Archives de Tag: Drôme

Un CARNET d’un SÉRICICULTEUR des PYRÉNÉES-ORIENTALES au début du XXème siècle.

Trouvé dans une caisse de vieux papiers sur un vide-grenier, ce carnet non utilisé par un sériciculteur d’Ille-sur-Tet dans les Pyrénées-Orientales, J. Domenach.

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Ce carnet à souches date du début du XXème siècle (on peut lire la date puisque le carnet est vierge mais à l’endroit où l’on doit ajouter le chiffre des unités est écrit Campagne 190_). Il aurait du servir à l’achat par des éleveurs de graines de vers à soie à cocons. 

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La partie de gauche devait être gardée par le vendeur à destination de vérification par les services fiscaux très certainement et celle de droite remise aux clients.
Avant la Guerre de 14, la sériciculture était très développée dans tout le Midi de la France et amenait un bon revenu complémentaire aux paysans qui, au printemps, élevaient des vers à soie pour revendre les cocons aux filatures.

« élevaient » ou plutôt éduquaient les vers à soie comme on peut le lire verticalement sur la partie du Bulletin à remettre à l’Educateur. 

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Le développement des soies artificielles, la disparition des mûriers mirent fin à cette agriculture traditionnelle dont quelques musées essaient de maintenir le souvenir de nos jours, comme celui de Taulignan dans la Drôme.

Au grenier de la maison de Caderousse se trouve les clayettes qui servaient tous les printemps.

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Carte de la LFC, la LÉGION FRANÇAISE des COMBATTANTS

Une carte drômoise de la Légion Française des Combattants, déclinaison pétainiste des Associations des Anciens Combattants. En effet, au moment de la Révolution Nationale, de la prise du pouvoir de Pétain après l’Armistice de 1940, toutes les associations d’anciens combattants de la Grande Guerre furent dissoutes et fut créée la LFC, la Légion Française des Combattants:

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Au dos, on peut lire le serment du légionnaire:

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   Je jure de continuer à servir la France avec honneur dans la paix comme je l’ai servie sous les armes.

   Je jure de consacrer toutes mes forces à la Patrie, à la Famille, au Travail.
Je m’engage à pratiquer l’amitié et l’entr’aide vis à vis de mes camarades des deux guerres, à rester fidèle à la mémoire de ceux qui sont tombés au Champ d’Honneur.
J’accepte librement la discipline de la Légion, pour tout ce qui me sera commandé en vue de cet idéal.

Un serment qui dans sa seconde partie fait vraiment allégeance au régime de Vichy avec la devise, en désordre dans le texte, Travail , Famille, Patrie. Cette devise qui remplaça celle de la République: Liberté, Égalité, Fraternité.

C’est pour cela qu’un certain nombre d’anciens combattants ne se retrouvèrent pas dans la LFC. Cette carte qui était signé du Maréchal-Président Philippe Pétain, le Chef et toute sa symbolique dans les régimes fascistes d’avant-guerre que ce soit chez Mussolini, Hitler ou Franco.

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Une Légion Française des Combattants qui deviendra par la suite la Légion Française des Combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale, s’enfonçant alors définitivement dans la Collaboration avec la création du SOL (Service d’Ordre Légionnaire) lui-même enfantant cette organisation militaire de guerre civile, la Milice.

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VISITE du TOUEUR « CONSERVÉ » au port de L’ÉPERVIÈRE à VALENCE

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Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, ce toueur était entreposé dans les chantiers fluviaux de la Coucourde, au nord de Montélimar. Puis, on le déplaça dans le port de la capitale (de la Drôme), sûr qu’il allait être restauré et mis en valeur  et qu’il deviendrait la pièce emblématique d’un futur hypothétique musée de la batellerie du Rhône. Raté ! Les crédits espérés ne vinrent jamais et voilà le fier bateau, mis à l’écart, abandonné au bord de l’eau, devenant peu à peu un tas de ferraille rouillée, tagué de dessins d’aucune valeur, au sud du port de l’Epervière, à demi-immergé  dans les eaux irrespectueuses du fleuve. Les joggeurs, promeneurs avancent sur la digue, juste à côté sans même le voir et ce n’est pas le panneau explicatif que plus personne ne regarde qui va raviver l’intérêt du passant pour cet ancien maître du Rhône. Qui aurait envie de visiter une casse automobile ? Sans compter le danger que peut représenter une épave dans cette position si l’on s’en rapproche trop… Quel gâchis !

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Sur le panneau en question, on nous le présente ainsi, tel qu’il avait été photographié il y a plus d’un siècle, pour les besoins d’une carte postale, au port du Pouzin. Voilà ce qu’il est devenu avec en toile de fond, le nouveau pont des Lônes sous lequel il n’est jamais passé dans sa jeunesse.

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Comme on peut le lire,

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8 toueurs (9 au début en 1896) se partageaient le passage le plus pentu du Rhône de Glun à Pont-Saint-Esprit, par tranches de 12 à 15 km. 8 ports d’attache et 8 secteurs sur lesquels les joueurs se relayaient pour remonter 2 barques chargées de 300 tonnes de marchandises.

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8 étapes à la remonte: Pont-Saint-Esprit- Bourg-Saint-Andéol; Bourg-Saint-Andéol- Viviers; Viviers- Le Teil; Le Teil- Cruas; Cruas- Le Pouzin; Le Pouzin- Etoile-Chamfort; Etoile-Chamfort- Valence; Valence- Glun. A chaque étape, il fallait donc détacher les barques du toueur arrivant du sud pour les rattacher au toueur descendant du nord… et ainsi de suite. Comme ici le passage de relais à Bourg-Saint-Andéol (1)..

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Certainement un peu fastidieux ! A la descente, les barques étaient attachées de part et d’autre du toueur pour éviter qu’elles ne poussent celui-ci, étant plus lourdes que lui. (1).

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Celui de l’Epervière a d’ailleurs gardé ses câbles d’attache des barques, presque encore enroulés sur leur treuil…

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ainsi que les guides vers le cul aval du bateau (pas une grossièreté, on appelait aussi les toueurs « bateaux à 2 culs »!)

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Décomposons un peu cette antiquité à partir de cette vue latérale:

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L’avant…

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d’où le cable fixé au port en amont, sortait de l’eau et venait coulisser sur des poulies et guides qui le conduisait jusqu’au grand tambour sur lequel il s’enroulait. On en reparlera.

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Voici donc le dessus de la salle…

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dans laquelle se trouve le grand tambour sur lequel le câble venait s’enrouler. En s’approchant, on constate que câble comme tambour sont encore bien présents…

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baignant dans l’eau du fleuve qui est entrée dans tout le bateau. Quelle tristesse ! Ce tambour fait tout de même 1,50 mètre de diamètre et 3,50 mètres de largeur ! C’est la pièce essentielle du bateau puisque c’est ce tambour qui en tournant fait avancer le bateau qui remonte le fleuve. D’autres vues de cette salle du tambour:

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A l’arrière de celle-ci, presque au dessus, la passerelle sur laquelle se trouvait le capitaine qui conduisait le bateau:

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On y accédait par un escalier dont les marches ont disparu.

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Il ne reste plus que la carcasse de cette cabine de pilotage, les côtés comme le toit, en matériau périssable (du bois et de la toile) ayant disparu. On peut le constater ci-dessous sur cette vue d’un toueur à l’arrêt au port de Viviers, en face du défilé de Donzère (1).

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Continuons notre descente du bateau avec la salle des machines dans laquelle se trouvait un moteur de 200 CV…

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surmontée de la cheminée par laquelle sortaient les fumées.

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Une cheminée dont on remarque en bas l’articulation qui lui permettait de se plier quand le bateau passait sous les ponts.

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On peut le constater sur cette vue ancienne d’un toueur arrêté au port de Montélimar, après qu’il soit passé sous le pont du Teil, la hauteur d’eau étant assez importante à cet endroit (1).

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Une salle des machines elle-aussi envahie par les eaux du Rhône.

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Les aérations sont toujours là…

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avec leur gueule semblant hurler toute la détresse de leur situation.

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Nous sommes quasiment à l’extrémité du bateau, reste l’arrière dont on a déjà parlé où étaient attachées les barques remplies de marchandises.

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Le Rhône ne fut pas le seul fleuve à connaître les toueurs comme on peut le lire sur ce panneau explicatif.

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Mais seuls les mariniers du Rhône devaient veiller à ce que le cable ne passe la nuit dans l’eau sous peine d’être recouvert par les graviers que chassait régulièrement le fleuve. Ainsi le toueur devait obligatoirement rejoindre son port d’attache (c’est le cas de le dire !) avec le cable enroulé au tambour.

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Toueur à l’arrêt au port de Montélimar (1).

Les mariniers de la Seine ou de la Loire ne connaissaient pas ce problème.

Il existe un dernier toueur en activité dans le tunnel de Riqueval dans l’Aisne. Il est utilisé pour tirer les péniches dans ce tunnel non ventilé. Il est lui-même mû par l’électricité ce qui évite émanations et intoxications. Sur le Rhône, le touage a disparu au moment où les péniches, automoteurs ou autres remorqueurs à roue à aubes furent assez puissants pour remonter le Rhône dans ce secteur le plus pentu, un dénivelé de 70 mètres entre Glun et Pont-Saint-Esprit. C’était en 1936.

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Le château de Crussol qui domine le Rhône en face de Valence

et veille sur les derniers jours du dernier toueur du fleuve.

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La seule inscription moderne digne d’intérêt !

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Une barque que l’on pouvait guider et son toueur au fond, au port de Montélimar (1).

(1) les cartes postales font partie de la collection de Marc Durand qui nous les a prêtées pour illustrer cet article . Qu’il en soit remercié !

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À l’hôtel du département, la PRÉSENTATION du dernier livre de CLAUDE DIDIER: LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DE LA DRÔME.

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Il s’agit donc d’un livre de Claude Didier, un ami de Michel Marmus, publié aux Editions Labourée de Clermont-Ferrand: Les Grands Evénements de la Drôme, premier tome couvrant la période 1900-1950. Journaliste dans sa vie antérieure, c’est dans la presse locale et départementale que l’auteur trouva la matière à l’écriture de ses articles. Il raconte donc les événements importants inscrits dans l’Histoire comme…

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l’arrivée des Arméniens dans le département dans les années ayant suivi le Génocide ou…

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l’assassinat de l’ancien ministre du Front Populaire, en résidence surveillée à Montélimar pendant l’Occupation. Mais il aborde aussi des événements qui firent certainement parler à leur époque mais sur lesquels l’oubli est passé comme…

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cet accident d’avion.

Bien sûr, l’achèvement d’une des Merveilles de la Drôme, le Palais Idéal du facteur Cheval d’Hauterives…

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est bien présent…. d’autant plus que l’auteur a écrit, il y a quelques années, un autre ouvrage sur ce fleuron drômois célèbre dans le monde entier (Lecture ésotérique et symbolique du Palais Idéale du facteur Cheval).

C’est à l’Hôtel du Département que Claude Didier avait convié mercredi 6 avril, ses amis pour la présentation officielle de cet ouvrage en présence du vice-président du Conseil Départemental dévoué à la Culture, M. Limonta.

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Il y eut les discours, les petits fours et bien entendu, la séance de dédicace…

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Voici les quelques mots que Claude Didier nous a écrit sur l’exemplaire qu’il nous donna:

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Car nous avions très modestement participé à la réalisation de cet ouvrage en prêtant deux documents de nos collections…

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la carte de marinier dont une portion illustre l’article ayant trait à la création de la C.N.R. dans les années 20, prélude à la domestication du Rhône qui sera certainement abordée dans le second tome en cours d’écriture, et…

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la lettre de cette jeune valentinoise racontant les derniers jours de l’Occupation et la Libération de la Drôme et de sa ville-Préfecture. Une modeste contribution apportée avec plaisir.

On y voit aussi, entr’autre, une carte postale de la collection de Michel Marmus.

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Un dernier mot avec cette originale mais combien juste pensée de l’auteur qui dédie son ouvrage aux enseignants qui firent ce qu’il est devenu:

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Si la grande et la petite histoire de la Drôme vous intéressent, voilà un bel ouvrage à lire puis mettre dans votre bibliothèque:

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Quelques vues de VALENCE (Drôme) au début du XXème siècle

Dans l’article du 21 septembre 2014, Une CPA de l’Avenue VICTOR HUGO de VALENCE (Drôme)…

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on voyait tout au loin la statue d’Emile Augier, cet homme de lettres valentinois dont la statue trônait au milieu des boulevards, anomalie que les Allemands allaient rectifier en la détruisant pour son bronze lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Voici donc pour commencer la petite collection de 15 CPA du XXème siècle, quelques vues de cette statue:

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Plus haut sur les boulevards, la succursale de la Banque de France…

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toujours située au même endroit, peu avant le virage du Glacier.

En bas à gauche des boulevards, le Champ de Mars avec son kiosque avant que Peynet ne le fasse connaître au monde entier pour ses amoureux…

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et la statue de Championnet, général de la Révolution né à Alixan et mort jeune du typhus à Antibes.

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Au fond la poste principale à l’époque devenue secondaire de nos jours.

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Autre vue du Champ de Mars avec au fond la cathédrale et à gauche le parc Jouvet que l’on voit dans sa totalité ci-dessous:

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On devine au loin la colline de Crussol sur la rive ardéchoise du Rhône, les 2 ponts sur celui-ci et l’usine dont la cheminée tronquée sert maintenant d’observatoire sur l’autoroute A7.

Vue inversée depuis le lac du parc Jouvet

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Venons-en aux ponts sur le Rhône.

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Aux ponts, car, à côté de l’ancien pont suspendu, oeuvre de Marc Seguin a été construit un pont de pierre, le nouveau pont, ancêtre de l’actuel pont Mistral:

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A noter que les 2 vues ci-dessus ont été prises depuis « les » Granges.

Autre vue de militaires sur ce nouveau pont au moment d’entrer dans la Drôme:

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Dans le centre ancien, le théâtre municipal…

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avec une multitude d’affiches collées en haut des marches de sa face nord.

Non loin de là, le marché couvert de la place Bellat à côté de l’église Saint-Jean:

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Cette place a changé de nom et s’appelle maintenant « place Saint-Jean ». C’est sur cette place que fut supplicié Mandrin en 1755.
Pour terminer, une carte postale, patchwork des monuments valentinois:

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La seconde jeunesse du ROULEAU de MARINIER du RHÔNE à l’occasion des JOURNÉES DU PATRIMOINE.

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Voilà ce à quoi ressemblait ce rouleau quand il fut trouvé sur un vide-grenier: un long rouleau de papier tenu par deux trombones de bureau.
Rappelons qu’il s’agissait d’une carte destiné aux mariniers pour naviguer sur le Rhône sans dommage, en évitant les dangers. Un encart explicatif parlant du « nouveau pont du Teil » nous a permis de la dater de 1932, ce nouveau pont étant inauguré en novembre 1931. Rappelons aussi que cette carte couvre le fleuve de sud de Valence (où aujourd’hui a été lancé le pont des Lônes) jusqu’à Arles, c’est-à-dire la moitié du cours navigable de Lyon-Arles. Après Arles, jusqu’à la mer, le grand Rhône est suffisamment profond et ne pose pas de problème à la batellerie.
Pour les besoins d’une exposition publique pour les Journées du Patrimoine à Ancone ce week-end, les 20 et 21 septembre, voilà ce qu’est devenu ce long dépliant, maintenant parfaitement manipulable par le public sans qu’il soit au contact direct des visiteurs:

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et pour la région d’Ancone-Rochemaure:

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malgré quelques reflets parasites pour la photographie !

Jean-Paul Masse président de la Levado, foyer rural de Caderousse a réalisé ce montage du passage du Rhône au niveau de Caderousse, en reconstituant le virage du Rhône qui n’apparaissait pas dans le dessin de la carte.

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Cette carte est aussi présenté dans le cadre des Journées du Patrimoine à Caderousse mais sans la présence de l’original.

 

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LE RHÔNE À ANCONE, LES CARTES À CADEROUSSE pour les JOURNÉES du PATRIMOINE.

Septembre c’est la rentrée, ce sont aussi les Journées du Patrimoine depuis septembre 1984 et le passage de Jack Lang au Ministère de la Culture (journées devenues européennes depuis 1991).

A Ancone, ce sera dans l’église du village, que sera ouverte une exposition de la toute nouvelle association Ancone Culture et Patrimoine.

ANCONE ET LE RHÔNE POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE…. 

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On pourra essayer de comprendre le déplacement du lit principal du Rhône qui jadis longeait Ancone et la rive gauche et qui fut renvoyé par l’homme vers la rive droite ardéchoise, avec des cartes de Cassini à aujourd’hui…

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à lire des témoignages sur les crues exceptionnelles de 1840 et 1856…

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et la réaction des hommes pour se protéger…

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Des photographies de cette époque…

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223 SUR UNE PÉNICHE (SIMON CASTEL TREFOULET)

A noter qu’à Caderousse à la salle Marquion, Jean-Paul Masse et la Levado vous accueilleront et vous présenteront un travail sur la cartographie de la région à travers les siècles.

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On vous attend ici et là !

(documents photographiques de Mmes Roseline Devin-Marmonier et Eliane Mihy-Tréfoulet, « Enquête » de Stéphane Tauleigne, cahiers de Suzanne Veysseyre)

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LIBÉRATION: VASSIEUX-en-VERCORS, août 1945, le jour où la ville devint COMPAGNON DE LA LIBÉRATION.

L’Ordre de Compagnon de la Libération fut créé en 1940 par De Gaulle pour récompenser ceux et celles qui avaient bravé les diktats de Vichy pour s’engager dans la Résistance. 1 038 personnes physiques ont été ainsi nommées ainsi que 18 unités militaires et 5 villes pour des raisons diverses: Nantes et Grenoble pour leur Résistance de tous les moments, Paris car capitale qui se libéra seule, Vassieux symbole de la Résistance du Vercors et qui fut entièrement rasée en juillet 1944 et l’Île-de-Sein dont la quasi-totalité des hommes en âge de la faire rejoignit Londres.
C’est au début d’août 1945 qu’à Vassieux fut célébré le premier anniversaire des combats du Vercors (avec quelques jours de retard sur la date historique des 21 et 22 juillet, date de l’arrivée des planeurs allemands) par une grande manifestation patriotique. Par la même occasion, la médaille  de l’Ordre de Compagnon de la Libération fut remise au maire de la commune par Georges Bidault.
Voici quelques vues originales prises lors de cette fête au milieu des gerbiers synonymes de Paix revenue et de prospérité retrouvée.

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Les unités dans la plaine de Vassieux avant le défilé alors que promènent les civils dont certains sont des survivants de juillet 44.

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Les gerbiers et le drapeau tricolore.

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Le défilé militaire devant les gerbiers et la foule des civils. A gauche en bas, on comprend que la photo a été prise depuis le toit d’une des baraques de fortune construites pour abriter les survivants en attendant que leurs logis soient reconstruits.

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Le défilé de civils, certainement des anciens résistants survivants.

Toutes ces photos sont annotées au dos: 3 août 1945 Vassieux. Erreur de date de cette journée de fête puisque la médaille a été remise le 5 août ? Plusieurs jours de célébrations avec peut-être une fête des moissons le 3 août ?

En tout état, de bien intéressantes photographies !

Pour terminer sur ce sujet du Vercors libéré, une vue de reconstruction d’un bâtiment, probablement à Vassieux bien que rien en soit inscrit au dos:

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A noter l’utilisation par le BTP d’un GMC américain réformé pour charrier les matériaux.

Quelques semaines avant août 1945, une vue de Saint-Julien-en-Vercors sous la neige du 2 mai 1945:

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un retour d’hiver au milieu du printemps, phénomène météorologique assez courant dans la moyenne montagne drômoise.

En zoomant sur le groupe de bâtiments de droite…

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on constate les destructions subies par les habitations lors des combats et de la répression allemande qui suivit.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 5 septembre 1915

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(JOUR 398 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Jules Védrines, l’aviateur très médiatisé de l’époque, vient de monter en grade et d’obtenir les galons d’adjudant… qu’un de ses collègues lui coud sur la manche. A la différence de bien d’autres aviateurs,  Jules Védrines finira la guerre, deviendra le premier délinquant aérien en se posant sur le toit des Galeries Lafayette à Paris malgré l’interdiction préfectorale de survoler la capitale et se tuera quelques mois après, le 21 avril 1919 dans le nord de la Drôme, à Saint-Rambert-d’Albon lors de la tentative de raid Paris-Rome.

En quatrième de couverture, on nous présente les déguisements successifs que l’aviateur Gilbert a utilisé pour s’évader de Suisse où on l’avait retenu après son atterrissage imprévu, en application des conventions internationales:

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Ce qui signifie que, pour Le Petit Parisien, Gilbert a posé et mimé ces scènes ! Ce que l’article ne dit pas, c’est qu’Eugène Gilbert fut interné le 27 juin 1915. Il entreprit et réussit son évasion et arriva en France le 22 août 1915. C’est alors qu’il posa pour la presse. Devant la protestation du gouvernement helvétique, pour une histoire de parole donnée, Gibert fut ramené à la frontière par les autorités françaises et, à nouveau,  interné en Suisse. Ce n’est que le 1er juin 1916 qu’il retrouva le sol français à sa troisième tentative d’évasion, après une seconde avortée en février 1916. Il devint alors réceptionneur d’avion, c’est-à-dire pilote d’essai des avions après leur livraison à l’armée pour détecter les défauts. En effet, une otite mal soignée en captivité le rendait inapte au service armé. C’est lors d’un de ces vols d’essai qu’il se tua à Villacoublay en 1918. Les pilotes d’aéronefs ne faisaient pas de vieux os à cette époque.

La guerre en 5 sujets traités dans la revue.

Un raid aérien sur la gare de Müllheim en Allemagne, dans la vallée du Rhin, non loin de Mulhouse.

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Du feu et des flammes.

Dans la presqu’île de Gallipoli…

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des monceaux de douilles de cartouches tirées

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des monceaux de gargousses d’obus tirés et en conséquence…

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des monceaux de cadavres de soldats turcs !

Autres destructions, à nouveau à Arras déjà cruellement frappée le 15 mai 1915. Trois mois plus tard, une nouvelle pluie d’obus allemand finit l’oeuvre dévastatrice. Ainsi, la rédaction a-t-elle décidé de faire la comparaison entre les clichés pris en mai et les mêmes lieux pris en août. Voilà ce que cela donne.

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15 mai 1915-15 août 1915 la façade du musée d’Arras.

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15 mai 1915-15 août 1915 la grande salle du musée d’Arras.

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15 mai 1915-15 août 1915 le portique de « la maison espagnole » d’Arras.

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15 mai 1915-15 août 1915 la chapelle des Ursulines d’Arras.

Impressionnant ! Dans Le Miroir, ces comparaisons continuent avec 4 autres lieux.

Les tranchées française de la crête du Linge, dans les Vosges, où de violents combats continuent de se dérouler.

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les Alpins dans une ancienne tranchée allemande qu’ils ont fortifié…

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et toujours l’horreur de cadavres abandonnés de soldats allemands.

Dernier sujet, un progrès certain dans la protection des hommes: l’apparition du casque sur la tête des

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fantassins et des…

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cavaliers.

Mais il faudra du temps pour que tous les hommes en soient équipés. On le constatera dans les numéros futurs des revues présentées.

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Quand la presse à sensation parlait de CADEROUSSE pour dénoncer les problèmes de l’ASILE DE MONTDEVERGUES !

Cela se passait en 1953 et c’était dans le magazine à sensations Qui? Détective, qui existe toujours de nos jours. L’Asile de Montdevergues également même s’il s’appelle de nos jours Centre Hospitalier Spécialisé de Montfavet (commune d’Avignon).

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Voici une photo aérienne de cet hôpital psychiatrique, un ancien couvent, dont la plus célèbre pensionnaire fut Camille Claudel enfermée par sa famille pour éviter des scandales et qui y décéda le 19 octobre 1943.
Dix ans plus tard, Détective faisait dans le sansationnel avec ce titre aguicheure

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On le comprend à la lecture de ces quelques mots: ce sont des personnes libérées par l’Asile qui furent à l’origine des crimes annoncés. Il faut dire qu’à l’époque, les détenus n’étaient pas tous des fous et certains prisonniers qui posaient problème à l’hôpital général Saint-Anne par exemple se retrouvaient à Montdevergues sans qu’ils ne souffrent d’un problème psychiatrique.
Exemple, sur ces

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en juillet 1947, on retrouve 3 anciens miliciens, qui furent les seuls qui ne pas être repris !

Les choses furent bien plus dramatiques à Malataverne (Drôme) et Caderousse où furent comptabilisés 5 décés.

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

Il fut commis le 11 janvier 1953 par deux anciens détenus de Montdevergues dans une ferme de ce village drômois, au sud de Montélimar. C’est le lendemain que le facteur Arnichand découvrit les corps des parents Cru et de leur fille Odette. 3 jours plus tard, les coupables furent trouvés et arrêtés dans une ruine à Donzère…. c’étaient des évadés de Montfavet !

Les 2 hommes, suivant l’article, vivaient un régime de semi-liberté et l’un d’eux travaillait à l’extérieur du centre. C’étaient des détenus difficiles mais qui ne relèveraient pas de la psychiatrie de nos jours, surtout Raulet qui avait été plus suiveur qu’acteur.

En février de la même année, il y a eu

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dans un appartement d’Avignon intra-muros où cette ouvreuse fut gravement blessé par un ancien de Montdevergues, et 2 jours plus tard, une agression vers Apt (Villars d’Apt) causée par un autre ex-pensionnaire qui eut pour conséquence la mort d’une personne.

Le lendemain, 13 février 1953, ce sont enfin les…

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

Il s’agit du meurtre d’un jeune agriculteur Pierre Gabias par son voisin Robert Armand sur un petit chemin dans la plaine au nord de Caderousse, entre le village et l’Aigue.

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Le garde-champètre de Caderousse que je connus plus tard sous le surnom de Pitoulu

pose sur les lieux du crime.

Après son crime, l’assassin retourna l’arme contre lui et mit fin à ses jours. Problème pour Détective: lui aussi avait fait un séjour à Montdevergues. Il avait été interné à la demande de sa famille en août 52 puis libéré, toujours à la demande des siens, en décembre. Les Caderoussiers le considéraient comme atteint de « folie douce » et ne le croyaient pas dangereux. Interrogé par le journal, le maire de la commune, le colonel Farjon, pointait du doigt la raison du crime: le père de l’assassin aurait dû placer en lieu sûr les armes qui trônaient dans la cuisine. C’est une futile rivalité amoureuse datant de l’adolescence qui avait poussé Armand au crime, plusieurs années plus tard.

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Le père du criminel et la veuve et le jeune fils de la victime.

Ces 5 crimes, un suicide en 4 agressions en moins d’un mois entraînèrent le questionnement médiatique autour des conditions de sortie de l’Asile de Montdevergues. Le préfet du Vaucluse interpela le ministre de la Santé, le Valsois Paul Ribeyre. On pointa du doigt la vétusté du centre hospitalier et son surpeuplement (plus de 1 600 internés). Les conservateurs remettaient en cause les thérapies modernes par le travail et un certain laxisme pour les libérations. D’autres parlèrent de moyens insuffisants et manque de personnels. Tout cela rappelle d’autres débats, actuels !

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