Archives mensuelles : Mai 2016

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 21 Mai 1916

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(JOUR 659 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour une fois, une couverture qui interpelle. Le titre: LA COMTESSE MARKIEVICZ REGAGNE LA PRISON APRÈS SA CONDAMNATION. Quid ? Il s’agit d’une ardente militante de la cause irlandaise qui prit les armes contre les Anglais lors de l’insurrection de Dublin de Pâques 1916. Combattante les armes à la main, elle fut arrêtée, condamnée à mort mais sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité, les femmes ne pouvant pas être exécutées. Elle sera libérée l’année suivante, retournera en prison un an plus tard pour devenir le première femme élue à la Chambre des Communes pour le Sinn Féin. Elle continuera inlassablement son combat pour l’indépendance de l’Irlande jusqu’à son décès le 15 juillet 1927.

Une page d’histoire ! Pour l’heure, Le Miroir annonce la fin de la révolte irlandaise…

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et la terrible répression qui s’en suit: condamnations à mort des leaders et emprisonnement des militants pris les armes à la main: plus de 3 000 ! L’ordre britannique règne sur Dublin… pour quelques temps !

En Italie, on nous présente des prisonniers austro-hongrois:

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Des militaires mais aussi des civils qualifiés d’espions. Terme générique à l’époque pour désigner d’éventuels ennemis.

Verdun, bien sûr et des scènes terribles que laissent les combats. Tout d’abord, le sol bouleversé d’une tranchée aux Eparges…

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où l’on trouve pêle-mêle de tout, des morts, des armes abandonnées, des ossements plus anciens… On est loin des images édulcorées des revues au début du conflit !

On essaie de monter aux lecteurs des scènes de guerre. Mais celle-ci,

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est manifestement le fruit d’un travail d’un excellent dessinateur plus que celui d’un photographe !

Là, c’est plus réaliste….

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que l’installation des Allemands sur la lèvre nord d’une mine qui vient de créer un énorme entonnoir, en Artois. Mais ce pourrait être devant Verdun ou à la butte de Vauquois.

Mort Homme, un autre lieu important de la défense de Verdun.

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Un moment de calme avant une nouvelle tempête. Un paysage pas si bouleversé que cela, des fumées au loin. Le mieux que faire un photographe de guerre entre 1914 et 1918.

Même remarque pour cette vue du village et de l’étang de Vaux.

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Rien de bien probant, même dans le propos de la légende de la photo qui essaie de persuader le lecteur que les Allemands ont menti quand ils ont annoncé au début de l’offensive  la prise du fort le 9 mars. C’est vrai que cela ne reproduira qu’au début du mois de juin 1916.

Passons à la guerre sur mer: la destruction du croiseur « l’Amiral Charner » torpillé par un U-21 au large du Liban.

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Pas d’image de cette catastrophe, il ne doit pas en exister, mais seulement, la remise de la médaille militaire à l’unique survivant de cette catastrophe: le quartier-maître Cariou. Les 427 autres membres de l’équipage de ce bateau reposent par 1 500 mètres ait fond de la Méditerranée.

Ce bateau effectuait le ravitaillement du camp retranché de Salonique. En Grèce justement, le journal revient sur la prise de fonction de Elefthérios Vénizélos à Athènes,…

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plutôt favorable à un alignement de la Grèce sur les positions des Alliés.

Plus loin, à l’est, les Russes progressent en Perse et comme on le voit…

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pénètrent victorieusement à Ourmiah, sous un arc-de-triomphe improvisé. Actuellement, Ourmia est une ville de plus d’un million d’habitants située en Iran et principalement occupée par des Kurdes.

Enfin, pour terminer ce survol de ce Miroir plutôt riche, un petit tour à Marseille où des prisonniers allemands…

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s’affairent sur le chantier du tunnel-canal de Rove, reliant l’Estoque à l’étang de Berre. Débuté en 1911, ce creusement dura jusqu’en 1927. Les prisonniers allemands travaillaient aux côtés d’ouvriers espagnols et italiens. La construction se ralentit pendant la guerre. Ce chantier important (le tunnel fait 7 km de long, 22 mètres de large, 15 mètres de haut et 4 mètres de profondeur) connut de très nombreux accidents mortels. Depuis un effondrement de la voûte sur 200 mètres à un endroit le 16 juin 1963, plus aucun navire ne le traverse et aucune remise en état est pour l’heure envisagée.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 20 mai 1916

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(JOUR 658 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, le général Sarrail paternaliste à Salonique signant un autographe à un « bambin ». On nous dit que sa signature rejoindra l’album que tient l’enfant.

Un signe du prochain engagement américain, un sous-marin géant, pas forcément adapté à sa mission, faite de discrétion.

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Autre innovation technique, un lance-bombes de tranchées:

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Verdun et le déplacement des populations civiles… DSCN3483

aidées par l’armée dans leur fuite devant les bombardements ennemis.

Après les combats, les hommes doivent décompresser.

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Déguisements, saynètes… tout pour paraître heureux et oublier un moment la mort imminente.

Encore une vue de Navarre, l’aviateur à la mode, très médiatiquement connu.

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Il en est à 14 victoires pour 42 combats.

Proche de canaux, les Poilus se reposent dans des péniches ou sont déplacés vers Verdun de cette manière.

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Une scène d’une attaque fictive…

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que Sur le Vif essaie de faire croire que c’est la réalité. Ce sont certainement des manoeuvres dans le camp de Mourmelon.

Pour terminer,

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le prêtre-Poilu devant son autel et…

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le pinard, la récompense, l’alcool… la drogue du Poilu !

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La GUERRE CIVILE en GRÈCE en 1947: un ÉPISODE oublié de la GUERRE FROIDE

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C’est dans cette revue Images du Monde datée du DSCN3632 avec l’actrice Corrine Calvey en couverture, que quelques pages sont consacrées à cet épisode oublié de la Guerre Froide: une guerre civile en Grèce au sortir de la Seconde Guerre Mondiale.

La revue lui consacre 5 pages avec de nombreuses photos prises dans le camp de l’armée régulière. Malgré ce point de vue un peu obligé pour la presse (c’est difficile d’entrer dans un maquis pour y faire un reportage), le journaliste renvoie les 2 camps face à face en dénonçant les crimes des uns et des autres, sans prendre partie.

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Sous ce titre, le sous-titre nous fait entrer tout de suite au coeur du sujet: L’oncle Sam commandite le gouvernement d’Athènes pour permettre aux 120 000 réguliers de vaincre 12 000 partisans.

C’est bien une guerre civile entre partisans de l’Occident (le gouvernement d’Athènes et son Armée soutenu par les Etats-Unis) et des partisans communistes soutenus au début par Staline.

Comme en Espagne, cette guerre fratricide est terrible. Dans cette première page, on y voit un prêtre des partisans Litos Athanasios…

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qui, dit-on, attend son exécution dans les prisons gouvernementales pour avoir fait crucifier… un prêtre du camp adverse !

Même chose dans la légende de cette autre vue, celle d’une militante de l’armée communiste du KKE (le Parti Communiste Grec) Héléna Trygonis …

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attendant son exécution pour avoir commis des crimes sur un prêtre et quelques bourgeois réactionnaires. Une militante qui fait penser à Dolorès Ibàrruri, la pasionaria espagnole.

Des troupes régulières avec des cadres vêtus de l’uniforme britannique…

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qui recrutent par milliers des paysans pour compléter leurs effectifs…

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grâce à l’argent donné par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, gardiennes de l’Occident anti-communiste…

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qui utilisent le matériel laissé par les Allemands (ici du matériel ferroviaire) (à noter que les maquis communistes récupérèrent aussi de l’armement allemand)…

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Pour le journaliste d’Images du Monde il ne fait aucun doute que Communistes fanatiques et Réactionnaires corrompus commettent les mêmes excès. Une lucidité rare dans une presse anti-communiste en France au début de la Guerre Froide.

Des photos de maquisards prisonniers descendant des montagnes…

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pour se retrouver dans des camps…

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comme ici en train d’aplanir un terrain pour y installer un terrain de football.

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D’autres images de procès, celui tenu par un tribunal militaire toujours enclin à prononcer des peines capitales pour les ennemis du régime qu’il défend…

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sauf dans ce cas puisqu’il s’agit de celui de paysans incorporés de force dans la guérilla communiste.

D’autres prisonniers en attente d’exécution derrière une grille…

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comme ici le leader Papaflessas alias Vassilia Takos dans une cage.

Et de partout dans les campagne, des tombes semblables à celles-ci où réguliers et partisans sont quasiment enterrés ensemble:

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Cette guerre civile grecque qui dura de 1946 à 1949, s’acheva par la traîtrise de Staline qui abandonna ses partisans au moment de l’exclusion de Tito du Kominform, la guérilla communiste se retrouvant d’un seul coup sans aucune aide militaire. Mais il ne faut pas oublier que les vainqueurs de 1945 eurent une grande responsabilité dans celle-ci en décidant d’autorité quel serait le régime politique de la Grèce sans écouter les voeux des populations locales et en replaçant au pouvoir des politiques corrompus et impopulaires. Sans cela et en écoutant les peuples, il n’y aurait certainement pas ce bain de sang fratricide.
Autre parallèle avec la guerre d’Espagne, plus de 150 000 morts et 80 000 à 100 000 réfugiés d’une Retirada grecque vers la Bulgarie et la Yougoslavie.

Et en 1947, pendant ce temps-là, en France,…

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on préparait le premier Tour de France de l’après-guerre…. ! Mais en 1944, ce fut un gouvernement d’unité nationale qui gouverna la République, en s’appuyant sur un programme écrit dans la clandestinité.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 18 mai 1916

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(JOUR 656 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La gaieté sur le front titre la une de ce numéro de La Guerre Photographiée. Les hommes qui posent ne semblent pas particulièrement gais… mais ce que le magazine veut montrer c’est cette cantine au front baptisée Aux 12 marmottes, du nom d’un restaurant gastronomique lyonnais. Original mais anecdotique.

Autre page de chauvinisme lyonnais, cet aviateur…

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Jean Faure, ancien conseiller municipal et pilote d’avion émérite, qui, à 58 ans, sert à Salonique dans l’aviation, bien entendu.

Toujours dans le domaine aérien, 4 photos racontant les bénéfices obtenus par les Alliés après la destruction du Zeppelin L.15 au dessus de Londres. Les ingénieurs britanniques ont pu voir de près les initiatives techniques qui font de ces gros dirigeables allemands, des engins redoutables.

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La lutte contre les avions et les dirigeables, avec ces automobiles portant un canon anti-aérien monté à bord. Certainement des problèmes de précision des tirs mais l’avantage certain est celui de la mobilité:

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Dernier volet de cet important dossier aviation, les dégâts causés par un obus ayant traversé le plan supérieur de l’aile de cet aéronef.

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Et cela à 2 500 mètres d’altitude ! Une belle frayeur pour le pilote et son équipier !

A l’arrière de Verdun,  deux vues avec, en haut, la foule de villageois(e)s observant des troupes coloniales… une véritable attraction pour eux (et elles)…

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et, en bas, un train d’artillerie tiré par des chevaux en route pour le front. Une vue, peut-être, prise sur  la Voie Sacrée.

Les automobiles (les camions surtout) sont encore des curiosités en 1916 et la vie des conducteurs de ces véhicules semble suffisamment intéressante pour qu’on y consacre quelque place dans le magazine.

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Plus d’une demi-page consacrée aux Russes qui occupent Trébizonde, sur la côte sud de la Mer Noire.

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Au centre, le portrait d’une jeune fille avec cette légende: Type de jeune fille arménienne… malheureusement rares dans ce secteur après le génocide.
Pour terminer, une vue quasi-touristique, celle du canal de Corinthe…

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emprunté par un navire se rendant à Salonique.

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Un CARNET d’un SÉRICICULTEUR des PYRÉNÉES-ORIENTALES au début du XXème siècle.

Trouvé dans une caisse de vieux papiers sur un vide-grenier, ce carnet non utilisé par un sériciculteur d’Ille-sur-Tet dans les Pyrénées-Orientales, J. Domenach.

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Ce carnet à souches date du début du XXème siècle (on peut lire la date puisque le carnet est vierge mais à l’endroit où l’on doit ajouter le chiffre des unités est écrit Campagne 190_). Il aurait du servir à l’achat par des éleveurs de graines de vers à soie à cocons. 

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La partie de gauche devait être gardée par le vendeur à destination de vérification par les services fiscaux très certainement et celle de droite remise aux clients.
Avant la Guerre de 14, la sériciculture était très développée dans tout le Midi de la France et amenait un bon revenu complémentaire aux paysans qui, au printemps, élevaient des vers à soie pour revendre les cocons aux filatures.

« élevaient » ou plutôt éduquaient les vers à soie comme on peut le lire verticalement sur la partie du Bulletin à remettre à l’Educateur. 

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Le développement des soies artificielles, la disparition des mûriers mirent fin à cette agriculture traditionnelle dont quelques musées essaient de maintenir le souvenir de nos jours, comme celui de Taulignan dans la Drôme.

Au grenier de la maison de Caderousse se trouve les clayettes qui servaient tous les printemps.

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JEU: une sympathique SOIRÉE chez DANIEL et MARIE pour PENTECÔTE (dimanche 15 mai 2016)

Que du déjà connu pour cette soirée de week-end prolongé de Pentecôte 2016. Pas du gros jeu dont nous fûmes un peu repus après la soirée RESPUBLICA ROMANA de la semaine passée.

Pour commencer le plat de résistance avec le « gros » jeu de la soirée SAPIENS qui fut plus rapide tout de même que lors de la soirée avec Théo… mais cela est normal avec un tueur de moins.

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La préhistoire avec ces hommes qui doivent veiller à développer leur environnement autant en ce qui concerne leur habitat que leur nourriture. Et le tout avec cette idée originale de jeu basée sur le principe des dominos.

Règles maitrisées par nous trois et cette fois-ci, pour ma part, une progression idéale de ma civilisation qui me permettra de remporter cette partie sans problème comme l’atteste la piste des scores (les bleus sur la piste).

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 Pas assez inquiété également par les adversaires pour m’empêcher de réussir des coups comme cela peut se faire avec les ours des cavernes. En un mot, la partie idéale !

Pour continuer, l’apéro avec ce jeu d’ambiance qu’est CAMEL UP.

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U ne belle empoignade entre Daniele  et Marie pour une victoire avec un score impressionnant de cette dernière. Quant à moi, un rôle de figurant peu dangereux. Décidément, je suis un piètre pronostiqueur !

Pour finir le digestif alors que Daniel a déclaré forfait pour cause de gros rhume, une manche de DUEL, la version à 2 de SEVEN WONDERS.

Pas de photo de cette partie mais un image du coffret:

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Une défaite dans presque tous les domaines  sauf les cartes guildes, les points de victoire des pyramides (alors que je n’en avait fait que 3), le militaire (+2 après une belle remontée alors que j’étais à 2 points de la défaite immédiate). Un nul blanc pour les jetons découvertes et surtout une victoire 32-13 de Marie avec les cartes bleues.

Décidément, un jeu que j’apprécie beaucoup mais comme pour SEASONS où je n’arrive à rien de bon !

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JEU: LES FORBANS, un collector dans le monde des CORSAIRES.

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Un titre or un peu passé sur un fond rouge, il est difficile de faire une photographie du couvercle de cette boîte pour y voir quelque chose.

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L’important dans ce jeu, c’est le matériel exceptionnel de la boîte avec 12 petits personnages en plomb représentant les forbans, ces corsaires du XVIIème siècle…

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et un remarquable plateau dessiné par Lucien Boucher…

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un illustrateur de renommée au moment de la parution du jeu, dans les années 50. Il a travaillé dans Le Rire, un journal satirique au début de sa carrière (années 20) puis a dessiné pour le cinéma et pour Air-France.

De quoi s’agit-il donc ? Une lutte de corsaires avec pour objectif:

– soit empêcher le déplacement d’une ou plusieurs pièces adverses,

– soit réunir ses 6 forbans dans un même et unique lieu. C’est donc exclusivement un jeu de déplacement à 2 mais les auteurs proposent des parties à 3, 4, 5 ou 6 en jouant par équipe, ce qui n’est pas très intéressant et nuit à la logique des mouvements.

Quelques détails du plateau que Lucien Boucher a particulièrement bien illsutré:

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Un intéressant jeu édité par Diamino où les matchs nuls entre joueurs expérimentés doivent certainement se produire (on considère alors que les joueurs doivent faire le même nombre de coups). Dommage qu’il me manque 5 Forbans bleus et 1 Forban vert !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 14 mai 1916

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(JOUR 652 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, les généraux russes vainqueurs des Turcs après la prise d’Erzeroum, cette ville de l’est du pays, en territoire arménien… mais sans plus aucun Arménien puisque cette population a été détruite à 90% après les massacres hamidiens de 1894-1896 puis le Génocide de 1915.

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La ville d’Erzeroum prise depuis la citadelle.

6 pages sont consacrées à cet événement dont la double page centrale…

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avec cette route traversant des marais où il est quasi impossible d’avancer dans plusieurs dizaines de centimètres de boue. Aussi, comme on le voit ci-dessus oui-dessous, des milliers d’hommes essaient d’y construire une vraie route:

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Passons à un autre coin d’Europe où la guerre a pris une autre dimension: l’Irlande, alors province du Royaume Uni. 2 pages sont consacrées à la révolte irlandaise contre les Anglais considérés comme des occupants.

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Des soldats britanniques dans les rues de Dublin, des destructions comme sur le front, des troupes d’occupation… la rébellion a été matée mais le sentiment nationaliste irlandais n’a pas été vaincu. L’insurrection de Pâques 1916 aboutira à l’indépendance de l’Irlande en juillet 1921.

La guerre dans la péninsule ibérique:

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un bateau allemand dans le port de Barcelone (au fond Montjuic) quasi arraisonné en représailles des attaques allemandes.

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des prisonniers allemands emmenés en camp de concentration aux Açores par des militaires portugais.

Sont-ils aussi contents que ceux-ci pour qui la guerre est finie, prisonniers qu’ils sont des militaires anglais ?

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Aux côtés de Guynemer, un autre aviateur mis à l’honneur pour ses victoires sur les croiseurs et les zeppelins:

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Treille de Granseigne qui exhibe ses médailles gagnées contre le phare d’Ostende qu’il éteint, l’endommagement d’un Zeppelin près de Zeebrugge et une victoire sur un fokker au mois de janvier. Un aviateur qui ne connaîtra pas la notoriété de Guynemer ou de Garros.

Pour terminer, deux images terribles tenant 2 pages.

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Celles de militaires allemands soufflés par l’explosion d’obus et morts en haut d’arbres. Images horribles de la bataille de Verdun !

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GUERRE CIVILE ESPAGNOLE: une lettre CENSURÉE de 1936

Deux mois exactement après le début de la sédition factieuse initié par les éléments les plus conservateurs de la société espagnole des années 30, cette lettre partait de Casablanca pour Barcelone et le rédacteur en chef d’un journal « Ibérica » qui n’y était plus.

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Cette lettre envoyée par le

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contenait des imprimés comme on peut le lire sur un tampon, en bas à droite. Comme tout le courrier circulant en Espagne pendant la Guerre civile, elle subit les foudres de la censure, républicaine celle-ci. Elle fut donc ouverte, lu puis refermée (bande collante à gauche) et au recto comme au verso, le tampon de la censure:

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La censure sévissait dans les 2 camps, autant dans celui Républicain que celui Nationaliste. On avait présenté il y a quelque temps, une lettre ayant été lue par la censure franquiste puis par la censure française. Voir:

https://unmondedepapiers.com/2014/06/17/une-lettre-despagne-qui-a-ete-beaucoup-lue

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LE CANARD ENCHAÎNÉ du 11 novembre 1970 est bien plus sage que la une d’HARA-KIRI.

Le 11 novembre 1970, c’était le 62ème anniversaire de la Victoire. Mais c’était aussi 2 jours après la disparition du Général De Gaulle. On trouve de nos jours sur les vide-greniers tous ces journaux et magazines qui firent pour l’occasion des unes sensationnelles. Plus rare est ce numéro du Canard Enchaîné qui dût certainement transformer à la va-vite sa première page  pour coller à l’actualité.

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Les 2 canards qui se renvoient la réplique en encadrant le titre…

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font allusion à une expression de De Gaulle qui avait « traité » les Français de veaux lors de l’une de ses conférences de presse.

C’est André Ribaud qui écrit un éditorial finalement assez respectueux sous ce titre:

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En voici la teneur:

Le Roi mourut à Colombey le 9 novembre au soir, sur les sept heures, peu de jours avant d’atteindre ses 80 ans. On différera jusqu’au lendemain d’annoncer la nouvelle au monde, comme si on eût espéré encore qu’un miracle pût le ressusciter. Puis tout fut dit. Les médecins publièrent que le Roi était mort d’un malaise de cœur. Qui sait si ce ne fut point, plus sûrement, de mélancolie et de délaissement ?

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Il avait vécu pour gouverner l’État et l’avait gouverné sans frein pendant longtemps. Depuis que l’État s’était dérobé à lui, il ne faisait en vérité que survivre. Sans doute s’était-il raidi, après son abdication, à paraître soulagé, dispos, curieux de voyages, disert en mémoires, sinon en propos ou en discours. Mais on devinait, à des signes, que c’était pour la montre et pour donner le change du sourd chagrin qui l’envahissait. Le Roi voyait peu à peu l’oubli s’épaissir autour de lui. Le bruit s’assourdissait. La Cour, les ministres avaient cessé de s’apercevoir du vide qu’il avait fait en s’en allant. Il formait à Colombey une statue du Commandeur mais dont la pierre, à mesure, s’effritait et qui n’inspirait plus qu’une frayeur, même une considération chaque jour, chaque mois plus délitées.

Le 4 novembre, sa fête privée avait été célébrée sans que, pour la première fois, pas une gazette en fit mention. Le grand vacarme fait à la parution du premier tome de ses nouveaux « mémoires » était retombé d’un coup, brusquement, après quelques jours. Rien ne semblait plus envelopper le Roi qu’une morne indifférence et qu’un désintérêt public. Le 9 novembre, par un triste soir d’automne, le roi se retira soudainement du monde qui s’était déjà lentement retiré de lui.

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Il avait, pendant sa vie, régné, gouverné, fasciné, frappé les esprits et les imaginations, par la surprise. C’est par surprise aussi qu’il mourut, conformément à son génie profond. Mais la suprême surprise qu’il réservait au monde fut posthume. C’est dans les dispositions qu’il avait prises pour ses obsèques qu’il la fit éclater. Jamais mieux que dans ce peu de mots irréfragables, le Roi ne fait sentir et admirer par beaucoup l’immensité et la force, en même temps que la simplicité et le dépouillement de son orgueil. D’un coup d’épée, il traversait et renversait tous les plans publics pour ses obsèques : point de grandes funérailles, de grands flambeaux, de grandes oraisons. Comme il n’était plus le premier à Paris, le Roi ne voulut être enterré que comme le premier à Colombey. C’est du bout des lèvres, avec condescendance et commisération, même avec un peu de répugnance qu’il acceptait que ce qui gouvernait l’État après lui accompagnât son cercueil et lui fit l’honneur d’un peu de larmes.

La première stupeur passée, après cette mort subite, le Régent prescrivit à la Cour et à l’État de prendre le grand deuil, puis tint Conseil d’En-Haut à l’extraordinaire, où il fit part des dernières volontés du Roi, dont il se trouvait être le dépositaire, non point parce qu’il était présentement le Régent, mais parce qu’il avait été jadis le conseillé privé du Roi. Les membres du Conseil eurent qu’à acquiescer, puis tous marquèrent leur immense douleur publique. Quand ils quittèrent la salle, la fiction se glissait sur tous les visages, mais le soulagement surnageait sur plusieurs. C’en était fini de la peur du jugement du Roi, de son silence, parfois si parlant. Quelques-uns qui redoutaient que le Roi leur fût cruel dans la suite de ses « mémoires », savaient maintenant peu l’ouvrage resterait à jamais inachevé.

Le Roi mourut sans le Régent, depuis qu’il ne lui avait succédé, l’eût revu vivant, ni sans que les ombres qui s’étaient élevées entre eux, avant et après les événements de la Succession, se fussent dissipées. Le « duel », comme on appela parfois leur querelle, été tranché, pour toujours.

C’est remarquablement écrit, c’est critique envers le pouvoir pompidolien et les ministres mais vis à vis de de Gaulle, « le Roi », on est loin de la une d’Hara-Kiri « Bal tragique à Colombey- Un mort ! » qui vous a été présentée dans ce blog, le 16/11/2014 et qui valut la suspension définitive de cet hebdo.

(voir  https://unmondedepapiers.com/2014/11/16/larticle-qui-aur…en-novembre-1970/)

En parlant de bal tragique, le vrai, celui du 1er novembre 1970 à Saint-Laurent-du-Pont avec la destructions du 5-7, le dancing à la mode de la région, en page 3, Le Canard Enchaîné commence à dévoiler les irrégularités qui ont entraîné cette catastrophe.

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Suivant cet article, Pompidou aurait passablement enguirlandé ses ministres : Marcellin celui de l’intérieur à cause de ce dancing ouvert jusqu’à 2 heures du matin alors que le Préfet de l’Isère ne savait même pas qu’il était ouvert, Chalandon celui de l’Equipement et du Logement car le dancing n’avait pas reçu de permis de construire, Duhamel celui de l’agriculture car le dancing n’avait pas d’eau, Galley celui des PTT car le dancing n’était relié au réseau téléphonique… ce qui fait conclure au journaliste à l’adresse du Président: « Alors qu’est-ce que c’est que ces ministres et qui s’est avisé de les choisir ? ». La chienlit aurait dit De Gaulle !

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