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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 17 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Le Miroir des Sports du samedi 17 juillet 1937. A la une, Roger Lapébie, l’espoir français pour la victoire finale de ce Tour, se restaure à Nîmes avant de repartir vers Montpellier. En effet, deux demi-étapes étaient au programme pour muscler cette randonnée relativement plate entre Marseille et Montpellier avec un arrêt central vers Nîmes.

Peloton groupé vers Salon sur la première demi-étape.

Des Français groupés peu concernés par la chasse derrière des échappés peu dangereux au classement général.

Le passage sur le pont de Trinquetaille à Arles, sur le Rhône, celui que peignit Van Gogh lors de son séjour dans le sud et qui fut détruit par la Résistance en 1944.

 Le classement des demi-étapes:

Antoine vainqueur à l’ombre des arènes romaines de Nîmes, Pedroli sous les platanes de la place au bout de laquelle a été construit le Corum depuis, à Montpellier.

Suite du Tour avec une autre étape de transition, entre Montpellier et Perpignan, avec une halte restauration à Narbonne.

L’occasion pour les photographes à diffuser des clichés traditionnels:

Vers Sète, les tentes des pêcheurs nomades.

Le Tour au milieu des vignes du Languedoc.

Les classements des ces 2 demi-étapes:

A Narbonne, victoire de Camusso qu’on avait laissé dans un torrent du côté d’Embrun.

A Perpignan, nouvelle victoire de Meulenberg, au sprint.

Maes qui s’entretient ci-dessous avec son compatriote Danneels…

…reste en jaune à Perpignan. Bientôt les Pyrénées !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE PETIT MARSEILLAIS du 06 mars 1937

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Une « une » morcelée pour ce Petit Marseillais du 06 mars 1937. Pas d’évènement majeur pour attirer le lectorat: le gouvernement de Front Populaire revient à l’emprunt et au libéralisme se gargarise la presse de droite (car le Petit Marseillais est plutôt -très- à droite), la mi-Carème et un monôme étudient à Montmartre, des incidents dans le sud-Tunisien entre grévistes autochtones et non-grévistes européens qui firent 17 morts après l’intervention de la police, la guerre d’Espagne qui se poursuit, on va y revenir.

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Gros plan sur l’article relatant Le Drame Espagnol. Le titre annonce les destructions des maisons par les mineurs des Asturies, à Oviedo comme on peut le lire ci-dessous… (sans trop comprendre à quel camp appartiennent ces hommes) et une photo qui ‘a rien à voir avec le titre montrant l’embrigadement de la jeunesse par la Phalange, à Ceuta, dans le Maroc espagnol. Oviedo acquise à la rébellion fut longtemps encerclée par les Républicains et ne fut « libérée » qu’en octobre 1937. La ville alors était réduite en cendres.

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Autre article évoquant des tensions entre le gouvernement de Catalogne et celui de la République suite à la perte de Malaga. Guère plus clair que l’article précédent !

Le Petit Marseillais édition de Marseille parle bien entendu de Marseille. On a noté:

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La rénovation et bientôt la réouverture de l’aquarium méditerranéen du côté d’endorme, bel ensemble qui peu à peu avait perdu de sa superbe et qui a pu être restauré. Ce bâtiment était né par la volonté de Fortuné Marion qui créa la Station Marine d’Endoume en 1882, station doublée du fameux aquarium qui exista jusque dans les années 50. Aujourd’hui, ce bâtiment est occupé par l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale, dépendant du CNRS.

Du sport pour terminer avec l’annonce du match amical de football demain dimanche 7 mars (1937) entre le nouveau (co-)leader du championnat de France de première division, l’O.M. et les (joueurs) Etrangers évoluant dans des clubs professionnels du Sud-Est.

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 Un tour de Coupe de France devait se dérouler ce dimanche et comme les clubs du Sud-Est sont presque tous éliminés de cette compétition, ce match amical fut organisé à l’Huveaune.

On lit dans la composition des équipes que…

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…pas moins de 5 joueurs marseillais sont prévus dans l’équipe des Etrangers du Sud-Est dont el jaguars Vasconcellos, le bondissant gardien de but de l’Olympique de Marseille.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de 36: Le MONDE ILLUSTRÉ du 31 octobre 1936

La une du Monde Illustré oui emmène bien loin, en Chine où l’occupant japonais reçoit les excuses des occupés chinois. Le monde à l’envers mais rien d’anormal pour l’époque.

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La guerre civile espagnole tient une place importante dans ce magazine. A commencer par la une intérieure montrant un navire soviétique dans le port de Barcelone accueillit par la foule. On ne le dit pas mais il doit y amener aide militaire et secours.

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Une page avec 2 photos sur l’encerclement de Madrid. Le journal pense même à la future chute de la capitale. Mais c’est sans compter sur la mobilisation de la capitale…

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… où les Jeunesses Socialistes parcourent les rues pour recruter…

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…et l’envoi depuis Barcelone de miliciens fortement armés.

Dans un autre article, une illustration avec le drapeau des Phalangistes:

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En France, une page sur le congrès du parti radical-socialiste, celui de Daladier, à Biarritz:

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En Belgique, on moque le leader de l’extrême-droite locale, Léon Degrelle…

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comparé à un apprenti dictateur.

Comme dans le dernier Miroir des Sports, une page est consacrée au raid aérien Paris-Saïgon et retour:

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Pour terminer, le rébus de la semaine… loin d’être enfantin !

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Solution de celui du Monde Illustré du 24 octobre:

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Mieux vaut chez l’enfant développer le jugement que la mémoire. Docte sentence !

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A BARCELONE, en 1936, il fallait une AUTORISATION pour DÉMÉNAGER !

Il s’agit de ce vieux papiers datant de la première quinzaine d’Octobre 1936. Nous sommes en Espagne, à Barcelona, en peine guerre civile mais cette région de la péninsule ne connaît plus de combats depuis la réédition des unités félonnes au mois de juillet précédent.

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A l’entête de l’Ayuntamiento de Barcelona (la Mairie de Barcelone)…

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cette autorisation a pour cadre le quartier de Bon Pastor (du Bon Pasteur) situé à la limite est de Barcelone, le long de la Ronda Litoral quand elle longe le Riu, dans l’arrondissement de Sant Andreu. C’était alors un quartier populaire, composée d’une population d’ouvriers travaillant dans des usines métallurgiques voisines, logés dans des « cases barattes », maisons à bas coût, certaines venant du démontage des installations de l’Exposition Universelle de Barcelone qui s’était tenue à Montjuic en 1929.

Que nous dit ce document dans sa partie importante ?

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Il s’agit d’une autorisation de déménager pour un ressortissant allemand, José  (Jean ou Jeans) Steinberg, à Paris. Il était présent en Catalogne depuis plus d’un an et ce papier officiel lui donne l’autorisation de déplacer ses meubles en France. Le papier est signé du délégué du quartier Jose Tallarda, le 7 octobre 1936.

On peut laisser vaguer son imagination et émettre quelques hypothèses quant à la présence d’une famille allemande dans ce quartier populaire catalan, connu pour être un lieu habité par de nombreux anarchistes. Etait-il réfugié en Espagne pour fuir le nazisme puisqu’il était là depuis plus d’un an (accession d’Hitler au pouvoir début 1933) ? Etait-il là en liaison avec une activité dans les usines voisines ? Se sentait-il menacé de par ses origines ou sentait-il venir ce qu’il advint quelques mois plus tard, l’avènement du fascisme et le risque pour lui d’être livré aux Nazis par Franco, la France devenant alors un refuge bien plus sûr que l’Espagne, pour l’instant ?

Revenons à des considérations plus visibles:

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Le tampon bien visible et lisible de l’administration communale.

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Les timbres fiscaux…

car une telle démarche avait un coût, que l’on peut détailler au dos:

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100 pesetas pour avoir l’autorisation de déménager en France avec ses effets personnels !

On peut aussi lire que ce papier fut visé par le Consul de France à Barcelone, Th. Untignac

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Un vieux papier qui pose plus de questions qu’il ne répond.

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Un CARNET d’un SÉRICICULTEUR des PYRÉNÉES-ORIENTALES au début du XXème siècle.

Trouvé dans une caisse de vieux papiers sur un vide-grenier, ce carnet non utilisé par un sériciculteur d’Ille-sur-Tet dans les Pyrénées-Orientales, J. Domenach.

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Ce carnet à souches date du début du XXème siècle (on peut lire la date puisque le carnet est vierge mais à l’endroit où l’on doit ajouter le chiffre des unités est écrit Campagne 190_). Il aurait du servir à l’achat par des éleveurs de graines de vers à soie à cocons. 

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La partie de gauche devait être gardée par le vendeur à destination de vérification par les services fiscaux très certainement et celle de droite remise aux clients.
Avant la Guerre de 14, la sériciculture était très développée dans tout le Midi de la France et amenait un bon revenu complémentaire aux paysans qui, au printemps, élevaient des vers à soie pour revendre les cocons aux filatures.

« élevaient » ou plutôt éduquaient les vers à soie comme on peut le lire verticalement sur la partie du Bulletin à remettre à l’Educateur. 

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Le développement des soies artificielles, la disparition des mûriers mirent fin à cette agriculture traditionnelle dont quelques musées essaient de maintenir le souvenir de nos jours, comme celui de Taulignan dans la Drôme.

Au grenier de la maison de Caderousse se trouve les clayettes qui servaient tous les printemps.

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L’Association FFREEE édite un timbre à l’effigie de la SECONDE RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE

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La Poste permet depuis quelques années au particulier comme aux Collectivités et entreprises d’éditer des timbres postes ayant valeur faciale d’affranchissement à l’occasion d’événements ou pour se faire connaître.

Ainsi, en l’occasion des 17ème Camins (chemins) de la Retirada -l’exode massif (500 000 personnes) des Républicain(e)s Espagnol(e)s après la chute de la Catalogne et l’imminente victoire de Franco en février 1939- célébrant cette tragédie tous les ans en février, l’association FFREEE d’Argelès-sur-Mer édita cette année le timbre que l’on voit ci-dessus, à l’effigie de la Seconde République Espagnole.

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FFREEE: Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l’Exil.

Cette année, comme vous pouvez le voir et lire en « Humeurs » ou en « Archives » suivant le moment où vous parcourrez ces lignes, les Chemins allèrent visiter le nouveau mémorial du camp de Rivesaltes, récemment inauguré.

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Une heureuse initiative.

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INQUIETUD: une feuille de propagande des Etudiants des Beaux-Arts de Barcelone en 1937

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Un bulletin, le n°25 du 15 novembre 1937 édité par la F.N.E.C. qui doit être la Fédération Nationale des Etudiants Catalans (Federació Nacional d’Estudiants Catalans), étudiants de Beaux-Arts.

Nous sommes en pleine guerre civile espagnole et le combat des étudiants est à la fois contre les fascistes, pour la République mais aussi pour l’Indépendance de la Catalogne.

Le bulletin est rédigé en catalan et non en castillan. Le titre semble signifier plutôt AGITATION que le mot français auquel il fait immédiatement penser.

Revue de 8 pages non coupée donc lisible en la dépliant, comme déjà vu pour une revue royaliste française de la même époque.

 DSCN2296La double page centrale est dédiée au peintre barcelonais Xavier Nogues. On apprend qu’il vécut de 1873 à 1940 ou 1941.

Biographie et techniques de travail dans la revue, illustré d’une oeuvre:

El mercat d’Olot

Le marché d’Olot

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Olot, une commune du nord de la Catalogne, au pied des Pyrénées, ville minière qui ressemble plus à Aurillac ou Givors qu’à Cadaquès !

En dernière page, un petit conte sous le titre L’émigrant. dans une rubrique Partenaires de guerre. 

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illustré d’un dessin de Domenech…

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Episode de guerre dans la région de Zueca, près de Saragossa.

Le reste des écrits des pages centrales est beaucoup plus dense donc un peu plus difficile à comprendre. Deux pages reviennent sur la création par la Generalitat de Catalunya d’un cursus universitaire incluant les Arts Plastiques dans une ESCOLA DE BELLES ARTS DE CATALUNYA.

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Une page politique avec une dissertation sur ce que doit être la Victoire sur le Fascisme et sur ce à quoi elle doit aboutir.

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Enfin une dernière page intitulé NOTES DE SECRETARIAT (communiqués de presse)…

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avec un communiqué du Secrétaire Général du C.E.N.U., un autre du Commissariat de Guerre de l’Association des Etudiants, un du Commissariat d’Organisation et un dernier sur la Compagnie des Etudiants des Beaux-Arts sur le front.

Ainsi, on apprend qu’une surtaxe mensuelle de 0,20 pesetas sera perçue sur chaque carte étudiante, que les membres sont conviés à passer tous les jours de 18 à 21 heures pour régler celle-ci et cela avant le 30 décembre 1937 sous peine d’être rayé des cadres, que toute nouvelle adhésion sera faite à titre provisoire à partir du 15 octobre, qu’un atelier de confection de vêtement chauds à destination de ceux qui sont au front est organisé en espérant que les filles viennent s’y inscrire pour alléger les souffrances des combattants…

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07 août 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP du BARCARÈS

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

07 août 1939.

Besoin d’amour pour Eulelio dans ce camp. Aussi , il entretient une correspondance amoureuse avec une jeune fille qui réside avec sa mère et ses soeurs dans l’ouest de la France.

Il raconte les luttes intestines à l’intérieur des forces politiques espagnoles en exil. A Paris, il est décidé que l’Assemblée Permanente des Cours Législatives sera la représentation officielle des exilés et non le Gouvernement Negrin. Dans les baraques, les représentants des forces politiques essaient à qui mieux mieux d’accaparer l’attention des exilés: les Anarchistes de la CNT font signer une pétition pour interpeller Pablo Neruda, consul du Chili en France, pour demander l’augmentation du nombre d’émigrants vers ce pays; les Communistes font signer en faveur de Negrin… Cela interpelle Eulalio.

Nouvelles discussions avec ses amis qui envisagent l’évasion. Discussions discrètes pour ne pas attirer l’attention de l’Autorité espagnole du camp qui, si elle apprenait cela, ferait emprisonner les comploteurs.
Rencontre avec un ancien aviateur qu’il n’avait plus vu depuis la bataille de l’Ebre. Celui-ci s’était engagé dans la Légion Etrangère mais il n’a pu supporter ni la discipline ni ses compagnons d’armes, de dangereux délinquants, si bien qu’il est de retour au Barcarès. La soirée se fait autour des chants dont la célèbre « Chanson de l’Ebro » .

A suivre le 12 août…

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25 juillet 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP du BARCARÈS

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

25 juillet 1939.

Eulalio se lève de bonne heure pour faire sa lessive. Mais c’est dur de laver du linge avec l’eau du puits qui a une odeur pestilentielle.

Le Gouvernement Français a promulgué en avril dernier  une loi que les gens du camp espèrent voir appliquée. Les étrangers sont en quelque sorte astreint à un service dans les Compagnies de Travail d’une durée égale à celui des Français au service militaire. Malgré la perspective d’un travail pénible peu rémunéré (mais rémunéré tout de même), tous les internés attendent avec impatience de pouvoir enfin sortir pour être actifs.

Les bruits circulent dans le camp: bientôt la guerre, bientôt les Socialistes Français de retour au pouvoir… On appelle cela « Rodio Chabola ».

Ce qui est beaucoup plus réel, ce sont les histoires racontées par les occupants d’une barque échouée du côté du Barcarès. Ils racontent la répression franquiste en Espagne, le million de détenus, les milliers d’exécutions quotidiennes.

Un ami quitte le camp: Joaquim Toyos. Pour Eulalio c’était un brave homme qu’il considérait comme son père depuis le départ de celui-ci. Par contre, en raccompagnant un autre ami à sa baraque, il assiste à une scène très dure. Un homme avec le front en sang, maintenu par les autres. Il essayait de se suicider ayant appris les décès de sa femme et de son fils du côté de Bordeaux, écrasés par un camion.

Eulalio se rappelle que le 25 juillet c’était la fête de Santiago à Santander. Moment de nostalgie avant de s’endormir.

A suivre le 7 août…

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19 juillet 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP du BARCARÈS

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

19 juillet 1939.

C’est jour de fête au camp pour célébrer les 3 ans du début de la lutte contre les fascistes et pour la Liberté. Le camp se pare de rouge-jaune-violet et des sculptures de sable célèbrent les Héros républicains dans chaque îlot.

Chacun se souvient du parcours qu’il a effectué depuis le début de la sédition militaire et la minute de silence est particulièrement émouvante à midi. Même les gendarmes français se mettent au garde-à-vous et le silence est impressionnant.

Puis c’est un repas amélioré puis la fête avec un orchestre espagnol qui anime l’après-midi.

C’est jour de fête mais aussi jour de tristesse car chacun mesure l’importance de sa défaite et des conséquences de celle-ci avec l’exode. Chacun raconte son histoire et l’air de l’après-midi est rempli de nostalgie. Eulalio n’échappe pas à cette introspection. Il se rappelle de ce 18 juillet, les réunions de l’organisation de jeunes auquel il appartenait, son travail de journaliste couvrant les événements pour le journal dont il était rédacteur, les appels à la lutte contre les militaires séditieux dans un camion, muni d’un haut-parleur…. la lutte pour la Liberté, une date indélébile dans sa mémoire.

A suivre le 25 juillet…

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