Archives de Tag: bicyclette

Trois jeunes de CADEROUSSE en BALADE à FOS en 1942.

Après la balade de quelques enfants de Caderousse (dont mon père) au Pont-du-Gard en 1941…

voir https://wordpress.com/post/unmondedepapiers.com/14084

voici l’année suivante, la triste année 1942, 3 copains de Caderousse, dont encore une fois mon père, partis en promenade pour la Côte Bleue, à Fos, du 1er au 8 août.

Partis en bicyclette bien entendu, par un temps semble-t-il très chaud.

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En 2 photos bien sûr pour pouvoir voir tout le monde puisqu’il faut bien que quelqu’un prenne la photo ! Mon père a coiffé un chapeau colonial digne d’un Tintin au Congo et qui existe toujours. C’est plus difficile à s’en coiffer de nos jours même pour aller à Fos. Alors, il servit dans un passé récent pour quelques défilés carnavalesques et même pour une leçon de vocabulaire sur les couvre-chefs, dans ma vie antérieure.

A côté d’Adrien, deux frères Establet dont le père tenait le Café du Cours: Albert en haut le cadet et Marcel en bas l’aîné bien plus âgé. Mon père avait alors un peu plus de 16 ans pour cette épopée cyclotourisme qui ravirait le Pernois Paul de Vivie alias Vélocio, un autre vauclusien, adepte du tourisme en bicyclette alias cyclotourisme, mort accidentellement 12 ans avant cette photo.

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Cette joyeuse équipe de J1, J2 ou J3 comme c’était écrit sur les tickets de rationnement de l’époque n’allaient pas en terre inconnue, ni en camping mais avait obtenu le prêt d’un cabanon appartenant à un Sorguais, Chariton se souvient mon père, un ami des Establet certainement.

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Un cabanon qu’il a toujours cherché, par la suite, à nous montrer, chaque fois que la route d’une journée à la mer s’arrêtait à Fos. Il était situé non pas en bord de mer mais en bordure d’un canal, non loin d’un pont qui menait à la plage. Il n’existe plus de nos jours même s’il est assez facile de localiser les lieux, dans le secteur d’un pont moderne sur un canal.

https://www.google.fr/maps/place/Fos-sur-Mer/@43.4314505,4.9475164,15z/data=!3m1!1e3!4m2!3m1!1s0x12b619721d5cf72d:0xea40197d819691d

Los de nos jours où le tourisme a presque disparu avec la création d’une aciérie et d’un terminal méthanier qui ont poussé au moment des 30 Glorieuses.

Car, en plus d’un cabanon, notre sympathique équipe bénéficiait du bateau de Paule Noguier, une cousine de mon père !

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On voit Paule avec mon père et Albert Establet en haut et le couple Noguier poser avec mon père en bas. Avec ces quelques images, difficile d’expliquer que la vie pendant la guerre était dure ! Même si elle l’était ! Mais quelques moments de détente bon marché pour des jeunes n’étaient pas interdits. Surtout que les ombres de la Relève et du STO planaient.

Quelques mois plus tard, la zone sud allait voir arriver d’autres touristes moins sympathiques, les Allemands et les Italiens, les premiers contents de ne pas être, eux,  sur le front de l’Est mais au bord de la Méditerranée !

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Un PORTE-CLÉ souvenir de la concentration cyclotouriste PÂQUES EN PROVENCE 1969 à CADEROUSSE

Tous les ans, le monde cyclotourisme européen se donne rendez-vous dans le sud de la France à l’occasion du week-end pascal pour une concentration appelée « Pâques en Provence ». Tous les ans, la ville cible change pour accueillir des milliers de cyclotouristes.

En 1969, c’était Caderousse qui avait été choisie par les organisateurs, la FFCT, la Fédération Française de Cyclotourisme et le Comité Velocio.

Voici le porte-clé souvenir de cette journée de 1969:

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l’église Saint-Michel de Caderousse au recto.

Comme on peut le lire dans le site de la FFCT: ffct.org cette concentration pascale est née en 1924 et a été créée par l’apôtre du cyclotourisme Paul de Vivié, originaire de Provence (Pernes les Fontaines) exilé à Saint-Etienne et qui « descendait » dans le Midi pour les fêtes de Pâques et eut l’idée de convier ses adeptes.

Le cyclotourisme et « Vélocio »

Le néologisme « cyclotourisme » a été créé en 1888 par celui qui est considéré comme l’apôtre du cyclotourisme, Paul de Vivie, alias Vélocio.
Né à Pernes-les Fontaines en 1853, Paul de Vivie vécut à Saint-Etienne où il mourut en 1930 des suites d’un accident de la circulation.
Personnage hors du commun, il fut un ardent défenseur des vertus du cyclotourisme notamment dans la revue qu’il créa « Le Cycliste » moyen d’expression et d’information des randonneurs à bicyclette.
Précurseur tant en technique, qu’en diététique, il exhorta les industriels stéphanois à se lancer dans la fabrication des cycles. Il démontra à cette époque que l’on peut rouler longtemps (il faisait des étapes de 40 heures), pour peu que l’on suive des règles élémentaires de pratique et d’hygiène.
Ses « sept commandements » sont restés en mémoire et demeurent encore aujourd’hui des préceptes à suivre pour rouler bien et longtemps.

Les 7 préceptes de Vélocio :

– Haltes rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression.
– Repas légers et fréquents : manger avant d’avoir faim, boire avant d’avoir soif.
– Ne jamais aller jusqu’à la fatigue anormale qui se traduit par le manque d’appétit et de sommeil.
– Se couvrir avant d’avoir froid, se découvrir avant d’avoir chaud et ne pas craindre d’exposer l’épiderme au soleil, à l’air, à l’eau.
– Rayer de l’alimentation, au moins en cours de route, le vin, la viande et le tabac.
– Ne jamais forcer, rester en dedans de ses moyens, surtout pendant les premières heures où l’on est tenté de se dépenser trop parce qu’on se sent plein de forces.
– Ne jamais pédaler par amour-propre.

Pâques en Provence

Paul de Vivie (1853-1930) installé à Saint-Etienne, c’est de là qu’au début du siècle, il aimait rejoindre, d’une seule traite sa Provence natale.
A partir de 1924, il donne rendez-vous aux lecteurs de la revue « Le Cycliste » aux Baux-de-Provence. Ainsi est née la concentration de Pâques. Chaque année, jusqu’en 1930, sous l’égide de la Fédération, il invite les cyclotouristes au meeting pascal. Vélocio meurt en mars 1930, André de Boubers, Président de la FFSC (devenue la FFCT), propose alors que ce meeting soit organisé chaque année en souvenir de Vélocio.
Depuis lors, les instances de la Fédération ont perpétué ce meeting, de manière continue et assidue, en respectant le caractère simple de cette manifestation.

Au dos du porte-clé de 1969, on peut voir le visage de Vélocio:

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Pâques en Provence est aussi l’occasion d’organiser des épreuves de régularités sur 24, 48, 72 heures appelées « flèches vélocio ». C’est l’Audace Club Parisien qui organise cela depuis sa création en 1904 par un autre génial précurseur de la cause cycliste: Henri Desgranges qui inventa aussi le Tour de France !

Allez faire un tour sur le site de l’ACP:

http://www.audax-club-parisien.com/FR/28%20-%20Résultats%20de%20l’Audax%20Club%20Parisien.html

En 1979, nous fîmes une Flèche de 24 heures pour plus de 350 km pour Pâques, qui rejoignait cette année-là Cairanne. Lire l’article de ce blog écrit le 19 avril 2014 et racontant cet épisode épique !

 https://unmondedepapiers.com/2014/04/19/cyclorourisme-pa…en-provence-1979/ ‎

Cette année, les cyclotouristes se sont donnés rendez-vous le 27 mars à Gigondas… un nom qui fait penser à un doux breuvage incompatible avec la règle 5 de Velocio !

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Quatre COPAINS de CADEROUSSE en BALADE au PONT-DU-GARD en 1941

Le 17 août 1941 très précisément ! Les voilà posant fièrement au plus haut de l’ouvrage d’art romain!

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On reconnaît de gauche à droite Jacques Chaume, Adrien Guérin mon père, Paul Ruat et Marcel Dupeyre dans cet exercice périlleux auquel on pouvait s’essayer à l’époque (et même bien plus tard) mais qu’il n’est plus possible de réaliser de nos jours.

De jeunes gens âgés de 16-17 ans à l’époque qui avaient parcouru les 35 kilomètres séparant Caderousse du Pont-du-Gard à bicyclette. Les voilà posant avec leurs machines au pied des piles antiques.

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Jacques Chaume

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Paul Ruat

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Marcel Dupeyre

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Adrien Guérin.

Il y eut bien sûr le pique-nique sur les rochers proches du Gardon:

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avec panier en osier et serviettes… ce qui tend à penser qu’il y avait un véhicule suiveur, peut-être mes grands-parents avec leur moto. Car il fallait bien que quelqu’un prenne les photos ! But who ?

Voilà 3 de nos cyclistes posant debout près de la route:

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Marcel Dupeyre, Paul Ruat et Adrien.

ou s’ayant dans un numéro d’équilibristes-cyclistes sur leurs engins et sans poser un seul pied à terre !

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Paul Ruat, Adrien, Jacques Chaume et Marcel Dupeyre.

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TOUR DE FRANCE 1913: l’étape LUCHON-PERPIGNAN dans l’HUMA du 12 juillet.

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L’Humanité du DSCN2744, au coeur de l’été et du Tour de France avec cette étape Luchon-Perpignan et une belle victoire du coureur belge Marcel Buysse.

Mais auparavant, regardons ce dont nous parle la une du quotidien socialiste.

C’est Jean Jaurès qui écrit l’éditorial sous le titre Bonne journée. Il se félicite de la pauvreté des discours entendus à la Chambre dont celui du Garde des Sceaux en lutte contre les syndicats et les socialistes qu’il vient de traîner en procès. A noter que le tribun socialiste appelle les hommes de la droite  réactionnaire, les réacteurs, terme qui désigne tout autre chose 100 ans plus tard.

Un gros titre guerrier avec des photos qui préfigure la déflagration qui se produira l’année suivante.

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Dans les Balkans, la Roumanie vient de voir ses troupes pénétrer en Bulgarie, déclenchant un conflit que ne se réglera qu’au traité de Trianon en 1920.

A Paris, on inaugure des aménagements urbains dont celui de la place des Vosges nouvellement redessinée.

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Revenons au Tour 1913. L’article raconte l’étape comme les années précédentes en indiquant les ordres de passages dans les contrôles jalonnant la route entre Luchon et Perpignan, les villes de Saint-Girons, Tarascon-sur-Ariège, Ax-les-Thermes, Bourg-Madame: un rallye cycliste de 324 kilomètres plutôt vallonnés.

On apprend qu’il ne reste plus que 35 coursiers au départ de Luchon sur les 55 coureurs par équipes et la centaine d’isolés ayant pris le départ à Paris 15 jours plus tôt. Quant au dit départ, il eut lieu à 3 heures du matin !

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Les passages aux contrôles nous apprennent que le champion belge Lucien Buysse fit la course en tête toute la journée.

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A l’arrivée à Perpignan, il avait fait à 5 minutes près, presque 12 heures de selle. Un Lucien Buysse qui remportera 6 des 15 étapes du Tour 1913 mais ne remporta pas la course. En effet, le classement par points des éditions précédentes avait été remplacé par un classement au temps, comme de nos jours. C’est son compatriote belge Philippe Thys,  de la même équipe Peugeot que lui, qui remporta son premier Tour de France en devenant leader (mais pas encore maillot jaune) à Aix-en-Provence.

Philippe Thys, triple vainqueur des éditions 1913, 1914 et 1920 aurait certainement été le premier à gagner 5 ou 6 grandes boucles si la course avait été disputée entre 1914 et 1919 !

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Le PARCOURS du TOUR DE FRANCE 1910 dans L’HUMANITÉ du 1er juin.

Encore un rayon de soleil de juillet, venant de l’Humanité du  DSCN2755 !

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Le journal s’y prend à l’avance pour annoncer le parcours du Tour de France cycliste, un mois à l’avance puisque la course était prévue du 3 au 31 juillet suivants.

Voici donc le parcours tel qu’il avait été concocté par les organisateurs du journal L’Auto autour d’Henri Desgranges.

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14 étapes avec quelques remarques. Tout d’abord l’arrivée à Metz qui était depuis 1870 rattaché au Reich. Les arrivées à Metz commencèrent en 1907 et jusqu’en 1910. Des manifestations pro-françaises s’étant déroulées en cette dernière occasion, le Kaiser revint sur son accord et le Tour ne fut plus autorisé pour cette escapade allemande.

Autre remarque, ces 2 nouveautés avec les étapes Perpignan-Bagnères-de-Luchon et Bagnères-de-Luchon-Bayonne. En 1910, ce fut la première fois que le Tour emprunta les routes des Pyrénées et de ses grands cols: Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque qui obligèrent bien des cyclistes à poser pied à terre pour pousser leurs engins. Le futur vainqueur, Octave Lapize, aurait crié à l’adresse des organisateurs: Vous êtes des assassins ! au passage du col d’Aubisque.

Un Octave Lapize qui allait connaître le même sort que son second François Faber, lors de la Grande Guerre, tué vers Toul lors de la chute de son avion lors d’un combat aérien, le 14 juillet 1917.

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Le registre matricule d’Octave Lapize…

à la carrière brève mais bien remplie avec ce Tour 1910, 3 Paris-Roubaix (1909-10 et 11), 2 Paris-Bruxelles (1912 et 13), 3 titres de Champion de France (1911-12 et 13) et les Six Jours de Paris 1912.

Voyons les titres les plus importants de cette Huma du 1er juin 1910. Outre la fin des opérations pour essayer de sauver l’équipage du sous-marin Pluviôse échoué près de Calais et qui verra le décés des 27 marins de l’équipage, un article nous apprend…

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que les billets de tramway parisiens sont bien plus chers que ceux des transports équivalents à Londres, Berlin, Rome, Vienne et même de bien des villes de ses pays.

Autre titre sur une mutinerie militaire à Nîmes lors de laquelle…

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le colonel Castaing a été frappé par un réserviste, Thérond, particulièrement récalcitrant puisqu’il venait de passer 3 ans dans un biribi algérien !

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TOUR DE FRANCE 1909: c’est L’HUMANITÉ de JAURÈS qui raconte l’étape NÎMES-TOULOUSE.

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On avait déjà montré une Huma. à l’époque où le rédacteur en chef était Jean Jaurès parlant d’une étape des premiers Tours de France, ceux de l’ère héroïque d’avant-Grande Guerre. Aujourd’hui, c’est l’Humanité du DSCN2751 que nous allons présenter. L’éditorial Chassons-les! est de Amilcare Cipriani. La photo de la une illustre la chute en Manche de l’aviateur Hubert Latham, dans une traversée de cette mer cinq jours avant que Louis Blériot ne laisse son nom pour la postérité dans le même exercice. Au milieu de la photo, un ver de grenier a laissé sa trace !

Autre titre de cette une, le procès intenté par l’état contre le syndicat des postiers qu’il juge illégal. Aucune loi n’encadre les syndicats de fonctionnaires. C’est Jaurès lui même qui vient témoigner pour la défense des accusés et on imagine sa voix de tribun prononcer en fin de son audition: l’aube de la légalité existe déjà pour le syndicat des postiers et la poursuite gouvernementale est le crépuscule de la répression. 

Allons en 4ème page pour lire l’article sur cette 8ème étape Nîmes-Toulouse du Tour de France 1909 disputée la veille. Le Tour comptait 14 étapes seulement et longeait les frontières de l’hexagone.  Les étapes étaient conséquentes, des rallyes de 251 à 415 kilomètres (!) ce qui obligeait les organisateurs d’octroyer un jour de repos par étape. Les courses ne se déroulaient que les jours impairs du mois de juillet! Cette étape Nîmes-Toulouse était longue de 303 kilomètres.

Voici la relation des faits, sur 2 colonnes du journal:

DSCN2752 DSCN2753 Jean Alavoine, le vainqueur à Toulouse, débutait dans le cyclisme de haut niveau cette année-là et allait inscrire son nom 17 fois au palmarès des vainqueurs d’étapes du Tour: 2 en 1909 dont celle arrivant à Paris en plus de celle de Toulouse, 3 en 1912, 1 en 1914, 5 en 1919, 3 en 1922 et autant en 1923. Une longévité sportive à la « Poulidor » mais il faut tout de même ne pas oublier que sa carrière connut une interruption de 4 ans entre août 1914 et 1919 !

Une interruption qui fut fatale au vainqueur du Tour 1909, le Luxembougeois François Faber, engagé dans la Légion Étrangère et qui disparut (au sens premier du terme d’ailleurs) le 9 mai 1915 à Berthonval (Pas-de-Calais).

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La fiche matricule de François Faber…

qui rata d’une roue la victoire à Toulouse pour cause d’une chute sur le fil qui lui coûta la victoire.

A noter que la narration du reporter est des plus succinctes. Il se contente de donner les passages au points importants du parcours: Montpeller (km 49), Béziers (km 126), Carcassonne (km 209) et à l’arrivée, sur les Allées (?) où se pressent 15 000 personnes pour la presse.

A noter également que le vainqueur du jour à mis 10h10 pour parcourir les 303km au programme. Soit à presque 30km/h de moyenne… un bel exploit vus l’état des routes et le peu d’avancée technique des montures !

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TOUR DE FRANCE 1908: le vainqueur PETIT-BRETON dans un magazine.

Il fait bon au plein coeur de l’hiver de parler du Tour de France cycliste. Cela donne un peu de  cette chaleur qui accompagne la grande course et qui manque au milieu de l’hiver, bien qu’il soit très doux cette année. C’est dans ce magazine…

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du DSCN2736 qu’est évoquée la victoire de Petit-Breton dans le Tour de France cycliste 1908. On y voit le champion saluer le public au départ d’une des étapes de cette randonnée cycliste colossale de 5 000km. 

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L’article au-dessous nous donne le classement final de la course remportée donc par Petit-Breton avec 36 points devant François Faber (68 points), Passerieu (75 points), Gustave Garrigou (90 points)… A l’époque, le Tour de France se courait aux points en fonction de l’ordre d’arrivée à l’étape. Vainqueur de 5 étapes sur les 14 de cette course qui se déroula du 13 juillet au 9 août 1908…

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…on comprend que son total de points fut aussi faible à l’arrivée. Il gagna en effet à Metz (étape 2), Nîmes (étape 7), Bayonne (étape 9), Nantes (étape 11) et Paris, à l’arrivée finale. François Faber, son second ne remporta que 4 étapes.

Quelques mots sur Lucien Petit-Breton, de son vrai nom Lucien Georges Mazan qui reçut ce surnom de Petit-Breton de par sa naissance en Bretagne. On l’appelait aussi « l’Argentin » car il passa les 20 premières années de son existence dans ce pays où son père avait émigré à l’appel du gouvernement qui réclamait une main d’oeuvre qualifiée (horloger).

Petit-Breton comme son second François Faber allait disparaître lors de la Grande Guerre, le  20 décembre 1917 comme en atteste sa fiche matricule que l’on peut voir dans le site Mémoire des Hommes:

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Le petit article nous apprend que L’Auto, journal organisateur du Tour était particulièrement généreux avec ses sportmen puisque le vainqueur reçut 20 000 francs et son second 15 000 francs, de véritables fortunes dignes des stars du football actuel.

De quoi parle encore ce Dimanche Illustré ?

D’aviation, bien entendu, avec ce vol de Wilbur Wright…

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qui vola à 15 mètres du sol au-dessus de l’hippodrome des Hunaudières, un nom bien connu par les amateurs des 24 heures du Mans. N’oublions pas que Louis Blériot ne traversa la Manche qu’un an plu tard, le 25 juillet 1909.

Autre page intéressante montrant la mentalité raciste de l’époque…

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avec 3 photos sur une tribu d’une peuplade érythréenne, les Gallas, exposée à Paris, au Jardin d’Acclimatation comme des animaux dans un zoo, pour divertir les parisiens  ! Après tout, on enleva bien le moulage et le squelette de la Vénus Hottentote du Musée de l’Homme qu’en 1974 !

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Encore quelques NÉGATIFS de CYCLISME et de VÉLO datant des années 20

Trouvés dans une boîte de négatifs que m’a cédé Patrick ce dernier 14 juillet, quelques négatifs de personnes posant avec leur bicyclette vélocipèdede de tourisme ou de compétition.

Cette boîte contenait des négatifs familiaux provenant de la région de Nantua, Bourg-en-Bresse… des prises de vues de personnes posant ou de groupes d’enfants, quelques vues de la région, quelques poses avec des automobiles…

Mais ce sont les vues avec vélos qui ont retenus notre attention:

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Un homme avec manteau et chapeau pose devant un vélo de tourisme…

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 les mêmes mais dans une position bien plus avantageuse pour la monture, ce qui nous permet de la découvrir: guidon plat et développement minuscule.

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La même monture et d’autres personnages.

Passant au registre des sportmen, ces sportifs de la fin du XIXème, début XXème siècle, les pionniers du Tour de France…

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avec leur tenue mi-sportive, mi-tousiste routier, avec leur vélo à guidon bas, sans changement de vitesse mais avec un pignon fixe de chaque côté du moyeu.

Pour terminer, le clou de cette petite exposition, avec un négatif sur verre du passage d’une course cycliste vers 1923, du côté de la Bresse ou du Bugey:

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Une image volontairement protégée. Est-ce une course amateur ou le passage du grand Tour de France, un ce ceux gagné par Philippe Thys, Henri Pélissier, Ottavio Bottecchia, Lucien Buysse ou Nicolas Frantz.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 22 juillet 1915

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(JOUR 353 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

C’est le retour des grands blessés à Lyon qui occupe la moitié de cette revue. Il s’agit de soldats souvent amputés, prisonniers de guerre en Allemagne  et renvoyés dans leur foyer… certainement en contrepartie des mêmes dans l’autre sens, grands blessés allemands renvoyés par les Français.

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Effectivement, il y a foule dans la gare des Brotteaux, foule de personnalités et de militaires qui doivent préférer être là que dans les tranchées.

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Il y a aussi foule devant la gare et sur les boulevards que les ambulances vont emprunter pour évacuer ces blessés.

Le journal qui était sur place pour illustrer cet événement a même fait une dernière page exceptionnelle dans sa construction:

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On a même 2 « joyeux » blessés partis faire un viron en voiture automobile au Parc de la Tête d’Or:

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Sur l’autre moitié de la revue, j’ai retenu 4 images.

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Un(e) peloton compagnie de cyclistes belges au Bois de Boulogne.

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Un fusil pour lancer des fusées lumineuses dans la nuit (pour découvrir  d’éventuelles avancées adversaires)

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Dans la même idée, des véhicules automobiles munis de gigantesques projecteurs qui peuvent déchirer la nuit.

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De « fausses » tranchées françaises pour tromper les observateurs aériens adverses.

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CYCLISME: des AUTOGRAPHES qui pèsent 11 TOURS DE FRANCE, 5 PARIS-ROUBAIX et 4 CHAMPIONNATS DU MONDE

Des autographes quêtées aux arrivées du Tour par le grand spécialiste Valentin, pendant quelques années… Les anciens champions reviennent sur le Tour lors des arrivées prestigieuses, bien souvent pour des annonceurs dans le cadre de campagnes publicitaires et se prêtent au petit jeu des autographes plus facilement que quand ils étaient en activité. Voici quelques signatures célèbres qui valent les victoires annoncées dans le titre.

A tout seigneur, tout honneur

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EDDY MERCKX, le Cannibale, 5 Tours de France (69-70-71-73-74), 3 PARIS-ROUBAIX (68-70-73), 2 CHAMPIONNATS DU MONDE (71-74 plus un en amateur en 66), 7 MILAN-SAN REMO… etc… etc…)

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MIGUEL INDURAIN qui remporta également les 5 premiers Tours du XXIème siècle mais faisait partie de cette catégorie de champions seulement compétitifs de mai à août.

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STEPHEN ROCHE, un peu artiste dans sa dédicace, qui dans la même année 1987 gagna le Tour de France, le Giro d’Italia et le Championnat du Monde. Un coup royal !

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CHARLY MOTTET, le régional, licencié un temps au Vélo Club Romans-Péage qui peut-être laissa passer sa chance sur un Tour « de transition ».

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GILBERT DUCLOS-LASSALLE qui inscrivit 2 fois son nom au palmarès de Paris-Roubaix en 1992 et 1993.

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LAURENT BROCHARD, équipier chez Festina avant la tourmente et Champion du Monde 1997.

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FERNANDO ESCARTIN, rival espagnol d’Indurain au sommet de sa gloire.

Le célèbre Manolo, supporter n°1 des équipes espagnoles en football, cyclisme…

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