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A ANCONE, jadis, le RHÔNE amenait des bois, des graviers, des alluvions… mais pas que !

Le Rhône a toujours été un fleuve charriant énormément de sédiments ou de bois arrachés aux berges, aux montagnes. Pour preuve, le problème des toueurs, obligés la nuit d’être garés sur leur port d’attache sous peine de voir le cable recouvert et inutilisable. Pour preuve également, ce long procès qui opposa sur la fin dans les années 1860-70, un propriétaire autoproclamé d’un morceau de lône avec la commune, qui vit l’avocat Emile Loubet défendre la ville… sans succès, on en parlera un jour. Non, nous allons voir d’un autre sujet, bien moins gai (quoique le procès n’ait pas amusé ni élus ni population d’Ancone) suite à une recherche sur les avis de décès entre 1855 et 1924.

En effet, sur cette période, pas moins de 4 fois le Rhône déposa sur la berge proche du village, non loin du pont de Rochemaure, des corps de noyés, bien souvent inconnus. Et ces décès constatés sur la commune sont forcément inscrits (et décrits) sur les pièces officielles de l’Etat-Civil.

Car ici, comme il s’agit d’inconnus, l’officier rédacteur des registres, le Maire du village, se doit de décrire les victimes avec le plus précisément possible en vue d’une éventuelle identification du disparu.

Ainsi, le 27 mai 1857, c’est un jeune agriculteur de 15 ans, Eugène Olivier…

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qui fit cette macabre découverte à la plage d’Ancone située au quartier du Clos. Il s’agissait d’un homme défiguré par un long séjour dans l’eau, ne portant qu’un tricot de laine pour tout vêtement. Le décès fut reconnu par l’appariteur de police Venante Siretas qui constata que la victime n’avait pas subi de sévices et le malheureux fut immédiatement inhumé dans le cimetière du village. L’acte avait été rédigé par le Maire Félicien Coste.

Un peu plus de 20 ans après, le 18 août 1879, sous la mandature d’un autre Félicien, Durand, l’Officier d’Etat-Civil recueillait les témoignages du vieux garde champêtre Louis Gras (60 ans) et du jeune instituteur François Régis Faucher (27 ans) qui avaient constaté la mort par noyade d’un autre inconnu.

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Là aussi, pour les témoins, le corps semblait avoir séjourné quelques semaines dans les eaux du Rhône avant d’être déposé en amont du pont de Rochemaure, tout près du village. Ce malheureux paraissait être âgé d’un cinquantaine d’année.

A la veille de la Grande Guerre, le 21 mars 1913, troisième drame survenu sur la berge du Rhône au niveau du pont de Rochemaure. C’est Raymond Tournigand le Maire en activité qui décrit avec nombres détails le signalement de l’individu que la Rhône a déposé sur le berge près du village.

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On apprend même que le disparu portait deux pantalons et la présence d’un ticket de tramway lyonnais permet de déduire qu’il devait être tombé à l’eau dans le Rhône ou la Saône dans la capitale des Gaules. Il paraissait être âgé de cinquante à soixante ans. Un âge respectable !

Le médecin Francou a rédigé un rapport joint à l’acte de décès que vous pouvez lire ci-dessous.

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Mais c’est indiscutablement l’acte établi par le même Raymond Tournigand, le 23 avril 1919 qui est le plus émouvant. Dans l’île de la Conférence, en aval du pont de Rochemaure, une lavandière Marie Bouvier fut guidée par son chien auprès du cadavre d’un jeune garçon d’une douzaine d’année dont le corps semblait avoir longtemps séjourné dans l’eau. Le garde champêtre Paul Brunel vint constater le décès.

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Des tristes épisodes qui ébranlaient à chaque fois la vie du village.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 6/6

Pas de Tour de France à la une de ce numéro de Plein Air du 24 juillet mais de l’athlétisme avec le match France-Belgique.

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C’est le Français Dantigny, moustachu et grimaçant qui remporte le 800 mètres devant le concurrent belge. Au final, la France remportera aussi ce match.

Le Tour de France est le gros morceau de la revue avec les étapes décisives des Alpes au programme. Mais le magazine revient sur les étapes de transitions entre Pyrénées et Alpes, le long de la côte méditerranéenne.

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Comme dans le numéro précédent, 2 arrivées d’étapes en parallèle.
A gauche, l’arrivée victorieuse de Marcel Buysse à Perpignan (étape 7).
A droite, celle de Gustave Garrigou à Aix-en-Provence (étape 8). Après l’arrivée, les lauréats posent pour la postérité:

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Garrigou et Faber 1er et 3ème,

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L’isolé Petitjean second. On appelle « isolé » un coureur qui participe au Tour sans appartenir à une équipe, équipes soutenues à l’époque par des marques de bicyclettes.

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Portrait de Gustave Garrigou, vainqueur du Tour 1911.

Étape 9: Aix-en-Provence- Nice. Une balade le long de la Côte d’Azur mais tout de même 356 km à parcourir ! Le vainqueur sera Firmin Lambot, encore un concurrent belge, des Belges qui décidément brillent dans ce Tour 1913.

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Portrait de Firmin Lambot et…

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l’arrivée victorieuse de ce dernier à Nice.

Étape 10… les Alpes et ses grands cols entre Nice et Grenoble, 333 km et de jolies bosses à franchir: col de la Colle Saint-Michel, col d’Allos, col Bayard; mais aussi des paysages merveilleux en haute-montagne.

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Petit-Breton et…

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Thym semblent bien écrasés par ce décor splendide.

La course va être marquée par le duo Garrigou-Faber à l’avant surveillé de loin par Philippe Thys.

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Garrigou seul dans Allos à un moment où…

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Philippe Thys était devant.

Situation inversée à Gap où Garrigou et Faber sont passés en tête au contrôle de Gap.

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Faber est devant au col Bayard….

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et encore devant à l’arrivée à Grenoble où il passe la ligne devant Garrigou:

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Comme à Aix, les 2 hommes se congratulent.

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En terminant 3ème, Philippe Thys consolide sa position de leader au classement général.

Étape 11: Grenoble-Genève, 325 km et de grands cols à franchir: le Galibier, les Aravis. C’est Marcel Buysse qui va remporter cette étape de haute-montagne mais c’est au Galibier que le photo-reporter de Plein Air s’est posté pour nous faire quelques clichés.

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Marcel Buysse, 1er au Galibier et 1er à Genève.

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Faber et Garrigou au même endroit. Faber chutera dans la descente et perdra beaucoup de temps et donc de points à cette étape, tout comme Engel…

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qui répare ici une crevaison.

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Lambot, le vainqueur de Nice une plein effort dans la Galibier.

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Classement de l’étape Grenoble-Genève où l’on remarque les mêmes noms, mais aussi qu’il n’y plus que 28 concurrents en lice.

Voilà, la narration du Tour 1913 s’arrête là puisque Le Plein Air des 31 juillet et 7 août 1913 n’étaient pas dans le lot trouvé à Barjac cet été. Le Tour semblait jouer à Genève. Marcel Buysse allait gagner les étapes 12 (à Belfort, après être passé au Ballon d’Alsace), 14 (à Dunkerque) et 15 (à Paris), laissant l’étape 13 (à Longwy) au Luxembourgeois François Faber. Mais Philippe Thys confortablement installé en tête au général n’allait pas lâcher le morceau et s’apprêtait à recevoir les honneurs, à Paris, au Parc des Princes.

Autre sujet plus anecdotique,..

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le VIIIème Grand Prix de joutes lyonnaises à…. Paris sur la Seine et non sur le Rhône. Force est restée au Lyonnais Antoine Cellard, vainqueur du Tournoi, un joli bébé de 110 kilos que l’on voit au milieu de l’article.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 5/6

Deux gros événements sportifs dans ce numéro du 17 juillet 1913. Le Tour de France bien entendu mais aussi la Grand Prix de l’Automobile Club de France qui s’est déroulé à Amiens et dont la rédaction du Plein Air n’a pas hésité à faire des vainqueurs la une de son magazine.

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Il s’agit du grand favori Georges Boillot qui a gagné le Grand Prix que l’on voit au premier plan accompagné ici comme pendant la course par son mécanicien Prévost. En costumes et sans casque comme pendant la course. pas de combinaison, pas de casques, c’était ainsi à l’époque, malgré la puissance des bolides qui avançaient tout d même très vite.

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Vous allez reconnaître le passage sous le portique permettant au public de franchir par dessus la piste, mais là emprunté par les voitures de course au lieu des cycliste du Tour lors de la première étape.

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Un passage sous une voie ferrée très certainement:

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Passons maintenant au Tour de France cycliste. Le magazine va revenir tout d’abord sur les 4ème et 5ème étapes.

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A gauche, la victoire de Marcel Buysse à La Rochelle où le jury des commissaires délibère:

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A droite, la victoire d’Henri Van Lerberghe à Bayonne dont voici le portrait.

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Mais c’est surtout la 6ème étape dont le magazine va raconter, la mythique étape des Pyrénées entre Bayonne et Luchon. C’est Philippe Thys qui remportera la victoire dans la station thermale.

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Un champion belge qui, par la même occasion, prendra les rênes du classement général.

Le classement de l’étape de Luchon en images avec les arrivées successives des ténors du peloton. Derrière Thys qui fait figure comme près possible vainqueur à Paris dorénavant…

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Marcel Buysse second,

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Garrigou, troisième,

dsc00898Lambot, quatrième et…

dsc00899Petit-Breton cinquième. Le Gotha du cyclisme mondial, à l’époque.

Le Plein Air termine en annonçant l’abandon de VanLerberghe entre Luchon et Perpignan dans l’étape 7, une étape remportée par Marcel Buysse… alors qu’il ne reste plus que 32 sportsmen en course à Perpignan. Ils étaient 140 à Paris !

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Philippe Thys.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 4/6

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Le Tour est lancé et Le Plein Air va pouvoir faire partager de nombreuses photos à ses lecteurs. Mais la couverture est réservée à l’immense coureur à pied Jean Bouin, un fameux pédestrian comme le dit la légende de la photo en annonçant son nouveau record de l’heure, battu à 19,021 km. Quant au joli nom « pédestrian » pour désigner un coureur à pied, c’est bien dommage que le Français l’ait mis au placard ! Mais la mode est au running.

Revenons au Tour. Ce numéro a été publié le 10 juillet et il peut donc résumer d’une manière plus ou moins dense les étapes 2 à 5 qui ont mené le peloton du Havre où on l’avait laissé lors du dernier numéro à Cherbourg (étape 2), de Cherbourg à Brest (étape 3), de Brest à La Rochelle (étape 4) et enfin de La Rochelle à Bayonne (étape 5). Avec en prime les 2 étapes les plus longues (étape 3 de 405 km et étape 4 de 470 km)… Inhumain!

Voici donc Masselis, Jules de son prénom et Belge de nationalité vainqueur à Cherbourg.

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Le Plein Air a envoyé des reporters sur l’étape de Brest. Un passage à Landerneau du peloton emmené par Petit-Breton, dont on a déjà parlé puisqu’il disparaîtra lors de la Grande Guerre.

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La victoire reste française avec la gain de l’étape allant à Henri Pélissier à Brest.

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Le moment de l’arrivée et le vainqueur, Henri Pélissier, aîné d’une fratrie cycliste qui se distinguera pleinement après-guerre:

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Les équipiers du team Alcyon, Defraye, Pélissier et Mottiat à Brest à l’issue de cette randonnée de 364 bornes.

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Petit-Breton fera 3ème de cette étape.

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Plus rapidement les vainqueurs à La Rochelle:

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Marcel Buysse…

et à Bayonne:

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Odile Defraye… un coursier en tête, tout seul du classement général depuis le soir à Brest.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 3/6

Ça y est le Tour de France 1913 est parti. Le numéro de Plein Air du 3 juillet l’atteste puisque la une est faite d’une photo de la course prise lors de la première étape Paris-Le Havre via Dieppe soit tout de même 388 km. Une bonne mise en jambes.

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Les coursiers sont ensembles, les spectateurs endimanchés présents au bord de la route. Casquettes et canotier sont de sortie. La vue a été prise près d’Eu où se trouvait le contrôle.

Les 2 pages intérieures consacrées à la course sont illustrées de photographies intéressantes, prises sur le vif.
Tout d’abord le départ, place de la Concorde, alors que le jour n’est pas encore levé. Sûr que pour faire presque 400 bornes, il vaut mieux prévoir de la marge.

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Octave Lapize, le vainqueur du Tour 1910, attend sagement qu’on lui donne l’autorisation de rouler.

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Le jour est arrivé et on retrouve forcément le peloton bloqué à un passage à niveau que quelques resquilleurs essaient de franchir pour semer ainsi leurs adversaires retardés.

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Après Clermont, lieu du passage à niveau en question, le groupe s’est reformé.

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A Montdidier, une première musette attend les coursiers. Ici Duboc prend la musette à la volée.

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A Amiens, le peloton passe sous un passage aérien spécialement installé pour les spectateurs du… futur Grand Prix de l’Automobile Club de France.

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Souvenez-vous de cette photo, on en reparlera dans quelques jours ! Le Plein Air parle déjà de cette course, la plus importante de l’année pour le sport automobile.

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On y revoit Boillot, le future vainqueur de la montée du Mont-Ventoux, à gauche et Coux de retour d’Indianapolis.

Suite et fin de l’étape du Tour.

Encore une vingtaine de coureurs en tête au ravitaillement d’Eu:

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Plus que 3 devant au Tréport, dans ce virage bien marqué.

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La foule est considérable à cet endroit. Ce sera la dernière photo de cette étape. On ne verra rien de l’arrivée au Havre. On pourra seulement lire le classement de l’étape:

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L’Italien Micheletto prendra la tête du classement grâce à sa victoire et en ne marquant qu’un seul point. Mais il arrivera avec Buysse, Masselis, Lauwers, Salmon , Niedergang et Defraye. Le 39ème arrivera avec une heure de retard, ce qui n’est pas très important pour un classement général aux points.Par contre, des 140 partants, 29 sont déjà rentrés chez eux ! Une belle hécatombe !

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 2/6

Le Plein Air du 26 juin 1913. A la une, un athlète Black, certainement un étudiant anglo-saxon, devenu champion de France du 100 mètres car membre du Paris Université Club.

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Ces championnats d’Athlétisme, XXVIème du nom, se déroulèrent à Colombes en présence de Louis Barthou, Président du Conseil (alias Premier Ministre) et Ministre de l’Instruction Publique (alias Education Nationale).

Le Tour de France n’est par parti (c’est pour dans 3 jours) mais Le Plein Air liste les favoris. Pour éviter ne mettre des photos d’archives, la rédaction a fait appel à un dessinateur qui a croqué les sportifs, certainement à partir de ces photos disparates. Le résultat est assez réussi et donne une unité aux 2 pages de présentation.

Voici donc les 8 élus au concours de pronostics des journalistes du Plein Air.

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Emile Georget

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Emile Engel

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Léon Scieur

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Eugène Christophe

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Philippe Thys

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Henri Pélissier

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Emile Masson

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Jean Alavoine.

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Marcel Godivier

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Georges Passerieu

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René Vandenberghe

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Jules Masselis

Par chance pour la crédibilité du titre, le vainqueur de la Grande Boucle 1913 figure bien dans la liste mais des vainqueurs d’étapes connus, Marcel Buysse, Gaston Garrigou, Firmin Lambert ou François Faber n’y sont pas ! Pourtant, l’histoire a retenu leurs noms au contraire de quelques uns des cyclistes caricaturés ci-dessus.

Le parcours est aussi donné dans le détail, faute d’avoir à regarder une carte, aussi petite soit-elle. Voici donc à quoi ressemblait le Tour de France 1913:

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On peut constater qu’aucune des 15 étapes ne fait moins de 323 km… des longueurs considérables avec, de surcroît, 2 étapes de plus de 400 km (405 km la troisième Cherbourg-Brest et 470 km la quatrième Brest-La Rochelle). Seconde constatation, la course se déroule un jour non l’autre. Ce ne devait pas être de trop de se reposer un jour après une randonnée de plus de 300 km la veille (avec des routes et du matériel loin d’être ceux qu’on connaît de nos jours) ! Surtout qu’il fallait remettre ça le lendemain ! Par contre, pour le rythme, ces coupures ne devaient être terribles.

Voilà, tout est prêt pour la course. Reste à la courir !

En marge de cette actualité, un page originale sur un Grand Prix de… Ballons Sphériques !

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Sponsorisé par Annonay ou les descendants des frères Montgolfier ???

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 1/6

C’est dans le Plein Air du 19 juin 1913 que l’on commence à évoquer le Tour de France 1913, la grande épreuve cycliste organisée par L’Auto depuis 1903. Il se déroula entre le 29 juin et le 27 juillet et nous allons le suivre en 6 épisodes. Malheureusement, il manquera le dernier numéro, celui du 31 juillet qui devait raconter l’arrivée à Paris.

dsc00833A la une de ce numéro apparaît le visage d’un champion du monde de tennis (lawn-tennis disait-on alors), l’Australien A-F Wilding, vainqueur d’un Championnat du Monde organisé en France à la Faisanderie dans le Parc de Saint-Cloud par le Stade Français. Il doit s’agir de l’ancêtre des Internationaux de France, disputés de nos jours à Roland-Garros… un aviateur bien vivant en 1913.

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Le Tour de France cycliste qui s’élancera dans 10 jours depuis la place de la Concorde alors qu’il lui arriva de partir de Neuilly comme en 1906.

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Une page donc pour une rétrospective des 10 premières éditions de la Grande Boucle et les photos en médaillons des 4 premiers vainqueurs:

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Maurice Garin en 1903, un Lensois dont le nom Garin est tout de même la forme provençale de Guérin !

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Henri Cornet en 1904 après bien des palabres et des déclassements.

dsc00841Louis Troussier en 1905, vainqueur du classement aux points d’une épreuve qui vit l’apparition de la montagne avec le franchissement du Ballon d’Alsace et de la terrible côte de Laffrey.

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René Pottier vainqueur en 1906, une édition qui fit un détour par l’Allemagne (en fait l’Alsace-Lorraine) et qui vit apparaître le signalement du dernier kilomètre de course par une flamme rouge.

 Les Tours suivants ne seront que racontés, sans image des vainqueurs.
Le reste de l’actualité sportive de cette mi-juin 1913…

Automobile. Le Grand Prix d’Indianapolis avec une victoire française, celle de Goux alors que son compatriote Zuccarelli n’a pu finir la course, stoppé par un accident.

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On voit l’effet de vitesse du véhicule sur la vue principale de cette demi-page.

Aviation. On en a parlé dans quelques unes de revues de la Grande Guerre. Voici l’aviateur au nom si poétique, Brindejonc des Moulinais, au départ d’un raid aérien devant le mener jusqu’en Russie puis le ramener à son point de départ.

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Brindejonc des Moulinais devint lui aussi un as de l’aviation lors de la Grande Guerre.

Enfin, comme c’est bientôt l’été et que le Tour va commencer, une page de publicité ventant les mérites de la  bicyclette…

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la Sagitta, marque de cycle parisienne qui coûtait tout de même 196 francs mais qui pouvait être acquise à crédit pour 7 francs par mois… (pendant 28 mois ?)

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