Archives de Tag: TOUR de FRANCE

Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du jeudi 7 juillet.

Ça y est le Tour 38 est parti et le premier drame est survenu: la chute du routier Paul Maye avant même le départ du Vésinet. Les coureurs du Tour ont roulé de Paris à la banlieue ouest avec tous leurs admirateurs, cycles, motocyclistes, journalistes. Un accrochage a eu lieu entre Paul Maye et un cyclomoteur et le cycliste s’est cassé épaule et poignet. Le Champion de France en titre souffre sur la route de Caen, terme de la première étape… sans espoir de revoir Paris dans trois semaines. Il n’était d’ailleurs pas là pour poser avec ses coéquipiers français avant le vrai départ:

11 coureurs au lieu de 12. De gauche à droite: Magne, Gallien, Fréchaut, Mallet, Laurent, Jaminet, Marcaillou, Naisse, Cosson, Speicher, Goasmard.

De son côté, Bartali attend tranquillement que les opérations du contrôle se passent avant que la course ne parte.

La procession entre Paris et Le Vésinet…

…faubourg Montmartre…

…place de l’Etoile pavoisée en l’honneur des souverains britanniques en visite officielle en France…

…sur la route de Neuilly.

Le vrai départ du Tour 1938 vient d’être donné en direction de Caen, terme de la première étape, à 215 km de là.

Il est 11h20, mardi 5 juillet.

Dans la côte de Lisieux. En cours de route, la pluie est venu arroser les coureurs….

…comme dans le côte de Saint-Aquilin près de Pacy-sur-Eure. Les deux échappés, Lusueur et Vicini se mouillent aux deux sens du terme…

 

…tout comme le peloton près de Bernay. A d’autres moments, la route est sèche…

…comme ici sous les roues du Luxembourgeois Neuens et du Français Laurent.

A l’arrivée, belle victoire d’Oberbeck devant Bini et Middelkamp.

L’actualité de ce début juillet 1938, c’est aussi un autre départ, bien plus définitif et malheureux, celui de Suzanne Lenglen, décédé le 4 juillet d’une leucémie foudroyante à l’âge de 39 ans. Elle était une immense championne, imbattable sur les courts entre 1919 et 1926.

A l’école de sa gloire, à Garros.

 

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT PROVENÇAL du mardi 5 juillet.

Le départ du Tour de France ce 5 juillet 1938 partage la une du Petit Provençal avec la guerre d’Espagne et les gesticulations des démocraties pour cacher leur impuissance face aux fascistes et aux dictatures allemande et italienne. On va se réunir pour discuter du retrait des étrangers, des Brigades Internationales qui se retireront et des troupes régulières d’Hitler et de Mussolini qui oublieront de le faire !

Le Tour démarre donc du Vésinet…

…et le Français Georges Speicher, un ancien vainqueur du Tour 1933, est le favori des médias français pour l’édition 1938… qui oublient de regarder la montée en puissance là aussi d’un grand champion italien !

En page intérieure, le journal marseillais (il s’agit là de l’édition du Gard) a prévu une page complète pour permettre aux lecteurs de noter, étape après étape, les résultats de ce Tour.

On pouvait ainsi enlever cette page pour la punaiser au mur dans la cuisine, le bureau ou l’atelier pour discuter du Tour tous les matins. Quelques supputations et pronostics avant le départ de la Grande Boucle…

 

 

Quelques mots sur la guerre civile espagnole qui va bientôt « fêter » les deux ans de conflit.

L’aviation franquiste, allemande en fait, a mené des raids sur Valence, Alicante et les faubourgs de Barcelone. Dans ce port, des navires civils britanniques ont été touchés par les bombes fascistes.

Le camp républicain étant multicéphale, on se pose question de la représentation officielle de ce dernier. Pour la conférence sur la non-intervention menée par Lord Halifax, ce sera le gouvernement de Valence.

 

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C’est bientôt le TOUR de FRANCE…

…créé en 1903, il y a 115 ans ! Ce sera la 105ème édition du Tour cette année puisque les deux conflits mondiaux vont empêcher la tenue de onze courses.

A l’occasion du Centenaire du Tour, en 2003, j’avais créé un jeu d’enveloppes « anniversaire » en cette occasion. Voilà à ce quoi cela ressemblait !

Chaque année permettait de présenter la couverture d’un numéro souvenir du Tour, qu’il soit hors-série ou hebdomadaire, le plus représentatif.

J’avais même « inventé » un Tour 1940 qui n’eut pas lieu bien entendu à partir…

…de la carte parue dans le numéro de Miroir des Sports du 20 septembre 1938.

1947, le premier Tour d’après-seconde guerre mondiale et…

…une enveloppe spéciale pour les vainqueurs du Tour de l’entre-deux-guerres !

Ces enveloppes servaient à envoyer mes courriers mais je vendis quelques collections à quelques amateurs de cyclisme ou d’enveloppes spéciales ! Dommage que j’ai perdu les matrices numériques de ces enveloppes en ayant oublié de les sauvegarder. Mais à cette époque, les moyens de sauvegarde des données n’étaient pas aussi développés que de nos jours!

A partir du 5 juillet sur unmondedepapiers.com, présentation du Tour 1938, il y a 80 ans… à travers journaux et hebdomadaires anciens.

 

 

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 38: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 28 juin 1938.

A la une de ce Miroir des Sports, l’immense boxeur, Joe Louis. Battu en 1937 par l’Allemand Max Schmeling par KO à la 12ème reprise, il prit une terrible revanche le 22 juin 1938 au Yankee Stadium de New York. Le combat dura en tout et pour tout 2′ 4″ ! Pendant ce court laps de temps, Joe Louis envoya son adversaire trois fois au tapis, la troisième fois pour de bon.

Joe Louis resta champion du monde 11 ans et 8 mois sans être battu une seule fois. Dans toute sa carrière professionnelle, sur 72 combats, Joe Louis en remporta 69 dont 57 par KO contre seulement 3 défaites.

Pourtant n’est-il pas prévenant avec ses poules, le « bombardier noir » ?

Du tennis à Wimbledon avec quelques attitudes surprenantes:

Jean Borotra, emporté par son élan, est passé dans le public et immédiatement retourne sur le court.

Miss Bundy dans un style peu académique renvoie la balle.

Miss Marble ne demande pas grâce mais a glissé lors d’un échange.

Le meilleur nageur français du moment, c’est Alfred Nakache…

…champion de Paris de 100m. crawl et 200m. brasse.

Paul Maye vient de gagner le titre de champion de France de cyclisme sur route la semaine dernière. Quelques attitudes bizarres…

…pour fêter son titre.

Du cyclisme sr piste avec cette réunion organisée l’Union Vélocipédique française à la Cipale, à Vincennes.

Un hommage au tandem tant utile pour transporter les bénéficiaires des nouveaux congés payés.

Un Paris-Roubaix pour les amateurs et indépendants:

Le Parisien Fernand Lesguillons l’emportera. Ici il traverse Beauvais.
Pour terminer, l’équipe nationale belge qui défendra les couleurs de la Belgique sur les routes du Tour de France pose…

…après avoir été reçu au siège de l’Union Vélocipédique Belge.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 05 janvier 1918

(JOUR 1251 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce premier magazine de 1918, cinquième année de guerre, le visage du Général Guillaumat nommé commandant en chef des troupes françaises sur le front d’orient en remplacement du général Sarrail.

Dans l’Aisne, un paysage bouleversé avec des arbres coupés et enchevêtrés suite à un bombardement français sur une tranchée allemande qui a été évacué. Avant qu’elle ne soit occupée par les Français…

…des nettoyeurs essaient de débusquer d’éventuels ennemis cachés dans les souterrain avec des gaz ou des fumées.

En Russie, la Révolution Bolchévique, Maximaliste dit-on à cette époque, continue à progresser.

Ici, des gardes rouges s’apprêtent à écouter un discours de Lénine. On verra plus loin dans ce mois de janvier que la Russie est dépouillée après ces mouvements insurrectionnels. Voici d’ailleurs les plénipotentiaires participant aux discussions à Brest-Litowsk en vue d’une paix sur le front oriental.

En marge de la guerre, à Paris, la coupe de Noël a bien eu lieu sur la Seine comme les autres années.

C’est Gérard Meister qui l’a emporté en 2 minutes et 33 secondes pour joindre une berge à l’autre dans une eau à… 1°C !

Chronique nécrologie: le décès du champion cycliste Lucien Petit-Breton, double vainqueur des Tours de France 1907 et 1908.

Mobilisé, il a été victime d’un accident d’automobile près du front au niveau de Troyes. Il servait dans un Escadron du Train.

En quatrième de couverture, on voit un vieil homme, un vieux paysan déracinant des piquets soutenant les fils de fer barbelés dans le but de cultiver à nouveau sa terre reconquise aux Allemands.

Quand on sait qu’un siècle plus tard de nombreux terrains sur lesquels s’est déroulée la guerre ne sont toujours pas cultivables pour longtemps encore, on comprend qu’il s’agit d’une image de propagande, pleine de symboles mais surtout de mensonges.

 

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Des PHOTOS du TOUR de FRANCE 1949 au col de CARPIAGNE.

Il s’agit de quatre photos prises avec un appareil photographique à l’occasion du « passage du Tour de France 1949 au col de Carpiagne ». On voit les spectateurs et peut-être quelques officiels qui ont pris place sur le plateau d’une camionnette pour applaudir les concurrents.

Carpiagne, c’est le nom du camp militaire au-dessus de Marseille, sur la route de Marseille à Cassis, emprunté par les concurrents de la course pédestre le dernier dimanche d’octobre tous les ans.
Le sommet est maintenant appelé col de la Gineste.

En 1949, les concurrents du Tour de France l’empruntèrent 2 fois, le soir de l’étape Nîmes-Marseille du 15 juillet dans un sens et le lendemain matin, le 16 juillet, juste après le départ de l’étape Marseille-Cannes dans l’autre sens.

La course était donc partie ce 15 juillet 1949 des arènes romaines de Nîmes.

Mais pour rejoindre Marseille, la course avait pris le chemin des écoliers.

Elle avait franchi le Rhône sur un des seuls ponts réparés après la guerre, celui de Beaucaire-Tarascon.

De là, la course avait tourné à gauche, vers le nord pour passer sous un autre pont, celui d’Avignon.

Le journaliste peu au courant des faits annonçait dans la légende de cette photo que le pont Saint-Bénézet n’avait pas pu être emprunté par la course car il n’était pas encore réparé après que les Allemands l’aient détruit ! A sa décharge, que raconterait un historien s’il rédigeait un article sportif ?

Suite des histoires de pont intacts ou démolis, la Durance fut franchie à Cavaillon sur un pont métallique de substitution.

C’est au 140ème km (sur les 199 du parcours) que les choses commencèrent à bouger. Et deux coureurs s’échappèrent peu avant la dernière bosse, celle de Carpiagne: Blanc et Goldschmidt, le futur vainqueur de l’étape.

Les voici donc vus par les photo-reporters sportifs…

avant la plongée sur Marseille et le Stade-Vélodrome pas encore Orange, pendant laquelle Goldschmidt oublia Blanc.

La une du Dauphiné de l’époque:

Les autres photographies prises par cet amateur cycliste en 1949, à la Gineste…

 

Qui sont ces routiers ? Les 2 échappés en haut et les premiers coureurs du peloton très certainement, peloton qui arriva groupé au Vélodrome, réglé au sprint par Jean Robic.

Et comme à l’époque, tout terminait par la page humoristique de Pellos, voici donc comment il dessina cette arrivée d’étape à Marseille:

La sardine avait aspiré le vainqueur !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 17 août 1937.

Bien que cela ne soit pas évident au premier abord, il s’agit de boxe pour cette première de couverture du Miroir des Sports du 17 août 1937. Le grand champion français Marcel Thil part aux Etats-Unis pour combattre le redoutable Fred Apostoli nous dit la légende de la photo et prouver aux Américains qu’il est bien le meilleur poids moyens du monde. Ce que les Américains ne contestent pas. Le combat aura lieu le le 17 septembre et on voit Marcel quitter Paris en train pour Le Havre, ville de départ des Transatlantiques.

Du cyclisme encore et toujours avec une course aujourd’hui disparue: Marseille-Lyon dont on a déjà parlé. le vainqueur de  cette édition 1937 est Francis Bonduel. Deux vues de la course:

Les coursiers dans la côte d’Auberive, en Isère, à environ 50 bornes de l’arrivée. Speicher emmène le peloton.

Le sprint final sur le Vélodrome de la Tête d’Or à Lyon, anneau qui existe toujours à notre époque, sprint remporté par Bonduel devant Speicher.

Toujours la peine reine et la victoire de Roger Lapébie au Tour de France lui a valu son entrée au Musée Grévin de Paris.

Il y côtoie ainsi le professeur Piccard et son ballon stratosphérique. Un exploit d’une autre dimension que celui du champion cycliste puisque le 27 mai 1931, le professeur atteignit l’altitude de 15 781 mètres avec son ballon stratosphérique, à Augsbourg. Hergé s’est inspiré d’Auguste Piccard pour dessiner le professeur Tournesol.

Une page double complète est consacrée au Grand Prix automobile de Monaco qui s’est couru le 15 août dernier. Pas moins de 6 belles images de cette course dans un cadre toujours magnifique.

La grille de départ.

Caracola devant la tribune d’honneur.

Dans la côte de Monte-Carlo.

La chicane du port.

Foule considérable dans les falaises de Monte-Carlo… à une époque où le Grand prix était encore un événement populaire.

Un passage du vainqueur, l’Allemand  Von Brauchitsch.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 3 août 1937: Le TOUR 1937.

Dernière image de ce Tour de France 1937 à la une de ce numéro du 3 août de Match.

Deux des héros du Tour dont le nom restera dans l’Histoire du cyclisme sur la pelouse du Parc des Princes: au premier plan Gino Bartali héros du début du Tour jusqu’à sa chute d’Embrun et qui prend rendez-vous avec sa Légende et au second plan à gauche , le Français Roger Lapébie, vainqueur miraculeux de l’édition 1937 !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 3 août 1937.

Le Tour de France est fini depuis une semaine mais on va tout de même en reparler. Toutefois la une est faite d’un meeting de natation où deux nageurs danoises se congratulent après une course. Dans l’eau, Hveger (17 ans) est félicitée par Sörensen (13 ans).

Le Tour de France et son vainqueur, Roger Lapébie, sous toutes les coutures:

avec Sylvère Maes,

pédalant en jaune et

avec son conseiller technique Jean Leulliot.

Mais le magazine insiste sur la performance d’un jeune premier…

…dont on reparlera…

Gino Bartali.

Le cyclisme a repris avec des courses mineures en attendant les futurs championnats du monde en fin de mois.

Le Tour des Villes d’Eaux d’Auvergne a vu la victoire de l’Italien Guiponne. Un tour en 2 étapes:

Classements du Tour des Villes d’Eaux.

Autres sports:

La Coupe Davis de tennis est partie aux Etats-Unis… pour longtemps pronostique le rédacteur de l’article.

Un stade rempli en URSS, celui du Lokomotiv Moscou. Cela permet au Miroir des Sports pour regretter qu’en France, on ne construise pas de stade de plus de 50 000 places comme c’est le cas pour la Coupe du Monde de football 1938. Un regret qui perdurera dans les années 1970, 1980 jusqu’à l’inauguration du Stade de France pour le Mondial 1998.

Une belle attitude du joueur de pelote basque Jean Urruty, champion complet de ce sport qui s’est éteint le 16 août 2002 à l’âge de 90 ans.

Une vue traditionnelle de saison: du plongeon à Los Angeles.

 

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Il y a 100 ans (presque) jour pour jour: J’AI VU du 28 juillet 1917

(JOUR 1091 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Nos amis les Russes révolutionnaires… pour l’instant. A la une de J’ai vu du 28 juillet 1917, le général russe Korniloff qui avance (suivant le journal) vers Lemberg, alors que …

… le Révolutionnaire Kerensky exhorte les soldats à la lutte. On en reparlera dans quelques mois.

Galerie de portraits:

 

L’aviateur Octave Lapize a été tué le 15 juillet 1917. Octave Lapize avait gagné le Tour de France 1910.

Quentin Roosevelt, un des fils du président Roosevelt, vient de s’engager dans l’armée américaine.

Tout comme un des descendants du général Grant, célèbre depuis la guerre de Sécession.

Une dernière image réjouissante:

Des néo-zélandais de l’ANZAC se baignent en mer du Nord, du côté de Nieuport, en Belgique.

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