Archives de Catégorie: Recherche

Le PORT de MONTÉLIMAR sur le RHÔNE: hier actif, aujourd’hui abandonné.

Ancone fut longtemps le port de Montélimar, à l’époque du halage et des attelages remontant le Rhône. Puis cet âge d’or disparut au moment de l’apparition des bateaux à vapeur qui correspondit à l’éloignement du Rhône du village. C’est alors que Montélimar construisit un port bien loin de la ville, dans son « far-west », à côté du pont du Teil. On s’mpressa vite à l’appeler « port du Teil » alors qu’il était bel et bien sur le territoire de la commune de Montélimar.

Ce sont les livres de cartes postales anciennes qui nous présentent ce port. Ainsi dans

DSCN1310

« Quand le Rhône était un fleuve » de Michel-André Tracol

on peut voir cette CPA…

DSCN1311

de barques à quai, d’un toueur au loin et de l’ancien pont du Teil en arrière-plan. On distingue les infrastructures portuaires avec deux quais et un entrepôt. Voici une vue moderne, prise à l’automne 2015 de cette friche fluviale:

32-ANCIEN QUAI

En ce qui concerne le grand hangar en bois, il n’existe plus mais on peut retrouver au sol, le squelette de ses fondations en béton.

29-SUR ANCIENNE PLATEFORME 30-SUR ANCIENNE PLATEFORME

Autre livre, autre vue fluviale.

DSCN1312

« Mémoire de Rhôdaniens » du même Michel-André Tracol…

et cette vue:

DSCN1313

de barques arrêtées, certaines portant des tonneaux de vin. Ces reproductions de CPA datent d’avant- 1914. On retrouve un bout de quai,

22-ANCIEN QUAI

et une plateforme plus ou moins enfouie sous la végétation:

28-ANCIENNE PLATEFORME

Autre livre régionaliste:

DSCN1315

« Histoire du Teil » d’André Hébrard.

une vue d’un toueur à quai qu’observe un homme appuyé à une rambarde métallique.

DSCN1316

On peut penser que cette vue correspond à ce coin de friche:

34-QUAI ET ÉCHELLE DE CRUE

les rambardes y sont toujours bien que restaurées dans un passé récent. L’eau est beaucoup plus basse de nos jours puisque le Rhône est vidé de ses eaux par le canal de dérivation qui passe plus à l’est.

Dans cette publication drômoise de l’AUED,

DSCN1321

« Etudes drômoises », 

cette autre CPA d’un toueur à quai.

DSCN1322

A rapprocher de cette vue…

2-ESCALIER

Que reste-t-il d’autre de cette époque de la batellerie rhôdanienne ? des bittes et anneaux d’amarrage, des bittes plantées régulièrement que la nature a plus ou moins enfoui dans le sol:

14-BITE 16-BITE BÉTONNÉE 17-BITE ENTERRÉE8-BITE

37-ANNEAU 38-BITE BÉTONNÉE

mais aussi cette très belle rue pavée de galets du Rhône coupés sur lequel on croit entendre les pas des chevaux…

19-DIGUE ET RUE PAVÉE

et pour protéger la plaine de Montélimar des eaux du Rhône, une digue en pierre…

18-DOUBLE DIGUE

à 2 étages dans ce secteur.

Il faut dire que même de nos jours le Rhône continue de faire quelques misères aux hommes comme en atteste ce repère de crue datant de 12 ans:

5-REPÈRE DE CRUE

Cette autre CPA datant de la seconde guerre mondiale au moment où un bac à traille avait repris du service pour traverser les voyageurs entre les 2 rives du Rhône, on aperçoit au loin le port de Montélimar.

bac du teil bac du teil 2

Le grand hangar en bois qui a disparu mais quelques maisons particulières encore bien debout:

27-ANCIEN BATIMENT ET RUE PAVÉE

Qu’ajouter de cette visite ? Des installations modernes de contrôle du Rhône comme ces échelles de crue qui ne semblaient pas présentes sur les CPA, et pour cause, le niveau du fleuve en cet endroit ayant considérablement baissé:

33-ÉCHELLE DE CRUE 4-ÉCHELLE DE CRUE ET REPÈRE

et ce ponton métallique plus récent:

31-PONTON DE CONTRÔLE DU RHÔNE

Ce port de Montélimar près du Teil avait fait disparaître le port d’Ancone. Le creusement du canal de dérivation du Rhône a fait disparaître à son tout celui-ci. Un nouveau port fluvial fut créé près du pont du Gournier. La faiblesse du trafic fluvial pour la région montilienne et la priorité donnée à la route et aux puissants transporteurs (Charles-André, Chalavan et Duc, Dentressangle plus nordiste-drômois) fait que ce dernier est quasiment à l’abandon à son tour. Le réchauffement climatique forcera-t-il l’homme à changer son mode de fonctionnement pour s’approvisionner ?

Panorama

Une vue du port de Montélimar en 2015 prise depuis le bord du Rhône, juste en face (entre Rhône et déviation). Le collage de 4 photos par logiciel a fait disparaître la passerelle blanche mais on voit bien les 2 quais de l’ancien port et quelques maisons conservées.

Image à rapprocher de cette autre vue du bac à traille datant de 1940:

DSCN2184

extraite du livre de Noëlle Marcel:

DSCN2181

Poster un commentaire

Classé dans Livres, Photographie, Recherche

MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): Raymond SCOUR disparu en service commandé en 1946

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Dernier volet sur les Anconais dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Raymond SCOUR

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Né à Kayes au Soudan le 3 mars 1914 de parents bretons (à Landerneau dans le Finistère où on trouve encore des personnes portant ce patronyme dans les Pages Blanches de l’annuaire), c’est certainement grâce à l’aviation et à l’aérodrome de Montélimar si proche d’Ancone que Raymond Scour se retrouve aujourd’hui inscrit sur le monument aux morts du village. Il épousa en effet en 1937 une fille du village, Colette Durand, comme en atteste le caveau familial du cimetière du village.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

 C’est à 17 ans que Raymond Scour entra dans la Marine pour y suivre une formation de radio. Cela l’amena à beaucoup voyager, passant par Casablanca et l’Algérie, le Dupleix et le Colbert, les bases aéro-navales d’Hourtin, Saint-Mandrier, Aspretto, Rochefort, Berre et Agadir jusqu’à sa dernière affectation en juillet 1945 à Hyères.

Lors de son congés d’armistice en 1943, il entra dans les FFI comme en atteste cette carte…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

reçue à la Libération. Il fut gravement blessé en août 1944 à la tête et au thorax, peut-être lors des combats de la Libération de Paris puisqu’il appartenait à un groupe de résistants de Saint-Maur (sud-est de Paris).

Une fois remis, il retourna dans l’aéronavale pour continuer sa carrière militaire, à Hyères-Palyvestre puis sur le porte-avions Colossus (Arromanches). C’est lors d’un vol pour regagner Hyères depuis Chateauroux que l’avion sur lequel il servait en tant que radio, un Glenn-Martin, s’abîma au large de Saint-Mandrier, le 27 septembre 1946.
Cet accident fut relaté par la presse locale:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Il semblerait que le pilote, le lieutenant de vaisseau Bernard Nicole ait commis une erreur de pilotage, trompé par une illusion d’optique (l’effet miroir de l’eau) et qu’il se soit trop rapproché de la surface de la mer. L’avion s’écrasa dans l’eau et les 3 membres de l’équipage (Nicole, Raymond Scour et le mécanicien Schuft) furent tués sur le coup. Si le corps du pilote, éjecté au moment du choc fut rapidement retrouvé, les 2 membres de l’équipage sombrèrent avec l’avion.

Ce furent les équipes du commandant Cousteau qui officiaient dans la région à la neutralisation des mines flottantes laissées par les Allemands qui eurent la difficile tâche d’aller chercher les corps et ramener des images pour les enquêteurs.
Un membre de l’équipe, Philippe Talliez, prit des notes sur ses plongées comme ce dessin extrait d’un carnet manuscrit…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

puis dans un ouvrage « Plongée sans câble » qu’il publia plus tard dans lequel on peut lire les difficultés de leur mission:

EXTRAIT LIVRE PHILIPPE TALLIEZ

Dans son livre « Le monde du silence » paru en 1953, le commandant Cousteau évoque lui-aussi cette opération…

LE MONDE DU SILENCE PAGE 86 LE MONDE DU SILENCE PAGE 87

sortant de l’ordinaire, surtout que les plongeurs côtoyaient régulièrement les aviateurs. Une photo montre d’ailleurs la dépouille de l’un d’eux, Raymond Scour semble-t-il, au fond de l’eau et le début de la remontée…

LE MONDE DU SILENCE PHOTO 1 LE MONDE DU SILENCE PHOTO 2

avec les parachutes ouverts sous l’eau.

Mais quelle idée vint à l’esprit du journaliste du premier article ci-dessus, d’évoquer d’éventuels sabotages du Glenn-Martin ? Cela lui valut un démenti formel de la Marine dans un autre article:

COUPURE DE PRESSE 1

Toutefois la disparition des films pris par les plongeurs de Cousteau laissérent un petit doute aux familles. Mais l’Armée est aussi une grande muette !

Raymond Scour, comme il est précisé dans l’article sur les funérailles…

COUPURE DE PRESSE 4

laissait une veuve et 3 enfants en bas âge.

De nos jours, les restes du Glenn-Martin reposent toujours au fond de la Méditerranée, au large de Saint-Mandrier et servent de terrain de jeu pour les plongeurs amateurs en recherche d’émotions, comme on le voit sur cette publicité de la société « Toulon Plongée » sur son site:

http://www.toulonplongee.com/epaves_toulon_126.htm

LE GLENN MARTIN 167 F   MARYLAND

Fiche technique :

 Type d’épave : bombardier monoplan bimoteur

Nationalité : USA

Année de construction : 1939

Date du crash : 27 Septembre 1946

Cause du crash : mirage du à une mer d’huile conjugué  avec le soleil

Localisation : pointe de Carqueiranne, 10 mn de Toulon Plongée.

 Informations plongée : 

Descente dans le bleu 

Profondeur : 45 mètres

Fond : plat sable vase

Courant : Modéré

Visibilité : bonne

 La plongée :

Le naufrage de cet appareil est largement évoqué dans : « Le Monde du Silence » de Jacques–Yves Cousteau.

Cousteau qui avec ses hommes furent les premiers à filmer l’avion après son crash et à le photographier à la demande de la commission d’enquête.

Dumas, Talliez et Morandière participèrent eux à la remontée des corps.

L’avion à été déplacé après son crash et la plongée nous permet de voir les ailes, posées parallèlement ainsi que le train d’atterrissage.

Enorme langouste, grosse murène, congres et mostelles sont les gardiens de cet avion de légende.

Article écrit grâce aux documents  mis à disposition de Mme Roseline Devin par un descendant de Raymond Scour. 

1 commentaire

Classé dans Recherche

MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): les MORTS pour la FRANCE de la SECONDE GUERRE MONDIALE: Aimé James et Adrien Montchaud.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Après la présentation des Morts pour la France de la Grande Guerre, l’article sur Bernard Goujon disparu en Algérie, celui sur Marcel Mayaud dont l’avion fut abattu au-dessus de Diên Biên Phù, l’évocation de la mémoire des 2 déportés politiques Louis Delpech et Camille Revelin, avant-dernier volet avec les MPLF anconais de la Seconde Guerre Mondiale.

La gravure sur une face latérale de la base du monument, déjà présentée dans les précédents articles.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

On voit bien que 3 noms ont été inscrits après le 8 mai 45, les 2 autres étant des rajouts liés aux événements de l’Histoire de la décolonisation.

Sur ces 3 jeunes gens, 2 sont morts au début de la seconde guerre, le troisième, qui sera l’objet d’un article séparé est décédé en service commandé, en 1946 mais a toute sa place sur le monument de la commune.

Ce sont les fiches que l’on peut lire sur le site de Mémoire des Hommes qui ont permis d’écrire ces quelques lignes.

Aimé Paul Antoine JAMES

Il est né le 17 janvier 1898 à Montélimar de François Xavier James, rapidement décédé et Hélène Philippe Bernard.
Né en 1898, on comprend tout de suite qu’Aimé fit les 2 guerres mondiales.

C’était un grand gaillard de 1 mètre 79 (très grand à l’époque) aux yeux bleus qui devança l’appel de sa classe et s’engagea avec un an d’avance le 28 juillet 1916. Il fut affecté dans l’Artillerie Lourde, au 84ème Régiment puis au 85ème avant de finir la guerre dans l’Artillerie de Campagne, au 55ème RAC.

C’est au 85ème RAL, le 15 juillet 1918 qu’Aimé fut blessé au combat, par balle, à la jambe, au genou et au mollet droit. On peut lire cette citation sur son registre matricule:

« Observateur très courageux et très dévoué, dans la nuit du 14 au 15 juillet, voyant l’ennemi arriver à son poste d’observation et venu sous un bombardement violent mettre son commandant de batterie au courant de la situation, a été blessé dans l’accomplissement de cette mission ». Il s’est vu attribuer la Croix de Guerre, étoile de vermeil, pour ce fait d’arme.

Cela se passait du côté de Bouquigny, lieu-dit situé au sud-ouest de Reims, à mi-chemin de Château-Thierry et d’Epernay, entre Dormans et Troissy, à l’extrême pointe sud de l’attaque allemande de juin-juillet 1915 dans ce secteur.

Carte empruntée au site http://20072008.free.fr/variationfront19171918.htm

Rendu à la vie civile le 19 septembre 1919, après plus de 3 ans sous les drapeaux, Aimé reprit des études supérieures à l’Institut de Grenoble et devint l’instituteur du village d’Ancone de la rentrée 1921 jusqu’en 1927. Par la suite, il enseigna comme professeur à Aubenas puis à Annonay où il passa à l’Ecole Primaire Supérieure (l’équivalent du Collège actuel), juste avant la seconde guerre mondiale.

En parallèle, alors qu’il avait quitté l’Armée en 1919 comme Aspirant, il prit du grade dans la Réserve et devint Lieutenant  en 1925.

Rappelé donc le 2 septembre 1939 au moment de la mobilisation générale, il fut affecté au 184ème Régiment d’Artillerie Lourde de Valence. Il était alors âgé de 41 ans révolus.

Il ne connut pas la Drôle de Guerre ni l’attaque-éclair allemande de mai 1939 puisqu’il fut admis à l’Hôpital Desgenettes à Lyon le 25 novembre pour une crise hépathique qui lui fut fatale le 27 novembre 1939.

Malgré ses 2 guerres, sa blessure de 1918 et cette mort sous les drapeaux, il ne semble pas qu’Aimé James obtint la titre de Mort pour la France, suivant sa fiche dans Mémoire des  Hommes. 

Adrien Victor MONTCHAUD

La fiche matricule résumée dans Mémoire des Hommes nous apprend qu’Adrien Montchaud est né le 25 avril 1910 à Ancone.

Il fut donc rappelé le 2 septembre 1939 à l’âge de 29 ans et affecté au 11ème Régiment de Zouaves créé à ce moment-là, après la déclaration de guerre.

La fiche nous apprend sa disparition le 28 mai 1940 à Haubourdin dans le Nord.

De septembre 1939 au 10 mai 1940, la guerre sur le front français se résuma à quelques escarmouches, quelques excursions de commandos pour observer les ennemis. Ce fut la Drôle de Guerre, la guerre certes mais sans combats. Les Français et les Britanniques étaient restés aux pratiques militaires de 1914-18, l’attentisme sur la ligne de front puissamment défendue par la célèbre ligne Maginot. Les Allemands, insuffisamment préparés, bénéficièrent de l’aubaine et n’attaquèrent qu’au moment où ils en furent capables. Ce fut le 10 mai 1940. L’attaque fut brutale, inattendue puisque pour la troisième fois en 3/4 de siècle, les Allemands passèrent par la Belgique pour contourner le dispositif défensif allié, à la toujours grande surprise de cet Etat-Major.

Le débâcle des armées alliés fut totale, à cause d’une impréparation autant matérielle que stratégique et morale. Cela n’empêcha pas une hécatombe humaine à l’instar de ce qui se passa en août 1914.

 En se repliant vers le nord, les Alliés essayèrent de rejoindre le port de Dunkerque pour rembarquer vers le Royaume Uni. C’est dans la protection de cette manoeuvre que se déroula la bataille d’Haubourdin, dans le faubourg ouest de l’agglomération lilloise.

Plusieurs pages sur la toile racontent très bien cette bataille qui permit aux Alliés de gagner du temps dans l’optique du rembarquement mais qui martyrisa la ville.

http://mamet-dom.net/Hdin/Vest/Mai40.htm

ou

http://mamet-dom.net/Hdin/Vest/MartyreMai40.htm

C’est lors d’un des violents bombardements du front par les PanzerDivisionen qu’Adrien Haubourdin connut la mort. Il avait tout juste 30 ans.

Il repose à la Nécropole Nationale d’Haubourdin, dans la tombe individuelle n°140.

Poster un commentaire

Classé dans Recherche

Des précisions et des coupures de presse sur LOUIS DELPECH et CAMILLE REVELIN.

Les Allobroges, quotidien communiste, commença de paraître à la Libération de la Drôme, en septembre 1944 jusqu’à ce qu’il soit absorbé par Le Dauphiné Libéré, un an plus tard. Le nom de Delpech et Revelin vont apparaître à plusieurs reprises dans les numéros de l’année 1945.

Joséphine Revelin, l’épouse de Camille Revelin, était très influente dans l’association U.F.F., l’Union des Femmes de France, organisation d’obédience communiste de la famille. On le lit dans ce renouvellement de bureau du 4 avril 1945:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

On y apprend qu’autour de Noël 1944, avait eu lieue une manifestation enfantine dont Les Allobroges font un compte-rendu dans le numéro du 3 janvier.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

On peut y lire que Louis Delpech comme Camille Revelin avaient une fille chacun qui récita un texte. Celle de Revelin se prénomme Odette et a été adoptée. Le journal publia ensuite des erratas pour citer d’autres personnes présentes à cette réunion enfantine.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Joséphine Revelin était à l’époque présidente de l’U.F.F. d’Ancone et forte personnalité, tançait poliment les personnalités locales qui n’avaient pas daigné se déplacer à cette après-midi festive.

Alors que les Prisonniers de Guerre et Déportés du Travail commencent à rentrer au pays, on en parlera en fin d’article, la triste nouvelle tombe pour Louis Delpech le 30 juin, dans ce petit communiqué:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Louis Delpech ne reviendra pas de Dachau. Roselyne Devin, une mémoire du village, se souvient qu’après ce drame, sa famille qui logeait à l’entrée du village près du pont du Meyrol quand il sort du tunnel du camp d’aviation, quitta Ancone pour la Côte d’Azur.

Quant à Camille Revelin, Les Allobroges ne parleront pas de son décès. Un Camille Revelin qui survit un peu par le prénom de son petit-neveu, taxi roulant bien connu au village. Ce dernier d’ailleurs ne connut jamais les faits qui entraînèrent l’arrestation et la déportation de son grand-oncle, la famille n’évoquant jamais ce sujet. Mme Revelin, de son métier matelassière, forte personnalité on l’a vu ci-dessus et que confirme cet autre article pour sa lutte contre le marché noir…

 SAMSUNG CAMERA PICTURES

avait souvent eu tendance à trop s’étendre sur des choses qui auraient dû rester confidentielles, surtout dans la période trouble de l’Occupation. Une fois son mari déporté, elle avait eu le courage d’essayer de le faire libérer en allant jusqu’en Allemagne. Sans succès. Camille Revelin est mort du typhus dans d’affreuse souffrance au camp de Neuengamme, situé a nord de l’Allemagne, proche de Hambourg. Voici quelques vues de ce sinistre lieu, implanté dans une région marécageuse, construit par les prisonniers eux-mêmes, vues extraites du livre de Pierre Brunet « Les Martyrs de Neuengamme- le camp méconnu… » paru en 1975.

VUE GÉNÉRALE DE NEUENGAMME

VUE GÉNÉRALE DE NEUENGAMME

PLAN GÉNÉRAL

PLAN GÉNÉRAL

UNE DES PORTES INTÉRIEURES SÉPARANT DIVERS SERVICES

UNE DES PORTES INTÉRIEURES SÉPARANT DIVERS SERVICES

CAMP DE NEUENGAMME

CAMP DE NEUENGAMME

Ce sont les derniers prisonniers de ce camp qui disparurent dans le tragique épisode du Cap Arcona, ce paquebot affrété par les SS pour aller les couler en mer du Nord mais que l’aviation britannique anticipa involontairement la catastrophe, croyant avoir affaire à des nazis essayant de s’échapper.

Le typhus est la maladie de la promiscuité et du manque d’hygiène dans des groupes humains importants: réfugies, prisonniers, déportés, victimes de catastrophes naturelles ou humaines. Déclenché par les rats et souris, il est transmis à l’homme et d’homme à homme par les puces et les poux. Il se caractérise par de fortes fièvres et des irruptions cutanées. Sans antibiotique, la mort est quasi certaine.

Pour terminer, quelques extraits de presse des Allobroges nous présentant ceux qui sont revenus, des prisonniers de guerre et déportés du travail de retour au village en ce premier semestre 1945:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

dans le numéro du 19 avril: Albert Mercier

SAMSUNG CAMERA PICTURES

dans celui du 15 mai: ceux de Henri Fabregoule, Robert Mandraud, Marcel Lauzun, Marcel Astier et Julien Hilaire

SAMSUNG CAMERA PICTURES

dans celui du 2 juin, le retour de Charles Froment.

Poster un commentaire

Classé dans Recherche

LOUIS DELPECH et CAMILLE REVELIN, 2 DÉPORTÉS honorés sur le MONUMENT aux MORTS D’ANCONE

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Quatrième volet sur les Morts Pour la France du Monument d’Ancone, les  MORTS EN DEPORTATION :

SAMSUNG CAMERA PICTURES

DELPECH LOUIS et REVELLIN CAMILLE.

L’un comme l’autre ne sont pas des Anconnais de souche mais ils résidaient sur la commune pour leur travail et c’est à Ancone qu’ils ont été arrêtés.

 Quelques recherches sur Internet et une visite au mémorial de Mirmande permettent de recueillir des éléments sur le parcours et les souffrances endurées par ces deux hommes.

.

LOUIS DELPECH

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Une rue d’Ancone menant vers Montélimar a été baptisée à la fin du siècle du nom de Louis Delpech.

« Et la liste des personnes appréhendées à Montélimar enfle encore : le 21 juillet (1944) et dans les jours suivants, cinq radiotélégraphistes de la station météo d’Ancône sont appréhendés : Raoul Bonneau, 37 ans, Vendéen, le chef de centre, Paul Bonnier, 40 ans, du Pas-de-Calais, Robert Fouillet, 34 ans, Louis Delpech, Gardois de 44 ans, et Paul Henri Saumard, 46 ans, de Haute-Vienne. Ils sont accusés d’émettre clandestinement pour la Résistance.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

La station météo de Montélimar de nos jours, peu différente de ce qu’elle était en 1944.

Tous sont morts durant l’hiver 1945 à Dachau ou ses kommandos de Melk et Ebensee, sauf Bonneau, libéré de neuf mois de souffrances à Dachau, qui mourra à l’hôpital Bichat à Paris lors de son retour. « 

Matricule au camp de concentration de Dachau : 72493

Delpech Louis

Sexe  M

Né le 12/06/1921 à Saint Thibéry (34)

Nationalité  F

Date de libération du camp 30 avril 1945 -Annexe où était détenu Louis Delpech: Allach.

Le 29 avril 1945 la 45e division d’infanterie de la septième Armée américaine libéra le camp. Malgré l’ordre donné par l’état-major allemand de tuer tous les prisonniers, la plupart des survivants purent être libérés.

 Le camp de Dachau est situé en Bavière, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Munich. C’est le premier camp de concentration créé par le III ème Reich, le 20 mars 1933. Il constitue ainsi le modèle de référence sur lequel d’autres camps ont été construits et ont fonctionné jusqu’à la fin de la guerre.

Allach : Ce très important Kommando du camp de Dachau fait travailler les détenus à différents projets et productions : d’abord pour une manufacture de porcelaine, ensuite pour la firme BMW, enfin pour différents chantiers de l’organisation Todt. Il compte jusqu’à 3 850 détenus. Il est situé près de Dachau et est créé le 17 mai 1944.

Delpech

Le nom de Louis Delpech apparaît en bas de la colonne de gauche sur cette plaque du Mémorial de Mirmande…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

ainsi que sur le Monument aux Morts de Montélimar (colonne de droite au milieu)… la station météo où il a été arrêté est située sur le territoire de Montélimar. A noter également celui d’un compagnon d’infortune Raoul Bonneau (bas colonne du centre)

CAMILLE REVELIN

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Une place d’Ancone devant les écoles a été baptisée à la fin du siècle du nom de Camille Revelin.

Le 12 mai 1944, des résistants, « une vingtaine de personnes de classes et opinions politiques diverses » et pour des  « motifs inconnus », dit le rapport de gendarmerie, sont arrêtés par les Allemands à Montélimar : certains sont libérés, peut-être après un séjour à Montluc. D’autres n’échappent pas à la déportation.

Rose Liard, née à Marsanne, 53 ans, qui tenait un magasin de mode dans la Grand-Rue, cachait des réfractaires et fournissait des faux papiers, est déportée à Ravensbrück. « Avec une modestie et une simplicité sans égale, [elle] a hébergé presque quotidiennement pendant longtemps à toute heure du jour et de la nuit, tous les agents et chefs régionaux de la Résistance », écrit le capitaine d’aviation Vernier à propos de Rose Liard. Elle arrive au camp de Neue Bremm à Sarrebruck le 14 juillet. Elle poursuivra son chemin vers Ravensbrück où elle mourra le 30 mars 1945.

Les hommes, le docteur Clément Paul Jeune, 45 ans, originaire de Roynac, Fernand Mirabel, 46 ans, coiffeur dans la Grand-Rue, Paul Nègre, 32 ans, professeur venu des Basses-Alpes, Pierre Quilichini, 49 ans, originaire des Alpes Maritimes, contrôleur principal aux PTT, André Reboul, laitier de 22 ans, qui plaçait dans différentes fermes de la région des jeunes astreints au STO (Service du travail obligatoire), et faisait délivrer de fausses cartes d’identité, Camille Révelin, 42 ans, de l’Isère (Vienne), chauffeur à Ancône, Émile Roche, né à Sauzet, 52 ans, mécanicien, Félix Sodine, 51 ans, maçon né en Algérie, sont transportés à Neuengamme le 18 juillet 1944. Albert Retrou, 62 ans, voyageur de commerce originaire de Seine-et-Marne, arrêté le 3 juin à Montélimar, ira à Neuengamme.

Le Valentinois Pierre Colognac, 21 ans, pris le 5, est déporté à Dachau.

On devine à des immatriculations qui se suivent que certains ont tout fait pour rester ensembles. Reboul, Roche et Nègre reçoivent les numéros 37 220, 37 221 et 37 222. Après la quarantaine, presque tous seront dispersés dans divers komandos de travail.

 Seuls reviendront en vie Colognac, Reboul, Mirabel et Quilghini, libérés en avril 1945.

Jeune et Nègre meurent à Bergen-Belsen le 9 février et le 11 mars 1945. Retrou et Roche meurent à Neuengamme les 8 et 11 janvier 1945, Révelin, le 28 mars. Sodine transféré de Neuengamme au komando de Sandbostel y meurt le 4 avril 1945.

Transport vers le camp : parti de Compiègne le 15 juillet 1944

Matricule au camp de Neuengamme : 36833

Nom Prénom : Revelin Camille

Né le 15 juillet 1902

Lieu de naissance Vienne (38)

Sexe : M

Nationalité : Française

Parcours : F Bremen (Brême) -Farge *

Statut : Décédé en déportation

 * Dans le livre de Pierre Brunet « Les Martyrs de Neuengamme- Le camp méconnu.. » édité en 1975 par l’Amicale de Neuengamme, sous le titre « Sur le chantiers de la Kriegsmarine », on peut lire page 19: La kriegsmarine fut une très grosse mangeuse de déportés, car un nombre important de ses bases, surtout sous-marines étaient implantées dans la zone alimentée par Neuengamme… A Brême, lorsque les ports de l’Atlantique furent devenus inutilisables, une série d’installations fut entreprise. Dans l’immense chantier « Valentin » à Brême-Farge sur la Weser en aval d’une vingtaine de kilmètres du port hanséatique, 2 700 détenus furent condamnés à construire un immense bunker, refuge pour sous-marins puissamment betonné de 14 mètres d’épaisseur…Durement touché à coup de bombes de 10 tonnes par une violente intervention aérienne britannique, le vendredi-saint 1945 (le vendredi 30 mars), il ne fut jamais terminé. A cette date, Camille Revelin était décédé depuis 2 jours.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Sur cette seconde plaque du Monument aux Morts de Montélimar apparaissent tous les autres noms des déportés décédés cités dans les 2 articles, sur la colonne du milieu: Raoul Bonnier, Paul Jeune, Rose Liard, Paul Nègre, Albert Retrou, Emile Roche, Henri Saumard et Félix Sodine.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Plaque-souvenir de Camille Revelin située sur le tombeau de sa belle-famille anconnaise Deloule dans le cimetière communal… tombeau dans lequel repose son épouse Joséphine, née Rollin.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

A noter que l’orthographe exact du nom doit être Revelin avec un seul L.

Travaux de recherche et de rédaction par 

Michel et Thibaut MARMUS.

Sources :

– Musée virtuel de la résistance : http://www.museedelaresistanceenligne.org/ 

– Fondation pour la mémoire de la déportation : http://www.bddm.org/liv/index_liv.php

Poster un commentaire

Classé dans Evénements, Recherche

MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): MARCEL MAYAUD mort pour la France en INDOCHINE en 1954.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Troisième volet du petit hommage aux Morts pour la France dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts d’Ancone. Après avoir parlé des disparus de la Grande Guerre, après avoir évoqué la mémoire de Bernard Goujon tué en Algérie, voici une petite (et incomplète) recherche sur Marcel Mayaud, porté disparu le 31 mars 1954 en Indochine comme on peut le lire.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

L’inscription sur le monument d’Ancone…

Le père de Marcel, Louis Mayaud tenait une ferme située sur la route de Rochemaure, ce bout de route que l’on voit encore au-dessus de la place des platanes, coupée par le canal de dérivation du Rhône, route qui rejoignait la route Montélimar-ancien pont de Rochemaure. Cette ferme, comme d’autres lieux d’habitation, a donc disparu lors de la construction du canal, les parents perdant en même temps leur lieu de vie à Ancone et l’un de leur fils en Indochine.

Un extrait de presse datant du 29 janvier 1945 dans les Allobroges parle d’un don fait par ce Louis Mayaud à une dame…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

même si la conclusion n’est pas claire: « suivi des faits » ce qui n’est pas sympa ou « suivi par d’autres dons d’autres personnes » qui est plutôt un mot d’espoir.

Revenons à la fiche de Marcel Mayaud sur le site Mémoire des Hommes qui nous apprend qu’il est né à Ancone le 13 mars 1922 et qu’il est tombé (qu’il a disparu) à Diên Biên Phù le 31 mars 1954, à l’âge de 32 ans. C’est donc dans la cuvette de Diên Biên Phù que l’histoire personnelle de cet anconais rejoignit l’Histoire de France.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les peuples colonisés d’Afrique et d’Asie et leurs élites pensèrent que l’esprit de la Libération allait souffler pour leur permettre d’envisager une nouvelle relation avec la France. Ils déchantèrent vite. En Indochine comme en Algérie, la décolonisation se fera dans la  douleur et l’Indépendance sera obtenue à l’issue d’un conflit meurtrier. Cette première guerre d’Indochine, de 1946 à 1954, opposera donc le Viet-Minh communiste de Ho-Chi-Minh à une armée professionnelle française issue de la Résistance et pour pas mal d’éléments de la disparition de l’armée allemande. D’un côté, Chinois et Soviétiques amèneront une aide importante avec des armes et des conseillers. De l’autre, les Français bénéficieront d’un coup de main américain en matériel et mercenaires.

Pour essayer d’attirer, de fixer et d’écraser les troupes viet-minh de Giap, assez insaisissables, l’Etat-Major français imagina de créer un camp retranché en plein territoire vietnamien, à 600 km d’Hanoï, près de la frontière loatienne. Cette idée n’était pas si saugrenue que cela car une expérience précédente à Na San en 1952 avait permis de mettre en déroute l’armée de Giap en lui infligeant de grosses pertes. Mais Na San n’était pas Diên Biên Phù et l’éloignement plus important de Hanoï rendit bien plus délicate la tâche de l’aviation, véritable cordon ombilical pour le camp retranché.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

La première de couverture de la BD de Thierry Gloris et Erwan Le Saëc.

A cela s’ajouta la mosson qui aggrava les difficultés des avions et un élément que l’Etat-Major n’avait pas imaginé, la possibilité pour le Viet-Minh d’amener de l’artillerie lourde et de la DCA aux abords de la cuvette. Ce furent des centaines de milliers de coolis qui tracèrent des pistes, les entretinrent et portèrent sur des bicyclettes Manufrance aménagées pour recevoir des charges de 250 kg, le matériel du siège, de nuit pour éviter les bombardements aériens. Cela rendit vite intenables les positions des défenseurs du camp retranché.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES

Du même album, avant et après l’apport de l’artillerie viet-minh.

Marcel Mayaud était sergent-chef dans l’Armée de l’Air, et appartenait au GT 2/64 Anjou, GT comme Groupe de Transport. Cette unité  était équipée de Douglas C-47 appelés communément Dakota. C’étaient des appareils de transport de matériel et de troupes. Au début de l’installation du camp retranché de Diên Biên Phù, la noria des Dakotas permit d’amener les hommes et tout le matériel nécessaire au siège qui se préparait. On était alors en novembre 1953 et la piste d’atterrissage fut utilisable jusqu’en mars 1954.

Le Viet-Minh attaqua réellement le camp retranché une première fois du 13 au 15 mars 1954 où les appareils de ravitaillement continuaient à se poser, déposant du matériel et emportant les blessés les plus gravement atteints vers Hanoï.

Le ciel bas et continuellement bouché, la redoutable DCA cachée dans une végétation luxuriante malgré les bombes de napalm rendaient la tâche de l’aviation de plus en plus ardue et périlleuse, autant celle de la chasse que celle des ravitailleurs. Le drame eut lieu en début de soirée.

Comme on peut le lire sur Le Dauphiné Libéré du 1er avril 1954,

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Giap avait repris l’offensive dans la nuit du 30 au 31 mars 1954. C’était l’enfer dans la cuvette mais aussi dans les airs. Le Dakota 878 de l’ET Anjou fut frappé par la flak viet-minh et alla s’écraser aux alentours du camp. A son bord, 7 navigants. Dans le poste avant, les pilotes et techniciens Guiraud, Demart, Mataud et Burat; à l’arrière les 3 dispatcheurs dont l’anconais Marcel Mayaud. A moins que le Mataud du livre ne soit Mayaud avec une coquille! Alors que pas mal de vol avaient été secoués ou touchés, il s’agit là du seul Dakota du GT 2/64 Anjou descendu en vol. Nous devons ces renseignements à Alexander Garnier du site escadrilles.org nous rapportant, après questionnement, les écrits de Patrick-Charles Renaud dans son livre Aviateurs en Indochine.

On retrouve les fiches de Marcel Guiraud  (né le 28 août 1916 à Montflaquin) et Pierre Demart (né le 27 janvier 1930 à Neufchâtel) dans Mémoire des Hommes, tous deux morts ce même soir à Dien Bien Phù.

Suivant ce même site, on peut comptabiliser que ce même 31 mars 1954 tombaient 95 autres hommes à Diên Biên Phù (dont 63% n’étaient pas nés en Métropole: Afrique et Maghreb, Vietnam, Allemagne, Italie, pays de l’Est de l’Europe). Dans les airs, l’avion de chasse du lieutenant de vaisseau Jean Andrieux venu du porte-avions Arromanches en golfe du Tonkin fut lui aussi abattu, son pilote tué.

Le camp retranché de Diên Biên Phù tombait le 7 mai 1954, accélérant les discussions entre Français et Viet-Minh à Genève. Un accord signé le 20 ou 21 juillet 1954 allait mettre fin une première fois à la guerre au Vietnam et définitivement à la présence française en Extrême-Orient.

Poster un commentaire

Classé dans Recherche

ANCONE: La DISPARITION de BERNARD GOUJON dans la PRESSE en 1961

SAMSUNG CAMERA PICTURES

La presse fit état de la disparition de l’Aspirant Bernard Goujon d’Ancone en août 1961 puis de son inhumation à Ancone en septembre 1961.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le Dauphiné Libéré du 15 août 1961 évoque le décès de Bernard Goujon et présente ses condoléances à sa famille dans un petit article en page départementale.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

C’est au moment des obsèques que le Dauphiné Libéré couvrit largement l’événement qui avait bouleversé toute une région.

Dans le journal du 11 septembre tout d’abord, l’avis des obsèques de la famille et celui du conseil municipal qu’Albert Goujon, père de Bernard présidait.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le 12 septembre, c’est un article en page locale qui rappelle la cérémonie.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le 13 septembre, un article beaucoup plus conséquent relate les obsèques suivies par tout le village et de nombreuses personnalités civiles et militaires.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Un article qui permet de comprendre toute la solennité de cette cérémonie et la peine que le village avait éprouvé devant ce drame.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Autre quotidien départemental,

SAMSUNG CAMERA PICTURES

dont la zone de diffusion est plutôt sur Valence ne parle pas du décès de Bernard Goujon au mois d’août. Par contre, au moment des obsèques, le journal publiera un grand article en page régionale, rappelant également les faits.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Un hebdomadaire local maintenant (Drôme-Ardèche sud):

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

En pleines vacances d’été, l’hebdomadaire ne paraît que 2 fois par mois. L’article est important et ressemble à celui du Dauphiné, certainement écrit par la même plume, cela sera encore plus net plus loin.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Après les obsèques du 12 septembre….

SAMSUNG CAMERA PICTURES

l’article est conséquent, proche de celui du Dauphiné, malgré une mise en page moins visible.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Malheureusement, toujours pas de photo de cette cérémonie.

Le texte du long article pour vous permettre de le lire:

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES

Autre hebdomadaire local, aujourd’hui disparu,

SAMSUNG CAMERA PICTURES

du 19 août annonce le décès en Algérie:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Après les obsèques, le numéro du 16 septembre publie un article tout en longueur comme pour la Tribune, sans réel titre en page 2:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

En détail pour vous permettre la lecture:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Un texte proche de ce que l’on a déjà lu.

Enfin, un hebdomadaire départemental, proche de l’église catholique, qui malgré que la famille Goujon était très croyante, n’en fit pas trop:

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Un petit article apprend aux lecteurs le décès de Bernard Goujon

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le

SAMSUNG CAMERA PICTURES

c’est dans un éphéméride départemental

SAMSUNG CAMERA PICTURES

que sont sobrement évoquées les obsèques.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Enfin, plus tard dans le temps, le bulletin des Anciens Elèves Maristes d’Aubenas…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

consacra une page à la mémoire de Bernard Goujon.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Avec une nécrologie rappelant le parcours de cet jeune « ancien » élève

SAMSUNG CAMERA PICTURES

la citation militaire

SAMSUNG CAMERA PICTURES

et le discours (déjà lu dans le précédent article du blog)  prononcé par le capitaine de l’unité, en Algérie, lors des premières obsèques.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Les photos et documents des 2 articles ainsi que ce dernier bulletin sont la propriété de Françoise Keledjian qui doit être remerciée pour sa collaboration. Les coupures de presse ont été trouvées aux Archives de l’Agglo. à Montélimar (Le Dauphiné) et aux Archives départementales (La Tribune, Le Montélimar et Peuple Libre).

Poster un commentaire

Classé dans Journaux, Recherche

MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): BERNARD GOUJON mort pour la France en ALGÉRIE en 1961.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Second volet du petit hommage aux Morts pour la France dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts d’Ancone avec, en ce 19 mars, jour anniversaire de la fin des hostilités en Algérie, une évocation de la vie de Bernard Goujon, MPLF  le 13 août 1961 en opération.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

L’inscription sur le monument d’Ancone…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

et celle sur le caveau familial.

C’est la petite soeur de Bernard Goujon, Françoise Keledjian, qui nous a permis d’écrire ces quelques lignes.

Bernard était le fils aîné d’Albert Goujon, maire de la commune de 1953 à 1975, en fonction quand survint le drame. Aîné d’une fratrie de 3 enfants, il était venu au monde le 9 novembre 1940 à Beyrouth au Liban. Pourquoi si loin d’Ancone, la commune de sa mère Violette Chapuis ?

photo bernard goujon fratrie

La fratrie vers la fin des années 50, Bernard à droite, en septembre 1960 à Istres.

Son père était entré au service météorologique des Armées en 1932, recalé  pour un problème de vue par l’Education Nationale qu’il rêvait d’intégrer comme instituteur.  Il avait postulé à cette date pour la Syrie (Alep) puis le Liban où son épouse était venue le rejoindre après leur mariage en 1936. C’est donc au Moyen-Orient que Bernard était né, région que la famille avait dû quitter en 1941 sur l’injonction des Britanniques. La mère et les enfants (Bernard et Jean-Pierre, le cadet) étaient alors revenus à Ancone,  le père ayant été muté à Paris, ce qui lui sauva  la vie puisqu’une rafle allemande à la station météo d’Ancone envoya en déportation les 5 fonctionnaires en 1944 dont aucun ne survécut, on le lira dans un autre article, le 25 avril.

Il avait fait ensuite sa scolarité dans l’enseignement libre, à l’école privée Saint-Maurice d’Allex en primaire puis chez les Maristes à Bourg-de-Péage puis à Aubenas. Il avait quitté l’école en juin 1960 au moment du baccalauréat pour s’engager dans l’Armée.

En 1960, entrer dans l’Armée, c’était l’Algérie et les opérations de maintien de l’ordre, comme on le disait pudiquement, pour désigner une guerre civile et une guerre d’Indépendance. Après ses classes, il entra donc à l’école militaire de Cherchell d’où il sortit aspirant.

photo bernard goujon plage

Bernard et ses copains de promotion à Cherchell. C’est le 3ème à partir de la gauche.

Il faisait partie du Peloton 102- Promotion « Capitaine Claude Barrès » en formation à Cherchell de novembre 1960 à avril 1961. Cette promotion de 863 élèves avec 487 aspirants (dont Bernard), portait le nom d’un petit-fils de l’écrivain Maurice Barrès, militaire de carrière tué en Algérie en 1959. De cette Peloton, 5 hommes perdirent la vie en Algérie. On peut voir une photo (n°196/293) de Bernard Goujon au port de Cherchell, sur le site dédié à l’école:

http://www.emicherchell.com/documentation/album.html 

Il rejoignit donc le 63ème Régiment d’Infanterie de Marine, les marsouins où il commanda la 4ème compagnie.

photo bernard goujon en militaire

C’est en opération quelques mois plus tard qu’il va être tué le 13 août 1961. La compagnie était en opération à Dem el Bégrat dans cette région de collines, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bône. En s’enfonçant dans un sentier à la tête de sa section, il sauta sur une mine et fut tué sur le coup par le souffle de l’explosion. Le service sanitaire ne put rien pour lui et son corps fut ramené par hélicoptère sur Bône. Les hommes qui le suivaient directement furent commotionnés lors de l’explosion.

D’ordinaire, c’est le maire du village qui recevait le funeste télégramme et devait annoncer la triste nouvelle à la famille. Dans ce cas, ce fut le premier adjoint M. Gonthard qui le reçut et la famille apprit l’indicible le 13 août sur le coup des 22 heures. Des instants terribles dont se souvient avec effroi Françoise !

Inhumé une première fois en Algérie, cérémonie à laquelle sa famille ne put assister, sa dépouille ne sera rapatriée qu’un mois plus tard à Ancone pour des obsèques au petit cimetière du village, le 12 septembre 1961.

Bernard Goujon était alors fiancé à Danielle D… qui plus tard connut un autre drame avec l’Algérie.

photo bernard goujon fiancée

Il est donc un des 27 000 jeunes hommes qui perdirent la vie dans cette guerre sans nom, cet immense gâchis que fut la décolonisation de l’Algérie. Pour sa famille, le 13 août devint un jour noir au milieu de l’été et elle ne fit jamais vraiment le deuil de ce jeune homme fauché à 20 ans.

photo bernard goujon lettreL’éloge funèbre prononcée par le capitaine Ravard, commandant du 63ème R.I.MA. lors de la cérémonie algérienne.

Le lien pour consulter la fiche de Bernard Goujon sur le site Mémoire des Hommes.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523ad5f37d6c5

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Une rue d’Ancone porte le nom de Bernard Goujon.

…à suivre demain, la disparition de Bernard Goujon relatée dans la presse.

5 Commentaires

Classé dans Recherche

SÉRAPHIN GUÉRIN…. PETIT SÉMINARISTE en AVIGNON (1/2)

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Séraphin Guérin était le frère de mon grand-père Gabriel, sur cette photo prise après la mort du père en 1915, c’est bien sûr le plus grand des 3 enfants, mon grand-père étant celui de gauche. Né en 1897, il vivra presque centenaire puisqu’il disparaîtra en 1992, atteint de cécité depuis longtemps.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Extrait de l’acte de naissance du livret de famille de ses parents.

Il alla donc faire ses études secondaires au Petit-Séminaire Saint-Michel d’Avignon à partir de 1912, ce qui était original à une époque où la scolarité des enfants s’arrêtait pour presque tous au Certificat d’Etude. Il devait avoir été repéré par le curé du village pour ses qualités intellectuelles et son assiduité religieuse comme l’atteste, dans cette feuille locale,

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

ses appréciations (pas de notes, déjà, à l’époque) pour le cathéchisme.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Il quitta donc le Collège d’Orange où il devait avoir fait la Sixième et la Cinquième, sa campagne de Caderousse pour la Préfecture et un de ses Petits-Séminaires, le Saint-Michel, situé rue d’Annanelle (à côté du Lycée Mistral de nos jours), où il obtint des résultats plus qu’honorables, comme l’attestent , dans ce petit livret,

SAMSUNG CAMERA PICTURES

les récompenses obtenues à la fin de sa Quatrième durant l’année scolaire 1912/1913.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pas moins de 7 accessits et le Prix d’Accessits, derrière les 3 Joseph (Flandrin, Robert et Mouraret) eux-aussi souvent cités.

Pendant les vacances d’été, il est aussi accueilli par l’Abbé Delbos, curé de Lacoste comme on peut le lire sur ce cahier de brouillons qu’il a conservé… les vrais cahiers de classe n’ayant pas été gardés.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Un jeune abbé Delbos comme en atteste cette petite carte qui nous apprend qu’il connaîtra le même sort que bien des jeunes gens de sa génération en 1914

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Officier d’infanterie, tombé le 20 octobre 1914 à Gerbevillers (Meurthe-et-Moselle)

Lacoste, au pied du Luberon, commune sur laquelle était érigé le château du Marquis de Sade dont il ne reste que des ruines et dont Séraphin racontait que son hôte lui conseillait de ne pas aller voir derrière le grand portail ce qui pouvait s’y passer…. Pas grand chose puisque Sade n’était plus de ce monde depuis un siècle et le château en ruines depuis un peu plus longtemps.

Deux vues amateurs de la cour du Séminaire à l’époque à l’époque où Séraphin devait y être élève:

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES

sous la neige semble-t-il.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

La photographie de cette remise des prix et de l’Assemblée Générale du Petit-Séminaire en 1913 (c’est écrit au dos). Une assemblée quasi exclusivement masculine, deux laïcs ayant amené leurs épouses (au premier plan à droite et au fond à gauche). Séraphin me direz-vous? Pas évident bien que la photo soit très nette. Peut-être l’un des jeunes hommes debout au fond, celui le plus à droite, au centre de la photo ?

A suivre…

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE, Généalogie, Photographie, Recherche, Vieux papiers

SÉRAPHIN GUÉRIN…. PETIT SÉMINARISTE en AVIGNON (2/2)

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Ci-dessous, une seconde photo d’une fête avec les jeunes classes, malheureusement pas datée,

SAMSUNG CAMERA PICTURES

l’oncle apparaît ce coup-ci, encore au fond, debout après les cuistots et le prêtre regardant de côté, soit en se rapprochant

SAMSUNG CAMERA PICTURES

au centre de la loupe, avec une serviette blanche sur l’épaule.

Séraphin cessera ses études en 1913 ou en 1914, victime de la déclaration de guerre du 3 août. Il ne fera ni ses humanités, ni sa rhétorique mais remplaça son père Adrien mobilisé ce jour-là, pour venir aider sa mère à la maison de Caderousse pour mener le travail aux champs et s’occuper des bêtes, avec son petit frère Gabriel en âge lui aussi de quitter l’école. D’autant plus que le père ne revint pas et que lui-même fut appelé en anticipation comme toute la classe 17 en 1916. Libéré seulement en 1919, il ne reprit pas ses études et se dirigea vers un emploi à la banque, dans un grand groupe puis à la banque Chaix quand elle se créa à Avignon. Nous en reparlerons dans d’autres articles.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Une autre photographie non datée de l’Assemblée Générale du Petit-Séminaire, peut-être juste après l’Armistice.

Car si Séraphin n’alla pas jusqu’au bac ni ne prononça ses voeux, il ne rompit pas totalement avec ses années de jeunesse et adhéra à l’Association des Anciens Élèves des Petits Séminaires d’Avignon et de Notre-Dame de Sainte-Garde (ouf! c’est tout!).

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le premier bulletin gardé de mars 1914

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Plus émouvant un simple 4-pages petit format pour annoncer que les activités de l’Association n’auront pas lieu en 1916 comme ce fut le cas en 1915, pour cause de guerre bien entendu, beaucoup d’anciens élèves étant sous les drapeaux et à la lecture de cette longue liste…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

pas moins de 12 anciens ont été tués et 3 sont portés disparu. Une hécatombe !

Ce n’est qu’à partir de 1931 que Séraphin va garder tous les bulletins annuels rendant compte de l’Assemblée Générale de fin d’année scolaire de l’Association des Anciens.  D’où cette pile impressionnante de brochures

SAMSUNG CAMERA PICTURES

allant jusqu’au début des années 80, date à laquelle l’âge, la santé défaillante et la cécité l’empêchèrent de suivre la vie de l’amicale.

Ainsi, en 1931, dans un petit programme

SAMSUNG CAMERA PICTURES

accompagnant la fin de l’année scolaire, on retrouve

SAMSUNG CAMERA PICTURES

l’oncle jouant du Labiche avec son copain Fernand Burel (que nous rencontrâmes plus d’une fois cité Louis Gros ou avenue des Deux-Routes).

D’ailleurs, le bulletin de cette année-là

SAMSUNG CAMERA PICTURES

ne manque pas de signaler la prestation des artistes d’occasion, 16 ans avant Jean Vilar et Gérard Philipe.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Dans ce même bulletin apparaît Séraphin dans la liste des adhérents

SAMSUNG CAMERA PICTURES

A partir de cette date, Séraphin va s’impliquer de plus en plus dans la vie de l’Association. Ainsi, dans le bulletin de l’

SAMSUNG CAMERA PICTURES

on le voit entrer comme membre du Comité directeur

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Puis quelques années plus tard, pour l’

SAMSUNG CAMERA PICTURES

il prend du grade comme Secrétaire-Adjoint.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour terminer, plus tard encore, lors de l’

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Secrétaire, tout simplement

SAMSUNG CAMERA PICTURES

suivant en cela la « carrière » de son ami Burel dans l’instance dirigeante. C’est au début des années 70 qu’il dut abandonner sa fonction, rattrapé par la maladie qui le privait peu à peu de la vue.

Mais en quoi consistait l’Association? Parrainer les  plus jeunes, venir en aide à un membre en difficulté mais surtout se retrouver

SAMSUNG CAMERA PICTURES

autour d’une bonne table et…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

faire une photo de famille… un peu comme à chaque dernière page des aventures de Gaulois irréductibles !

SAMSUNG CAMERA PICTURES

une photo des années 30 du groupe d’Amicalistes.

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE, CARTES POSTALES, Généalogie, Photographie, Recherche, Vieux papiers