…

DSCN4513

des passages où la route est sèche.

DSCN4510

Toujours la foule comme ci-dessus au contrôle de Briey et la victoire en solitaire du Luxembourgeois Mathias Clemens à Metz:

DSCN4511

Bien entendu, les quotidiens ont une étape d’avance sur l’hebdomadaire (qui paraît toutefois 3 fois pars semaine) et relatent déjà la 4ème étape qui s’est disputée entre Metz et Belfort, hier.

Autant dans Le Petit Provençal

DSCN4520

que dans L’Intransigeant, on célèbre la victoire du Français Maurice Archambaud et, par la même occasion, le retour du maillot jaune sur ses épaules…

DSCN4529

comme nous le fait comprendre de manière humoristique Pellos:

DSCN4528

Première victoire française de ce Tour mais aussi premier sommet escaladé, le Ballon d’Alsace avant la plongée sur la plaine d’Alsace, comme on peut le lire dans le résumé de l’étape de L’Intransigeant.

DSCN4525

Le passage à Nancy:

DSCN4530

La victoire d’Archambaud:

DSCN4524

Le maillot jaune de ce même Archambaud.

 DSCN4516

Après ces pages cyclisme (mais le mois de juillet c’est avant tout le Tour, et cela depuis plus de 100 ans), une information importante tirée de chacun des 3 titres.

Pour Le Petit Provençal, c‘est la continuation (même si le mouvement s’essouffle) des grandes grèves de juin 1936 qui ont suivi la victoire du Front Populaire, autant en page nationale:

DSCN4517

que dans la zone du diffusion du journal, le Gard, à Alès:

DSCN4518

Sur Le Temps, un petit article interpelle tout de suite le lecteur.

DSCN4522

le conflit autour du corridor de Dantzig, en Pologne, qui sera le prétexte pour Hitler, dans 3 ans, pour déclencher la Seconde Guerre Mondiale.

Enfin, dans L’Intransigeant, c’est l’annonce de la création d’un nouveau mouvement politique, le P.P.F. avec la rencontre tout à fait improbable d’un ancien leader communiste Jacques Doriot qui faillit même devenir premier secrétaire du Parti et d’un ultra-nationaliste, le colonel De La Roque.

DSCN4527

A l’arrivée, le P.P.F., un mouvement s’inspirant du fascisme italien, qui, pas tard, sera le plus important soutien au régime de Vichy dans quelques années et dont nombre de ses membres rejoindront la Milice.

Poster un commentaire

Classé dans Journaux, Revues

Il y a (presque) 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 09 juillet 1916

DSCN4437

(JOUR 709 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le tsar Nicolas II s’entretien avec le général Broussiloff près du front des Karpathes où les Russes viennent d’infliger une lourde défaite aux Autro-Hongrois en faisant 205 000 prisonniers.

A Verdun, sur la Côte 304, la compagnie du capitaine Maistre se replie.

DSCN4438

DSCN4440

Toujours à Verdun, à Mort-Homme, les combats en direct et le poste de secours.

DSCN4441

DSCN4442

Au milieu de mines de charbon de la région d’Arras, les combats continuent en détruisant ce patrimoine industriel.

DSCN4443

DSCN4444 DSCN4445

DSCN4446

Les Anglais ont chassé les Turcs des lieux-saints de l’Islam, à La Mecque.

DSCN4447

DSCN4448

DSCN4449

En Mer du Nord, la guerre contre les pirates allemands s’intensifie.

DSCN4450

DSCN4451

DSCN4452

Après les Russes, voilà que des troupes indochinoises (des Annamites) débarquent à Marseille.

DSCN4453

DSCN4458 DSCN4457 DSCN4456 DSCN4455

DSCN4454

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 8 juillet 1936

DSCN4459

Le seul quotidien L’Intransigeant dans le kiosque de ce 8 juillet 1936. Le Tour vient de partir de Paris en direction de Lille.  Une première étape de 258 kilomètres. Un joli Paris-Roubaix au mois de juillet.
Pelos qui officie autant dans le quotidien que dans le supplément sportif de ce journal a croqué le départ de la Grande Boucle:

DSCN4463

On reconnait à gauche Henri Desgranges et à droite Jacques Goddet.

DSCN4461

On peut lire en première page le film de l’étape, remportée par le routier suisse Egli.

En page intérieure, une grande photo aérienne du passage du peloton, à la sortie de Paris, sur le pont de Pontoise:

DSCN4462

La course est partie !

On peut lire qu’en Alsace se sont déroulés de très violents orages dévastateurs.

DSCN4460

En Haute-Alsace, une voie ferrée a été emportée.

Cet épisode orageux va se poursuivre demain, comme on le verra.

Poster un commentaire

Classé dans Journaux, Sport

Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 29 juin 1916

DSCN4231

(JOUR 698 DE LA GUERRE/1561 iJOURS DU CONFLIT)

En couverture de ce numéro de La Guerre Photographiée, un dentiste près du front soigne un homme atteint d’une rage de dent. Une image un peu idyllique car cette scène ne dut pas se dérouler souvent. L’hygiène bucco-dentaire de l’époque était plus que rudimentaire dans les campagnes et on faisait plus confiance aux arracheurs de dent, quelquefois barbier, et les vrais praticiens qui coûtaient trop cher à une époque où la Protection Sociale n’existait pas, étaient rares et réservés à l’élite.

Pas d’idée directrice mais une série de photos assez intéressantes.

DSCN4232

Goumiers gardant des prisonniers allemand au bois de Bourvigny près de Notre-dame-deLorette.

DSCN4233

Le moulin à vent de Berteaucourt dont les ailes brisées par les balles ne tourneront plus. Dans la maçonnerie, on voit les trous d’obus.

DSCN4234

La Croix-Rouge allemande- Parc d’autos de la Croix-Rouge allemande avec chariots Mulac-Mannesmann. Ces chariots, très légers et bien suspendus, sont montés sur roues pneumatiques, attelés par huit ou dix sont remorqués par une automobile ordinaire.

DSCN4235

Auto-mitrailleuse blindée pour terrains labourés.Baptisée par nos soldats La Foudroyante, cette auto nouvellement créée, possède à l’avant un dispositif permettant de couper les réseaux de fils de fer barbelés.

DSCN4236

La maison du Trou Bricot,telle qu’elle est, depuis l’offensive du 25 septembre 1916.

Les restes des batailles de Champagne de 1915. Ces ruines existent toujours mais ne sont accessibles que pour les Journées du Patrimoine car comprise dans l’enceinte du camp militaire de Suippes.

DSCN4237

Le gonflage d’une saucisse, dans une clairière des forêts de l’Argonne.

DSCN4238

Une façade du lycée du Verdun, transformé en hôpital au début de la guerre.
Heureusement, la ville a été évacuée de ses civils. Mais la destruction est considérable.

DSCN4239

Ce sont les femmes qui ont remplacé les hommes dans les chantiers navals qui construisent des navires de guerre.

DSCN4240

Une pièce d’artillerie russe en position de tir sous bois.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 juin 1916

DSCN4221

(JOUR 694 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’ancêtre du lance-flammes sur la photo de la couverture du Miroir du jour. Comme les gaz asphyxiants cette terrible arme fut inventée juste avant la Grande Guerre par les Allemands. Certes dans l’Antiquité avait existé une variante redoutable du lance-flammes avec le feu grégeois dont la formule fut perdue par l’Empire Byzantin. Pendant la Première Guerre Mondiale, seuls les Allemands l’utilisèrent régulièrement tant la portée de l’arme était réduite (environ 18 mètres). Côté Français, elle fut abandonnée après un échec cuisant du côté de Vauquois, échec dû à un retour de flamme sur les utilisateurs qui étaient d’ailleurs les hommes d’un bataillon de sapeurs-pompiers de Paris.

Par ailleurs, Le Miroir insiste, lui, sur la bataille du Jutland en mer du Nord, au large du Danemark.

Tout d’abord, des instantanés retouchés en double page centrale…

DSCN4223

où l’on voit sur la seconde vue un croiseur allemand en train de couler.

Mais aussi les conséquences humaines de cette bataille avec les vues des blessés sur le pont des navires rescapés:

DSCN4222 DSCN4224

C’est cela le prix des victoires mêmes relatives.

C’est pareil quand les hommes arrivent à conquérir une tranchée adverse. Ici, à Malancourt, lors de la bataille de Verdun…

DSCN4225

une tranchée conquise est remplie de cadavres ennemis, nous dit-on, et peut-être des nôtres, nous cache-t-on !

Deux pages pour nous raconter les retours de raids aériens mouvementés:

DSCN4226 DSCN4227

Dans chaque cas, les blessures de pilotes rendirent les retours des appareils très compliqués.

Bien loin de l’Europe, la guerre continue en Irak….

DSCN4228

où blessés et malades sont éloignés du front par un navire-hôpital navigant sur l’Euphrate.

Enfin 2 images sélectionnées dans la page des brèves photographiques:

DSCN4229

A Arras, sous les bombes, les affaires continuent et une épicerie a été ouverte dans une cave.

DSCN4230

A Salonique, les zouaves ont construits un écusson en galets et verre pilé à destination des Allemands, Autrichiens et consorts.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 20 janvier 1916

DSCN2836

(JOUR 535 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une photographie de l’imprimerie Livoir à Lille occupée (comme la ville et une partie du Nord de la France) par un journal allemand dont on lit le titre sur l’enseigne Der Landsturm. La Guerre Photographiée se moque de ce peu sympathique confrère qui annonçait il y a peu l’occupation de Dijon et Lyon mais pas de Marseille pour cause de choléra ! Rien que cela ! Cette imprimerie Livoir ne semble plus exister. Quant à Der Landsturm, c’est un titre que l’on peut traduire par « La terre ventée » et il est destiné aux troupes d’occupation allemande en France. Les unités d’infanterie allemandes semblent s’appeler « Landstrum ».

La page centrale du journal présente 3 vues de Salonique. Deux photos de troupes britanniques (les Tommies) débarquant d’un grand paquebot français:

DSCN2838 DSCN2837

La troisième vue est celle d’un canon géant installé par les Allemands sur les Dardanelles et qui a été détruit par son équivalent britannique embarqué sur le Queen-Elisabeth.

DSCN2839

Ailleurs, on voit une ambulance emportant un blessé devant une cathédrale.

DSCN2840

Comme on peut le lire dans le titre, on essaie de trouver des signes de cette mitraille qui s’abat sur le secteur de cette ambulance. Les hommes semblent tranquilles et même un badaud (à gauche) regarde la scène d’évacuation du blessé, les mains dans les poches !

Une dernière vue d’un groupe d’hommes présentant les masques destinés à lutter contre les gaz asphyxiants:

DSCN2841

un tampon d’ouate sur le nez et la bouche, enduit certainement du liquide que doit distribuer le chef de groupe, pas de lunettes pour protéger les yeux… une protection plus que rudimentaire !

3 Commentaires

Classé dans Revues