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MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): BERNARD GOUJON mort pour la France en ALGÉRIE en 1961.

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Second volet du petit hommage aux Morts pour la France dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts d’Ancone avec, en ce 19 mars, jour anniversaire de la fin des hostilités en Algérie, une évocation de la vie de Bernard Goujon, MPLF  le 13 août 1961 en opération.

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L’inscription sur le monument d’Ancone…

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et celle sur le caveau familial.

C’est la petite soeur de Bernard Goujon, Françoise Keledjian, qui nous a permis d’écrire ces quelques lignes.

Bernard était le fils aîné d’Albert Goujon, maire de la commune de 1953 à 1975, en fonction quand survint le drame. Aîné d’une fratrie de 3 enfants, il était venu au monde le 9 novembre 1940 à Beyrouth au Liban. Pourquoi si loin d’Ancone, la commune de sa mère Violette Chapuis ?

photo bernard goujon fratrie

La fratrie vers la fin des années 50, Bernard à droite, en septembre 1960 à Istres.

Son père était entré au service météorologique des Armées en 1932, recalé  pour un problème de vue par l’Education Nationale qu’il rêvait d’intégrer comme instituteur.  Il avait postulé à cette date pour la Syrie (Alep) puis le Liban où son épouse était venue le rejoindre après leur mariage en 1936. C’est donc au Moyen-Orient que Bernard était né, région que la famille avait dû quitter en 1941 sur l’injonction des Britanniques. La mère et les enfants (Bernard et Jean-Pierre, le cadet) étaient alors revenus à Ancone,  le père ayant été muté à Paris, ce qui lui sauva  la vie puisqu’une rafle allemande à la station météo d’Ancone envoya en déportation les 5 fonctionnaires en 1944 dont aucun ne survécut, on le lira dans un autre article, le 25 avril.

Il avait fait ensuite sa scolarité dans l’enseignement libre, à l’école privée Saint-Maurice d’Allex en primaire puis chez les Maristes à Bourg-de-Péage puis à Aubenas. Il avait quitté l’école en juin 1960 au moment du baccalauréat pour s’engager dans l’Armée.

En 1960, entrer dans l’Armée, c’était l’Algérie et les opérations de maintien de l’ordre, comme on le disait pudiquement, pour désigner une guerre civile et une guerre d’Indépendance. Après ses classes, il entra donc à l’école militaire de Cherchell d’où il sortit aspirant.

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Bernard et ses copains de promotion à Cherchell. C’est le 3ème à partir de la gauche.

Il faisait partie du Peloton 102- Promotion « Capitaine Claude Barrès » en formation à Cherchell de novembre 1960 à avril 1961. Cette promotion de 863 élèves avec 487 aspirants (dont Bernard), portait le nom d’un petit-fils de l’écrivain Maurice Barrès, militaire de carrière tué en Algérie en 1959. De cette Peloton, 5 hommes perdirent la vie en Algérie. On peut voir une photo (n°196/293) de Bernard Goujon au port de Cherchell, sur le site dédié à l’école:

http://www.emicherchell.com/documentation/album.html 

Il rejoignit donc le 63ème Régiment d’Infanterie de Marine, les marsouins où il commanda la 4ème compagnie.

photo bernard goujon en militaire

C’est en opération quelques mois plus tard qu’il va être tué le 13 août 1961. La compagnie était en opération à Dem el Bégrat dans cette région de collines, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bône. En s’enfonçant dans un sentier à la tête de sa section, il sauta sur une mine et fut tué sur le coup par le souffle de l’explosion. Le service sanitaire ne put rien pour lui et son corps fut ramené par hélicoptère sur Bône. Les hommes qui le suivaient directement furent commotionnés lors de l’explosion.

D’ordinaire, c’est le maire du village qui recevait le funeste télégramme et devait annoncer la triste nouvelle à la famille. Dans ce cas, ce fut le premier adjoint M. Gonthard qui le reçut et la famille apprit l’indicible le 13 août sur le coup des 22 heures. Des instants terribles dont se souvient avec effroi Françoise !

Inhumé une première fois en Algérie, cérémonie à laquelle sa famille ne put assister, sa dépouille ne sera rapatriée qu’un mois plus tard à Ancone pour des obsèques au petit cimetière du village, le 12 septembre 1961.

Bernard Goujon était alors fiancé à Danielle D… qui plus tard connut un autre drame avec l’Algérie.

photo bernard goujon fiancée

Il est donc un des 27 000 jeunes hommes qui perdirent la vie dans cette guerre sans nom, cet immense gâchis que fut la décolonisation de l’Algérie. Pour sa famille, le 13 août devint un jour noir au milieu de l’été et elle ne fit jamais vraiment le deuil de ce jeune homme fauché à 20 ans.

photo bernard goujon lettreL’éloge funèbre prononcée par le capitaine Ravard, commandant du 63ème R.I.MA. lors de la cérémonie algérienne.

Le lien pour consulter la fiche de Bernard Goujon sur le site Mémoire des Hommes.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523ad5f37d6c5

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Une rue d’Ancone porte le nom de Bernard Goujon.

…à suivre demain, la disparition de Bernard Goujon relatée dans la presse.

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JEU: SOIRÉE ADL du vendredi 6 mars… deux tables et des gros jeux !

Nous sommes 7 pour cette soirée et cela implique deux tables pour satisfaire tout le monde. Théo souhaite disputer une partie de sa dernière acquisition: ARCHIPELAGO.

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Un jeu d’exploration et de développement, semi-coopératif puisqu’il s’agit d’éviter collectivement des révoltes d’esclaves… mais un jeu dans lequel les objectifs de victoire (car bien que le jeu soit coopératif, il n’y a qu’un vainqueur à l’arrivée), les objectifs ne sont pas connus. Chaque joueur a un objectif qui va lui rapporter des points mais il ne connaît pas les objectifs des autres. Il doit donc essayer de deviner à travers le jeu des autres ce qu’il doit faire pour gagner des points. Pas évident ! Si bien que l’on peut développer son camp correctement pour ne pas gagner grand chose à l’arrivée. Sans oublier que le jeu peut s’arrêter à n’importe quel moment puisqu’avec l’objectif de chaque joueur se trouve la condition d’arrêt de la partie.

Je pensais avoir été plus performant que lors des précédentes parties qu’on avait pu faire, pour en gros un résultat pas terrible. Un peu frustrant ! Surtout après un comptage des points plutôt bizarre.

Auparavant, en échauffement, une partie de 8 MINUTES POUR UN EMPIRE, version LEGENDS. Pas une extension du jeu de base, juste un second jeu sur le même principe avec de nouvelles cartes…

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…sur des îles, dans un univers médiéval fantastique. Pas de réelles nouveautés. Sympa et rapide… plus de 8 minutes certes mais moins de 30 ! Et avec les authentiques (fausses) pièces anciennes de Sylvain comme monnaie du jeu, en métal, dans une vraie bourse,… Bien mieux que des petits cercles de carton !

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La table voisine de Fred et Sylvain testèrent des jeux revenant de Cannes 2015:

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DEUS puis un jeu de gangsters venus tout droit de Manhattan: NEW YORK KINGS. Des mafieux et du poker. Vu d’à côté, les 3 joueurs semblaient s’amuser mais que ce fut long.

Une partie de 2 DE MAYO pour attendre la fin de New York Kings perdue de justesse… en avant pour une partie de COLT EXPRESS, nommé à Cannes sans récompense. Du beau matériel

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mais la partie ayant commencé vers 2h. du matin, ce n’était pas évident à avoir les idées claires. A revoir… plus tôt dans la soirée. Un jeu de programmation très aléatoire.

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JEU: SOIRÉE ADL du vendredi 6 février… une petite grippe mais des jeux.

Peu de monde pour cette soirée glaciale (dehors). Sylvain et Perston seulement pour une série de partie…

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DOS DE MAYO…

pour attendre l’arrivée de Sylvain. Preston joue les Espagnols révoltés et je fais l’armée de Napoléon. La stratégie de Preston de regrouper ses forces va lui permettre de résister alors que ce n’est pas gage de victoire jusque-là (les parties jouées)… les Espagnols essayant surtout de fuir devant le rouleau compresseur français !

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Un ADVENTURE TOUR…

à 3 pour continuer… En 3 manches avec 3 plateaux de base pour commencer, leurs dos pour continuer et les 3 plateaux non utilisés pour finir. Finalement, ce jeu est plus intéressant à 2 ou 3 comme ce soir qu’à 6 où il va trop vite et les actions des joueurs sont trop espacées dans le temps. Sylvain l’emporte après une extraordinaire 3ème levée.

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Deux parties de KING OF NEW YORK…

pour continuer. Première partie que je remporte avec 20 points de victoire sans trop de baffes données ni d’intervention des armées… Vive la carte SUPER STAR.
Seconde partie beaucoup plus agressive pour Preston qui parvient à éliminer ses 2 adversaires sans atteindre 20 points de victoire.

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LES BÂTISSEURS…

en baisser de rideau où Sylvain se refait une belle santé et nous dévoile sa méthode « infaillible » pour l’emporter. On a retenu la leçon qu’on testera à la prochaine occasion mais nous n’en saurez rien…

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JEUX: la première SOIRÉE ADL à ANCONE le vendredi 23 janvier 2015: FIEF ou le jeu des Alliances au Moyen Age.

A 4 au-dessus de la Bibliothèque, pour cause de frimas et d’annonces un peu tardives. Fred, Sylvain S, Guillaume et moi autour de FIEF que nous découvrions (presque) tous avec de fréquentes consultations des règles pour répondre (ou non) à quelques points de détail.

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Dans FIEF, il faut développer à la fois ses territoires, le politique (seigneur, roi) et le religieux (évêque, cardinal, pape). Avec la menace des armées ennemis contre ses acquis jamais définitifs et la possibilité de faire des alliances, des mariages pour atteindre les points de victoire nécessaires (à 4 joueurs, 3 si l’on est seul, 4 s’il s’agit d’une alliance). Les points s’obtiennent avec les seigneurs, le roi, le pape.

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Il y eut bien alliance avec Sylvain suivi, c’est un peu le lot de la version à 4 de celle entre Fred et Guillaume, même si, avec des moyens colossaux qu’on lui avait laissé obtenir en début de partie, il aurait pu envisager une victoire en solitaire. Nous connurent les famines, la peste qui décime les armées, les inondations qui empêchent les déplacements… mais la victoire aurait pu survenir pour notre alliance sans une petite erreur de Sylvain, trop belliqueux sur ce coup.

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Une bonne soirée et un bon jeu à reprendre rapidement avant qu’on oublie trop les règles.

En première partie de soirée, en attendant que Guillaume ne sorte de son entraînement, un ARCHAEOLOGIA pour rester s’échauffer… où je vainquis par 40 à 39 à Fred et 21 pour Sylvain qui découvrait.

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L’objectif du Conservateur qui me permit de décoller.

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En 1926, les PROFILS DOLIN pour préparer une EXCURSION en BICYCLETTE 2-la DRÔME

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Second volet des Profils Dolin avec quelques routes « du coin » en Drôme sur lesquelles la circulation en bicyclette devait être moins périlleuse en 1926 que de nos jours !

Pour commencer le plus grand axe, la RN7 de Valence à Avignon:

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Il faut bien sûr plusieurs largeurs de page pour figurer cette grande voie de circulation de Gervans (au nord de Valence) à la préfecture du Vaucluse. Peu de modifications depuis 1926 sinon, au sud de Montélimar, le petit massif traversé avant Donzère (la cote de Bel Air), la déviation faisant maintenant le tour de la colline de Montchamp. De même les traversées de Valence, Pierrelatte, Montélimar, Lapalud, Mon(t)dragon, Courthézon et Sorgues sont de nos jours évitées.

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De Montélimar à Dieulefit (en 3 mots à l’époque) et cette route qui s’élève régulièrement pour prendre 300 m. d’altitude en 28 km. Un vrai faux-plat comme disent les cyclos. Par contre de Montélimar à Crest, le profil nous montre bien la montée des Pignes après Puy-Saint-Martin puis la descente vers La Répara, Divajeu, Crest, descente que gomme souvent le mistral.

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De Montélimar à Nyons par Taulignan, il faudra passer la côte du Colombier qui se fit une réputation grâce au sport automobile dans les années 60. Quant à la route Dieulefit-Valréas, il vaut mieux la prendre dans ce sens que dans l’autre nous indique le profil.

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De Montélimar à Buis-les-Barronnies, la route reprend le tracé précédent mais ne rencontre pas de grandes difficultés après Nyons (seulement la côte de Faucon).

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Du déjà vu que cette page (les guides font quelquefois des redites). Pour Crest-Loriol qui suit la vallée de la Drôme, le faux-plat devient descendant dans ce sens.

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Crest-Bourdeaux-Nyons dans l’arrière-pays par le village de Bouvières cher à Jean-Claude Chaze et l’agréable défilé de Trente Pas avant de retomber dans la vallée de l’Eygues (qui s’écrira Aigues en entrant dans le Vaucluse).

Puisqu’on est dans le sud drômois, la plus belle petite route de montagne à partir du Buis (qui n’avait pas encore adjoint Barronnies à son nom)…

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la montée en lacets du col de Perty que le Rallye de Monte-Carlo a rendu célèbre dans les années 70-80.

Enfin pour finir ce chapitre, deux petits bouts de route à partir de Montélimar:

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vers Le Teil et vers Rochemaure. Pas la moindre côte… pas de canal de dérivation du Rhône également… la traversée du Rhône près d’Ancone se faisait sur l’étroit pont suspendu dit de Rochemaure (mais qui pour moitié est d’Ancone) que la Via-Rhôna vient de réhabiliter en y installant un (très réussi) pont-aux-singes métallique pour piétons, cyclos et cavaliers.

A suivre les Grands Cols Alpestres.

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Un RECENSEMENT dans la DRÔME en 1820.

C’est dans ce Recueil des Actes Administratifs promulgué dans la Drôme en 1821…

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que l’acte 14 transcrit les résultats du recensement du 28 juin 1820. Nous sommes sous la Restauration depuis la chute de l’Empire et le Roi Louis a pris le numéro XVIII pour essayer de tirer un trait sur la période révolutionnaire pendant laquelle aurait dû régner Louis XVII, son neveu. Le drapeau blanc est de retour comme les Ultras et le Clergé omniprésents.

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La Drôme compte::

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273 511 habitants.

On nous indique qu’au précédent recensement, celui de 1806, on avait compté 253 372 Drômois soit un accroissement de la population de 20 139 âmes pour ces 14 ans, malgré les guerres, les privations et la terreur Blanche. A noter qu’en 2011 la Drôme comptait 473 422 habitants.

Voyons un peu ce qu’il en est pour quelques communes qui intéressent des lecteurs proches:

ANCONE

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528 habitants, alors qu’on a vu qu’en 1914, il n’y en avait plus que 342 ! Aujourd’hui: 1 192.

(A noter cette 3ème colonne de la page de droite où il est indiqué de quel curé dépend la commune… L’Eglise avait à l’époque la responsabilité de l’Etat-Civil. A noter également le fait qu’Ancône soit orthographié comme de nos jours alors que certains papiers contemporains l’écrivent Anconne.)

MONTÉLIMAR

Le chef-lieu d’arrondissement était un gros village

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de 7 161 habitants. Aujourd’hui: 35 372 h. Aux XIX et XXèmes siècles, l’exode rural a poussé les gens vers les villes.

ROCHEFORT (EN VALDAINE)

En Valdaine n’est pas précisé à l’époque.

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avec son hameau du Colombier… 355 habitants, 7 de plus qu’en 2011 !

MARSANNE

et ses hameaux Bastet, Parisot, Bartra et Chiffe

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1 250 habitants soit 70 de plus qu’en 2011 (et pas d' »amis » Hollandais de Marie à l’époque !)

LA ROCHE-SAINT-SECRET

et ses hameaux Buisse, Alançon et Blacons

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475 habitants auxquels il faut ajouter les 205 béconnais soit 680 habitants

contre 385 en 2011 pour La Roche-Saint-Secret-Béconne !

ESPELUCHE

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591 habitants pour 1 041 en 2011 ! Le village connut son périgée en 1954 (quand on y était) avec seulement 332 âmes.

La préfecture de la Drôme était, comme Montélimar un gros bourg

VALENCE

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9 805 habitants soit seulement 1 000 de plus que Romans. Aujourd’hui: 63 148 h.

A noter qu’en terme d’agglomération

Valence + Bourg-les-Valence =12 452 h. (127 559 h. en 2011)

Romans + Bourg-de-Péage = 11 501 h. (43 702 h. en 2011)

Des chiffres intéressants.

A suivre le 21 janvier un autre article sur des Actes de ce volume.

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MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): les MORTS pour la FRANCE de la GRANDE GUERRE

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Ancone en 1914 était une toute petite commune de mariniers et paysans. Elle était peuplée seulement de 342 habitants suivant le recensement de 1911. C’est pour cela que la liste des Morts pour la France ne comporte que 23 noms. Mais si l’on transpose cela en pourcentage, c’est considérable puisque cela représente pas moins de 6,7% de la population alors que la moyenne nationale doit tourner autour de 3% et que dans les communes rurales les plus touchées, ce pourcentage monte à 4%, 4,5%.

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Toutefois, après des recherches dans les listes des Morts pour la France des Archives militaires du fort de Vincennes mises en ligne depuis 2003, seulement 17 noms apparaissent de manière sûre avec un petit doute pour Romain Chareyre. Yvon Faure, Philippe et Victor Hilaire, Abel Landreaud, Raoul Martin et Paul Perrin n’ont pas de fiche ou s’il en existe une, elles ne semblent avoir aucun rapport avec Ancone et la région. A l’instar de Philippe Hilaire:

hilaire philippe

qui correspond à un ardéchois du Cros-de-Géorand.

Cette recherche complétée par un petit tour dans le cimetière d’Ancone va permettre  de réduire cette liste de 2 unités: Yvon Faure et Abel Landraud ont bien leurs noms inscrits sur des tombes, le premier correspondant à cette fiche…

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faure yvon

sur laquelle Ancone n’apparaît pas,

le second, mort longtemps après la fin de la guerre (1932), n’ayant peut-être pas été pris en compte par l’Armée.

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On peut constater à la lecture de la liste que le graveur a eu quelques petits problèmes… d’ordre alphabétique… Brun-Bonnet, Cheynet-Chareyre, Jules-Henri, J-H-G…

De plus, n’oublions pas que les listes du fort de Vincennes ne sont pas forcément complètes (pour preuve les 95 000 fiches ajoutées pour le 11 novembre 2014), que des erreurs peuvent s’être produites ici et là. Cette recherche sera affinée dans les prochaines semaines.

Donc ces petites considérations se feront sur 19 noms: Alcide Bonnet, Paul-Joseph Brun, Etienne-Clovis Cheynet, Baptiste-Romain Chareyre, Georges Decoux, Yvon Faure, Paul Genest, Gabriel Gourjon, Adrien, Henri-Jules;, Jules Hilaire, Gustave James, Abel Landraud (sur le peu de chose que l’on connaît de lui), Victor Malosse, Joseph Merlin, Gabriel Perrin, Marcel Quézel-Crasaz, Jean-Philippe Louis Salomon et Fortuné Vernet. Ce qui donne un taux de morts de 5,5%, ce qui est très important.

bonnet alcide

chareyre romain

Baptiste Romain Chareyre sur lequel un doute persiste mais qui a été comptabilisé.

Première remarque, le lieu de naissance des Poilus.

9 sont d’Ancone (ou 10 si l’on compte Abel Landraud) et 4 de Montélimar, 1 de Savasse et 1 de Chateauneuf-du-Rhône soit 15 ou 16/19 de l’Agglo. Baptiste Romain Chareyre et  Victor Malosse viennent d’Ardèche, le premier de Lachamp-Raphaël et le second du Cros-de Géorand en Ardèche, près du lac d’Issarlès, où l’exode rural doit l’avoir poussé vers notre  village de la vallée du Rhône. Yvon Faure est né à Saint-Etienne.

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Les classes d’âge des tués. 

Assez également répartis, les Morts d’Ancone appartiennent à 13 classes différentes échelonnées de 1876 à 1898 (personnes âgées de  16 à 38 ans en 1914). Seule la classe 1882 eut à déplorer 3 morts et celles de 1880, 1893, 1896 et 1897, 2. Les autres disparus sont nés en 1876, 1884, 1885, 1887, 1888, 1889, 1892 et 1895.

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Fortuné Vernet, le doyen des Morts d’Ancone, tué à l’âge de 38 ans et 2 mois… et les benjamins

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Marcel Quézel-Crasaz qui, lui, n’eut pas la chance de fêter ses 20 ans, fauché par la tuberculose pulmonaire à 19 ans et 6 mois.

Les dates des décès. Bizarrement, c’est en début et surtout en fin de guerre que les Anconais tombèrent au front: 6 au début, 12 sur la fin.

Les 6 premiers mois du conflit virent donc partir 6 enfants d’Ancone: 2 en août 1914, lors des grands massacres du début de guerre, 1 en novembre 1914 puis 3 en janvier 1915.

Puis pendant 2 ans, de mi-janvier 1915 à mi-janvier 1917, aucun funeste télégramme ne parvint au Maire de l’époque. L’année 1917 vit partir 6 soldats et la reprise de la guerre de mouvement fut fatale à 6 autres. A noter que 3 d’entre eux disparurent à moins d’une semaine de l’Armistice. Toutefois, dans cette période et on le verra plus loin, plus de la moitié succomba suite à des maladies, ce qui fait moins de tués-disparus-suite à des blessures en 1917-18 qu’en 1914-15.

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Gabriel Perrin décéda de maladie 1 semaine avant l’Armistice.

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Gustave James succomba à ses blessures 2 jours plus tard, à 5  jours du 11 novembre… deux jours avant Romain Chareyre (fiche ci-dessus) qui décéda le 8 novembre.

Enfin comme on l’a lu plus haut sur sa plaque, Abel Laudraud décéda suite à ses blessures en 1932.

Les lieux et causes des décès.

6 soldats moururent de maladie et 5 des suites de leurs blessures soit plus de la moitié des Morts anconnais: en hôpital ou ambulance (7) et 3 chez eux (Marcel Quézel-Crasaz à Ancone, Romain Chareyre à Montélimar et Abel Landraud probablement chez lui). Hôpitaux près des combats (illisible dans la Somme, à Nancy, à Giromagny -Territoire de Belfort-, à Chatel -Ardennes-, à Royallieu -Oise-) ou plus éloigné (hôpital de Saint-Mandé -près de Paris- ou à Béziers)…

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Georges Decoux à Toulon où il avait été rapatrié suite à une maladie contracté sur le front d’Orient (camp retranché de Salonique, les Dardanelles).

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Jean-Philippe Louis Salomon est mort à Saint-Mandé d’une double pneumonie en 1918.

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Sur sa plaque au cimetière, son prénom devient Louis-Jean.

Les maladies ne sont indiquées que pour 3 d’entre eux (double pneumonie pour Louis Salomon, tuberculose pulmonaire pour Marcel Quézel et cirrhose et épistaxie pour Fortuné Vernet). On peut penser que parmi les autres, la grippe espagnole doit avoir frappé.

8 Poilus sont donc morts lors des combats, 6 fiches partant la mention « Tué à l’ennemi » comme celle de Paul Genest

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tué à Lihons dans la Somme lors de l’épisode de la « course à la mer » et la stabilisation du front.

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Quant à Paul Joseph Brun et Adrien Hilaire, leurs restes n’ont pas été retrouvés et leurs fiches portent la mention « disparu »…

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Paul disparut dans l’Aisne à Berry-au-Bac fin mai 1917. C’est dans cette commune que furent utilisés pour la première fois les chars de combat, un mois avant la mort de notre concitoyen ( le 16 avril 1917)… ce qui ne fut pas franchement une réussite.

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 Adrien disparut du côté de Saint-Dié dans les Vosges 3 semaines après le début de la guerre, le jour où la ville fut occupée par les Allemands.

Ces Anconnais sont morts sur un peu tous les fronts de l’est et du nord de la France: 1 en Alsace près de Colmar, 1 dans les Vosges, 2 dans la Meuse (le ravin de la Couleuvre près de Verdun et la célèbre Cote 304), 1 dans la Marne (au Mont sans nom), 1 dans l’Aisne (au nord de Vauxaillon) et 1 dans la Somme.

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Les fiches des 2 Anconnais morts du côté de Verdun.

Les unités dans lesquelles ont servi ces hommes…

Comme pour ceux de Caderousse, c’est essentiellement de la chair à canon qu’a produit la terre d’Ancone: 11 dans l’infanterie dont 2 chez les Chasseurs à pied et 1 chez les Tirailleurs de Marche. 3 hommes ont servi dans l’artillerie, 1 chez les Chasseurs Alpins et 3 dans le même 4ème régiment du Génie comme sapeur-mineur:

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Gabriel Gourjon et Joseph Merlin ont tout deux servi comme Marcel Quézel-Crasaz dans le Génie, leurs fiches ayant été rédigées par le même scribe.

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La plaque tombale de Merlin Joseph très abîmée mais que tout le monde peut voir quand il passe rue Delpech devant le Monument aux Morts puisqu’elle est adossée à l’arrière de la chapelle, à côté de celui-ci (hors cimetière). La lecture du nom est délicate, on devine le mieux l’inscription « Mort pour la France ».

…et leurs grades.

Pas d’officiers chez les anconnais, les hommes du rang étant les plus nombreux: 14 2ème classe ou chasseur (9) ou cannonier (2) ou sapeur-mineur (3), 1 1ère classe. 3 sous-officiers: 1 homme est devenu caporal, Jules Hilaire (ci-dessous) sergent et Gustave James adjudant-chef.

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La saignée de la Grande Guerre et la grippe espagnole firent perdre 31 habitants au village entre les recensements de 1911 (342) et 1921 ( 311). La population du village stagna dans ces chiffres bas jusqu’aux années 50. C’est alors que l’aménagement du Rhône amena un premier apport de population nouvelle. Le nombre d’habitants décolla vraiment dans les années 60 en bénéficiant de la proximité du village avec  Montélimar.

Les Visages de 2 Poilus anconnais

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Adrien Hilaire (à gauche) et Henri Hilaire (à droite)

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certainement des frères.

Revenons au Poilu Alcide BONNET.

bonnet alcide

Françoise Keledjian nous a indiqué qu’il appartenait à sa famille, du côté de sa mère, Mme Goujon, épouse de l’ancien maire d’Ancone. La famille est originaire de l’Île Blanc, commune de Rochemaure mais sur la rive gauche du Rhône, ancienne ferme qui n’a pas été gommée par les travaux d’aménagement de la CNR dans les années 50.

On voit que ce soldat a été tué en Alsace au début de la guerre, pendant ce terrible mois d’août 1914. Son unité prit part aux combats victorieux qui permirent un moment de reprendre une partie de l’Alsace. Dans le site:

http://www.chtimiste.com/batailles1418/alsace1914.htm#alsaceoffensive2

on nous raconte le combat où il perdit la vie le 22 août, à quelques kilomètres de Colmar, à Ingersheim:

Le 22 août, ils livraient le sanglant combat d’Ingersheim.

Ce dernier village, situé à 3 kilomètres de Colmar, est protégé au sud par le cours de la Fecht. La route de Colmar à Ingersheim franchit la rivière sur un pont de pierre. Puis elle longe la rive sud de la Fecht, bordée par une sapinière. Ensuite, des vignes touffues s’étendent jusqu’à Logelbach, faubourg de Colmar.

Dès 7h heures du matin, une batterie allemande de 210 bombarda le front d’Ingersheim et les rives de la Fecht.

A 11 heures, les colonnes allemandes débouchèrent de Colmar par la route clé Kaiserberg. Elles se heurtèrent devant Turckheim aux 2e et 3e compagnies du 30e bataillon, et ne purent forcer le barrage. Mais l’attaque gagna par le nord. L’ennemi, sous le couvert des sapins, s’infiltra jusqu’à Ingersheim.

La lutte fut meurtrière. Les 12e, 5e et 28e bataillons contre-attaquèrent furieusement les troupes bavaroises.

Ingersheim fut pris et repris à trois reprises. Les 5e et 28e bataillons culbutaient enfin l’aile droite ennemie et la rejetaient sur Colmar. Ingersheim flambait. A l’aube, le 28e bataillon atteignait la barrière de l’octroi de Colmar. Nous organisions défensivement la vallée de la Fecht.

Ainsi, à l’extrême gauche, nous nous trouvions aux abords mêmes de Colmar; à l’extrême droite, au sud d’Altkirch, les cavaliers de la 14e brigade de dragons et les fantassins du 242e régiment d’infanterie étaient installés à Hirsingen et à Ilirtzbach. De lIll au Rhin, la voie semblait ouverte à l’Armée d’Alsace.

 Malheureusement, le 22 août, la 2e Armée brisait ses efforts sur les défenses de Morhange; sa retraite entraînait le repli de la 1e Armée, qui abandonnait le 23 août le Donon et le col de Saales. L’Armée d’Alsace ne pouvait plus rester en flèche. La bataille des frontières était finie ; nous l’avions perdue.

Un sacrifice inutile puisque les Français durent se replier sur une ligne de front plus à l’ouest, ligne qui ne bougera presque plus jusqu’au 11 novembre.

Alcide Bonnet fut dans un premier temps enterré sur place puis son corps fut ramené à l’arrière avant d’être inhumé définitivement au cimetière militaire du Wettstein, au coeur de la forêt vosgienne à Orbey.

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A ESPELUCHE, ce jeudi après-midi de 1964, les enfants des écoles courent au stade du village…

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du

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cette grande photo remplit complètement le haut de la page locale,

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illustrant des rencontres sportives mettant aux prises au stade d’Espeluche, les élèves du village, ceux de Montboucher et de 2 écoles de Montélimar: Quatre-Alliances et Nocaze dans le cadre du cross cantonal USEP.

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La légende de la photo nous apprend que les élèves sont âgés de 9 à 14 ans, on le remarque sur la photo puisque certains sont aussi grands que les enseignants. Oui, à cette époque, on allait jusqu’à 14 ans à l’école élémentaire puis on pouvait rentrer dans la vie active ou partir en apprentissage. Seuls quelques-uns partaient à 11 ans au Lycée poursuivre leurs études. Ce n’est qu’à la rentrée 1965 que l’école devint obligatoire jusqu’à 16 ans… ce qui entraîna la construction (souvent à la va-vite) de nombreux collèges… les transports pour emmener les collégiens… politique élitiste que certains remettent en cause de nos jours…

Les résultats du cross comme attendu ne furent pas brillants pour les Espeluchois!

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Si ce journal a été gardé par les miens… ce n’est pas pour la performance ni pour les traditionnels petits plaisantins des photos de groupe…

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mais pour ces tout-petits minots, en bas à gauche…

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parmi lesquels on peut me reconnaître dans la position du penseur de Rodin (en plus vêtu), au premier rang, second à partir de la gauche, pas vraiment motivé pour cet exercice physique inattendu un jeudi après-midi, entre, me semble-t-il, Michel Manent et Michel Esposito 1er et 3ème à partir de la gauche.

Ce qu’il y a de plus amusant, c’est dans cette autre partie du panoramique, au centre, parmi  les instits, ce jeune maître regardant vers la droite…

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…Claude Méo, en poste à Montboucher alors, qui… 11 ans après, deviendra mon collègue et ami à l’école de Pracomtal… puis plus tard, mon voisin à Ancone.

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Le voici lors de son départ à la retraite avec une quille symbolique. C’était le 22 décembre 1988. Comme il ne voulait pas que soit organisée une manifestation officielle en cette occasion, ce fut lors d’une petite fête pour mes 35 ans qu’on célébra officieusement son départ. Claude nous a quitté en 2000 et il repose au cimetière de Rochemaure auprès de ses parents. Il aurait eu 81 ans début janvier 2015. On pense à lui bien souvent.

Dans ce même Progrès, la touche humoristique…

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ROULEAU de MARINIER du RHÔNE, avant les barrages et les canaux.

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Une carte, un long rouleau de papier destiné aux mariniers pour naviguer sur le Rhône sans dommage, en évitant les dangers. Ce document date de l’entre-deux-guerres certainement, à une époque où le Rhône, pas encore dompté par l’Homme et la CNR, était un fleuve dangereux avec ses rapides, ses remous, ses îles, ses rochers, ses bancs de pierre en période d’étiage, ses digues…

Sur ce long rouleau de papier est dessiné le cours du fleuve. Il mesure 10 mètres de long pour 22cm de large. Il couvre le fleuve de sud de Valence (où aujourd’hui a été lancé le pont des Lônes) jusqu’à Arles, c’est-à-dire, je pense, la moitié du cours de Lyon-Arles.

On y trouve tout au long le chenal idéal et des conseils à la navigation. Quelquefois est indique un chenal par hautes eaux et un chenal d’étiage (comme au niveau de La Voulte). Est indiquée aussi la direction à prendre, les conseils pour se repérer (exemple vers le confluent de la Durance en direction du sud « piquer droit entre le pylône et le Bec des Alpilles »)

Ci-dessous deux passages:

au niveau d’Ancone où on voit bien la lône et les épis, le pont de Rochemaure… ce devait être un passage où le marinier devait redoubler d’attention:

ANCONE

Un petit montage au niveau d’Ancone

au niveau de Caderousse (qui n’est pas mentionné, on voit quelques maisons tout en haut en bordure du petit Rhône, en limite du papier) avec sur le grand Rhône, le fameux car dangereux virage du Revestidou, tombeau de nombreux bateaux et mariniers pendant 2 millénaires.

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Une cabane de guidage existe toujours en bordure de ce bras mort devenu la fin du cours de l’Aigues, un canal ayant été creusé entre lui et le village de Montfaucon. Quant à l’île de la Piboulette, elle a été coupée en 2 et n’a plus que le nom d’île.

Jean-Paul Masse président de la Levado, foyer rural de Caderousse a réalisé ce montage.  En effet, le Rhône tournant au niveau de Caderousse, la carte était coupée pour rentrer dans le format (le train rouge servant de lien au niveau de cette coupure. Voici donc le Rhône dans un sens beaucoup plus conforme à la réalité:

ROULEAU MARINIER GUERIN

D’autres extraits de cette longue carte vous seront présentés dans d’autres articles.

Enfin, la petite note à l’attention des mariniers concernant le pont du Teil nous permet de dater ce rouleau. Il commence par les mots de Le nouveau pont du Teil. Effectivement, le pont du Teil assez ancien était devenu particulièrement vétuste au point que certains chauffeurs de transport en commune faisait descendre les passagers qui traversaient le pont à pied. Il fut donc remplacé, ce qui prit pas mal de temps, la première guerre mondiale retardant le projet. Le nouveau Pont du Teil fut inauguré en novembre 1931… la carte dont donc dater de 1932.

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