Archives mensuelles : décembre 2017

Une chanson de LA ROULANTE: LES BOCHES À CONSTANTINOPLE (Ch. DUJARDIN)

LES BOCHES À CONSTANTINOPLE (Impressions d’un eunuque) de Ch. Dujardin.

Pas sa meilleure et plus pertinente écriture !

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 5/5

Dernière étape de notre descente du Rhône virtuelle: le Rhône vauclusien et une partie du Rhône gardois. Les affluents rive gauche, l’Eygues et l’Ouvrez mentionnés mais la Cèze bien présente sur la rive droite s’appelle Aiguillon ! Peu de ponts à présenter aux lecteurs du blog. Il faut dire qu’il y a que celui de Roquemaure et les trois ponts d’Avignon, celui du chemin de fer devant se contenter d’un seul trait noir sur la carte !

Caderousse pourtant si typique avec le village entouré de digues n’est pas du tout mis en valeur, à la différence de Montfaucon, Roquemaure ou Chateauneuf. Que faisait le Syndicat d’Initiative local ?

Le pont de Roquemaure donc, sans sa spécificité du ponceau qui le précède pour atteindre l’îlot de Miémart. On l’a déjà vu.

Les ponts d’Avignon. Deux ouvrages pour traverser les deux bras du fleuve qui entourent l’île de la Barthelasse. Le concepteur du document a bien différencié l’ouvrage du bras de Villeneuve, un pont en pierre qui a succédé au fameux pont de chevalets et celui du bras d’Avignon, un pont suspendu.

Sur le bras de Villeneuve, le pont de chevalets ou le pont de charpentes en bois ouvert en 1816 et appelé pont Bonaparte car projeté sous l’Empire puis…

…la construction très perturbée d’un pont de pierre de 1905 à 1909 dont le chantier fut emporté au moins deux fois par les crues du Rhône…

…et l’ouvrage terminé qui ne sera guère fiable et rapidement peu adapté à la circulation automobile.

Sur le bras d’Avignon, le fameux pont Saint-Bénézet est bien représenté.

A partir de 1807, un pont en bois fut jeté en premier sur le fleuve, pendant du pont de chevalets dont on vient de parler. Cet ouvrage d’art fut emporté par la débâcle des glaces lors de l’hiver 1830. On fit appel aux frères Seguin qui ouvrirent ce joli pont suspendu en 1843…

…qui, bon an, mal an, dura jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Pour terminer, le pont-rail de la voie PLM qui relie la gare d’Avignon avec la ligne de la rive droite et delà Nîmes, Montpellier…

Ce pont-rail a été inauguré en 1905 puis reconstruit presqu’à l’identique (il a été surélevé) après le passage des bombardiers américains en 1944.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 09 décembre 1917

 (JOUR 1224 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La une du Miroir du 9 décembre reprend le même thème que celle du J’ai vu d’hier. On y avait montré un mariage d’un mutilé alors. Aujourd’hui, c’est un autre poilu qui a perdu un membre qui revient le 23 novembre, exactement un mois après sa blessure, le 23 octobre, porter le drapeau de son unité tout autant mutilé que lui !

L’Italie tient une place importante dans ce numéro.

En page centrale, le Piave, fleuve de Vénétie, défendu par les Italiens.

On y voit des cadavres allemands et autrichiens morts au milieu du fleuve après une tentative de traversée avortée. Après la défaite italienne de Caporetto, ce fleuve sera le Verdun des Italiens qui empêcheront les troupes allemandes et autrichiennes de le traverser, ce qui aurait entraîné la chute du pays.

Les Français arrivent en Italie, suite.
Après avoir vu la frontière de Vintimille, voici donc le passage des troupes au col de Mont-Genèvre.

En haut, les véhicules sont regroupés à Briançon  avant de monter en colonne vers le col (en bas).

En haut les troupes françaises défilent musique en tête à Vérone, puis viennent les cavaliers (en bas).

En Palestine, les troupes françaises avancent dans les sables du désert du Sinaï.

Un central téléphonique est installé pour communiquer.

Les troupes américaines s’entraînent au maniement des lance-flammes.

Quand on se souvient de ce que disait il y a quelque temps la presse sur cette arme barbare… comme les gaz, elle a été bien vite adoptée par le camp allié.

Un motocycliste britannique transporte des pigeons voyageurs pour qu’ils ramènent des messages au camion transportant le colombier.

Enfin, le ravitaillement.

Le Maroc fournit à la métropole des céréales qui en manque avec une partie de son territoire occupée et des troupes étrangères à nourrir.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 08 décembre 1917

 (JOUR 1223 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, le mariage d’un militaire Georges Roy, ayant perdu ses deux bras et la vue sur un champ de bataille avec Mlle Marguerite Lavenne. Un des nombreux invalides de guerre que produira le premier conflit mondial.

Toujours l’Italie et l’arrivée des troupes alliées au secours des Italiens débordés.

Ci-dessus, un convoi ferroviaire transportant des voitures hippomobiles et, ci-dessous des écoliers locaux entourant les chasseurs alpins, peut-être l’unité de Séraphin Guérin (?)

Une énième attaque britannique a été un succès considérable… nous dit-on. Les Anglais ont repoussé les Allemands au-delà de la ligne Hidenbourg censée représenter la ligne de défense imprenable pour le Reich.

Des blessés à perte de vue !

En quatrième de couverture, les incertitudes russes.

D’un côté on nous dit que les généraux russes s’opposent au pouvoir politique des Bolcheviks,…

… d’un autre, les paysans lisent (ou se font lire) les communiqués des Soviets.

Pour l’heure la Russie est toujours dans la guerre…. Pas pour longtemps !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 07 décembre 1937.

Un match nul en football à domicile au Parc face aux Italiens est considéré comme une victoire et les Français portent en triomphe leur gardien de but Di Lorto, natif de Martigues, auteur d’un sans faute dans les cages, malgré quelques situations chaudes comme ce face-à face avec l’Italien Piola.

Plusieurs pages sont consacrées à ce match achevé par un 0-0 très encourageant.

Il faut dire que les Français se sont battus comme des morts-de-faim telle cette phase défensive devant le but de Di Lorto.

Voici donc les 11 héros de cet après-midi maussade à Paris:

Courtois, Vainante, Heisserer, Fosset, Bourbotte, Cazenave, Langiller, Di Lorto, Nicolas, Mattler et Delfour.

Et les B des deux nations se rencontraient aussi au Stade-Vélodrome de Marseille…

…pour un résultat équivalent 2-2.

Suite des sports collectifs avec du rugby et une journée de Du Manoir.

Au bout de 8 ou 9 journées, Montferrand mène en poule A et Chalon en B.

Émotion au Vel d’Hiv de Paris et la retraite sportive du stayer Toto Grassin, à l’âge de 39 ans.

Le Mansois fut longtemps considéré comme le roi de palais parisien.

Autre exploit, celui de l’aviateur Paul Codos qui, au bout de 58 heures, s’est posé à Santiago-du-Chili.

De belles et jeunes supportrices viennent lui remettre le trophée pour ce raid extraordinaire au dessus de l’Atlantique et de la Cordillère des Andes.

Pour terminer, la mauvaise saison étant là, le Miroir des Sports propose aux lecteurs quelques mouvements pour s’entretenir physiquement.

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 4/5

Quatrième volet de notre descente virtuelle du Rhône en 1920 entre Rochemaure-Ancône et Pont-Saint-Esprit. Nous allons passer en dessous de six ponts, cinq ponts suspendus et le fameux pont de pierre gardois et son arche marinière.

Juste une remarque avant de montrer des vues anciennes. Le concepteur de la carte était un peu fâché avec les noms des affluents rive droite du Rhône. Le Lavezon se retrouve affublé du nom de Davezon, l’Escoutay devient Négnie (il fallait le trouver même si un de ses affluents s’appelle la Nègue) et la Conche réputée pour ses… nudistes se transforme en Canche. Quant à l’Ardèche, si elle est bien dessinée, elle n’est pas nommée. Sur l’autre rive, pas de problème avec le Roubion et la Berre. Par contre la Riaille qui détruisit un jour de grande colère la poste de Malataverne, elle devient la Reuille.

De même, si le dessinateur fit des efforts pour bien des villes et villages en représentant les édifices principaux, manifestement il n’avait jamais vu Ancone ni de près ni de loin. C’était tout de même mieux que Meysse presqu’absent des lieux.

Le pont de Rochemaure et sa pile centrale unique est bien représenté.

Assez semblable de nos jours à ce qu’il était jadis si l’on ne considère que les infrastructures en dur. La passerelle himalayenne a remplacé de nos jours le tablier en bois.

Le pont du Teil est tout à fait conforme à ce qu’il était entre 1843 et 1931…

…avec quatre piles au milieu du fleuve. Il fut remplacé en 1931 par un pont suspendu semblable à celui que l’on connaît de nos jours… pont qui connut quelques problèmes en 1944.

Bizarre ! Le dessinateur a jeté un pont de pierre entre Viviers et Chateauneuf-du-Rhône flanqué d’un château-fort bien plus conservé que ce qu’il l’était.  Pourtant, avant le pont suspendu actuel qui date de 1954…

…son prédécesseur était tout autant suspendu…

…avec quatre piles dans le fleuve.

Second pont de Viviers, bien plus connu, celui de Robinet entre la campagne vivaroise et Donzère.

Un pont suspendu construit en 1847 et qui, sauvé à plusieurs reprises de la destruction par la mobilisation des amateurs de belles pierres (il est inscrit au patrimoine maintenant),…

n’a guère changé 170 ans plus tard.

Bourg-Saint-Andéol et son pont reliant l’Ardèche à Pierrelatte (où le dessinateur n’a jamais entendu parler du Rocher).

Un pont datant de 1847 dont il ne reste que la culée, côté rive droite.

Enfin, pour terminer cette quatrième étape, Pont-Saint-Esprit et son pont de pierre multi-centenaire…

…dont on a parlé il y a peu à l’occasion de la présentation d’une flamme philatélique.

A noter que légèrement en amont de Pont, juste avant le confluent de l’Ardèche, le dessinateur n’a pas omis de représenter l’usine du Banc Rouge sur la commune de Saint-Marcel-d’Ardèche, poudrerie qui sauta un beau jour de 1962.

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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Lucien CONSTANCE.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Trente-sixième nom de la liste: Constance Lucien Henri.

La seconde face du monument.

Deux Constance, Lucien Henri et Paul Auguste sont inscrits sur le Monument aux Morts de Caderousse. Une petite recherche nous a fait découvrir qu’ils ne sont pas frères, ni cousins germains, ni cousins au second degré. Pourtant quelques similitudes sont notables dans leurs généalogies. Le père de Lucien se prénomme Auguste Jean, né le 16 juin 1848 tandis que celui de Paul est un Jean Auguste, né le 1er mais 1849. Tous deux sont originaires de Caderousse et cultivateurs. Du côté des mères, elles se prénomment aussi toutes les deux Marie-Louise ! Marie-Louise Millet de Mornas, née en 1854 pour Lucien et Marie-Louise Paschal pour Paul, née également en 1854.

Si l’on remonte l’arbre des pères de Lucien et de Paul, les grands-parents des deux futurs Poilus sont différents. Si parenté il y a, il faudrait remonter plus loin, au XVIIIème siècle.

Lucien Constance est donc venu au monde le 10 septembre 1888 à Caderousse dans la ferme du quartier des Près, non loin de la limite du territoire de Caderousse avec celui d’Orange.

A la lecture du premier recensement effectué après la naissance de Lucien, celui de 1881, la famille vit toujours dans ce secteur, chemin de Pérussier. Lucien (ou plutôt Henri comme on semble l’appeler dans sa famille) est le second enfant du couple formé par Auguste Jean et Marie-Louise. Isidore-Gratien, un grand frère pour Lucien, est né en 1881 et est alors âgé de 10 ans en 1891.

La famille ne connaît guère de bouleversements par la suite. En novembre 1902, Isidore est appelé sous les drapeaux, pas très loin des Près, à Orange, au 15ème Régiment du Train. Il sera libéré dix mois plus tard, par anticipation, en septembre 1903, étant devenu entre temps soutien de famille car papa d’un petit Justin, né en 1902, fruit de l’union entre Isidore et Augustine Vivet, une Caderoussienne de sa classe. Un second enfant, Raoul, suivra en 1906.

Les Constance de Pérussier en 1911.

Lucien-Henri est appelé sous les drapeaux à son tour quelques années plus tard, en 1909. La Révolte des Vignerons de l’Hérault étant passée par là, c’est plus loin que son frère ne l’avait fait qu’il effectuera sa période militaire, à Digne,  du 07 septembre 1909 au 24 septembre 1911, au 3ème Régiment d’Infanterie.

Moins de trois ans après, l’Armée fera de nouveau appel à lui. Dès la Mobilisation Générale, Lucien rejoint son unité, à Digne, à Marseille ou à Cuers où sont regroupés les hommes. Le 07 août, le chemin de fer emmène le 3ème Régiment vers la frontière du nord-est de la France.

Le Journal de Marche du 3ème R.I. nous trace ce  voyage entre Marseille et Xirocourt, au sud de Nancy où va coucher la 6ème Compagnie du 2ème Bataillon à laquelle appartient Lucien Constance. A partir de là, sans trop de repos, le régiment va marcher à la rencontre des Allemands, c’est-à-dire jusqu’à la frontière qui était alors située à l’est de Nancy, à la limite du département de Meurthe-et-Moselle.

Terrible journée que celle du 10 août où les hommes vont parcourir vingt-cinq kilomètres entre Clerey et Saint-Nicolas-du-Port,  avec vingt à vint-cinq kilogrammes de barda sur les épaules, sous un soleil de plomb et une température caniculaire suffisamment exceptionnelle pour que le rédacteur du Journal de Marche le signale.

La rencontre avec les Allemands va se passer à Coincourt à quelques hectomètres de la frontière. On retrouve alors les deux stratégies militaires antagonistes: celle des Allemands attentistes et celle des Français attaquant la fleur au fusil. Nous sommes alors le 14 août. Pourtant, le 12 août à Drouville, vingt kilomètres à l’arrière de Coincourt, les hommes avaient dû creuser des tranchées pour attendre le choc prévue pour le lendemain avant que la stratégie de l’Etat-Major français ne change et ne les fasse progresser le 13.

A travers les mots du rédacteur du Journal de Marche, on voit que cela a chagriné les soldats. Plus tard, le 14 août on lit aussi que la surprise est totale pour tous, hommes, chefs et Etat-Major,  face au déluge de feu qui va s’abattre sur les compagnies se risquant à avancer du côté du Bois du Haut de la Croix à Coincourt. Il faut dire que les Allemands ont bien caché leur jeu en laissant avancer le 3ème Régiment et en reculant pour laisser le terrain libre.

C’est alors que la fusillade éclate.

Tout est dit dans ces quelques lignes: les Allemands ont bien préparé ce piège et les pauvres hommes du 2ème bataillon n’ont d’autre solution que de s’allonger sur la ventre et à se servir de leur sac comme protection, bien légère face à la puissance des armes. Vous l’avez compris, Lucien fait partie de ceux-ci. Le bilan de la journée est terrible:


24 tués mais surtout 712 blessés ou disparus. Un chiffre astronomique pour un affrontement de quelques minutes. Le corps de Lucien Henri Constance n’a pas été retrouvé et il a été reconnu officiellement mort par un jugement du tribunal de Nîmes du 14 juin 1920. Toutefois, son père avait déjà reçu la somme de 150 francs le 16 mars 1916 comme dédommagement pour les soldats célibataires décédés. Une somme bien dérisoire pour un enfant !

Le 14 août 1914, Lucien Constance allait avoir 26 ans. Il était le second mort de la Grande Guerre de Caderousse, après Augustin Aubert disparu non loin de Coincourt, le 11 août, dans des circonstances assez semblables.

La fiche de Lucien Henri Constance de Mémoire des Hommes

Lucien Henri Constance, matricule 320 classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Constance est encore présent à Caderousse et dans le Vaucluse. Si un descendant forcément indirect de ce Poilu reconnait cet arrière-grand-oncle, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

Quant à son frère Isidore, on peut consulter sa fiche matricule 298, classe 1901, bureau de recrutement d’Avignon.

A suivre: Paul Constance.

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JEUX: la NUIT du JEU à BARBENTANE pour les 10 ans de JEUX JUBIL’ (1er décembre)

Après les soirées d’Octobre et de Novembre où nous n’avions pas pu aller à la Caserne des Pompiers d’Avignon, c’est donc la Nuit du Jeu de Jeux Jubil’ qui nous permet de jouer dans le sud. Changement de décor avec la salle des fêtes de Barbentane, bien plus vaste que le lieu habituel de rendez-vous pour fêter les 10 ans de Jeux Jubil’ et une soirée ouverte tout-public sans besoin de carte d’adhérent. Pleine réussite avec une salle remplie, salle bien plus vaste que celle de l’AgroParc où se déroulent les Contrées des Jeux en mars.

Moment pour retrouver également Marie-Do et ses amies de Barbentane.

Début de soirée à 4 autour d’un jeu auquel j’avais joué une fois grâce à Yohann, à Montélimar, il y a quelques années: THE ISLAND.

Ce jeu est une reprise d’un jeu plus ancien qui avait pour thème la disparition de l’Atlantide, une île qui disparaît peu à peu et dont les habitants doivent se sauver comme ils peuvent, en barque ou à la nage,  pour atteindre la terre ferme, sous la menace de baleines, de requins et de serpents de mer… jusqu’à l’explosion finale qui sont cela fin de la partie et le décompte des points de victoire, sous les pieds des meeples.

Bilan de la partie: victoire d’Amélie avec 19 points, je n’arrive à sauver que quelques Atlantes rouges pour 17 points.

Suite de la soirée avec quelques valeurs sûres: SPLENDOR et 7 WONDERS.

SPLENDOR… il y avait pas mal de temps qu’on n’y était pas revenu. Partie rapide en allant à l’essentiel à savoir marquer rapidement des points pour ma part en évitant l’accumulation de cartes qui retarde la partie.

J’arrive seul à 15 points (il manque un 1 avec perle bleue sur l’image ci-dessus), un tour avant qu’Amélie ne puisse terminer.

7 WONDERS à cinq avec une amie de MarieDo, Alyson. Pas mal de travail d’explications et de conseils avant et pendant la partie avec quatre partenaires de table ne connaissant absolument pas le jeu. Mais comme il est de coutume de le dire, à la fin de la partie, on a tout compris et la seconde devient très agréable… Ce sera donc pour la prochaine fois que je pourrai me concentrer sur mon jeu.

Décompte des points… Match nul entre Alyson et moi avec 49 points et mon beau développement technologique. Il s’agissait d’un jeu de base sans aucune extension, ça suffisait largement.

Fin de notre nuit du jeu avec DODDLE et BAZAR BIZARRE pour se détendre les neurones (mais pas les nerfs) en attendant le tirage de la loterie… qui verra Ennio remporter 3 places pour l’Escape Game des Angles, hors week-end.

Notre nuit du jeu se termine cette année à deux heures du matin, cinq heures avant les croissants !

 

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 3/5

 

Troisième tronçon de notre descente du Rhône, de Glun au nord de Valence à La Coucourde au nord de Montélimar.

Glun, Chateaubourg pour arriver à Valence et, sur la carte, le pont de pierre. Ce détail nous fait indique que la carte est postérieure à 1910, date à laquelle le pont suspendu construit en 1830…

…qui avait un temps cohabité avec le nouveau pont de pierre…

…fut détruit. Le tramway des Granges (du nom de la ville ardéchoise Granges-les-Valence) put alors passer comme les diligences, les chevaux et les piétons.

Plus d’ouvrage d’art jusqu’à La Voulte…

…et un pont double par passer d’Ardèche à Drôme pour cause de présence de la grande île voultaine de Printegarde, au milieu du fleuve.

Un pont construit entre 1889 et 1891 dont le tablier fut détruit en 1940 puis 1944…

…avant d’être remis en service et apparaître à l’identique de ce qu’il était à la fin du XIXème siècle.

Le second pont, sur le petit Rhône (aujourd’hui une lône qui ne se remplit que quand le Rhône se fâche), est plus modeste mais conserve son cachet ancien.

On constate l’existence d’un second passage au sud de l’île de Printegarde, toujours sur la commune de La Voulte, un double passage bien entendu. Il s’agit de la liaison entre les deux lignes PLM de la vallée du Rhône.

Le pont actuel en béton précontraint, le premier au monde construit par cette technique,…

…ne supporte pas la comparaison avec son prédécesseur, au point de vue esthétique.

Quant au viaduc sur le petit Rhône, datant lui aussi de 1861, il a un cachet particulier, au milieu de toute cette végétation…

…avec ses quinze arches pour enjamber un cours d’eau… inexistant !

Au sud du confluent du Rhône et de la Drôme, Le Pouzin et son joli pont suspendu ouvert en 1849.

Le dessinateur de la carte n’a pas mis toutes les arches mais avouons qu’il était plus beau que le pont actuel…

…mécano ouvert en 1961, au moment de l’aménagement de la chute du Logis-Neuf.

Plus de pont jusqu’à Montélimar… Alors les hommes mirent en place les trailles de Baix et de Cruas dont on a déjà parlé dans le passé, sur ce blog.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 2 décembre 1917

  (JOUR 1217 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On l’avait dit hier dans J’ai vu, l’intervention française en Italie fait la une du Miroir. Cette photographie retouchée montre des Italiennes distribuant des cigarettes aux Poilus français sur le quai d’une gare en Lombardie. Certainement exact pour les objectifs de la presse officielle.

Ces troupes françaises (on parle ici de franco-anglais) arrivant en Italie par Vintimille.

Assez surprenant puisque le gros des troupes passa par le Montgenèvre ou le tunnel du Fréjus, en arrivant du nord et de l’est de la France mais peut-être quelques unités furent détournées vers le sud pour dégorger les cols alpins et pour faire de beaux clichés.

Le train joua un rôle important dans cette migration d’unités françaises vers l’Italie…

…les véhicules hippomobiles aussi mais les troupes durent aussi marcher pour assurer les liaisons comme le franchissement du col du Mont-Genèvre.

Lesquelles troupes pédestres défilèrent devant l’obélisque célébrant la campagne de Napoléon la Grand en Italie, construite en 1802.

Dans ces vues peu évidentes, on nous dit que les premières troupes françaises et bien sûr les chefs sont arrivées sur le front autrichien.

La guerre dans le désert maintenant avec les Turcs en débandade devant les Britanniques (et quelques Français).

On voit ci-dessus une caravane de blessés dans le désert et…

…une ambulance bien garnie.

On a parlé récemment du raid de Zeppelin qui fit des dégâts mais connut quelques pertes. Le L-49 tombé près de Serqueux près de Bourbonne-les-Eaux, à l’arrière du front des Vosges est cours de démantèlement…

…pour être rebâti et exposé aux Invalides.

Autre destruction et réparation, ce navire de guerre français, le Kouang-Si atteint d’une torpille  et qui a miraculeusement évité le naufrage est en cale bientôt sèche pour quelque temps.

Double page centrale avec des prisonniers allemands faits par les Anglais dans leur secteur de Cambrai.

Les grosses « saucisses » d’observation toujours aussi spectaculaires.

Celle-ci est emmenée au large par un remorqueur pour veiller sur une portion de côte. Les observateurs montent à la nacelle ci-dessus puis en descendent ci-dessous.

Les sous-marins allemands sont épiés.

Pour terminer,  une vue du théâtre Passaief à Petrograd après un bombardement allemand (mais le Miroir n’en est pas certain)…

…incendie qui a causé la mort de nombreux soldats et pompiers venus combattre les flammes.

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