Archives de Tag: Caderousse

LES TROIS FRÈRES

Pas une comédie, loin de là,  comme on peut le voir sur les visages des personnes posant sur cette photo !

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Nous sommes en octobre 1914 (c’est noté au dos), dans le studio d’un photographe orangeois et les trois frères posent avec leur mère Léonie Guérin née Radelet. Ils semblent déjà tous porter le deuil du père, Adrien-Gabriel qui pourtant ne sera gazé qu’un an plus tard du côté de la Pompelle.

Les trois frères sont donc Séraphin l’aîné âgé de 17 ans, Gabriel le cadet 13 ans, mon grand-père et Léonce le benjamin 8 ans, en petit marin…

Les voilà à nouveau quelques années plus tard posant sous l’uniforme du service militaire « pour tous ».

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Séraphin (né le 31 octobre 1897) dans la tenue d’artilleur alpin fera 3 ans de service dont 2 pendant la Grande Guerre, ce qui l’emmènera à Nice puis dans les Vosges et en Italie, en Alsace et en Allemagne, on en reparlera plus longuement… photo prise dans le studio niçois Germondi…

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Gabriel (né le 25 février 1901) échappera à la Première Guerre mais sera rappelé pour la Seconde. Incorporé dans un groupe cycliste, sa possession d’un permis de conduire l’amènera à délaisser les vélocipèdes pour conduire des gradés en automobile, on en parlera aussi…

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Léonce (né le 20 avril 1906) ira du côté de Marseille pour accomplir ses obligations militaires, comme l’atteste la photo du studio Chenoz, rue de Rome.

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Le RHÔNE à CADEROUSSE évoqué sur des cartes postales envoyées pendant la GRANDE GUERRE

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Une carte fantaisie envoyée à l’artilleur alpin Séraphin Guérin par sa cousine (du côté de sa mère) Marie Radelet le 1er février 1917.

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Après quelques considérations, elle évoque le froid vif qui sévit en cette période de l’année.

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On peut dire qu’il fait vraiment très froid et comme on peut l’imaginer, le mistral doit souffler ce qui doit rendre l’ambiance sibérienne. Le Rhône bien entendu s’est mis au diapason.

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Lo Rose est donc gelé avec une belle épaisseur de glace, preuve que le froid devait sévir depuis plusieurs jours. Toutefois, il faut relativiser car le fleuve n’étant pas canalisé à l’époque, son débit devait être faible (période d’étiage) et la glace prenait plus facilement.

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Seconde carte…

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envoyée par son petit frère Léonce au nom de la maisonnée: sa mère Léonie, son frère Gabriel (mon grand-père) et lui. Elle est partie de Caderousse le 28 décembre, sans année précisée.

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Là aussi, le Rhône fait des siennes dans un autre sens qu’en février 1917…

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un trop-plein d’eau avec une inondation qui recouvre routes et champs… si bien que la carte risque d’être retardée. On peut donc penser qu’il s’agit de la crue de fin-décembre 1918 signalée sur le site internet de la CNR. Séraphin n’a pas encore été libéré par l’armée, il s’en faut de beaucoup.

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Il y a 100 ans jour pour jour: Adrien-Gabriel Guérin et la 5ème Escouade se faisaient photographier à LA POMPELLE

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(JOUR 149 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pas sur cette photo annotée par son fils Séraphin mais en meilleur état que celle déjà présentée. A noter la baïonnette qui se confond avec le poteau.

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Il ne s’agit pas de cette autre photo prise le 21 octobre 1914 à Bellefond près de Dijon, elle aussi mieux conservée que celle présentée dans les articles Adrien-Gabriel Guérin Mort pour la France en 1915. 

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Voici donc la photo montrant les hommes de la 5ème Escouade de la 5ème Compagnie du 118ème Régiment d’Infanterie Territoriale…

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posant devant le fort de la Pompelle qui défendait Reims. Ce régiment composé de militaires de la région d’Avignon, des réservistes plus âgés venaient de creuser des galeries souterraines et des puits pour protéger l’ouvrage d’art de la guerre des mines qui faisait rage.

Mais ce qu’il y a de très intéressant, c’est que sur un autre tirage un peu passé de cette même photo,

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on ajouta au dos les noms des 16 hommes de l’Escouade.

Le moteur de recherche internet ne ciblant pas encore des mots écrits sur des images, voici donc la liste de ces hommes:

1- Henri Bouvarel, caporal, d’Orange

2-Fortuné Callet de Rognonas

3-Bernard Elpide de Buisson

4-Félix Saïn de Montfavet

5-Jean-Baptiste Boiron de Chateaurenard

6-Gustave Clément de Vaison

7-Marius Clément de Vaison

8-Martial Bonifacy de Goult

9-Trézal du Thor

10-Elie Gérard de la Bastide des Jourdan

11-Gustave Bayol de Saint-Andiol-de-Berg

12-Emile Tourrette d’Avignon et Paris

13-Marius Bisol de Saint-Rémy

14-Adrien Guérin de Caderousse

15-Albert Rigaud de Rio-Salado-Bédarrides

16-Gaétan Argelier de Chateauneuf-de-Gadagne

On le voir, ce sont des Vauclusiens et des gens des Bouches-du-Rhône.

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De ce groupe, Jean-Baptiste Voiron connaîtra la même fin, le même jour au même endroit que Gabriel, le 21 octobre 1915, suite à une attaque allemande au gaz.

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Petite RADIOSCOPIE du MONUMENT aux MORTS de la GRANDE GUERRE de CADEROUSSE (Vaucluse)…

… à partir des fiches des Poilus telles qu’elles sont mises en ligne par les Archives Militaires du fort de Vincennes depuis 2003.

dardun martial

Construit à partir du 27 juin 1937 et inauguré le 11 novembre 1937, le Monument aux Morts de Caderousse porte les noms de 106 soldats tombés pendant la Grande Guerre, ce qui est un chiffre assez conséquent pour une population à l’époque de 2 529 âmes au recensement de 1911. C’est donc 4,2% de la population qui a disparu dans le conflit. C’est plus que la moyenne nationale qui doit tourner autour de 3%. C’est ce que connurent en gros les communes agricoles alors que le monde urbain était plus épargné (hommes plus qualifiés donc moins exposés militairement car utiles ailleurs, usines principalement).

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Tout d’abord, il a été assez facile de retrouver les fiches des Poilus dans le long listing national. Seules 4 personnes n’apparaissent pas: Bacchini Orfeo, Millet Maurice, Moutte Henri et Raynaud Louis. Une cinquième est douteuse: Pellegrin Fernand sur la fiche duquel Caderousse n’apparaît pas mais est un voisin de Laudun, commune séparée seulement par les 2 bras du Rhône. On peut considérer que c’est bien cette personne. Tout à fait arbitraire !

C’est donc 102 poilus dont on connaît les renseignements transmis par les autorités militaires qu’on va décortiquer.

Première remarque, le monument prend ses aises par rapport à l’état-civil militaire (ou l’inverse) puisque pas moins de 18 prénoms sont inexacts, correspondant souvent au second prénom mais pour 2 ne correspondant pas du tout:

Le Redon Achille du Monument est prénommé Paul Claudius à l’Armée, Tardivier Louis devient Tardivier François-Claude. Enfin, une faute s’est glissée dans le nom de Ouvrier qui s’appellerait plutôt Ouvier. On voit bien à la lecture de la liste que le graveur a dû reprendre son écrit puisque des noms viennent s’ajouter hors-ordre alphabétique en haut ou bas de pages.

Seconde remarque plus intéressante, 87% des Morts caderoussiers sont nés à Caderousse: (87/102) au XIXème siècle. Les autres ne viennent pas de très loin: du proche Nord-Vaucluse (Orange: 4; Piolenc, Mornas, Sorgues, Lapalud: 1) ou du proche Gard (Saint-Victor-la-Coste, Rochefort-du-Gard, Laudun, Montfaucon: 1). Seul, Paul Melon né à Codognan a dû faire environ 80 km pour rejoindre le village. Il est d’ailleurs mort à Craonne célèbre pour sa chanson pacifiste.

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Autre élément important, les pertes subies par les classes.

Chez les plus anciens, ceux de la Territoriale, on trouve 2 morts en 1872 (dont Adrien-Gabriel Guérin, on en a parlé dans 2 articles, qui est  le plus âgé- à 18 jours près- Mort pour la France à Caderousse) et 2 autres en 1873.

A partir de la classe née en 1877 jusqu’à la classe 1899 (ceux qui avaient de 15 à 37 ans lors de la déclaration de guerre), il y a toujours eu au moins 1 victime par classe. La classe d’âge la plus touchée fut celle de 1888 (27 ans en 1914) avec 10 victimes (ce qui est énorme !), la classe de 1892 avec 8, celle de 1882 avec 7, celles de 1883, 1886, 1887, 1894, avec 6. Voir le petit tableau exel ci-joint.

Caderousse Grande Guerre

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L’année de décès des 102 Caderoussiers Morts pour la France.

Là, les propos de Gilles Vergnon, conférencier dont on peut lire un petit résumé par ailleurs, étaient tout à fait pertinents. Le début de la guerre fut une véritable hécatombe, à Caderousse comme dans toutes les communes de France: 15 morts en août, 13 en septembre, 5 en octobre pour 36 morts pour 1914 ! Soit 1/3 des pertes de cette guerre en 5 mois !

Par la suite, le nombre de victimes décroit régulièrement: 25 en 1915, 16 en 1916, 7 en 1917. Les hommes sont terrés dans les tranchées et tant qu’il n’y a pas d’attaque d’un côté ou de l’autre, la vie est plus sûre. Et cela malgré Verdun en 1916 dont on a fait finalement à tort le symbole de la boucherie que fut la Grande Guerre.

La reprise de la guerre de mouvement en 1918 voit le nombre de victimes enfler à nouveau avec 16 pertes dont 6 en août et 4 en octobre. A noter qu’André Paul Mandon fut tué à Oisy (Aisne) une semaine jour pour jour, avant l’Armistice.

Enfin, 2 malheureux moururent après le 11 novembre et sont tout de même inscrits comme Morts pour la France: Joseph-Louis Berbiguier mort des suites de ses blessures le 4 décembre 1918 à l’Hôpital de Coltzéa (?) en Roumanie et  Fernand Pellegrin (dont on a déjà parlé) le 14 août 1919 en gare de Blainville-la-Grande (Meurthe-et-Moselle) suite à un tamponnement de trains.

pellegrin fernand

Les lieux des décès.

C’est dans la Meuse que 27 Caderoussiers rendirent l’âme dont 6 à Saint-Mihiel dont on connaît le saillant tenu par les Allemands et 3 à Montcourt.

En second lieu, la Marne bien entendu avec 16 morts dont 3 à Lagarde. L’Aisne et la Somme ont vu disparaître 7 hommes chacun, le Pas de Calais et la Moselle 5, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges 4, l’Oise 3, le Haut-Rhin et la Haute-Saône 2, les Ardennes 1.

3 Caderoussiers sont morts en défendant la Belgique et 2 en Allemagne.

Certains sont partis dans des terres bien éloignées des digues de Caderousse: en Roumanie on l’a vu, Marius Bernard en Palestine (Ludd en arabe, Lod en hébreu), Ange Perrin à la Redoute Bouchet à Gallipali presqu’île turque dans le détroit des Dardanelles, Albert Robert à Moudros en Grèce, Paul Ruat à Leonica en Albanie.

D’autres se sont éteints dans des hôpitaux éloignés en Haute-Vienne, à Rennes, à Nevers, à Saint-Etienne ou proche: Privas (2) et Orange. Enfin Auguste Bruguier est mort des suites de ses blessures au Panier, à Caderousse.

Un lieu de décès n’est pas mentionné sur une fiche.

Les causes des décès.

Elles sont faciles à trouver: la guerre directement, les suites des blessures ou la maladie.

Ainsi, 46 Caderoussiers ont sur leur fiche la référence « Tué à l’ennemi » dont 2 avec cette précision: un balle ennemi dans la tête pour Martial Dardun et par un éclat d’obus pour Raphaël Ouvier.

Plus difficile pour les familles, 21 victimes sont des « Disparus » dont le corps n’a pas été retrouvé, soit 1/5ème des morts caderoussiers.

17 fiches font mention de « Morts des Suites de ses blessures », 8 à l’hôpital , 9 à l’Ambulance (dont 1 canonnier décédé des suites de brûlures à Ludd). 8 Poilus sont morts de maladie dont manifestement 2 de la redoutable grippe espagnole: 3 en début de guerre 1914-15, 5 en fin 1917-18).  1 est décédé chez lui, on l’a vu, 1 en captivité, 1 par accident on l’a aussi vu et une fiche ne mentionne que « Mort pour la France ».

Enfin, juste un petit mot sur l’aïeul Adrien-Gabriel Guérin, victime des gaz allemands à la Pompelle. Un autre caderoussier, du même 118ème Régiment d’Infanterie Territoriale, l’adjudant Emile Sauvage a connu la même fin le même jour au même endroit (voir écrit sur ce sujet dans l’article ADRIEN-GABRIEL GUÉRIN MORT POUR LA FRANCE en 1915 (2/2))

sauvage émile

Pour finir, les unités dans lesquelles servaient ces hommes et leurs grades.

Comme on peut s’en douter, c’était en majorité de la chair à mitraille peu gradée.

Ainsi, 57 Poilus était dans un Régiment d’Infanterie, 10 en Infanterie Coloniale,  4 en Infanterie Territoriale, 9 chez les Chasseurs à Pied, 3 chez les Zouaves, 2 chez les Tirailleurs Algériens, 1 dans un Régiment de Marche d’Afrique.

11 hommes étaient dans l’Artillerie dont 1 dans l’Artillerie de Montagne.

2 servaient au Génie et 1 portait la belle tenue des Dragons (il me semble me souvenir de sa tombe au cimetière quand j’étais petit avec la photo en couleur de cet homme en tenue de Dragon en médaillon; près du dépositoire).

Les fiches d’Albert Robert et Raphael Ouvier ne sont pas lisibles à cet endroit et vous pouvez chercher de vous même.

robert albert ouvier raphael

Quant aux grades de ses garçons, les 3/4 sont des 2ème classe ou soldat (77), 2 ont été honorés de la distinction de  1ère classe. On trouve 6 caporaux (dont 1 caporal fourrier), 1 sergent et 2 adjudants.

Dans les grades inférieurs, il doit y avoir aussi 5 canonniers conducteurs, 2 maîtres pointeur, 1 maréchal des logis, 1 maître ouvrier, 1 sapeur et 1 brancardier (Louis Roche).

Il n’y eut que 3 sous-lieutenants disparus au milieu de leurs hommes: Ernest Aubépart, Norbert Brichet et Raphael Marcellin.

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L’impressionnante liste des victimes sur le monument aux Morts situé au coeur du cimetière.

La conséquence de ce désastre humain se fit lourdement sentir à Caderousse. Alors que la commune comme on l’a dit comptait 2 529 habitants au recensement de 1911, celui de 1921 ne dénombrait plus que 1 911 personnes soit un effondrement de 621 personnes ou 24%. Considérable !

Aux 106 morts de cette guerre, des jeunes gens qui ne prirent pas femmes pour certains et ne firent plus d’enfants pour tous, on doit ajouter les ravages de la grippe espagnole dans la population civile. Le déficit de population doit bien s’élever à 350/400 personnes en conséquence de ces 2 catastrophes. Pour le reste, c’est l’exode rural qui s’accéléra à l’époque, pour preuve le grand-oncle Séraphin Guérin qui, au retour de la guerre, quitta Caderousse pour aller travailler dans une banque à Orange puis Avignon.

Il fallut attendre l’an 2000 pour que la population caderoussienne retrouve le niveau de 1911 !

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Au CIMETIÈRE de CADEROUSSE, que reste-t-il des MORTS POUR LA FRANCE de la GRANDE GUERRE ?

Il y a bien sûr le Monument placé au coeur du cimetière avec les 106 noms des Morts pour la France de la Grande Guerre et les 8 noms de ceux tombés lors de la Seconde Guerre. Mais une visite rapide a permis de prendre quelques photos de plaques sur les tombeaux familiaux de ses disparus que l’on connaît un peu mieux maintenant. Il faut se dire que ces inscriptions datent à une exception près de bientôt 100 ans !

L’exception, c’est la tombe de Léon Combe dont le nom a manifestement été gravé au XXIème siècle par ses descendants.

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combe léon

Comme pour Adrien-Gabriel Guérin…

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seul le nom du tombeau fait référence à Victor Gromelle mort en Bretagne de maladie début 1917…

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gromelle joseph victor

ainsi que celui d’Augustin Pelin

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pelin joseph augustin

tué dans la Somme le 2 juillet 1916.

Il existe 5 plaques qui nous permettent de mettre un visage sur les noms et les fiches des disparus.

Julien Martin

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martin julien

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tombeau dans le second cimetière, date concordant avec la fiche.

Marius Hersen

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A peu près exact… Vrigny (sur la fiche)- Aubilly (sur la plaque) sont distantes de 5km l’une de l’autre, à l’ouest de Reims. Bien que jeune au moment de sa disparition (presque 25 ans), la bague au doigt sur la photo nous montre qu’il a certainement laissé une veuve et peut-être un enfant.

Julien Arnoux

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arnoux julien

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Rien à redire sinon que la plaque nous donne un lieu plus clair et précis (Haringhe-Belgique) que la fiche qui signale un hôpital militaire. Haringhe ou Haringe, à quelques kilomètres de la frontière française, dans ce plat pays qui fut le tombeau de beaucoup de militaires alliés. Il existe un cimetière militaire britannique à Haringe. Sur le médaillon, Julien porte de belles bacchantes très à la mode à l’époque… Sur toutes les photos du 118ème Territorial, 100% des hommes les ont !

Paul Vaton

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vaton paul

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Une plaque tellement usée que le nom a complètement disparu. C’est la date du décès (ligne la plus visible) et le nom du tombeau qui ont mis un nom à ce visage. Il semblerait qu’on ait écrit A LA BATAILLE DE CHAMPAGNE pour localiser le lieu de la mort de Paul Vaton.

Isidore Brémond

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brémond isidore

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Elle est donc toujours visible la photo colorisée du cuirassier dont je parlais dans Petite RADIOSCOPIE du MONUMENT aux MORTS de la GRANDE GUERRE de CADEROUSSE (Vaucluse)…, à la nuance près que la fiche de ce Poilu parle d’un artilleur et non d’un cuirassier ! La réponse est simple. Il fit ses classes en 1910-1911 au 10ème Cuirassier de Lyon mais fut mobilisé en 1914 au 55ème Artillerie d’Orange. Pas très sérieux tout cela !

A compléter éventuellement…

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ADRIEN-GABRIEL GUÉRIN MORT POUR LA FRANCE en1915 (1/2)

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Adrien-Gabriel Guérin (père de Gabriel Guérin, grand-père d’Adrien Guérin mon père et quadrisaïeul de mes petits-enfants) est mort pour la France le 21 octobre 1915 à l’âge de 43 ans. Il appartenait au 118ème Régiment territorial, composé de militaires plus âgés du Midi de la France. Cette photo de groupe a été prise 1 an jour pour jour avant son décès, certainement à Belfort (sur le caisson circulaire est écrit Belleforte) à Bellefond, à quelques kilomètres au nord de Dijon, comme le confirme le livre sur Emile Sauvage (voir article Petite radioscopie du Monument aux Morts de la Grande Guerre de Caderousse…). Adrien est 5ème à partir de la gauche.

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Mais avant d’aller plus loin, revenons sur le parcours militaire d’Adrien, tel qu’on peut le suivre sur son livret militaire bien garni:

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Comme on peut le lire, il appartenait à la classe 1892 puisque né le 5 mars 1872.

Sa première carrière militaire est résumée dans ces pages.

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Oui, vous avez bien lu, Adrien est resté sous les drapeaux du 16 novembre 1893 au 22 septembre 1896! soit 3 ans à quelques jours près. A cette époque, le service militaire pour tous (sauf les élèves des grandes écoles et les séminaristes) durait 3 ans (loi Freycinet du 15 juillet 1889). Dire que certains trouvent bien longue la Journée Citoyenne de Chirac! 3 ans au 168ème Régiment d’Infanterie en Avignon et même pas un long voyage!

Adrien ne parvint pas à devenir caporal…

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mais il retourna à ses champs de Caderousse avec ce joli diplôme…

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attestant qu’il ne posa pas problème. Par contre, en 3 ans, l’Armée n’avait pas trouvé les moyens de lui apprendre à nager.

Comme cette période initiale n’avait pas suffi, Adrien fut rappelé pour entretenir ses capacités guerrières à 2 reprises

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un petit mois à la fin de l’été 1899 au 58ème Régiment d’Infanterie puis 9 jours fin juillet 1908 au 118ème Régiment Territorial, l’unité où il retournera en 1914 et dans laquelle il trouvera la mort en 1915.

Voici la carte reçue pour la seconde période de rappel

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Il faut dire, qu’en prévision de la revanche contre l’Allemagne, les conscrits restaient à disposition des Armées 25 ans après leur premier appel, durée passée à 28 ans par la nouvelle loi militaire de 1913 que combattit Jaurès.

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A suivre .

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ADRIEN-GABRIEL GUÉRIN MORT POUR LA FRANCE en 1915 (2/2)

Suite de l’article précédent…

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Dans le livret militaire d’Adrien avait été ajouté, tenu par des agrafes parisiennes, un document de 4 pages, ce Fascicule de Mobilisation:

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dans lequel il est expliqué les modalités pour rejoindre son unité le jour où la funeste affichette de Mobilisation sera apposée sur tous les murs de France.

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Ainsi, le 3 août 1914 (ou le 4, le mobilisé avait 24 heures pour réagir), au moment où il aurait dû moissonner ses champs, Adrien prit le PLM en gare de Bédarrides pour rejoindre le 118ème Régiment Territorial en Avignon.

Les régiments territoriaux étaient occupés pour des tâches de seconde ligne ou à la défense des forts mais devant les pertes subies, on les rapprocha des premières lignes.

C’est au fort de la Pompelle, dévoué à la défense de Reims qu’Adrien fut au plus près des lignes ennemis.

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Ci-dessus une vue prise depuis le fort où le paysage est lunaire après les combats et la couverture d’un carnet de cartes postales édité après le conflit.

Pour l’épisode du 20 octobre 1920, le carnet ne dit plus rien, pas le temps d’écrire quoi que ce soit. Par contre, très émouvant, ce petit bout de papier qui dût accompagner Adrien lors de son transfert vers l’arrière, vers l’ambulance militaire, pendant son agonie.

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Cet hôpital militaire était situé à Damery dans la Marne, au sud-ouest de Reims, où Adrien rendit l’âme le 21 octobre, il y a 99 ans aujourd’hui. A la 5ème ligne du billet, se lit un petit mot gaz. Il devait s’agir d’un lâché d’un nuage de chlore par les Allemands , nuage poussé par un vent d’est sur les lignes françaises qui dût causer de nombreuses pertes dans les rangs des soldats français dépourvus de masques à gaz, inexistants en 1915. Ce qui est faux à la lecture du livre suivant sur Emile Sauvage, un Poilu caderoussier (de naissance) et sorguais (d’adoption), paru chez Elan Sud, une maison d’édition orangeoise, que m’a indiqué Jean-Paul Masse de Caderousse:

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Dans ce livre illustré de photos du 118ème RIT, on voit ceci:

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et on peut lire en légende:

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Les soldats étaient bien équipés de masques rudimentaires. Encore fallait-il correctement le positionner, bien l’imbiber -après avoir trouvé l’officier porteur du produit- et la protection n’était pas garantie à 100%… pour preuve les décès d’Adrien et d’Emile le même jour pour les mêmes causes…

voir Petite radioscopie du Monuments aux Morts de la Grande Guerre de Caderousse (Vaucluse)… paru le 11/11/2014.

Le corps d’Adrien fut inhumé dans ce village. C’est Séraphin, son fils ainé (lui- aussi mobilisé en 1916 -on verra plus tard), qui, par ses relations, put obtenir la photo de la tombe de son père (la croix de droite).

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En effet, Séraphin qui étudiait au petit séminaire d’Avignon, écrivit au curé de Damery. Celui-ci lui envoya ce cliché, un peu passé maintenant, accompagné d’une lettre pour sa mère.

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En quelques mots, le prêtre rassure qu’il ne risque pas d’y avoir erreur de tombe quand viendra le moment du retour de la dépouille d’Adrien à Caderousse, le cimetière étant bien surveillé et les tombes clairement identifiées et que pour l’instant le front se trouvant à 20 ou 30km de là, les bombardements ne peuvent pas l’atteindre. Il parle des « aéros » qui présentent un danger mais « viseront surtout la gare… qui est loin du cimetière ». Damery ne connaîtra jamais la ligne de front.

Voici la page qui lui est consacrée sur le site internet des Archives du Ministère de la Défense géré par le service du fort de Vincennes.

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Quelque temps après, Léonie, la veuve d’Adrien, reçut ce rouleau cartonné…

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contenant un diplôme officiel.

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En dessous de la Marseillaise de Rude de l’Arc-de-Triomphe de l’Etoile,

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le texte rappelait le sacrifice d’Adrien

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et l’Hommage de la Nation.

Adrien laissait derrière lui Léonie, 3 enfants Séraphin, Gabriel et Léonce et ne connut pas ses petits-enfants Georgette, Adrien et André. La tombe familiale du cimetière de Caderousse porte son nom.

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Au moment de sa mort, il avait l’honneur et la malchance d’être « le doyen » des morts pour la France du Vaucluse, comme l’atteste ce petit article paru dans le Petit Provençal de l’époque. Je pense qu’il ne le resta pas à la fin de la guerre.

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Sur le Monument aux Morts de Caderousse, au coeur du cimetière, le nom d’Adrien apparaît entouré des 106 autres enfants de Caderousse sacrifiés pendant la Grande Guerre. Une hécatombe !

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Des PÊCHEURS de TRÉSOR dans le RHÔNE après-guerre…

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Tel est le titre d’un article de Jean Lamotte dans

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daté du dimanche 20 octobre 1957 (il y a 57 ans ce jour).

Le Rhône renferme pas mal d’épaves de bateaux et celle-ci (un avion de l’US Air Force) était située en face de Caderousse et de l’île de la Piboulette à l’époque où le Rhône n’était pas encore canalisé.

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L’auteur nous raconte très bien l’accident de ce Dakota, accident n’ayant heureusement pas fait de victimes:

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Et les pêcheurs-chasseurs de trésors ont certainement été attirés par la valeur que représentait cette masse de métal de cet avion dont l’USAF ne moquait éperdument. Mais la pêche au Dakota n’est pas une partie de plaisir !

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Et oui, cela faisait 14 ans que l’avion était dans l’eau et le Rhône en crue régulièrement charrie beaucoup de boues qui se déposent sur tout, les sols comme la carcasse de l’avion.

Jean Lamotte a vu en direct les difficultés rencontrées par les sociétés lors de ce chantier

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et l’on peut se demander si la pêche au Dakota fut si miraculeuse (financièrement parlant) que cela.

Petit, on n’avait parlé de cet avion échoué dans le Rhône ainsi que l’explosion d’une vedette allemande vers le confluent du Rhône et d’Aigues à la même époque… à moins que je confonde…

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En feuilletant ce Dauphiné Libéré, 2 articles m’ont paru intéressants.
Pour rester dans le domaine de l’aviation militaire, le crash de cet aéronef de chasse en Ardèche, à Saint-Jean-le-Centenier, village tout proche de Montélimar…

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accident dans lequel le pilote trouva la mort. L’avion s’écrasa au sud du village, près du sommet de Juliau (crête de Laynaud) et l’aviateur fut retrouvé vers le domaine d’Olivier de Serres aux Granges de Mirabel.

Second article qui a un rapport avec notre visite à Valencia en Espagne, l’été dernier (voir article: Le blog a 6 mois… les humeurs deviennent un article publié le 06 octobre 2014) et les aménagements de l’ancien lit du Turia:

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le bilan des inondations qui eurent pour conséquence les travaux

du détournement du fleuve.

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Le VIRE-VIRE de CHÂTEAUNEUF-DU-RHÔNE sauvé des eaux en 2014 !

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Un mini-feuilleton dans les Dauphiné(s) Libéré(s) des 09 et 10 octobre 2014 en pages locales de Montélimar… le sauvetage d’un vire-vire au bord du Rhône, sur la commune de Châteauneuf-du-Rhône en face de l’Usine Lafarge du Teil.

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Le secteur où devait se situer ce vire-vire suivant le rouleau de marinier (déjà présenté dans ce blog)

Dans le premier épisode (celui relaté le 09), on nous apprend la très future réalisation de ce projet: l’extraction de cette barque EN BÉTON abandonnée là depuis plus de 50 ans (depuis 1957).

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Il s’agissait d’un vire-vire. Mais qu’est-ce qu’un vire-vire? Dans le livre

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publié en 1980, du même auteur Michel-André Tracol que Mémoire de Rhôdaniens, on nous montre le dessin d’un vire-vire aussi appelé vire-soulet (ce qui en provençal signifie « qui tourne tout seul »).

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Le courant du fleuve-roi faisait tourner les filets dans lesquels les poissons étaient emprisonnés et poussés sur le bateau par une rigole. Ainsi la présence du pêcheur n’était pas indispensable. Le vire-vire de Châteauneuf devait plutôt ressembler à celui-ci photographié vers 1900 sur l’île de la Barthelasse en face d ‘Avignon et du Pont Saint-Bénézet.

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Dans le second épisode relaté le 10, une grue conséquente retire la barque de son carcan pour l’emmener vers une réparation salvatrice.

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Un troisième épisode est prévu en juillet pour l’inauguration du vire-vire restauré… pour la Mémoire et le tourisme car les poissons du Rhône en 2014 ne sont plus comestibles, même pour une consommation animale.

Quels étaient donc ces poissons du Rhône que les vire-soulets sortaient du fleuve? M. Tracol dans son livre nous en présente 10 espèces:

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la lamproie (prise au vire-vire), le chabot, l’alose (prise au vire-vire), la carpe, l’hotus (peu prisé)

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l’ablette, le barbeau, la brême, l’anguille (très recherchée), la perche (concurrente des pêcheurs)

Les barrages de la CNR ont eu raison des poissons migrateurs comme la lamproie et l’alose malgré les passes-à-poissons des barrages.

Dans Caderousse, la mémoire du Rhône, un pêcheur, Samuel Vaton brandit les lamproies qu’il vient de prendre au vire-soulet du village

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13 juin 2015: 8 mois après, on reparle du Vire-vire de Châteauneuf-du-Rhône dans le Dauphiné Libéré.

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Il a été restauré mais le travail n’est pas fini. Pour la journée des associations au stade de rugby du village, il a fait un premier come-back public.

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25 juin 2015. Des nouvelles fraîches du vire-vire de Chateauneuf-du-Rhône sur le Dauphiné.

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La question: où va être exposé définitivement ce témoin du Rhône d’antan ? A suivre…

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CADEROUSSE: ES UN AN DE ROSE

 

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C’est le titre d’un des chapitres du livre de souvenirs

 

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édité par le Foyer Rural de Caderousse en 1989. Les relations quelquefois compliquées, souvent apaisées et maintenant quasi inexistantes (si ce n’est pour recevoir les patentes de l’usine hydro-électrique) entre le village et le fleuve.

Un chapitre est consacré à transcrire des témoignages d’anciens sur les inondations et cette phrase un peu fataliste: c’est une année de Rhône (es un an de rose). On entendait aussi quand, à l’automne, un violent vent du sud chariait de gros nuages menaçants sous une chaleur inhabituelle cette autre expression C’est un temps de Rhône! (es un tan de rose). Quelques temps après les pluies diluviennes tombaient à la chute du vent et le Rhône (lo Rose) montait.

Des photos d »époque agrémentent le livre

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photo datant des années 60

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un enterrement pour lequel Paris-Match a envoyé un reporter en 1960

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la construction d’un bastardeu par les pompiers, au Pelori

(500m à droite quand on sort par la porte d’Orange.

Sur cette photo, on voit au centre, devant le camion des pompiers, un peu voûté,

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Roger Borel, le cousin, le mari de la nièce de ma grand-mère paternelle, pompier volontaire, agriculteur, chasseur, pêcheur et supporter de l’USC et de l’OM (avec qui j’allais quelquefois au Vélodrome).

Pour ajouter quelques vues sur les inondations, voici des plaques de Rhône du village

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devant la mairie

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de haut en bas, les crues de 1856, 1840 et 1827 à une époque où les digues n’existaient pas.
En 1856, l’eau arrivait tout de même au premier étage des maisons!

D’autres plaques au bord du petit Rhône, au Pelori justement

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les mêmes dates, la plaque la plus basse a été rajoutée après l’inondation de décembre 2003,

il y a tout de même un mètre de moins que celle, historique, de 1856.

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La petite dernière plaque, celle du mur du cimetière, placée après la crue de 2003.

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