ll y a 100 ans jour pour jour (ou presque): J’AI VU du 15 août 1918

(JOUR 1474 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de J’ai vu de cette quinzaine, le Président de la République Raymond Poincaré visite Château-Thierry reconquis par les troupes françaises. Cela fait pas moins de trois unes (deux Miroir et ce J’ai vu) consacrées à cet événement.

La une intérieure, un super bombardier anglais qui attaque tous les jours les villes allemandes.

Pour en revenir à l’offensive allemande suivie de la contrattaque française, une carte pour présenter les lieux.

La double page centrale entièrement consacrée à cet événement:

Des destructions, des blessés, des prisonniers et des troupes qui pavoisent après cette guerre de mouvement.

Les diverses représentations de Clemenceau, le Tigre dans la presse allemande. Des caricatures bien respectueuses.

 

 

 

 

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Une chanson de LA ROULANTE: LE BOIS LE PRÊTRE (Paul COLON dit PAULUS)

A chanter sur l’air de « La Valse brune ».

Les combats du 369ème R.I. dans le secteur du Bois le Prêtre, un lieu de promenade de Pont-à-Mousson, avant-guerre.

On y apprend, c’est bon pour paraître en société, que les habitants de Pont-à-Mousson sont les Mussipontains et les Mussipontaines !

On a parlé de fraternisations à la fontaine du Père-Hilarion au bois-le-Prêtre sans que cela ne soit confirmé ni infirmé.

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RHÔNE: quand le Dauphiné s’emmêle un peu les pinceaux en parlant de ViaRhôna et de halage…

Mi-juillet, le Dauphiné Libéré a présenté une double page sur la ViaRhôna, cette voie douce qui, à terme, permettra aux cyclistes, aux marcheurs, aux cavaliers de joindre le Léman à la Méditerranée sans être à un moment ennuyé par la circulation motorisé.

Mais quelle mouche, moustique ou tavan a piqué le journaliste au moment de la rédaction de la légende de cette photo, tout en bas de l’article ?

On peut en effet lire: A terme, la ViaRhôna comptera 306 kilomètres de voies vertes aménagées, comme ici, sur d’anciens chemins de halage.

Oups ! Ça pique ! Ce comme ici est vraiment malheureux. Oui, quelquefois, le chemin de halage antique a repris du service pour supporter cette voie moderne. Mais pas ici ! La photo a été prise sur le pont qui enjambe le canal de dérivation du Rhône de l’aménagement de Montélimar près du quartier de Pracomtal. Prise vers le nord, on voit en effet la ViaRhôna à gauche, le canal au milieu avec au fond le pont de la Traverse d’Ancône et en arrière-plan la centrale nucléaire de Cruas-Meysse.

Mais le canal de dérivation date de 1956 ! Avant cette date, c’étaient des champs qui occupaient ce territoire. Pas de chemin de halage en ce lieu puisque cette méthode de transport fluvial a disparu au début du XIXème siècle au moment où la vapeur a fait son apparition pour propulser les bateaux.

Le « vrai » chemin de halage passait le long du Rhône, à quelques kilomètres à gauche pour la photo. C’est par là que Richelieu en fin de vie passa en remontant le Rhône vers Lyon, entre deux étapes du chemin: Viviers et Ancône. Car pour les bêtes, les étapes ne dépassaient guère douze kilomètres. On avait le temps de voir le paysage et pour le marquis de Cinq-Mars, le compagnon de voyage du Cardinal et son prisonnier pour l’occasion, à réfléchir au triste sort qui l’attendait à Lyon où il allait être exécuté… quelques mois avant la mort naturelle du religieux !

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Marius Roche.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-unième Poilu: Marius Léopold Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Avec Marius Roche, on a encore affaire à un jeune Poilu qui ne fut appelé qu’après la déclaration de guerre, en septembre 1914 seulement. Marius est en effet né à Caderousse le 17 octobre 1894, la classe 1914 donc.

A l’Hôtel de Ville de Caderousse, ses parents sont passés devant non pas Monsieur le Maire, Officier de l’Etat-civil, mais son premier adjoint, Claude Roche, un proche du marié, pour se dire « oui » le 14 octobre 1891. Anthime Antoine Roche né en 1865 est l’un des boulangers du village tandis que Marie Elisabeth Carles, née en 1870, est la fille d’un couple de cultivateurs. Les jeunes mariés  vont s’installer rue de l’Escurier.

Rapidement deux enfants vont venir agrandir la famille d’Antoine et de Marie. Une fille tout d’abord, Joséphine Antoinette Rose le 19 juillet 1892 . Cette dernière se mariera le 20 juin 1914 avec un certain Sauveur André Georges Berbiguier. Deux ans après un garçon, Marius, le futur Poilu pointe le bout de son nez. Entre ces deux heureux évènements, le père a abandonné la farine pour la paille en devenant ouvrier en balais et la famille vit rue Saint-Joseph.

Au recensement de 1896, on retrouve les parents et les deux enfants, rue Saint-Michel.

La famille au complet en 1901…

…puis en 1906…

…quartier du Brout ou des Cabannes, où le père se déclare à nouveau « ouvrier en balais » chez Bourret. On peut penser qu’après avoir quitté la boulangerie, Antoine travaillera quelques terres et fera en parallèle quelques heures chez un patron d’une fabrique de balais. Ce que confirme le recensement de 1911:

Antoine est à nouveau ouvrier en balais.

Marius travaille donc à le ferme du Brout avec son père et attend que son service militaire soit passé pour choisir sa vie future. Comme tous les jeunes nés en 1894, il est appelé à la guerre en anticipation le 06 septembre 1914 au 2ème Régiment d’Artillerie de Montagne. C’est dans ce régiment d’artilleurs alpins que servira le frère de mon grand-père, mon grand-oncle Séraphin Guérin à partir du 25 août 1916. Il ne croisera pas Marius Roche puisque ce dernier  a été tué au combat onze mois plus tôt, le 25 septembre 1915.

Après les classes à Nice, entre Méditerranée et contreforts des Alpes, du côté de Luceran, voilà Marius qui rejoint la 50ème Batterie créée en avril 1915. Fin juillet 1915, direction les Vosges pour les 190 hommes, les 16 sous-officiers, les 4 officiers, les 19 chevaux et 91 mulets de la 50ème Batterie du 2ème R.A.M. Gérardmer puis la ligne de feu: le Reichakerkoff dont on a déjà parlé ici, le Kilbel, le Mittelberg, autant de sommets tenus par les Allemands que les artilleurs alpins pilonnent. Le 19 septembre, le train à nouveau pour la 50ème Batterie pour rejoindre Troyes et la Champagne. Un secteur connu, celui de Suippes, Perthes-les-Hurlus… L’unité doit y appuyer le 2ème Corps d’Armée Colonial.

Le 25 septembre, une demi-batterie, celle de Marius, est installée sur la route de Souain au Bois Carré et l’autre au sud de ce Bois Carré. Les artilleurs doivent appuyer l’attaque des fantassins mais comme celle-ci réussit à prendre une première tranchée allemande plus facilement que prévu, la batterie doit avancer pour se repositionner plus haut sur le front. Pendant son déplacement, elle est violemment prise à partie par l’artillerie allemande.

Plus loin, ce sont des mitrailleuses allemandes qui déciment artilleurs et animaux. Les hommes et les mulets tombent comme des mouches.

Les survivants doivet se replier en désordre. Bilan de cette journée…

2 morts, 19 blessés et 12 mulets tués ou blessés. Les deux morts…

…le Caderoussien Marius Roche et le Gardois de Montfrin Cyprien Biot. Ce 25 septembre 1915, Marius Roche était âgé de 22 ans et 11 mois.

Fiche matricule de Marius Léopold Roche de Mémoire des Hommes.

Marius Léopold Roche, matricule 430 de la classe 1914, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Marius Léopold un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Raoul Roche.

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 août 1918

(JOUR 1470 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la visite de Clemenceau à Château-Thierry, la semaine dernière, c’est le Président Poincaré qui vient se faire prendre en photo sur ce champ de bataille.

Une autre vue de la bataille du 18 juillet avec l’intervention des chars d’assaut en soutien des fantassins.

Cette attaque a fait de nombreux prisonniers allemands…

…pour qui la guerre est finie !

Des Italiens combattent sur la Marne en vertu des accords militaires entre les deux pays…

…tandis que Cuba s’apprête à envoyer un corps expéditionnaire en Europe.

Pour terminer, galerie de portraits de nouveaux dirigeants bolcheviks:

De gauche à droite et de haut en bas: Antonov, Tchitcherine, Volodarsky et Zinoviev.

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La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 1/15 lettre du 24 février 1848

Quelques vieux papiers attendant le chaland, au sol, sur un vide-grenier glauque, un samedi non loin d’Avignon… des entêtes accrocheuses et, un petit marchandage plus tard, à la lecture des documents, un petit trésor historique que l’on va pouvoir conter.
Cette correspondance appartient à un certain Alexandre Dumon ou Dumont, originaire du Sud-Ouest, du département du Tarn-et-Garonne, ayant des liens avec la commune de Montaigu-du-Quercy, semble-t-il. Il s’agit de lettres qu’il a reçu de correspondants parfois prestigieux et qui bornent son parcours personnel.

Ainsi donc,  Alexandre reçoit le 24 février 1848 un genre de sauf-conduit signé par Ferdinand Flocon.

Le 24 février 1848, c’est tout simplement le jour de l’abdication de Louis-Philippe 1er, la chute de la Monarchie. Après ce 24 février, la France ne connaîtra plus jamais un Roi à sa tête. Par corrélation, ce 24 février 1848, un Gouvernement Provisoire va s’installer et sa première décision sera de proclamer la République, la Seconde République.

Ferdinand Flocon est l’un des membres de ce Gouvernement Provisoire, pas le plus connu certes, aux côtés d’Alphonse de Lamartine, Alexandre Ledru-Rollin, du savant François Arago ou de Louis Blanc.

Ce sauf-conduit semble demander qu’un cheval soit fourni au citoyen Dumont, sous-secrétaire des Délibérations du Gouvernement Provisoire.

Aux côtés de la signature de Ferdinand Flocon, deux sceaux de la Mairie de Paris et du Gouvernement Provisoire aux noms de la République Française.  Le nouveau Gouvernement Provisoire siège à la Mairie de Paris.

Né en 1800, Ferdinand Flocon était un journaliste et un homme politique. Il participa à la Révolution de Juillet 1830 mais devint vite un opposant à Louis-Philippe en écrivant dans la Tribune puis en étant le rédacteur en chef de la Réforme. Proche des idées de Marx, après sa participation au Gouvernement Provisoire, dans la minorité toutefois, il s’exila après l’avènement de Napoléon III et décéda sans avoir revu la France, à Lausanne, en 1866.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 09 août.

Un dernier retour sur le Tour 1938. Les lauréats du podium, Cosson, Vervaecke et Bartali, de gauche à droite, discutent tranquillement sur la pelouse du Parc.

La performance de Félicien Vervaecke, battu par le phénomène Bartali mérite bien ce gros plan.

Mais la déconfiture des Français dans ce Tour comme dans d’autres compétitions d’autres sports fait s’interroger le Miroir des Sports sur les causes de ces absences de résultats:

Malheureusement un élément de réponse est dans cette photo…

…un meeting sportif présidé par le Chancelier Hitler en Silésie. De plus en plus, le Miroir comme d’autres médias sont séduits par le sport vue à travers le prisme déformant du Nazisme et du Fascisme.

Terminons par une note plus gaie, plus fraîche. On est en été que diable et il fait chaud. Quoi de mieux qu’un petit tour en canoë canadien en eaux vives ?

Certes ça remue…

…certes ça secoue…

…mais que c’est agréable ces sports en pleine nature. Malheureusement, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, malgré les Congés Payés !

Le Tour est fini, l’équipe de France termine son aventure sur la pelouse du Parc…

…une autre équipe de France commence son aventure…

…celle de water-polo sur les marches de la piscine de Londres où se déroulent les Championnats d’Europe de cette discipline.

 

 

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JEU (et visite): on s’est essayé à #insideOpera (21 juillet)

L’Opéra de Paris, c’est…

…ce lustre entouré de dessins de Chagall… C’est aussi ceci…

ou cela !

Pour visiter le Palais Garnier, on s’est essayé à l’enquête #insideOpera sur le mode des Escape Game. Le seul (petit) problème, c’est qu’on était à peu près 300 à s’y essayer ! Certes, l’Opéra de Paris est un peu plus majestueux que le théâtre de Montélimar ! Mais ça se bousculait tout de même pas mal !

Entrée des lieux. Un masque à chacun (que peu utiliseront) et une enveloppe à ouvrir après la présentation initiale sous forme de saynète.

A l’intérieur, un plan des lieux et une partition type.

Au dépliage suivant, l’explication de ce que l’on attend de nous… retrouver les notes de la partition perdue. Et enfin, la page des énigmes. Mais vous n’en verrez pas plus !
A l’intérieur du Palais, des acteurs nous viennent en aide en jouant d’autres saynètes dans des lieux stratégiques…

Bilan de cette visite sympathique… en une heure, nous ne sommes pas arrivés au bout mais nous n’en étions pas loin. Quant à la découverte d’un lieu de cette façon, c’est ludique et agréable même si on se consacre plus de temps et d’énergie à la recherche qu’à regarder les décors !

 

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Quand le Tour franchit le Rhône…. 2/10 le pont d’Avignon.

Il s’agit là du pont suspendu d’Avignon aujourd’hui remplacé par ce pont Daladier.

Il a toujours fait l’objet de nombreuses cartes postales avec en arrière plan, le Palais des Papes.

Bombardé en 1944 par les Alliés, il a été gravement endommagé….

…mais il était de nouveau utilisable en 1950 pour le quatrième Tour de l’après-guerre.

On y voit deux échappés y pénétrer à la sortie de l’île de la Barthelasse.

Le photographe a choisi la vue combinée du pont, du Tour, du Rhône et du Palais. Cette année-là, le Tour venait de Nîmes et rejoignait Toulon, terme de la 14ème étape, le 28 juillet. On était loin du terme de l’étape et les échappés allaient être repris. C’est le franco-portugais Custodio Dos Reis qui allait l’emporter sur la rade, tandis que Ferdi Kubler, le grand champion suisse conservait son maillot jaune pris à Perpignan pour ne plus le perdre jusqu’à Paris.

Cinq ans plus tard, en 1955, la course était de retour dans le Vaucluse. Le Tour tournait dans l’autre sens et le départ était donné d’Avignon.

C’est donc sans pression que le photographe put prendre cette vue, répondant aux mêmes critères que la précédente. On constate que le pont garde les stigmates du bombardement de 1944 avec quelques pierres manquant en haut de la pile touchée par les bombes.

Cette vue a été prise le 19 juillet 1955. Les coureurs partant d’Avignon se rendent à Millau, terme de cette douzième étape. C’est l’Italien Alessandro Fantini qui l’emportera et Antonin Rolland gardera le maillot jaune qu’il garde au chaud sur ses épaules en attendant le moment opportun de le passer à son leader Louison Bobet pour sa troisième victoire dans le Tour de France.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Marcel Roche.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Centième Poilu: Marcel Adrien Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Marcel Adrien Roche est né à Caderousse le 16 janvier 1895. Ses parents, Adrien Frédéric Roche et Augustine Félicie Dortindeguey se sont mariés au village dix mois plus tôt, le 11 avril 1894.  Ce sont deux enfants de Caderousse, nés en 1871 pour Adrien et en 1874 pour Félicie.

Adrien, fils de paysan, semble avoir suivi dans un premier temps les pas de son père puis est devenu boucher en reprenant le commerce de ses beaux-parents, eux-mêmes bouchers. Félicie met la main à la patte dans la boulangerie en servant les clients. Marcel, une fois sa scolarité terminée, suivra la même voie que ses parents ce qui faillit lui sauver la vie pendant la Grande Guerre. Faillit… seulement !

La boucherie est installée dans la Grand Rue.

En 1896, la famille compte trois personnes: Adrien, Félicie et leur premier enfant Adrien (Marcel) âgé de quatorze mois.

Une petite fille va venir au monde le 02 avril 1899. Prénommée Augusta Henriette Félicie, elle vivra longtemps, jusqu’en 1985, date à laquelle elle s’éteindra à Saint-Privat-des-Vieux, dans la banlieue d’Alès.

En 1909, le 12 février, Lucienne Marcelle complètera la fratrie.

La famille au grand complet, en 1911.

Il faudra attendre le 17 décembre 1914 pour que Marcel soit appelé par anticipation sous les drapeaux comme toute la classe 14. Son métier de boucher l’envoie dans la 15ème section des Commis et Ouvriers de d’Administration Militaire. Il faut bien nourrir tous ces hommes incorporés. Il s’agit d’un poste relativement à l’abri, éloigné du front.

Mais la guerre avance, les pertes humaines s’accumulent et le besoin de hommes se fait sentir. Marcel est alors affecté dans une unité combattante, le 16 janvier 1917, le 151ème Régiment d’Infanterie. Quatre mois après, il est versé « en renfort » au 265ème Régiment d’Infanterie. Le voilà bien loin du ravitaillement ! C’est dans les dunes des plages de la Mer du Nord que Marcel connaîtra son baptême du feu, vers Nieuport. Puis ce sera les Flandres et à nouveau la Mer du Nord en 1917, La Somme en 1918 puis Craonne.

On retrouve le 265ème R.I. en Champagne en octobre 1918. Les Allemands reculent mais offrent une résistance farouche.

 

On reconnaît en bas de la carte, le secteur de Suippes, Perthes-les-Hurlus… Sommepy…

où l’on s’est tellement battu de 1915 à 1918 que des villages détruits ne se seront pas reconstruits, que les terres ne seront plus jamais cultivées. Le front s’est certes un peu décalé vers le nord, à Saint-Pierre-à-Arnes, dans les Ardennes mais la lutte reste très farouche.

Le 8 octobre 1918, le Journal de Marche du 265ème raconte une attaque française, des tranchées ennemies conquises difficilement, des nids de mitrailleuses allemandes détruits grâce à l’intervention des blindés… puis une contrattaque allemande et le territoire gagné presque tout perdu…

 

Le texte est implacable: En résumé, en fin de journée, sur le front du régiment, la situation est sensiblement la même que la veille au soir.  En conclusion, une journée pour pas grand chose qui coûte tout de même…

…34 tués, 150 blessés et 34 disparus au régiment. Parmi les 34 morts, Marcel Roche, l’apprenti-boucher de Caderousse. Il était âgé de 22 ans et 9 mois.

Fiche matricule de Marcel Adrien Roche de Mémoire des Hommes.

Marcel Adrien Roche, matricule 883 de la classe 1915, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Marcel Adrien un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Marius Roche.

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