Archives quotidiennes : 30/03/2018

114 POILUS de CADEROUSSE, 114 DESTINS… les MILLET et Félix MILLET.

114 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 114 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Soixante-cinquième nom de la liste: Félix MILLET.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

Trois Millet inscrits sur le Monument aux Morts de Caderousse, dans l’ordre alphabétique Félix Marius, Maurice Marie Joseph et Paul Joseph Marie, tous nés dans les années 80 du XIXème siècle. Aucun lien de parenté entre ces trois jeunes hommes, pas de cousinage au premier ni au second degrés, nous ne sommes pas allés voir plus loin. Par contre, des naissances à Mornas, Caderousse et Orange et pour deux d’entre eux, un rapport avec Caderousse pas évident à trouver ! On va y revenir.

Félix Marius Millet est donc né à Mornas le 04 novembre 1887. C’est le plus jeune des trois Millet MPLF. A aucun moment, il n’apparaîtra dans les listes nominatives du recensement caderoussier. Né à Mornas, il vit à Orange quand l’armée l’appelle en 1907 et elle note qu’il s’installe à sa libération, en 1910, au quartier Clos Cavaillet, toujours dans la cité des Princes.

Certes, le père de Félix, Casimir Toussaint Millet est né à Caderousse le 1er novembre 1851. Mais après son mariage le 30 septembre 1874, avec une jeune fille d’Orange Marie Antoinette Goumarre, née en 1855, le couple part s’installer à Travaillan où s’était déjà installé Casimir Toussaint avec ses parents. C’est dans ce village que naîtront les premiers enfants du couple: Marie Isabelle en 1875, Emile Patrice Casimir en 1877 et Rose Louise en 1879.

La famille déménage ensuite à Mornas où elle s’agrandira de quatre autres enfants: Marius Cyprien en 1884, Félix Marius le Poilu qui nous intéresse, en 1887, Louis Paul en 1891 et enfin Julie Antoinette en 1894.

Voici la famille de Casimir Toussaint à Mornas.

La famille de Casimir Toussaint Millet au recensement de 1891 à Mornas.

On retrouve la fratrie complète en 1896 avec certes une Isabelle devenue Elisabeth mais la mère n’est plus là, décédée au début de cette année 1896.

La famille de Casimir Toussaint Millet au recensement de 1896 à Mornas.

Félix va être appelé par l’armée le 07 octobre 1908 à Marseille au 141ème Régiment d’Infanterie pour une durée de deux ans, jusqu’au 25 septembre 1910… avant d’être rappelé au début du mois d’août 1914 à la même unité.

Entre temps, Félix va fonder une famille à Caderousse dans un ordre qui à l’époque faisait… désordre ! En effet, sa future épouse met au monde une petite fille Marie Louise le 11 avril 1911, enfant que Félix va reconnaître le jour du mariage avec la mère Marie Louise Marguerite Cuer, le 26 avril 1911. Ils vont certainement s’installer à Caderousse mais c’était après le jour du dernier recensement d’avant-guerre.

Après le 3 août 1914, la suite de l’histoire sera rapide et elle va se confondre avec celle d’un autre Caderousssier « oublié » Isidore Marquion, lui aussi soldat au 141ème de ligne. Le régiment tient des tranchées creusées devant Avocourt, dans la Meuse, entre Vauquois et Verdun sur lesquelles les Allemands se cassent les dents. Mais cela fait tout de même des victimes.

Le Journal de Marche n’en fait pas référence mais Félix sera tué le 23 septembre 1914 à Avocourt, cinq jours avant Isidore Marquion, tué le 28 septembre. Il avait alors  26 ans et 10 mois. La petite Marie Louise avait 4 ans et demi.

Il repose à la Nécropole Nationale de Douaumont, tombe individuelle 13 624.

 

La fiche matricule de Félix Marius Millet de Mémoire des Hommes.

Félix Marius Millet, matricule 196 de la classe 1907, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Millet est assez répandu en Vaucluse. Si quelqu’un reconnaît en Félix Marius un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre: Maurice Marie Joseph Millet.

A noter que si ses deux frères Emile et Louis n’eurent pas de problèmes particuliers pendant la Grande Guerre, le troisième, Marius Cyprien fut, lui, tué au bois des Eparges le 07 avril 1915 alors qu’il combattait au 132ème R.I.

 

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