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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 10 novembre 1917

 (JOUR 1196 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le front italien. A la une les généraux qui vont reprendre l’offensive… alors que leur armée est en déroute.
La presse le sait mais dit l’inverse.

Elle présente une carte sans noter la ligne de front, bien entendu et en profite pour exhiber des prisonniers autrichiens:

Quant au secteur de Gorizia, tout est calme… tour va bien.

Autre désinformation, cette offensive du Chemin des Dames…

…victorieuse bien entendu !

Un As, un pilote ayant obtenu de nombreuses victoires, a aussi un joli coup de dessin. Excellent caricaturiste, le sous-lieutenant Viallet a croqué les réaction de ses concitoyens quand ils le croisent, lors de ses permissions, à l’arrière.

Du talent, c’est certain !

Un autre dessin pour illustrer une manière rapide de rejoindre le plancher des vaches pour les aérostiers des ballons d’observation.

Les Soviets que la presse appelait jusque là les Maximalistes sont au pouvoir en Russie.

Des Chinois travaillant pour le front russe sont expulsés en renvoyés chez eux.

Quant à ces soldats US, tout va pour le mieux dans ce secteur calme.

Des Sammies bien tranquilles !

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 4 novembre 1917 (JOUR 1190 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

(JOUR 1190 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Il s’agit presque d’un numéro spécial sur la chute des dirigeables allemands à la fin du mois dernier. Sauf pour la une où l’on montre Franchet d’Esparey à Laffaux en train d’observer les lignes ennemies, le 23 octobre, lors d’une visite officielle.

Revenons au raid des Zeppelins, le Miroir en sait un peu plus que J’ai vu. Une carte va nous éclairer sur ce qui se passa vers le 20 octobre.

Il s’agit d’un raid de treize Zeppelins partis d’Allemagne pour aller bombarder Londres. Aller groupé mais le brouillard au retour sépara le groupe. Trois dirigeables regagnèrent l’Allemagne sans problème et trois autres le firent également mais en survolant l’est de la France.

Pour les autres ce fut plus délicat.

Le L-44 fut abattu au-dessus de Chènevières par la DCA: appareil détruit, équipage tué.

Plus au sud, le L-50 prit terre à Dammartin et ne put repartir. L’équipage fut fait prisonnier.

Plus bas, même aventure pour le L-49 du côté de Bourbonne-les-Bains.

Les curieux comme ce peintre du dimanche ne manquent pas d’assister à ce spectacle insolite.

Les chefs militaires, eux, en profitent pour se valoriser en s’exhibant avec le pavillon du L-49.

On pense que deux autres dirigeables sont rentrés au pays par la Suisse. Les deux derniers se sont égarés plus au sud.

L’un d’eux, le L-45,  s’est posé à Mison, au bord du Buech et les hommes de l’équipage l’ont détruit avant de se constituer prisonniers.

Secteur possible de la chute de ce Zeppelin, à la limite des Alpes de Haute-Provence (Basses-Alpes à l’époque et Hautes-Alpes)

Quant au dernier, on pense qu’il s’est abîmé en Méditerranée sans laisser de traces.

Le Miroir en profite pour donner quelques éléments de vie pour les équipages des dirigeables. Mais comme aucune photo n’est disponible, c’est par le dessin que le lectorat peut voir…

…les mitrailleuses défensives du ballon et…

…la surveillance du ciel et le travail de l’équipage lors des raids.

Le reste de l’actualité racontée par Le Miroir.

Les Italiens protègent leurs trésors devant l’avancée des Autrichiens et les combats qui pourraient de rapprocher de Venise.

C’est à cette époque que le Grand-oncle Séraphin Guérin partit avec le 2ème RAM combattre en Italie pour sauver les Italiens en déroute. Mais cela, ce ne sera pas dit dans ces termes par la presse française.

En Macédoine, les Autrichiens et les Bulgares subissent des défaites face au corps expéditionnaire allié… En tout cas, c’est ce qu’on nous dit !

Dans ce même secteur, les enfants des réfugiés serbes…

…jouent… à l’armée !

Du Chemin des Dames, où on nous dit aussi qu’on a beaucoup avancé, on voit au loin, la cathédrale de Laon.

En regardant très attentivement l’image, en effet !

Quant à l’avancée française de ce secteur… c’est encore plus difficile à voir dans les archives de la guerre !

Pour terminer un lance-flamme (flammenwerfer dans le texte) allemand est présenté par un soldat britannique:

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 3 novembre 1917

(JOUR 1189 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les Zeppelins allemands ont connu une rude semaine et plusieurs ont été détruits par les Alliés. A la une du J’ai vu de cette semaine, on nous présente les aviateurs ayant abattu le n° L-49.

En double page centrale, on nous apprend que ce sont quatre Zeppelins qui ont connu des problèmes. Le premier a été abattu par l’action conjointe de la chasse et la DCA à Saint-Clément près de Lunéville entraînant la mort de l’équipage. C’était dans la nuit du 19-20 octobre 1917.


Le second a été forcé par la chasse de se poser à Serqueux et l’équipage a été fait prisonnier sans pouvoir détruire son dirigeable. Le troisième a dû se poser près de Larragne, à la limite entre la Drôme et les Alpes de Haute-Provence et son équipage a pu détruire le mastodonte avant d’être capturé. Même aventure pour le quatrième mais un peu plus au sud, en bordure de la Méditerranée.

Pour en rester dans le domaine aérien, la fin tragique de Guynemer commence à être médiatisée par une presse qui sent le bon filon avec ce que ce drame représente pour le public.

Revenons sur terre avec cette attaque des troupes françaises dans l’Aisne, à qui cette page rend hommage…

…en citant une phrase d’un de leurs gradés disant: « A se mettre à genoux devant eux ! ». Une attaque qui survenait un an exactement après la reprise du fort de Douaumont.

Toujours la stigmatisation des Allemands avec cette page parlant du bombardement d’une ambulance américaine près du Chemin des Dames par ceux-ci.

Le dur travail de reporter photographe de guerre.

Le texte nous parle du décès de Bertrand dans une tranchée, en prenant des photos.

Deux vues nous montrent des photographes de guerre en première ligne, leur matériel et le danger que cela représente.

Mais le travail du photographe fixant la photo du reporter  est encore plus dangereux !

Pour terminer, un travail artistique d’un cimetière américain dans les Flandres,…

…vue prise depuis un édifice religieux bordant cette nécropole.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 28 octobre 1917

(JOUR 1183 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur le front d’Orient, les Français découvrent cette inscription en Bulgare sur un rocher dans un secteur repris par eux.

Autre photo plutôt amusante traitant du front d’Orient.

Une cargaison de chèvres est débarquée d’une barque à Salonique, destinée au ravitaillement de l’Armée d’Orient.

Autre transport, d’humains celui-là.

Des troupes coloniales venant d’Indochine, des Annamites sont entassés sur ce navire pour rejoindre le front français.

Tous les matins, douche au programme, à l’eau de mer certainement !

Des explosions…

Celle d’une bombe lancée par un aéroplane allemand qui visait le pont du second plan. Sans succès !

Par contre les Britanniques dans leur secteur de la Somme ont fait un coup gagnant sur ce dépôt de munitions allemand.

En quatre vues, le torpillage du transport « Le Médie » en Méditerranée, survenu le 23 septembre 1917.

L’attaque du sous-marin allemand UC 27 s’est produite au sud-est de Minorque. Le transport faisait la liaison Malte-Marseille avec des munitions et quelques 563 passagers et 67 membres de l’équipage. Il y eut 250 disparus. Les survivants durent leur salut à de nombreuses bottes de foin qui, tombées à la mer, devenaient autant de petits radeaux de sauvetage.

Dans le nord de la France, cette petite fille vend des journaux aux Canadiens montant aux tranchées.

A Verdun, le Président de la République Portugaise vient visiter le fort de Ham…

…accompagné du Président Poincaré et du général Franchet d’Esperey.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 27 octobre 1917

(JOUR 1182 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un char britannique à l’attaque des crêtes de Passchendaele nous dit la légende de cette photo. On a le droit d’en douter avec la placidité deux témoins à pied. Il s’agit plus certainement d’un essai d’un de ses engins dans un décor ressemblant à des tranchées. On a vu cela il y a quelques jours dans le Miroir.

La mort de Guynemer vengée par un sous-lieutenant, De Fonck…

…Il a abattu Wisseman qui s’était vanté d’avoir eu l’As des As.

Une attaque allemande au sud de Courtecon, dans l’Aisne.

Elle a été repoussée par les troupes françaises. Courtecon est proche de Craonne, dans le secteur du Chemin des Dames. Complètement rasée pendant la Grande Guerre, elle n’a pas été reconstruite mais associée au village voisin Pancy devenue la commune de Pancy-Courtecon.

Un navire accompagnant les transports de troupes joue son rôle de protection.

En haut, le canon a réussi à faire exploser une mine immergée. En bas, les hommes observent la mer pour décoller éventuellement le périscope d’un sous-marin allemand.

Pour terminer, un brin d’humour !

Le curé pénètre dans son église par le trou ouvert dans un mur par un obus allemand. Cette scène se passe dans un petit village de la Meuse dont la censure militaire empêche de citer le nom ! Confidentiel Défense !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 21 octobre 1917

(JOUR 1176 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Toujours la bataille des Flandres, la prise par les Anglais d’un obusier allemand de 280.

Le tour de la revue:

La Reine Elisabeth de Belgique en visite à l’état-major français (en haut) et…

…dans un hôpital militaire.

Les soldats canadiens sur le front français du Nord portent de lourdes charges…

…à la manière de Sherpas. Les colis font tout de même 70 kg pièce… Bonjour les cervicales !

Prisonniers allemands des Flandres dont les geôliers anglais contrôlent les identités.

Un avion ennemi (allemand) se rend.

Plus évident en grossissant l’image !

De l’avion sur la mer avec la première version du porte-avions.

Les avions sont des hydravions qui sont hissés à bord du navire de guerre puis…

…sont remisés !

Du personnel militaire féminin britannique ont rejoint un camp en France.

En haut, photo de famille autour d’une aire de jeu, en bas, l’entretien des tombes de militaires décédés.

Pour terminer, cette musique américaine joue le Star-Splangled Banner…

…à des enfants attentifs, quelque part dans un village français.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 20 octobre 1917

(JOUR 1175 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un rencontre Bernstoff-Bolo. A la lecture du titre, on comprend qu’il ne s’agit d’une attitude positive ! Polo est un aventurier français qui sera condamné pour intelligence avec l’ennemi, ayant reçu des fonds pour mener des actions pacifistes. Bernstroff de son côté est le nouvel ambassadeur du Reich en Turquie où il oeuvrera pour la création d’un foyer juif en Palestine. Contrairement à son prédécesseur Paul Metternich, il ne dénoncera pas le Génocide Arménien perpétré par l’Etat turc.

Bolo sera condamné à mort et exécuté en 1918.

La bataille des Flandres.

Une grosse pièce d’artillerie française en soutien de l’attaque britannique sur le front des Flandres.

Les conséquences de l’attaque du 20 septembre 1917 sur les Flandres en quatre vues: les sapeurs gallois pour remuer de la terre, les Ecossais accompagnant des prisonniers, hommes près de Poëlcapelle, près du lieu de l’accident de Guynemer, des grands blessés allemands évacués par la Red Cross.

Pour terminer, de nouvelles troupes russes arrivent en France dans le cadre des accords entre la France et la Russie.

Tout commence une messe du Pope !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 14 octobre 1917

 (JOUR 1169 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Kerensky dans son cabinet de travail au Palais d’Hiver de Petrograd. A Moscou les troubles fomentés par les Maximalistes s’amplifient et la Révolution s’approche.

La bataille de Menin, dans les Flandres, à l’est d’Ypres.

Elle a eu lieu le 20 septembre 1917 et ce sont les troupes britanniques assistées par l’artillerie australienne qui firent reculer les Allemands dans ce secteur. On voit des prisonniers allemands dont certains blessés sont tout de même interrogés par les Anglais.

De leur côté, les Canadiens ont attaqués à Lens.

On voit que l’artillerie a détruit le décor du Pas-de-Calais. Sur la vue du bas, les hommes ont retrouvé une réserve d’eau appartenant aux Minières du Nord et du Pas-de-Calais.

Ailleurs, les troupes françaises sont relevés par bateau en empruntant un canal.

La censure nous empêche de savoir où cela devait se passer et de quel canal il s’agissait.

Sur le front du Nord, des vues impressionnantes de l’éclatement de grosses marmites.

Enfin tout un reportage montrant la visite de Pétain sur le front de Verdun, accompagnant le roi d’Italie.

Entretien avec les hommes.

Le partage de la soupe et du vin.

Avec le roi d’Italie depuis un poste d’observation.

Et tout cela se termine, non pas par un banquet comme chez Astérix, mais par un défilé militaire !

Il est indéniable de Pétain commence à peaufiner son image de proximité avec la troupe, ce qui lui servira dans sa future carrière politique…. !

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 13 octobre 1917

(JOUR 1168 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une ébauche d’armée polonaise en France va recevoir un drapeau polonais aux Invalides.

En 1914, la Pologne n’existe plus. Le territoire est inclus dans le Reich, l’Empire Austro-hongrois et l’Empire russe. Si bien que l’on va retrouver des Polonais se battant contre d’autres Polonais sur le front de l’Est mais aussi sur le front occidental où la diaspora polonais du Nord de la France combat dans l’armée française avec en face des Polonais enrôlés dans l’Armée allemande. cela se produira en Artois et dans les Flandres. En 1917, va se reconstituer une armée polonaise libre qui voit dans la chute des empires centraux l’opportunité de création d’un état polonais.

On a vu un gros ballon « Eléphant » dans le dernier Miroir. Voilà comment se termine souvent l’observation des lignes ennemies quand surviennent les avions adverses.

La lente descente en parachute.

C’est la guerre mais les exploits civils aériens continuent.

Ainsi le capitaine Laureati a-t-il réussi un raid sans escale entre Turin et Londres. Il est fêté par les aviateurs britanniques et des compatriotes italiens.

La double page centrale est un hommage à Georges Guynemer.

Il s’agit d’un dessin représentant les spectateurs de cette séance de cinématographie éplorés quand le visage de l’As des As apparaît sur l’écran. Une scène faisant très « image d’Epinal » !

Aux Etats-Unis, l’enrôlement des troupes continue. 

C’est le président Wilson qui dirige cette manifestation en faveur de l’engagement de volontaires.

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LA VIE AU GRAND AIR du 18 février 1900

De la chasse pour changer un peu à la une du n°75 de La Vie au Grand Air du 18 février 1900. Chasse hivernale, chasse impériale puisqu’il s’agit du Kaiser, l’empereur Guillaume II, grand chasseur devant l’éternel. En haut, il vient de tuer un sanglier, chassé à l’épieu. En bas, c’est au fusil qu’il tire depuis un abri. On nous apprend que, depuis 27 ans qu’il s’adonne à ce plaisir, il a tué pas moins de 40 957 bestioles ! Il fera beaucoup mieux dans 14 ans avec les êtres humains !

Des sports réputés à l’époque et les portraits traditionnels.
Tout d’abord de la lutte avec le championnat de Belgique, ouvert aux étrangers.

Au centre, le Hollandais Van Den Berg. En haut de gauche à droite: l’Allemand Hitzler, le Turc Sélim, le Belge Demeulder. En bas, l’Allemand Ossendorf, le Hollandais Van Thol et le Belge Colpaert.

La boxe française et sa figure de proue Joseph Charlemont, un très grand entraîneur.

Au centre, deux prometteurs élèves de Charlemont en pleine action: Lucas Championnière et P. Mazoir.

En haut de gauche à droite: Antoine, prévôt et élève de Casterès; le capitaine Taine instructeur à Joinville; Mainguet, premier prévôt de Charlemont. (prévôt: assistant du maître d’armes).

En bas: Desquelles prévôt de Charlemont; Allard professeur à Marseille qui a été opposé à Charlemont; Albert maître de boxe à Paris et qui a rencontré le célèbre américain Jeffries.

Enfin comme dans un numéro précédent, des équipes de rugby (appelé football) remarquables:

L’équipe de London team qui a battu le racing Club de France 16-11.

 Le Stade Français champion de Paris 1899.

Le Sport Athlétique Bordelais (rugby).

Le Cosmopolitan Club.

L’équipe de Watford Bridge qui a battu le Cosmopolitan-Club 4-0.

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