(JOUR 579 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
Sur la couverture de ce numéro bien abîmé, un inventeur vient de mettre au point des gants et jambières destinées à lutter contre les fils de fer barbelés.
Parfait mais… cela va alourdir un peu plus la tenue du fantassin… ce qui fera que cette invention restera au stade de projet.
Quant à l’intérieur de la revue, rien ne dit que c’est celui de la bonne semaine ! Avec cette vue d’infirmières britanniques embêtant un médecin dans le camp retranché de Salonique, il s’agit de toute façon d’une page de cette période, Salonique n’étant ce qu’il est que depuis quelques semaines.
Malgré le doute, continuons pour proposer ces quelques images.
Celle d’une tranchée protégée de l’eau stagnante par des madriers et planches en bois.
Dans les tranchées, ce qui est devenu une obligation: la cloche annonçant l’approche d’un nuage de gaz asphyxiants. Les hommes prévenus pouvaient alors se protéger avec leur masque… s’il en avait un !
Une planche anti-fantassin avec des pointes dépassant.
Même l’invention présentée à la une n’y pouvait rien contre !
Une autre vue de ces prisonniers allemands sur l’Hartmannwillerkopf dans les Vosges qui dominent la plaine d’Alsace.
Finie pour eux la « montagne mangeuse d’hommes » !
Deux vues qui se veulent prises sur le vif, comme l’indique le titre de la revue. Au loin, de petites silhouettes qui dépassent de la ligne de crête…
celles d’hommes montant à l’assaut. Suffisamment loin pour le preneur de vue pour croire à cette histoire, insuffisamment fournie en fumée pour penser que c’est une vraie scène de guerre !
A côté de cette photo, celle de brancardiers courant pendant l’action, pour relever des blessés. mêmes remarques !
Plus dramatique cette image d’un brave lieutenant-colonel, tué par un éclat d’obus, qui dort son dernier sommeil devant un gourbi, près du drapeau du régiment et ses soldats se relaient à veiller le glorieux mort.
Une page consacrée aux combats et aux victoires anglo-françaises au Cameroun. La guerre continue en Afrique dans les colonies allemandes où ces derniers sont en grande difficulté à cause de leur isolement et de la difficulté de recevoir de l’aide de leur métropole:
En Afrique aussi, des sacs de sable, des tranchées, des gabions…
Plus léger ce rat piégé en voulant manger dans l’encrier d’un médecin major:
et plus angoissant que ce brancardage d’un blessé dans les Dolomites, sur le front italien.
Périlleux ! Le blessé ne semble pas plus inquiet que cela !

































































































































