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LA PIERRE EN VAUCLUSE- LE RHÔNE À ANCONE pour des week-ends de SEPTEMBRE sur le THÈME du PATRIMOINE.

Septembre c’est la rentrée, ce sont aussi les Journées du Patrimoine depuis septembre 1984 et le passage de Jack Lang au Ministère de la Culture (journées devenues européennes depuis 1991).

LES JOURNÉES DE LA PIERRE EN VAUCLUSE

Les Foyers Ruraux du Vaucluse organisent dans le Luberon une série de rencontres et de visites sur le thème de la PIERRE DANS LE VAUCLUSE. Jean-Paul Masse de Caderousse, président de la Levado, à l’origine de cette étude et de cette programmation vous attend les 11-12 et 13 septembre sur place, dans une région où la pierre fut beaucoup exploité dans le passé et où, malgré les possibilités, elle ne l’est plus guère de nos jours. Preuve en est l’uniformité des cimetières dominés par la couleur sombre des tombeaux d’un marbre venu de bien loin alors que sur place, une belle pierre blanche pourrait continuer à être utilisée.

Affiche Génarale

Ci-dessous le lien pour voir le dépliant des rencontres:

Programme les journées de la pierre en Vaucluse 11 12 13 Septembre 2015

Dates programmées une semaine en avance sur les Journées prévues les 19 et 20 septembre.

Pour les Journées du 19 et 20 septembre, à Caderousse à la salle Marquion accueillera une exposition sur la cartographie de la région à travers les siècles, également sous la responsabilité de la Levado et de Jean-Paul Masse.

JDP 2015 AFFICHE
A Ancone, ce sera dans l’église du village, monument historique de la commune, que se tiendra une exposition de la toute nouvelle association Ancone Culture et Patrimoine.

ANCONE ET LE RHÔNE POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE…. 

Flyer journees 2015

On pourra essayer de comprendre le déplacement du lit principal du Rhône qui jadis longeait Ancone et la rive gauche et qui fut renvoyé par l’homme vers la rive droite ardéchoise, avec des cartes de Cassini à aujourd’hui…

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à lire des témoignages sur les crues exceptionnelles de 1840 et 1856…

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et la réaction des hommes pour se protéger…

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Des photographies de cette époque…

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Des dates à retenir. A consommer sans modération !

(documents photographiques de Mme Roseline Devin-Marmonier, « Enquête » de Stéphane Tauleigne, cahiers de Suzanne Veysseyre)

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JEU: SOIRÉE ADL-ANCONE du vendredi 26 juin 2015

Malgré la chaleur qui commence à devenir torride, nous sommes 7 pour cette dernière de la saison à Ancone.

Théo a ressorti KING OF TOKYO qu’il apprécie particulièrement, il aime bien les baffes (les donner et les prendre)

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Partis à 5, nous nous retrouvâmes bientôt que 2, un tête à tête avec Théo qui, bien téméraire avait acheté une carte-certes intéressante mais très dangereuse car, s’il sortait une étoile au dé, cela lui enlevait ses points de vie ! C’est donc lui, qui, le plus logiquement du monde, se mit hors-jeu et me laissa gagner. Merci !

Seconde partie de soirée autour de SPARTACUS, ce jeu de combats dans l’arène, créé d’après une série télévisée éponyme.

Des gladiateurs, du sang et des larmes… et surtout tout le matériel en anglais, ce qui ne facilite pas la lecture des cartes, de son propre plateau, de l’aide de jeu, de la règle, de tout en un mot.

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A 6 autour de la table, la partie fut longue et entama la nuit de bien de tous. D’ailleurs, Théo qui annonçait un samedi bien rempli, déclara forfait à 1 heure trente du but !

C’est comme souvent en bon connaisseur du jeu qu’il avait amené que Fred prit le large. Rapidement à 8 ou 9, il y resta jusqu’au bout, dépourvu de sou et sans réaction. Puis ce fut Sylvain qui tutoya la victoire mais se montra par trop timoré au moment de conclure. Guillaume, tapi dans l’ombre longtemps, coiffa tout notre beau monde sur le fil pour gagner avec panache.
Personellement, je démarrai un peu trop tard pour compter gagner mais je finis à 10, au même niveau que Sylvain, devant Fred.

Il était alors 3 heures à l’écran du smartphone ! La partie devait bien avoir duré 5 heures.

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MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): Raymond SCOUR disparu en service commandé en 1946

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Dernier volet sur les Anconais dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts:

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Raymond SCOUR

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Né à Kayes au Soudan le 3 mars 1914 de parents bretons (à Landerneau dans le Finistère où on trouve encore des personnes portant ce patronyme dans les Pages Blanches de l’annuaire), c’est certainement grâce à l’aviation et à l’aérodrome de Montélimar si proche d’Ancone que Raymond Scour se retrouve aujourd’hui inscrit sur le monument aux morts du village. Il épousa en effet en 1937 une fille du village, Colette Durand, comme en atteste le caveau familial du cimetière du village.

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 C’est à 17 ans que Raymond Scour entra dans la Marine pour y suivre une formation de radio. Cela l’amena à beaucoup voyager, passant par Casablanca et l’Algérie, le Dupleix et le Colbert, les bases aéro-navales d’Hourtin, Saint-Mandrier, Aspretto, Rochefort, Berre et Agadir jusqu’à sa dernière affectation en juillet 1945 à Hyères.

Lors de son congés d’armistice en 1943, il entra dans les FFI comme en atteste cette carte…

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reçue à la Libération. Il fut gravement blessé en août 1944 à la tête et au thorax, peut-être lors des combats de la Libération de Paris puisqu’il appartenait à un groupe de résistants de Saint-Maur (sud-est de Paris).

Une fois remis, il retourna dans l’aéronavale pour continuer sa carrière militaire, à Hyères-Palyvestre puis sur le porte-avions Colossus (Arromanches). C’est lors d’un vol pour regagner Hyères depuis Chateauroux que l’avion sur lequel il servait en tant que radio, un Glenn-Martin, s’abîma au large de Saint-Mandrier, le 27 septembre 1946.
Cet accident fut relaté par la presse locale:

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Il semblerait que le pilote, le lieutenant de vaisseau Bernard Nicole ait commis une erreur de pilotage, trompé par une illusion d’optique (l’effet miroir de l’eau) et qu’il se soit trop rapproché de la surface de la mer. L’avion s’écrasa dans l’eau et les 3 membres de l’équipage (Nicole, Raymond Scour et le mécanicien Schuft) furent tués sur le coup. Si le corps du pilote, éjecté au moment du choc fut rapidement retrouvé, les 2 membres de l’équipage sombrèrent avec l’avion.

Ce furent les équipes du commandant Cousteau qui officiaient dans la région à la neutralisation des mines flottantes laissées par les Allemands qui eurent la difficile tâche d’aller chercher les corps et ramener des images pour les enquêteurs.
Un membre de l’équipe, Philippe Talliez, prit des notes sur ses plongées comme ce dessin extrait d’un carnet manuscrit…

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puis dans un ouvrage « Plongée sans câble » qu’il publia plus tard dans lequel on peut lire les difficultés de leur mission:

EXTRAIT LIVRE PHILIPPE TALLIEZ

Dans son livre « Le monde du silence » paru en 1953, le commandant Cousteau évoque lui-aussi cette opération…

LE MONDE DU SILENCE PAGE 86 LE MONDE DU SILENCE PAGE 87

sortant de l’ordinaire, surtout que les plongeurs côtoyaient régulièrement les aviateurs. Une photo montre d’ailleurs la dépouille de l’un d’eux, Raymond Scour semble-t-il, au fond de l’eau et le début de la remontée…

LE MONDE DU SILENCE PHOTO 1 LE MONDE DU SILENCE PHOTO 2

avec les parachutes ouverts sous l’eau.

Mais quelle idée vint à l’esprit du journaliste du premier article ci-dessus, d’évoquer d’éventuels sabotages du Glenn-Martin ? Cela lui valut un démenti formel de la Marine dans un autre article:

COUPURE DE PRESSE 1

Toutefois la disparition des films pris par les plongeurs de Cousteau laissérent un petit doute aux familles. Mais l’Armée est aussi une grande muette !

Raymond Scour, comme il est précisé dans l’article sur les funérailles…

COUPURE DE PRESSE 4

laissait une veuve et 3 enfants en bas âge.

De nos jours, les restes du Glenn-Martin reposent toujours au fond de la Méditerranée, au large de Saint-Mandrier et servent de terrain de jeu pour les plongeurs amateurs en recherche d’émotions, comme on le voit sur cette publicité de la société « Toulon Plongée » sur son site:

http://www.toulonplongee.com/epaves_toulon_126.htm

LE GLENN MARTIN 167 F   MARYLAND

Fiche technique :

 Type d’épave : bombardier monoplan bimoteur

Nationalité : USA

Année de construction : 1939

Date du crash : 27 Septembre 1946

Cause du crash : mirage du à une mer d’huile conjugué  avec le soleil

Localisation : pointe de Carqueiranne, 10 mn de Toulon Plongée.

 Informations plongée : 

Descente dans le bleu 

Profondeur : 45 mètres

Fond : plat sable vase

Courant : Modéré

Visibilité : bonne

 La plongée :

Le naufrage de cet appareil est largement évoqué dans : « Le Monde du Silence » de Jacques–Yves Cousteau.

Cousteau qui avec ses hommes furent les premiers à filmer l’avion après son crash et à le photographier à la demande de la commission d’enquête.

Dumas, Talliez et Morandière participèrent eux à la remontée des corps.

L’avion à été déplacé après son crash et la plongée nous permet de voir les ailes, posées parallèlement ainsi que le train d’atterrissage.

Enorme langouste, grosse murène, congres et mostelles sont les gardiens de cet avion de légende.

Article écrit grâce aux documents  mis à disposition de Mme Roseline Devin par un descendant de Raymond Scour. 

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MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): les MORTS pour la FRANCE de la SECONDE GUERRE MONDIALE: Aimé James et Adrien Montchaud.

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Après la présentation des Morts pour la France de la Grande Guerre, l’article sur Bernard Goujon disparu en Algérie, celui sur Marcel Mayaud dont l’avion fut abattu au-dessus de Diên Biên Phù, l’évocation de la mémoire des 2 déportés politiques Louis Delpech et Camille Revelin, avant-dernier volet avec les MPLF anconais de la Seconde Guerre Mondiale.

La gravure sur une face latérale de la base du monument, déjà présentée dans les précédents articles.

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On voit bien que 3 noms ont été inscrits après le 8 mai 45, les 2 autres étant des rajouts liés aux événements de l’Histoire de la décolonisation.

Sur ces 3 jeunes gens, 2 sont morts au début de la seconde guerre, le troisième, qui sera l’objet d’un article séparé est décédé en service commandé, en 1946 mais a toute sa place sur le monument de la commune.

Ce sont les fiches que l’on peut lire sur le site de Mémoire des Hommes qui ont permis d’écrire ces quelques lignes.

Aimé Paul Antoine JAMES

Il est né le 17 janvier 1898 à Montélimar de François Xavier James, rapidement décédé et Hélène Philippe Bernard.
Né en 1898, on comprend tout de suite qu’Aimé fit les 2 guerres mondiales.

C’était un grand gaillard de 1 mètre 79 (très grand à l’époque) aux yeux bleus qui devança l’appel de sa classe et s’engagea avec un an d’avance le 28 juillet 1916. Il fut affecté dans l’Artillerie Lourde, au 84ème Régiment puis au 85ème avant de finir la guerre dans l’Artillerie de Campagne, au 55ème RAC.

C’est au 85ème RAL, le 15 juillet 1918 qu’Aimé fut blessé au combat, par balle, à la jambe, au genou et au mollet droit. On peut lire cette citation sur son registre matricule:

« Observateur très courageux et très dévoué, dans la nuit du 14 au 15 juillet, voyant l’ennemi arriver à son poste d’observation et venu sous un bombardement violent mettre son commandant de batterie au courant de la situation, a été blessé dans l’accomplissement de cette mission ». Il s’est vu attribuer la Croix de Guerre, étoile de vermeil, pour ce fait d’arme.

Cela se passait du côté de Bouquigny, lieu-dit situé au sud-ouest de Reims, à mi-chemin de Château-Thierry et d’Epernay, entre Dormans et Troissy, à l’extrême pointe sud de l’attaque allemande de juin-juillet 1915 dans ce secteur.

Carte empruntée au site http://20072008.free.fr/variationfront19171918.htm

Rendu à la vie civile le 19 septembre 1919, après plus de 3 ans sous les drapeaux, Aimé reprit des études supérieures à l’Institut de Grenoble et devint l’instituteur du village d’Ancone de la rentrée 1921 jusqu’en 1927. Par la suite, il enseigna comme professeur à Aubenas puis à Annonay où il passa à l’Ecole Primaire Supérieure (l’équivalent du Collège actuel), juste avant la seconde guerre mondiale.

En parallèle, alors qu’il avait quitté l’Armée en 1919 comme Aspirant, il prit du grade dans la Réserve et devint Lieutenant  en 1925.

Rappelé donc le 2 septembre 1939 au moment de la mobilisation générale, il fut affecté au 184ème Régiment d’Artillerie Lourde de Valence. Il était alors âgé de 41 ans révolus.

Il ne connut pas la Drôle de Guerre ni l’attaque-éclair allemande de mai 1939 puisqu’il fut admis à l’Hôpital Desgenettes à Lyon le 25 novembre pour une crise hépathique qui lui fut fatale le 27 novembre 1939.

Malgré ses 2 guerres, sa blessure de 1918 et cette mort sous les drapeaux, il ne semble pas qu’Aimé James obtint la titre de Mort pour la France, suivant sa fiche dans Mémoire des  Hommes. 

Adrien Victor MONTCHAUD

La fiche matricule résumée dans Mémoire des Hommes nous apprend qu’Adrien Montchaud est né le 25 avril 1910 à Ancone.

Il fut donc rappelé le 2 septembre 1939 à l’âge de 29 ans et affecté au 11ème Régiment de Zouaves créé à ce moment-là, après la déclaration de guerre.

La fiche nous apprend sa disparition le 28 mai 1940 à Haubourdin dans le Nord.

De septembre 1939 au 10 mai 1940, la guerre sur le front français se résuma à quelques escarmouches, quelques excursions de commandos pour observer les ennemis. Ce fut la Drôle de Guerre, la guerre certes mais sans combats. Les Français et les Britanniques étaient restés aux pratiques militaires de 1914-18, l’attentisme sur la ligne de front puissamment défendue par la célèbre ligne Maginot. Les Allemands, insuffisamment préparés, bénéficièrent de l’aubaine et n’attaquèrent qu’au moment où ils en furent capables. Ce fut le 10 mai 1940. L’attaque fut brutale, inattendue puisque pour la troisième fois en 3/4 de siècle, les Allemands passèrent par la Belgique pour contourner le dispositif défensif allié, à la toujours grande surprise de cet Etat-Major.

Le débâcle des armées alliés fut totale, à cause d’une impréparation autant matérielle que stratégique et morale. Cela n’empêcha pas une hécatombe humaine à l’instar de ce qui se passa en août 1914.

 En se repliant vers le nord, les Alliés essayèrent de rejoindre le port de Dunkerque pour rembarquer vers le Royaume Uni. C’est dans la protection de cette manoeuvre que se déroula la bataille d’Haubourdin, dans le faubourg ouest de l’agglomération lilloise.

Plusieurs pages sur la toile racontent très bien cette bataille qui permit aux Alliés de gagner du temps dans l’optique du rembarquement mais qui martyrisa la ville.

http://mamet-dom.net/Hdin/Vest/Mai40.htm

ou

http://mamet-dom.net/Hdin/Vest/MartyreMai40.htm

C’est lors d’un des violents bombardements du front par les PanzerDivisionen qu’Adrien Haubourdin connut la mort. Il avait tout juste 30 ans.

Il repose à la Nécropole Nationale d’Haubourdin, dans la tombe individuelle n°140.

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JEU: SOIRÉE ADL du vendredi 29 maI… DAEMONIBUS… un bus, pas un TGV !

DAEMONIBUS

DAEMONIBUS

Soirée à 5 pour cette fin de mois de mai à Ancone.
Lionel sort DAEMONIBUS, un jeu de baston au premier abord intéressant qui consiste à collecter des cartes pour aller affronter Mortimer, le monstre central avec quelques chances de la battre. A part que les 5 candidats à la lutte finale ne coopèrent pas du tout et doivent se battre entre eux pour de dépouiller, piller et se donner le plus de moyens possibles pour cette bataille finale…

DAEMONIBUS

DAEMONIBUS

et c’est long, long pour y arriver. Plus de 3 heures pour y parvenir. Le jeu est une longue succession de jets de dés… quand on croit y parvenir, patatra, on repart presque à zéro suite à un jet de dés malheureux.

A la ramasse longtemps, je pus me refaire doucement la cerise pour affronter le monstre final victorieusement. Ouf! il était temps !

Le 2/10 de Tric Trac tout à fait justifié !

Après le départ de Guillaume, SEASONS à 4, connu par Lionel (beaucoup) et Sylvain (un peu). Beaucoup plus vif et intéressant que le précédent.

SEASONS

SEASONS

Une mécanique simple, des multitudes possibilités lors du choix des dés, un résultat logique pour une première fois… (mais le choix du deck de cartes initial est primordial… Quand on ne sait pas trop où l’on va, difficile d’être pertinent.) Lionel qui se balade toute la partie mais c’est logique sur un tel jeu. Agréable et à réessayer. Ce sera forcément mieux.

Seasons le retirage pareil mais différent

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Dans l’ANNUAIRE des POSTES de 1953… peu d’abonnés et quelques pages intéressantes.

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L’annuaire officiel du téléphone édité par les P.T.T. en 1953, mon année de naissance. En première page, c’est le savon Le Chat qui fait de la réclame (pas encore de la publicité). Pages blanches + pages roses (devenues jaunes depuis), cela fait 88 pages. On est loin de ce qui se fait de nos jours, l’annuaire Drôme 2014 faisant 1062 pages avec une écriture bien plus dense !

A l’époque, pour appeler un correspondant, on passait par le standard téléphonique, d’où cette maxime écrite en haut d’une page (il y a une maxime en haut de chaque page): Ayez pour la téléphoniste la courtoisie que vous attendez d’elle. L’appel était manuel, l’automatisation viendra plus tard.

Quelques autres maximes de bon sens: Si l’on vous entend mal, rapprochez-vous de l’appareil. ou Parlez lentement et distinctement. Ou encore celle-ci puisque téléphone et compte-chêques postaux étaient des nouveautés pour le grand public: Le payement des redevances téléphoniques peut être imputé à votre compte courant de chèques postaux.

 Voyons un peu quelques communes de la Drôme et leurs abonnés au téléphone.

ESPELUCHE…

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ne comptait que 7 numéros si l’on compte la Cabine (la Poste) et la Mairie. La Cabine d’ailleurs était ouverte 6/7 jours de 9h à 12h et de 15h à 18h. Le receveur travaillait donc le samedi après-midi jusqu’à 18h. toute l’année.

Les abonnés: les 2 châtelains (le Comte de Bléziers du château de Saint-Romain-aujourd’hui bien mal placé entre ligne TGV et Autoroute du Soleil près de la route de Montélimar et la famille La Bruyère du château de Lalo), les cycles Loudet qui n’avaient pas encore migré à Montélimar, l’usine Guillon fabriquant des couronnes mortuaires en plastique à l’ombre de Montceau et un batteur Béroule. Finalement, aucun particulier n’avait le téléphone !

ANCONE…

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Même chose pour Ancone, seuls 3 professionnels ont le téléphone dont le négociant en charbons Froment (qui deviendra le comptoir Froment) et la fabrique de meubles Mazet & Jouve qui a disparu. On peut y ajouter 4 abonnés les plus proches mais listés sur Montélimar: l’Aérodrome, le Centre de Télécommunications de l’Aérodrome, la Météorologie et le restaurant de l’aérodrome Vernier.

D’autres communes qui pourraient intéresser quelques lecteurs:

LA ROCHE-SAINT-SECRET…

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Aucun abonné !

MARSANNE…

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Quelques particuliers sont à la pointe du progrès (pas les Raymond !)

ROCHEFORT

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Personne n’est raccordé.

Pour terminer MONTÉLIMAR et un peu plus de 7 pages, où l’on retrouve des noms connus.

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Page 21, où l’on constate (mais la photo ne le montre pas !) que l’Hôtel des Postes est ouvert 6/7 de 8h à 19h et le dimanche de 8h à 12h. Un vrai service public ! Les nougats Arnaud-Soubeyran, la librairie Baume mais aussi le propriétaire du château de Novezan (sud de la ville, route d’Allan après un virage prononcé en haut d’une petite côte), de Baroncelli-Javon, certainement un parent de Falco de Baroncelli-Javon, le félibre camarguais, soutien des Républicains Espagnols et des Gitans ?

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Page 22… la pharmacie Boissel dont il reste l’enseigne, Boule qui entraînera l’UMS football dans ses grandes heures, l’opticien pédalant Brun, M. Cabiac dont les terres donneront leur nom à un quartier, le beau café Miland devenu une impersonnelle banque, les nougats Chabert & Guillot, maître Chancel…

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Page 23 avec l’école privée Sainte-Croix située route de Rochemaure (l’école forestière aujourd’hui). A noter qu’aucune école publique n’est reliée au réseau téléphonique ! A noter la belle publicité en bas de page.

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Page 24… le garage Renault situé alors en face de la caserne Saint-Martin, à 2 pas de la porte, Harlez magasin de TSF puis de télévision, Joguet photographe…

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Page 25… le docteur René Magis qui me mit au monde, le cartonnages Milou, disparus, au Pêcher…

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Page 26… et pas moins de 14 fabriques de nougats… mais 11 entreprises apparaissent ici et là sous le nom de leur patron, plus 3 confiseries… ce qui donne pas moins de 28 entreprises nougatières… l’air montilien devait être agréable à respirer !

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Page 27… erreur de l’affirmation de la page 23, l’école De-Gaulle (remplacée par la Médiathèque) est reliée au téléphone sous le nom de son directeur Rourissol, la quincaillerie Sibille, Tante Aimée hôtel de la place d’Aygu…

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Page 28… l’avocat Vallentin du Cheylard

Une autre époque, avant la démocratisation du téléphone.

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Des précisions et des coupures de presse sur LOUIS DELPECH et CAMILLE REVELIN.

Les Allobroges, quotidien communiste, commença de paraître à la Libération de la Drôme, en septembre 1944 jusqu’à ce qu’il soit absorbé par Le Dauphiné Libéré, un an plus tard. Le nom de Delpech et Revelin vont apparaître à plusieurs reprises dans les numéros de l’année 1945.

Joséphine Revelin, l’épouse de Camille Revelin, était très influente dans l’association U.F.F., l’Union des Femmes de France, organisation d’obédience communiste de la famille. On le lit dans ce renouvellement de bureau du 4 avril 1945:

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On y apprend qu’autour de Noël 1944, avait eu lieue une manifestation enfantine dont Les Allobroges font un compte-rendu dans le numéro du 3 janvier.

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On peut y lire que Louis Delpech comme Camille Revelin avaient une fille chacun qui récita un texte. Celle de Revelin se prénomme Odette et a été adoptée. Le journal publia ensuite des erratas pour citer d’autres personnes présentes à cette réunion enfantine.

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Joséphine Revelin était à l’époque présidente de l’U.F.F. d’Ancone et forte personnalité, tançait poliment les personnalités locales qui n’avaient pas daigné se déplacer à cette après-midi festive.

Alors que les Prisonniers de Guerre et Déportés du Travail commencent à rentrer au pays, on en parlera en fin d’article, la triste nouvelle tombe pour Louis Delpech le 30 juin, dans ce petit communiqué:

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Louis Delpech ne reviendra pas de Dachau. Roselyne Devin, une mémoire du village, se souvient qu’après ce drame, sa famille qui logeait à l’entrée du village près du pont du Meyrol quand il sort du tunnel du camp d’aviation, quitta Ancone pour la Côte d’Azur.

Quant à Camille Revelin, Les Allobroges ne parleront pas de son décès. Un Camille Revelin qui survit un peu par le prénom de son petit-neveu, taxi roulant bien connu au village. Ce dernier d’ailleurs ne connut jamais les faits qui entraînèrent l’arrestation et la déportation de son grand-oncle, la famille n’évoquant jamais ce sujet. Mme Revelin, de son métier matelassière, forte personnalité on l’a vu ci-dessus et que confirme cet autre article pour sa lutte contre le marché noir…

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avait souvent eu tendance à trop s’étendre sur des choses qui auraient dû rester confidentielles, surtout dans la période trouble de l’Occupation. Une fois son mari déporté, elle avait eu le courage d’essayer de le faire libérer en allant jusqu’en Allemagne. Sans succès. Camille Revelin est mort du typhus dans d’affreuse souffrance au camp de Neuengamme, situé a nord de l’Allemagne, proche de Hambourg. Voici quelques vues de ce sinistre lieu, implanté dans une région marécageuse, construit par les prisonniers eux-mêmes, vues extraites du livre de Pierre Brunet « Les Martyrs de Neuengamme- le camp méconnu… » paru en 1975.

VUE GÉNÉRALE DE NEUENGAMME

VUE GÉNÉRALE DE NEUENGAMME

PLAN GÉNÉRAL

PLAN GÉNÉRAL

UNE DES PORTES INTÉRIEURES SÉPARANT DIVERS SERVICES

UNE DES PORTES INTÉRIEURES SÉPARANT DIVERS SERVICES

CAMP DE NEUENGAMME

CAMP DE NEUENGAMME

Ce sont les derniers prisonniers de ce camp qui disparurent dans le tragique épisode du Cap Arcona, ce paquebot affrété par les SS pour aller les couler en mer du Nord mais que l’aviation britannique anticipa involontairement la catastrophe, croyant avoir affaire à des nazis essayant de s’échapper.

Le typhus est la maladie de la promiscuité et du manque d’hygiène dans des groupes humains importants: réfugies, prisonniers, déportés, victimes de catastrophes naturelles ou humaines. Déclenché par les rats et souris, il est transmis à l’homme et d’homme à homme par les puces et les poux. Il se caractérise par de fortes fièvres et des irruptions cutanées. Sans antibiotique, la mort est quasi certaine.

Pour terminer, quelques extraits de presse des Allobroges nous présentant ceux qui sont revenus, des prisonniers de guerre et déportés du travail de retour au village en ce premier semestre 1945:

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dans le numéro du 19 avril: Albert Mercier

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dans celui du 15 mai: ceux de Henri Fabregoule, Robert Mandraud, Marcel Lauzun, Marcel Astier et Julien Hilaire

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dans celui du 2 juin, le retour de Charles Froment.

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LOUIS DELPECH et CAMILLE REVELIN, 2 DÉPORTÉS honorés sur le MONUMENT aux MORTS D’ANCONE

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Quatrième volet sur les Morts Pour la France du Monument d’Ancone, les  MORTS EN DEPORTATION :

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DELPECH LOUIS et REVELLIN CAMILLE.

L’un comme l’autre ne sont pas des Anconnais de souche mais ils résidaient sur la commune pour leur travail et c’est à Ancone qu’ils ont été arrêtés.

 Quelques recherches sur Internet et une visite au mémorial de Mirmande permettent de recueillir des éléments sur le parcours et les souffrances endurées par ces deux hommes.

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LOUIS DELPECH

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Une rue d’Ancone menant vers Montélimar a été baptisée à la fin du siècle du nom de Louis Delpech.

« Et la liste des personnes appréhendées à Montélimar enfle encore : le 21 juillet (1944) et dans les jours suivants, cinq radiotélégraphistes de la station météo d’Ancône sont appréhendés : Raoul Bonneau, 37 ans, Vendéen, le chef de centre, Paul Bonnier, 40 ans, du Pas-de-Calais, Robert Fouillet, 34 ans, Louis Delpech, Gardois de 44 ans, et Paul Henri Saumard, 46 ans, de Haute-Vienne. Ils sont accusés d’émettre clandestinement pour la Résistance.

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La station météo de Montélimar de nos jours, peu différente de ce qu’elle était en 1944.

Tous sont morts durant l’hiver 1945 à Dachau ou ses kommandos de Melk et Ebensee, sauf Bonneau, libéré de neuf mois de souffrances à Dachau, qui mourra à l’hôpital Bichat à Paris lors de son retour. « 

Matricule au camp de concentration de Dachau : 72493

Delpech Louis

Sexe  M

Né le 12/06/1921 à Saint Thibéry (34)

Nationalité  F

Date de libération du camp 30 avril 1945 -Annexe où était détenu Louis Delpech: Allach.

Le 29 avril 1945 la 45e division d’infanterie de la septième Armée américaine libéra le camp. Malgré l’ordre donné par l’état-major allemand de tuer tous les prisonniers, la plupart des survivants purent être libérés.

 Le camp de Dachau est situé en Bavière, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Munich. C’est le premier camp de concentration créé par le III ème Reich, le 20 mars 1933. Il constitue ainsi le modèle de référence sur lequel d’autres camps ont été construits et ont fonctionné jusqu’à la fin de la guerre.

Allach : Ce très important Kommando du camp de Dachau fait travailler les détenus à différents projets et productions : d’abord pour une manufacture de porcelaine, ensuite pour la firme BMW, enfin pour différents chantiers de l’organisation Todt. Il compte jusqu’à 3 850 détenus. Il est situé près de Dachau et est créé le 17 mai 1944.

Delpech

Le nom de Louis Delpech apparaît en bas de la colonne de gauche sur cette plaque du Mémorial de Mirmande…

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ainsi que sur le Monument aux Morts de Montélimar (colonne de droite au milieu)… la station météo où il a été arrêté est située sur le territoire de Montélimar. A noter également celui d’un compagnon d’infortune Raoul Bonneau (bas colonne du centre)

CAMILLE REVELIN

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Une place d’Ancone devant les écoles a été baptisée à la fin du siècle du nom de Camille Revelin.

Le 12 mai 1944, des résistants, « une vingtaine de personnes de classes et opinions politiques diverses » et pour des  « motifs inconnus », dit le rapport de gendarmerie, sont arrêtés par les Allemands à Montélimar : certains sont libérés, peut-être après un séjour à Montluc. D’autres n’échappent pas à la déportation.

Rose Liard, née à Marsanne, 53 ans, qui tenait un magasin de mode dans la Grand-Rue, cachait des réfractaires et fournissait des faux papiers, est déportée à Ravensbrück. « Avec une modestie et une simplicité sans égale, [elle] a hébergé presque quotidiennement pendant longtemps à toute heure du jour et de la nuit, tous les agents et chefs régionaux de la Résistance », écrit le capitaine d’aviation Vernier à propos de Rose Liard. Elle arrive au camp de Neue Bremm à Sarrebruck le 14 juillet. Elle poursuivra son chemin vers Ravensbrück où elle mourra le 30 mars 1945.

Les hommes, le docteur Clément Paul Jeune, 45 ans, originaire de Roynac, Fernand Mirabel, 46 ans, coiffeur dans la Grand-Rue, Paul Nègre, 32 ans, professeur venu des Basses-Alpes, Pierre Quilichini, 49 ans, originaire des Alpes Maritimes, contrôleur principal aux PTT, André Reboul, laitier de 22 ans, qui plaçait dans différentes fermes de la région des jeunes astreints au STO (Service du travail obligatoire), et faisait délivrer de fausses cartes d’identité, Camille Révelin, 42 ans, de l’Isère (Vienne), chauffeur à Ancône, Émile Roche, né à Sauzet, 52 ans, mécanicien, Félix Sodine, 51 ans, maçon né en Algérie, sont transportés à Neuengamme le 18 juillet 1944. Albert Retrou, 62 ans, voyageur de commerce originaire de Seine-et-Marne, arrêté le 3 juin à Montélimar, ira à Neuengamme.

Le Valentinois Pierre Colognac, 21 ans, pris le 5, est déporté à Dachau.

On devine à des immatriculations qui se suivent que certains ont tout fait pour rester ensembles. Reboul, Roche et Nègre reçoivent les numéros 37 220, 37 221 et 37 222. Après la quarantaine, presque tous seront dispersés dans divers komandos de travail.

 Seuls reviendront en vie Colognac, Reboul, Mirabel et Quilghini, libérés en avril 1945.

Jeune et Nègre meurent à Bergen-Belsen le 9 février et le 11 mars 1945. Retrou et Roche meurent à Neuengamme les 8 et 11 janvier 1945, Révelin, le 28 mars. Sodine transféré de Neuengamme au komando de Sandbostel y meurt le 4 avril 1945.

Transport vers le camp : parti de Compiègne le 15 juillet 1944

Matricule au camp de Neuengamme : 36833

Nom Prénom : Revelin Camille

Né le 15 juillet 1902

Lieu de naissance Vienne (38)

Sexe : M

Nationalité : Française

Parcours : F Bremen (Brême) -Farge *

Statut : Décédé en déportation

 * Dans le livre de Pierre Brunet « Les Martyrs de Neuengamme- Le camp méconnu.. » édité en 1975 par l’Amicale de Neuengamme, sous le titre « Sur le chantiers de la Kriegsmarine », on peut lire page 19: La kriegsmarine fut une très grosse mangeuse de déportés, car un nombre important de ses bases, surtout sous-marines étaient implantées dans la zone alimentée par Neuengamme… A Brême, lorsque les ports de l’Atlantique furent devenus inutilisables, une série d’installations fut entreprise. Dans l’immense chantier « Valentin » à Brême-Farge sur la Weser en aval d’une vingtaine de kilmètres du port hanséatique, 2 700 détenus furent condamnés à construire un immense bunker, refuge pour sous-marins puissamment betonné de 14 mètres d’épaisseur…Durement touché à coup de bombes de 10 tonnes par une violente intervention aérienne britannique, le vendredi-saint 1945 (le vendredi 30 mars), il ne fut jamais terminé. A cette date, Camille Revelin était décédé depuis 2 jours.

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Sur cette seconde plaque du Monument aux Morts de Montélimar apparaissent tous les autres noms des déportés décédés cités dans les 2 articles, sur la colonne du milieu: Raoul Bonnier, Paul Jeune, Rose Liard, Paul Nègre, Albert Retrou, Emile Roche, Henri Saumard et Félix Sodine.

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Plaque-souvenir de Camille Revelin située sur le tombeau de sa belle-famille anconnaise Deloule dans le cimetière communal… tombeau dans lequel repose son épouse Joséphine, née Rollin.

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A noter que l’orthographe exact du nom doit être Revelin avec un seul L.

Travaux de recherche et de rédaction par 

Michel et Thibaut MARMUS.

Sources :

– Musée virtuel de la résistance : http://www.museedelaresistanceenligne.org/ 

– Fondation pour la mémoire de la déportation : http://www.bddm.org/liv/index_liv.php

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MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): MARCEL MAYAUD mort pour la France en INDOCHINE en 1954.

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Troisième volet du petit hommage aux Morts pour la France dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts d’Ancone. Après avoir parlé des disparus de la Grande Guerre, après avoir évoqué la mémoire de Bernard Goujon tué en Algérie, voici une petite (et incomplète) recherche sur Marcel Mayaud, porté disparu le 31 mars 1954 en Indochine comme on peut le lire.

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L’inscription sur le monument d’Ancone…

Le père de Marcel, Louis Mayaud tenait une ferme située sur la route de Rochemaure, ce bout de route que l’on voit encore au-dessus de la place des platanes, coupée par le canal de dérivation du Rhône, route qui rejoignait la route Montélimar-ancien pont de Rochemaure. Cette ferme, comme d’autres lieux d’habitation, a donc disparu lors de la construction du canal, les parents perdant en même temps leur lieu de vie à Ancone et l’un de leur fils en Indochine.

Un extrait de presse datant du 29 janvier 1945 dans les Allobroges parle d’un don fait par ce Louis Mayaud à une dame…

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même si la conclusion n’est pas claire: « suivi des faits » ce qui n’est pas sympa ou « suivi par d’autres dons d’autres personnes » qui est plutôt un mot d’espoir.

Revenons à la fiche de Marcel Mayaud sur le site Mémoire des Hommes qui nous apprend qu’il est né à Ancone le 13 mars 1922 et qu’il est tombé (qu’il a disparu) à Diên Biên Phù le 31 mars 1954, à l’âge de 32 ans. C’est donc dans la cuvette de Diên Biên Phù que l’histoire personnelle de cet anconais rejoignit l’Histoire de France.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les peuples colonisés d’Afrique et d’Asie et leurs élites pensèrent que l’esprit de la Libération allait souffler pour leur permettre d’envisager une nouvelle relation avec la France. Ils déchantèrent vite. En Indochine comme en Algérie, la décolonisation se fera dans la  douleur et l’Indépendance sera obtenue à l’issue d’un conflit meurtrier. Cette première guerre d’Indochine, de 1946 à 1954, opposera donc le Viet-Minh communiste de Ho-Chi-Minh à une armée professionnelle française issue de la Résistance et pour pas mal d’éléments de la disparition de l’armée allemande. D’un côté, Chinois et Soviétiques amèneront une aide importante avec des armes et des conseillers. De l’autre, les Français bénéficieront d’un coup de main américain en matériel et mercenaires.

Pour essayer d’attirer, de fixer et d’écraser les troupes viet-minh de Giap, assez insaisissables, l’Etat-Major français imagina de créer un camp retranché en plein territoire vietnamien, à 600 km d’Hanoï, près de la frontière loatienne. Cette idée n’était pas si saugrenue que cela car une expérience précédente à Na San en 1952 avait permis de mettre en déroute l’armée de Giap en lui infligeant de grosses pertes. Mais Na San n’était pas Diên Biên Phù et l’éloignement plus important de Hanoï rendit bien plus délicate la tâche de l’aviation, véritable cordon ombilical pour le camp retranché.

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La première de couverture de la BD de Thierry Gloris et Erwan Le Saëc.

A cela s’ajouta la mosson qui aggrava les difficultés des avions et un élément que l’Etat-Major n’avait pas imaginé, la possibilité pour le Viet-Minh d’amener de l’artillerie lourde et de la DCA aux abords de la cuvette. Ce furent des centaines de milliers de coolis qui tracèrent des pistes, les entretinrent et portèrent sur des bicyclettes Manufrance aménagées pour recevoir des charges de 250 kg, le matériel du siège, de nuit pour éviter les bombardements aériens. Cela rendit vite intenables les positions des défenseurs du camp retranché.

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Du même album, avant et après l’apport de l’artillerie viet-minh.

Marcel Mayaud était sergent-chef dans l’Armée de l’Air, et appartenait au GT 2/64 Anjou, GT comme Groupe de Transport. Cette unité  était équipée de Douglas C-47 appelés communément Dakota. C’étaient des appareils de transport de matériel et de troupes. Au début de l’installation du camp retranché de Diên Biên Phù, la noria des Dakotas permit d’amener les hommes et tout le matériel nécessaire au siège qui se préparait. On était alors en novembre 1953 et la piste d’atterrissage fut utilisable jusqu’en mars 1954.

Le Viet-Minh attaqua réellement le camp retranché une première fois du 13 au 15 mars 1954 où les appareils de ravitaillement continuaient à se poser, déposant du matériel et emportant les blessés les plus gravement atteints vers Hanoï.

Le ciel bas et continuellement bouché, la redoutable DCA cachée dans une végétation luxuriante malgré les bombes de napalm rendaient la tâche de l’aviation de plus en plus ardue et périlleuse, autant celle de la chasse que celle des ravitailleurs. Le drame eut lieu en début de soirée.

Comme on peut le lire sur Le Dauphiné Libéré du 1er avril 1954,

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Giap avait repris l’offensive dans la nuit du 30 au 31 mars 1954. C’était l’enfer dans la cuvette mais aussi dans les airs. Le Dakota 878 de l’ET Anjou fut frappé par la flak viet-minh et alla s’écraser aux alentours du camp. A son bord, 7 navigants. Dans le poste avant, les pilotes et techniciens Guiraud, Demart, Mataud et Burat; à l’arrière les 3 dispatcheurs dont l’anconais Marcel Mayaud. A moins que le Mataud du livre ne soit Mayaud avec une coquille! Alors que pas mal de vol avaient été secoués ou touchés, il s’agit là du seul Dakota du GT 2/64 Anjou descendu en vol. Nous devons ces renseignements à Alexander Garnier du site escadrilles.org nous rapportant, après questionnement, les écrits de Patrick-Charles Renaud dans son livre Aviateurs en Indochine.

On retrouve les fiches de Marcel Guiraud  (né le 28 août 1916 à Montflaquin) et Pierre Demart (né le 27 janvier 1930 à Neufchâtel) dans Mémoire des Hommes, tous deux morts ce même soir à Dien Bien Phù.

Suivant ce même site, on peut comptabiliser que ce même 31 mars 1954 tombaient 95 autres hommes à Diên Biên Phù (dont 63% n’étaient pas nés en Métropole: Afrique et Maghreb, Vietnam, Allemagne, Italie, pays de l’Est de l’Europe). Dans les airs, l’avion de chasse du lieutenant de vaisseau Jean Andrieux venu du porte-avions Arromanches en golfe du Tonkin fut lui aussi abattu, son pilote tué.

Le camp retranché de Diên Biên Phù tombait le 7 mai 1954, accélérant les discussions entre Français et Viet-Minh à Genève. Un accord signé le 20 ou 21 juillet 1954 allait mettre fin une première fois à la guerre au Vietnam et définitivement à la présence française en Extrême-Orient.

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ANCONE: La DISPARITION de BERNARD GOUJON dans la PRESSE en 1961

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La presse fit état de la disparition de l’Aspirant Bernard Goujon d’Ancone en août 1961 puis de son inhumation à Ancone en septembre 1961.

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Le Dauphiné Libéré du 15 août 1961 évoque le décès de Bernard Goujon et présente ses condoléances à sa famille dans un petit article en page départementale.

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C’est au moment des obsèques que le Dauphiné Libéré couvrit largement l’événement qui avait bouleversé toute une région.

Dans le journal du 11 septembre tout d’abord, l’avis des obsèques de la famille et celui du conseil municipal qu’Albert Goujon, père de Bernard présidait.

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Le 12 septembre, c’est un article en page locale qui rappelle la cérémonie.

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Le 13 septembre, un article beaucoup plus conséquent relate les obsèques suivies par tout le village et de nombreuses personnalités civiles et militaires.

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Un article qui permet de comprendre toute la solennité de cette cérémonie et la peine que le village avait éprouvé devant ce drame.

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Autre quotidien départemental,

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dont la zone de diffusion est plutôt sur Valence ne parle pas du décès de Bernard Goujon au mois d’août. Par contre, au moment des obsèques, le journal publiera un grand article en page régionale, rappelant également les faits.

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Un hebdomadaire local maintenant (Drôme-Ardèche sud):

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En pleines vacances d’été, l’hebdomadaire ne paraît que 2 fois par mois. L’article est important et ressemble à celui du Dauphiné, certainement écrit par la même plume, cela sera encore plus net plus loin.

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Après les obsèques du 12 septembre….

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l’article est conséquent, proche de celui du Dauphiné, malgré une mise en page moins visible.

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Malheureusement, toujours pas de photo de cette cérémonie.

Le texte du long article pour vous permettre de le lire:

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Autre hebdomadaire local, aujourd’hui disparu,

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du 19 août annonce le décès en Algérie:

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Après les obsèques, le numéro du 16 septembre publie un article tout en longueur comme pour la Tribune, sans réel titre en page 2:

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En détail pour vous permettre la lecture:

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Un texte proche de ce que l’on a déjà lu.

Enfin, un hebdomadaire départemental, proche de l’église catholique, qui malgré que la famille Goujon était très croyante, n’en fit pas trop:

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Un petit article apprend aux lecteurs le décès de Bernard Goujon

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Le

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c’est dans un éphéméride départemental

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que sont sobrement évoquées les obsèques.

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Enfin, plus tard dans le temps, le bulletin des Anciens Elèves Maristes d’Aubenas…

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consacra une page à la mémoire de Bernard Goujon.

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Avec une nécrologie rappelant le parcours de cet jeune « ancien » élève

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la citation militaire

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et le discours (déjà lu dans le précédent article du blog)  prononcé par le capitaine de l’unité, en Algérie, lors des premières obsèques.

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Les photos et documents des 2 articles ainsi que ce dernier bulletin sont la propriété de Françoise Keledjian qui doit être remerciée pour sa collaboration. Les coupures de presse ont été trouvées aux Archives de l’Agglo. à Montélimar (Le Dauphiné) et aux Archives départementales (La Tribune, Le Montélimar et Peuple Libre).

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