ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 août 1918

(JOUR 1484 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Dans des ruines, un général américain et son adjoint étudie les plans du secteur. Des troupes US de plus en plus présentes et en masse, ce qui fera basculer le cours de la guerre.

Ci-dessus lors de la bataille pour conquérir Soissons.

Comme l’Aisne, la Somme a subi de lourdes destructions.

En haut, Morisel en ruines et une colonne de prisonniers allemands. En bas, Moreuil est dans le même état. Les hommes du Génie reconstruisent le pont détruit sur l’Avre.

Ce qu’il reste de l’église Saint-Pierre de Montdidier.

En double page centrale, sur le champ de bataille de la Somme, la rencontre de deux cavaleries.

L’ancienne, à cheval, amène les ordres de l’Etat-Major à la nouvelle, celle des blindés.

 

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La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 3/15 lettre du Ministre des Affaires Etrangères.

Pas de date précise pour cette missive envoyée par le Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères. Ce qui est sûr, c’est qu’elle a été expédiée à Alexandre Dumon entre le 24 février et le 11 mai 1848, dates entre lesquelles le signataire de cette lettre exerça la fonction de Ministre des Affaires Etrangères.

C’est à peu près la même lettre que celle envoyée par Ledru-Rollin, une lettre de recommandation. Il faut trouver une place au bon révolutionnaire Alexandre Dumon.

Mon cher collègue.

Je vous présente un de nos meilleurs combattants , Dumont (la rédacteur a failli oublier de mentionner son nom), des Journées de Février. Il en aura les qualités, je suis son témoin. Il désire être attaché au Tarn-et-Garonne au commissaire de son département. 

La signature est prestigieuse: Lamartine.

Oui, il s’agit bien d’Alphonse de Lamartine, le grand poète, dramaturge, romancier et homme de théâtre mais aussi homme politique qui soutint la Monarchie de Juillet avant de devenir fervent républicain et l’un des principaux protagonistes de la Révolution de 1848 qui institua la Seconde République.

Son écriture est quelque peu délicate à lire mais la signature est indiscutable. Il fallait caser Alexandre Dumon dans la commission représentant l’Etat dans son département.

Exemple de signature de Lamartine selon Wikipédia. 

On ne peut pas dire que cette lettre fut couronnée de succès et Lamartine s’y prit par la suite autrement pour offrir une récompense officielle à son ami. On le verra…

 

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Le bien joli BAC à TRAILLE de VALLON-PONT-D’ARC en ARDÈCHE

Une carte postale ancienne nous montre un bac à traille fonctionnant sur l’Ardèche au début du XXème siècle au niveau de Vallon.

Ici le bateau n’avance pas par la force du courant mais la traction humaine. Les deux passeurs sont placés aux deux extrémités d’une manivelle sur laquelle s’enroule ou se déroule un cable attaché aux deux rives. C’était un peu le système des toueurs du Rhône.

D’ailleurs tout au début, le bac du Barcarin à Salins-de-Giraud fonctionnait par ce système de traction, un double enroulement mu par des machines à vapeur.

La traille permet cette traction mais évite également de devoir gouverner le bateau. Ce dernier suit son guide d’une berge à l’autre. C’est un peu le cas actuellement du bac du Sauvage sur le Petit Rhône au niveau des Saintes-Maries-de-la-Mer.

Où était localisé ce bac ? Pourquoi les ponts n’officiaient pas ?
Des questions auxquelles nous allons répondre bientôt.

Merci à Marc Durand d’avoir déniché proposé cette carte… timicha pour les intimes sur delcampe

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Jean Désiré Roumieux.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-troisième Poilu: Jean Désiré Roumieux.

Quatrième face du Monument aux Morts.

On pourrait titrer cet article: Des Gardois à Caderousse. En effet, autant Pierre Désiré le père de Jean Désiré que Joséphine Thérèse sa mère sont nés sur la rive droite du Rhône, le long du fleuve tous les deux.

Ce sont les parents de Joséphine qui sont venus s’installer à Caderousse dans les années 1860, originaires de Saint-Etienne-des-Sorts.

Charles Gromelle, son épouse Scholastique Baudin et leurs enfants ont posé leurs valises aux Cabanes. Joséphine Thérèse née en 1859 dans le Gard connaît quelques problèmes d’identité pour cause d’une transcription sur son acte de naissance. En effet l’officier d’Etat-civil stéphanois avait écrit Groumel en lieu et place de Gromelle et, malgré une rectification officielle, les actes suivants oscilleront entre les deux orthographes.

Pierre Désiré Roumieux de son côté est originaire de Roquemaure. Né en 1855,  il a été marié une première fois à une Nîmoise, Marguerite Sabotier qui semble lui avoir donné deux enfants. Mais elle décède dans la préfecture du Gard le 14 janvier 1884 et quelques mois après, Pierre Désiré se remarie avec Joséphine Thérèse Gromelle à Caderousse, le 25 juin 1884. La ferme et l’éducation des enfants raccourcissaient la période de deuil à l’époque.

Les époux s’installent au quartier du Panier, non loin des parents de Thérèse…

… comme l’indique le recensement de 1886. Un recensement dont on est sûr qu’il a été effectué dans les premiers mois de l’année puisque Marie Rose, le premier enfant du couple, né le 21 juin 1886 n’y apparaît pas. Marie Rose s’offrira un époux pour Noël 1904, Henri Sosthène Cappeau, . Elle vivra encore soixante-dix ans après cette date.

Le couple se déplace ensuite aux Cabanes où va naître Jean Désiré, le futur Poilu, le 09 août 1888. Ce dernier a eu plus de chance que son jumeau mort-né, qui aurait dû recevoir le nom de Pierre Désiré.

En 1891, le foyer compte six personnes. En effet aux deux enfants du second mariage sont venus s’ajouter Hermitine (peut-être?) et Louis, nés de la première union. Ils ne tarderont pas voler de leurs propres ailes.

L’année suivante, le 03 octobre 1892, arrive le dernier enfant de la fratrie, une fille, Augustine Rosalie. Voici donc la famille au complet avant que le vie ne disperse ses membres.

La famille au recensement de 1896 aux Cabanes.

Rose va se marier, on l’a dit plus haut puis Désiré est appelé par l’Armée pour sa période de formation militaire. C’est à Toulon qu’il va passer deux années, au 111ème Régiment d’Infanterie, du 08 octobre 1909 au 24 novembre 1911. A peine revenu aux Cabanes, il va s’unir au village à Henriette Louise Litot, une baletière de trois ans sa cadette. Les noces se déroulent le 09 juin 1912. Le 18 octobre de la même année naît rue Vénasque une petite Marie-Jeanne.

Moins de deux ans plus tard, le 03 août 1914, Désiré rejoint Antibes, base des réservistes du 111ème R.I. Le 09 août, le régiment s’embarque en train pour le nord-est de la France… jusqu’à Diarville. Nous sommes dans un secteur connu que plusieurs Poilus caderoussiens ont visité… Visite au pas de course car commencent alors des marches forcées pour aller au devant des troupes allemandes.

Le 11, seize kilomètres jusqu’à Ceintrey-Voinemont, le 12, quinze kilomètres jusqu’à Saffois-Vigneulles-Ferrières, le 13,  seize pour atteindre Drouville et le 14 encore une bonne quinzaine pour attaquer les Allemands chez eux, en Lorraine. L’ordre est simple; prendre Montcourt (Moncourt). Pas le temps de souffler pour les piou-pious du 111ème, ceux de 112ème également, on attaque !

Solidement retranchés, les canons et mitrailleuses allemands déciment les bataillons français. Un carnage ! Certes, Moncourt est prise mais au prix de centaines de morts, de blessés et de disparus.

La vision du Journal de Marche du 111ème en date du 14 août 1914 montre bien la confusion qui a régné. Dans un premier temps, Désiré sera considéré comme disparu avant que son corps ne soit retrouvé postérieurement (à quel moment ?) pour être inhumé à la Nécropole Nationale « Riche ». Le 14 août 1914, il était âgé de 26 ans et 5 jours. Son épouse recevra une aide de 150 francs le 13 juillet 1916 et deviendra officiellement veuve de guerre le 08 mai 1920.

La seconde fille de Jean Désiré, Lucienne Désirée, viendra au monde le 26 août 1914, douze jours après le décès de son père. Un cas loin d’être isolé pendant cette guerre.

Sur le front, les Allemands contrattaqueront dans les jours suivant le 14 août et n’auront aucune peine à enfoncer des régiments français épuisés et amoindris.

Fiche matricule de Jean Désiré Roumieux de Mémoire des Hommes.

Jean Désiré , matricule 317 de la classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roumieux est peu présent en Vaucluse et dans le Gard. Si quelqu’un reconnaît tout de même en Jean Désiré un ascendant  direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Edgard Roux.

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O.M. Un vieux POSTER ressorti du passé.

Il s’agit de l’O.M. saison 1975-76 qui pose sur ce poster, dans l’ancien Stade-Vélodrome qui possédait encore sa piste cycliste. Ce poster doit venir d’une revue locale puisque imprimé à Toulon.

Cette année-là, l’O.M. avait un peu raté sa saison en terminant à la neuvième place dans le ventre mou du championnat. Ce résultat avait été un peu décevant après la seconde place obtenue la saison précédente, l’année des Brésiliens Paulo Cézar et Jaïrzinho, deux champions du monde brésiliens de 1970 dont la saison et la carrière à l’O.M. s’étaient achevées en eau de boudin, un soir de 1/4 de finale retour de Coupe de France au Parc des Princes après une bousculade avec le corps arbitral.

Au mercato 1975 (on n’utilisait pas encore ce mot), l’O.M. avait pris le Soulier d’Or européen Hector Yazalde venu du Sporting du Portugal. Un jeune attaquant sénégalais Sarr Boubacar occupait la place de second étranger, l’Argentin Raoul Noguès venu de Lille ayant été naturalisé grâce à une ascendance française.

Cette année-là, le Champion de France était l’indéboulonnable A.S.S.E., Saint-Etienne, qui allait inscrire sa légende dans la défaite à Glasgow, un stade équipé de poteaux de but carrés. L’O.M. allait se contenter d’une finale hexagonale, celle de la Coupe de France, remportée au dépend de l’Olympique Lyonnais 2-0, des buts de Raoul Nogués et Sarr Boubacar en fin de partie. Cette finale assez quelconque allait sauver la saison du cluB.

Sur ce poster, on peut détailler l’effectif.
En haut, les minots dont seul Jean Fernandez allait s’incruster dans l’équipe:

Gransart- Martinez- Meunier- Mathieu- Truqui- Fernandez- Zlataric- Flores.

Au milieu, plutôt les joueurs défensifs. Les entraîneurs Jules Zvunka et Kraft:

Marius Trésor- Victor Zvunka- François Bracci- René Charrier- Gérard Migeon- Baulier- Jacky Lemée- Georges Eo.

Au premier plan, les joueurs à vocation offensive:

Marco Ropero- Félix Lendo- Albert Emon- Raoul Noguès- Hector Yazalde- Robert Buigues- Boubacar Sarr- Michel Albaladejo- Georges Bereta- Antoine Kuszowski.

L’équipe de la finale était ainsi composée:

Gérard Migeon

Jacky Lemée- Victor Zvunka- Marius Trésor- François Bracci

Robert Buigues- Jean Fernandez-Raoul Noguès

Boubacar Sarr- Hector Yazalde- Georges Bereta.

 

 

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FRÈRES DE LA CÔTE: une histoire de PIRATES de T.I.M.E. STORIES chez Daniel et Marie (15 août)

Nouvelle enquête avec un retour dans le passé pour nous quatre, agents spatiotemporels dans les Caraïbes au temps des pirates. L’objectif: mettre hors d’état de nuire quatre frères pirates particulièrement dangereux, qui retiennent prisonniers d’autres agents les ayant incarnés.

Une nouveauté… un bateau pour se déplacer d’une île à l’autre avec la possibilité de mauvaises rencontres humaines ou météorologiques.

Deux runs pour cette soirée avec pour conséquence deux pirates neutralisés et un troisième sous contrôle. Le troisième aura pour but de dénicher le quatrième… en essayant d’éviter un nouveau jet de dés semblable à celui-ci…

…oeuvre de Marie et Corentin qui se sont mis à deux pour arriver à cette horreur qui les a fait quitter momentanément la partie !

A suivre pour la finalisation de cette histoire.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Raoul Roche.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-deuxième Poilu: Raoul Auguste Louis Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Pas évidente la biographie de ce Raoul Roche, l’Armée ayant placé un double obstacle.

Premier erreur, sur la fiche matricule de Mémoire des Hommes, un numéro de registre et une classe fantaisistes, 1908 pour un garçon né en 1891… 1 728 alors que le nombre de fiches s’arrête autour de 1 600 !

Seconde erreur, sur le registre matricule lui-même, Raoul est devenu Paul ! Ce n’est corrigé sur la table analytique de 1911… Heureusement ses second et troisième prénoms m’ont remis dans le droit chemin !

Ainsi donc Raoul Auguste Louis est né le 04 février 1891 à Caderousse, au Boulegon. Ses parents Adrien Henri Roche et Françoise Augustine Guérin sont tous deux du village. Le père Henri pour beaucoup, né en 1864 est menuisier puis  deviendra négociant, en bois et matériaux certainement. La mère Augustine est de 1867 et n’est pas directement de ma famille, celle d’Adrien Guérin, le Poilu MPLF. Henri et Augustine ont donc uni leurs destinées le 17 décembre 1889 à Caderousse et un peu plus d’un an après, Raoul, leur premier enfant est venu au monde.

En 1896, le jeune couple et leur enfant vivent sous le même toit que les parents d’Henri, Mathieu (Frédéric) Roche et (Marie) Louise (Amandine) Paget, toujours au Boulegon.

Un second enfant va venir compléter et terminer la fratrie, Auguste Frédéric né le 23 février 1901. C’est un bébé de 2 mois qui est enregistré au recensement de 1901.

Le père est donc devenu négociant et il s’est installé sur la Grand Place, qui deviendra Place Jean-Jaurès après guerre.

Après cette date, il semble que la famille ait quitté Caderousse pour Orange. On la retrouve en 1911 rue de la Fabrique, à quelques pas de Pourtoules.

Ayant perdu sa femme, le père d’Henri est venu rejoindre son fils à Orange. Raoul, de son côté, n’est plus là depuis quelque temps. En effet, il a devancé l’appel et s’est engagé pour trois ans dans l’Armée le 15 février 1909… d’où le 1908 de la fiche matricule…! Il a rejoint dans un premier temps le 17ème Régiment de Dragons de Vienne. Puis il est passé au 16ème Escadron du Train des Equipages Militaires en février 1911. Brigadier fourrier il sera rendu à la vie civile un an plus tard, le 15 février 1912.

Pas pour très longtemps puisque deux ans et demi après, la mobilisation générale le ramène dans cette unité du Train le 03 août 1914. Promu Maréchal des Logis, il passe ensuite dans l’artillerie lourde, au 55ème R.A.L. d’Orange le 07 février 1916 puis au 83ème R.A.L. un mois plus tard et enfin au 86ème R.A.L. de Lyon le 11 avril 1916. C’est dans le secteur de Verdun que son destin va basculer, fin août 1917.

La grande bataille de 1916 est bien sûr finie depuis longtemps mais Pétain imagine une seconde bataille, déclenchée le 20 août 1917 et qui durera jusqu’au 18 septembre. Bilan, quelques kilomètres gagnés aux Allemands avec l’Artillerie énormément sollicitée. En effet, 120 000 tonnes obus seront tirées ce qui représente environ 6 tonnes au mètre-carré ! Pas étonnant que cette terre de Verdun soit devenue inculte à tout jamais ! Quant au coût d’une telle offensive, elle aurait tout simplement mis en faillite les finances de l’Etat si elle avait été reproduite ailleurs, ce déluge de feu ayant coûté la bagatelle de 700 000 francs de l’époque !

C’est dans le Bois des Hospices…

…sur le territoire de la commune disparue de Fleury-devant-Douaumont (aujourd’hui commune d’Eix)  que la 8ème batterie dans laquelle sert Raoul Roche est installée. C’est l’Historique du 86ème Régiment d’Artillerie Lourde

…qui nous raconte les faits qui se sont déroulés le 25 août 1917.

Une bombe allemande est tombée sur les cuisines à l’heure de la soupe et a tué sur le coup le Maréchal des Logis Raoul Roche et a blessé quatre autres hommes dont deux ne survivront pas à leurs blessures.

Le 25 août 1917, Raoul Roche était âgé de 26 ans et 7 mois. Il venait de se marier à Hortense Andréa Marie Ayel d’Orange depuis moins d’un mois !

La publication des noces de Raoul et Hortense à Orange, le 24 juillet 1917.

Fiche matricule de Raoul Auguste Louis Roche de Mémoire des Hommes.

Raoul Auguste Louis, matricule 794 de la classe 1911, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Raoul Auguste Louis un ascendant  direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Jean Désiré Roumieux.

Le paysage lunaire de Verdun en août 1917.

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 août 1918

(JOUR 1477 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un soldat britannique marchande pour le prix d’un chou qu’il juge trop élevé. A-t-on le droit de douter de la véracité de cette scène ?

l’attaque allemande de juillet 18 puis la contrattaque français ont provoqué beaucoup de destructions.

A Fère-en-Tardenois (Aisne) non loin de Château-Thierry.

A Soissons une nouvelle fois dévastée.

On a beau être la vitrine de la modernité et du progrès, le pays de l’automobile et des camions…

…mais cette grosse pièce d’artillerie américaine, un canon de 190, est tractée par des hommes sur cette voie ferrée à l’arrière du front !

Deux épisodes d’avant-après.

A gauche, un village (forcément français mais occupé par les Allemands) avant la préparation d’artillerie britannique et à droite, le même lieu quelques heures après ! Sans commentaire supplémentaire !

Un ballon d’observation allemand attaqué par la DCA française et les nombreuses explosions à vide et…

…le même ballon après la touche qui l’abattit. Les observateurs ont sauté en parachute et le ballon captif s’abat au sol.

A l’arrière du front, un village visé par l’artillerie allemande.

Les troupes de réserve s’empressent d’aller rejoindre les abris. Petite interrogation: bombardement allemand mais pas de fumée, pas de poussière ? Bizarre !

La guerre continue en Palestine avec ce mur de sable de protection défendu par des Tommies.

On sait qu’à l’intérieur de ce corps expéditionnaire allié se trouvait quelques unités françaises puisqu’un Caderoussien mourut là-bas en 1918.

 

 

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La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 2/15 lettre du 11 mars 1848

11 mars 1848. La Révolution de février 1848 a un peu plus de deux semaines d’existence . Alexandre Dumon cherche à être utile au nouveau Gouvernement Provisoire de la Seconde République et on pourrait avoir besoin de ses services dans son département d’origine, le Tarn-et-Garonne. Aussi le Ministre de l’Intérieur prend sa plus belle plume et écrit cette lettre de recommandation à destination du super-Préfet de la région Sud-Ouest nommé par le Gouvernement Provisoire.

Le Ministre de l’Intérieur recommande vivement à l’intérêt du citoyen-commissaire pour les départements de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne, du Gers, du Tarn et du Tarn-et-Garonne le citoyen Alexandre Dumon qui s’est fort bravement conduit pendant notre Révolution de Février. C’est un homme de courage que le citoyen-commissaire pourra très utilement employer soit près de lui, soit près du département du Tarn-et-Garonne dont il est originaire. 

C’est Monsieur le Ministre de l’Intérieur en personne qui paraphe cette lettre… Ledru-Rollin, Alexandre Ledru-Rollin. Un tampon du Gouvernement Provisoire accompagne ce paraphe.


Ledru-Rollin, né en 1807 à Paris est un avocat devenu homme politique. Il représente l’aile gauche de la Révolution de février 1848 et sera évincé quand la bourgeoisie reprendra le pouvoir en 1849. Il est à l’origine de la campagne des Banquets qui précéda la Révolution de 1848. Il s’exilera en Angleterre en juin 1849 pour échapper aux foudres de la réaction bourgeoise et ne reviendra qu’en 1871, après la proclamation de la Troisième République. Il retrouvera un poste électif mais ne sera guère influant. Il décède peu après en 1874 à Fontenay-aux-Roses.

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Quand le Tour franchit le Rhône…. 3/10 l’autre pont d’Avignon, le plus connu.

Le pont Saint-Bénézet, bien entendu ! C’est par dessous que le Tour le franchit laissant les spectateurs occuper les pavés du haut.

Nous sommes le 15 juillet 1949, jour de la quatorzième étape du Tour de France, entre Nîmes et Marseille. Le passage en Avignon a donc lieu en début de course.

Peloton groupé mais rythme assez rapide car les hommes sont en file indienne. A moins que le mistral ne souffle, ici, quai de la Ligne, de face. Les photographes se sont invités au premier étage des maisons appuyées contre le Rocher des Doms. Ce sont les dernières bâtisses qui n’ont pas disparu de nos jours, dans le programme de restauration des remparts. Elles appartiennent à des sociétés nautiques.

Ce jour-là, c’est le Lxembourgeois Jean Goldschmidt qui allait lever les bras au stade-vélodrome tandis que Fiorenzo Magni restait maillot jaune. Lui aussi s’apprêtait à rendre son paletot à son leader, Gino Bartali dans un premier temps puis Fausto Coppi pour sa première victoire sur le Tour.

 

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