Archives de Tag: guerre d’Espagne

Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 1er août 1936

Un kiosque de ce 1er août bien garni avec des magasines:

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Le Miroir des Sports qui va raconter la fin plutôt tranquille du Tour de France 36, joué depuis l’Aubisque.

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L’Illustration qui consacre plusieurs pages aux événements espagnols tout comme…

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Le Monde Illustré.

Le cyclisme tout d’abord pour cet article bien rempli.

 Tous les clichés du Tour quand les journalistes n’ont rien à raconter sur ce qui se passe sportivement sont présents dans ce numéro qui traite de l’arrivée du peloton à Bordeaux:

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Après la lutte pour la victoire, la fraternité des braves: Maës-Magne-Vervaecke de Gauche à droite.

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La traversée de la forêt landaise…

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et du vignoble du Bordelais !

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L’hommage à un local, Paul Maye à Mérignac.

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Le fameux pont Eiffel de Saint-André-de-Cubzac au départ pour Saintes.

En 3 photos, tout comprendre sur la manière de traverser un passage à niveau fermé:

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Plus original, de joyeux drilles (des sportifs connus à l’époque, lutteur, organisateur de gala, rugbyman à 13, marcheur) mimant une épreuve de marche sur la houlette de Lucien Leducq sur la route du Tour…

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même lors du passage des coureurs.

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La convalescence plutôt agréable de Georges Speicher, le grand blessé du Galibier:

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Et… une image de la vraie course…

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la victoire de Le Grévès de justesse devant Meulenberg à Bordeaux… pas sur le Vélodrome mais boulevard Alfred-Daney, proche de l’actuelle zone du Lac.

Passons à la Guerre d’Espagne. La presse a compris l’importance du conflit et ses enjeux et a envoyé des véritables équipes sur place. La une de L’Illustration est célèbre avec la vue sur la place de Catalunya à Barcelone et les victimes des combats que ce soient des hommes ou des chevaux. Une photo d’Augusti Centelles, je crois.

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A l’exception de quelques vues du camp nationaliste, c’est du camp républicain à  Barcelone et à Madrid que provient la majorité des images. Facilité de s’y rendre, relative sécurité et accueil plus chaleureux de la presse que dans le camp franquiste.

Pour le camp nationaliste, Gibraltar gardé par des soldats marocains:

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Une grosse pièce d’artillerie au QG des insurgés à Vera (Associated Press)

A Barcelone donc, deux événements sont racontés par les photographies: les combats du début de la rébellion fasciste et son écrasement et le départ de la colonne de volontaires pour aller reprendre Saragosse tombée aux mains des fascistes.

Les combats de rue à Barcelone dans L’Illustration que l’on doit à Keystone et Associated Press.

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Une mitrailleuse en batterie à l’entrée d’une rue.

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La fouille méthodique des suspects.

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Des autos brûlent sur la Rambla (en bas, près de la statue de Colon).

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Un transport de blessés.

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On essaie de brûler les cadavres des chevaux (à la vue des « spectateurs », la puanteur semble importante).

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Le transport des blessés.

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Des cadavres au bord du trottoir.

Le Monde Illustré consacre 2 pages aux événements espagnols avec 6 photos (on signées) dont 3 sur le thème des combats de rues dans la capitale catalane.

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Des miliciens civils du Front Populaire font le coup de feu derrière une barricade, à Barcelone.

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A Barcelone, les voitures portant des emblèmes et signes syndicalistes peuvent seules circuler.

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A Barcelone, après les combats entre rebelles et gouvernementaux, deux cadavres de chevaux gisent, place de Catalogne.

A Madrid, d’autres combats ont eu lieu qui ont abouti, là aussi, à la déroute des rebelles. Pour faire un peu d’uchronie, si à Madrid et à Barcelone, les casernes ayant répondu à l’appel de Franco avaient réussi à prendre les organes de pouvoir, le cours de cette guerre aurait changé.

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Des militants du « Frente Popular » se ruent vers la caserne de la Montana.

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Des miliciens volontaires vont en cortège chercher leurs armes.

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Des officiers insurgés faits prisonniers à la Montana sont emmenés par les volontaires armés de la milice populaire.

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Une bombe d’avion tombée dans un jardin et non éclatée.

Ces 4 photos sont signées Keystone.

La mobilisation des volontaires dans le camp républicain, armés par le pouvoir pour défendre la République. Une seul photo des volontaires du clan fasciste dans Le Monde Illustré en pays basque.

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A Burgos, un vieux partisan tenant le drapeau improvisé des volontaires basques sur lequel est brodé l’image de la Vierge de Navarre… des Carlistes très certainement.

A Barcelone, les milices populaires défilent dans les rues…

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Des bataillons de femmes ont été formés pour lutter contre l’armée rebelle.

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Volontaires de la milice populaire.

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Caritad Mercader, membre du comité central du Parti Communiste Espagnol, entraîne ses miliciens vers l’hôtel des Postes à Madrid semble-t-il.

A Barcelone, c’est le départ des combattants pour le front de Saragosse qui vient de tomber. On peut penser qu’il s’agit de la colonne Durutti.

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Un train chargé de volontaires et de troupes loyalistes part pour les lieux de la lutte.

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Un départ de troupes demeurées fidèles au gouvernement et envoyés contre les insurgés de Saragosse.

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Rassemblement des camions emmenant des contingents de miliciens populaires à l’attaque de Barcelone.

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Artillerie montée sur camion et envoyée contre les insurgés de Saragosse.

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Avion gouvernemental prêt au départ pour aller bombarder Saragosse.

Une ville de Barcelone qui s’apprêtait pourtant à faire la fête en organisant les Olympiades populaires en réponse aux Jeux Olympiques officiels organisés à Berlin et récupérés par le régime nazi pour donner une légitimité mondiale à Hitler.

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La façade canonnée du siège des Olympiades populaires de Barcelone.

Autres scènes de combat…

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La une du Monde Illustré, …une batterie d’artillerie appartenant à l’armée rebelle est mise en position à Madrid.

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L’arrivée des premiers tanks et des forces d’assaut sur la place Zocodever, à Tolède, où s’était mutinée l’Académie d’Infanterie.

Sur les mers aussi, la guerre est présente.

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Le vapeur Cabo San Antonio faisant escale à Marseille dont l’équipage s’est formé en « comité antifasciste ».

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Dans le port de Barcelone, le chalutier Julio qui transportait les communistes en fuite (d’Andalousie ?) et au second plan, le cargo Aralarmendi envoyé en mission secrète. (Ouvrard).

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Le torpilleur espagnol 17 et le cargo Ville-De-Saragosse ancrés devant Marseille pour une mission demeurée mystérieuse.

On retrouvera tous les samedis d’août (en 1936), des lundis en 2016, ces 2 titres et de nouvelles vues parfois historiques de la guerre d’Espagne…

Quant au Monde Illustré, il montre tout de même cette vue du Tourmalet…

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pour illustrer l’article sur le Tour de France.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 31 juillet 1936

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L’Intransigeant Pour unique titre de ce vendredi 31 juillet 1936.

Le Tour de France remonte tranquillement sur Paris, tout étant joué depuis Pau. La Guerre civile espagnole marque un peu le pas ce jour comme le titre de la une l’indique. Après 13 jours terribles, les belligérants doivent reprendre leur souffle et trouver du ravitaillement autant pour les armes que pour les hommes.

Comme entre Alpes et Pyrénées, la mode du Tour à l’époque semble aller pour des demi-étapes avec une course en ligne et un contre-la-montre par équipes dans la même journée. Cela existera jusque dans les années 90 puis disparaîtra à cause du gigantisme de l’organisation actuelle.

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Pas de photo de la course sinon celle de la une avec le vainqueur de la première demi-étape recevant les félicitations des miss. A croire que les photo-reporters sont réellement partis en Espagne après Pau. Pour la petite histoire, Bordeaux-Saintes verra enfin la victoire de Meulenberg qui avait subi la domination de René Le Grévès dans les sprints 5 fois et la seconde demi-étape Saintes-La Rochelle se donnera encore une fois à l’équipe nationale belge irrésistible dans cet exercice.

Une carte de la première page nous montre où en est la situation en Espagne après 13 jours de combats. Les rebelles ou les insurgés tels qu’ils sont appelés par la presse, avaient bien préparé leur coup pour occuper des territoires aussi importants en si peu de temps.

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Mais il avait oublié de programmer la résistance de la République et des forces du Front Populaire. Surtout, leur incapacité de prendre les grandes villes de Madrid, Barcelone et Valence, malgré l’aide immédiate et considérable des Allemands et des Italiens.

 La bataille continue sur au nord de la capitale à Guadarrama comme l’observe le correspondant de L’Intransigeant Guy de Traversay à la une du journal.

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 Max Jacobson fait un point objectif et assez juste de la situation:

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Les rebelles occupent des territoires importants mais peu peuplés et semblent à bout de souffle (et de munitions), les gouvernementaux de vastes territoires mais manquent de chefs, pour beaucoup passés à la rébellion. L’accueil des insurgés est plutôt hostile par les populations dans le sud, dans des régions où les nombreux pauvres paysans voyaient de très bon oeil la réforme agraire menée par le Front Populaire alors que c’est l’inverse dans le nord. En conclusion, le journaliste devine très justement que la guerre est partie pour être longue.

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Sur cette brève, on apprend que la voiture de l’Ambassadeur de France qui fait la liaison quotidiennement  entre San Sebastian et Hendaye s’est fait mitrailler par les fascistes de même que celle du député Paul Vaillant-Couturier sur le retour d’une visite en Espagne, qui a subi le même sort avec blessure par balle du chauffeur.

Le problème de l’aide massive allemande et italienne et en particulier la livraison d’avions commence à poser problème du côté du gouvernement français, se sentant pris dans les tenailles des fascistes.

Sur la page L’IntranVoir, ce sont des photos de la bataille de l’Alcazar de Tolède qui sont montrées aux lecteurs, ce bâtiment dans lequel résistent les cadets et les militaires les encadrant.

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Une barricade dressée et défendue par les miliciens, devant l’Alcazar de Tolède, dans lequel les cadets subissent un siège de plusieurs jours

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Les rues de Tolède, barrées par des barricades, furent le théâtre d’une lutte acharnée entre les insurgés et les volontaires du Front Populaire. L’une d’elles (seconde image) est tenue par des communistes et anarchistes qui y ont planté le drapeau rouge.

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Les ruines de l’Hôtel de la Sangro, où les insurgés avaient établi leur quartier général, après le bombardement qui précéda la prise de la ville par les miliciens.

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Le quartier de la Madeleine dans lequel s’étaient retranchés les insurgés, a été bombardé et incendié par les troupes loyalistes.

Un mot pour terminer à la fois de sport et de politique. Hier, les athlètes français étaient partis pour Berlin et les Jeux Olympiques qui vont bientôt commencer:

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Aujourd’hui, ils sont arrivés et Hitler les a fait accueillir au son de la Marseillaise et des « Vive la France ».

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Prévenant le dictateur, pour réussir ses Jeux et berner les plus naïfs des observateurs !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 30 juillet 1936

Un 30 juillet bien chargé avec 2 vieux journaux:

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Le Miroir des Sports 

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L’Intransigeant.

C’est la grande étape pyrénéenne qui nous est raconté dans le Miroir des Sports. Luchon-Pau avec les 4 géants des Pyrénées: Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque avant de rejoindre la capitale du Béarn et du bon Roi Henri pour une journée de repos bien méritée.
Pour corser la sauce, ce sera une journée pluvieuse comme bien souvent dans les Pyrénées en juillet. Une journée qui sacrera le vainqueur du Tour: Sylvére Maes.

Une étape dantesque commencée dans les brumes de Peyresourde:..

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qui verra rapidement se détacher un trio dans le col d’Aspin:

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les Belges Sylvère Maes et Vervaecke et le Français Yvan Marie qui ne s’attendait pas à être à pareille fête.

Le grand absent, Antonin Magne avait déjà connu la crevaison dès Peyresourde,…

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malgré l’aide que lui avait apporté Lecteur. En haut d’Aspin, la fatigue était là et comme disait le commentateur des photos,…

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Magne avait la lèvre inférieure pendante, ce qui est chez lui le signe de la contrariété et de la fatigue.

Tandis que Marie était passé en tête à ce col, quelques secondes avant son leader.

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Le trio de tête allait connaître une accalmie météorologique dans le Tourmalet…

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ce qui vaudra à cette image l’honneur d’occuper la double page centrale du Miroir des Sports.

Au sommet du géant des Pyrénées, Marie comptait rééditer son exploit d’Aspin…

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mais Maes qui n’oublie pas que son estaminet des Flandres porte l’enseigne « Au Tourmalet » se chargea de passer en tête…

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image que faillit voler au photo-reporter son collègue peu attentif.

Pendant ce temps, Magne ne s’avouait pas vaincu et passait devant l’auberge du Tourmalet à seulement 2′ 49″ du trio de tête.

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La course allait se jouer dans le dernier col de la journée: l’Aubisque précédé de son marche-pied, le Soulor.

Dans ce dernier, Yvan Marie allait payer sa belle journée à l’avant en laissant partir les 2 Belges…

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au point de compter 8 minutes de retard quelques kilomètres plus loin au sommet de l’Aubisque.

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A cette époque, sans dérailleur et avec un seul pignon à l’arrière, toute baisse de forme se payait cash !

Second drame un peu plus loin, Vervaecke brisait son cadre et voyait s’envoler tous ces espoirs de victoire finale à Paris.

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Pas de vélo de remplacement immédiat, un vélo d’emprunt pour le début de la descente avant de trouver un vélo réglementaire sur le plat mais un détour de 20 minutes sur le vainqueur à Pau !

Le vainqueur, Sylvère Maes, le dernier à rester debout, en tête à l’Aubisque sous la pluie battante…

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encore suffisamment frais pour voltiger lors du retournement de la roue…

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en tête à Pau sur la ligne d’arrivée…

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en triomphateur romain pour se faire acclamer par le public:

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alors que son second au classement général, Antonin Magne,  se trouvait alors à 26’13 » de lui:

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Le Tour était joué dans les Pyrénées !

 L’Intransigeant du jeudi 30 juillet est déjà à Bordeaux avec les coureurs du Tour de France.

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Encore une fois, victoire au sprint de Le Grévès, une cinquième  pour le Champion de France. Une étape de transition qui ne change pas grand chose à l’ordre établi.

Une image aérienne de la course tout de même:

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C’est la guerre d’Espagne qui en est à son 12ème jour qui focalise toute l’attention dans ce numéro.

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Franco reçoit ses premiers avions allemands (belle réactivité des Nazis… ou tout était déjà programmé ?), un sous-marin gouvernemental coulé au large de Gibraltar et des succès pour ces mêmes gouvernementaux dans le Pays Basque.

3 vues en première page:

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Des sous-marins républicains se ravitaillant au Protectorat, à Taner. Ils causent bien des soucis aux franquistes car ils menacent la noria des bateaux transportant les troupes rebelles en Andalousie.

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Des volontaires franquistes en patrouille en montagne.

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Des recrues franquistes dans la caserne de Burgos.

En page intérieure, les envoyés spéciaux de L’Intransigeant s’intéressent au bataillon communiste féminin en formation à Madrid…

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et plus sérieusement à la livraison d’avions de transport allemand à Franco par Hitler pour permettre le transport des troupes sur le continent, montrant par là, que tout avait été programmé en amont par les fascistes.

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 Dans la page L’IntranVoir, 

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Une colonne de miliciens républicains sur la route de Guadalajara pour bloquer la défense de Madrid.

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Le chargement d’un canon sur un camion à destination du front nord de la capitale.

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A Tanger, le salut point levé des hommes d’un sous-marin gouvernemental au ravitaillement.

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Des réfugiés espagnols fuyant la guerre à Gibraltar.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 29 juillet 1936

Un seul titre:

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L’Intransigeant

mais un actualité très chargée. Le Tour de France disparaît même de la une, pour cause toutefois d’une journée de repos à Pau. On retrouvera tout de même une demi-page barrée de part en part par un titre

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pour raconter…. qu’il n’y a rien à dire (ou presque).

Il faut l’avouer, après les Pyrénées, la course est jouée et sans accident, Sylvère Maes gagnera son premier Tour de France à Paris dimanche prochain. A l’époque, les transferts n’existaient pas et on ne passait pas encore en 24 heures du sommet du Mont-Ventoux ou de Morzine comme cette année aux Champs-Elysées !

C’est bien entendu la guerre d’Espagne qui occupe toutes les pages importantes de L’Intransigeant. Il semblerait même que le journal ait envoyé tous ses reporters et photo-reporters en Espagne, en plusieurs endroits car les articles sont signés d’eux et non d’agences de presse et le journal a même pensé à se couvrir d’un copyright sur nombre d’articles.

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On se bat au Pays Basque, on se bat bien sûr à Tolède avec le fameux épisode des cadets de l’Alcazar qui entrèrent rapidement dans la légende de la martyrologie (ou héroïsme) fasciste.

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Cette une est accompagnée de 3 photos, l’une sur cet épisode:

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2 autres sur les combats au nord de Madrid à Guadarrama:

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auxquels prennent part des femmes, ce qui est une véritable révolution en Espagne comme pour la presse.

Cette proximité de la capitale fait dire à u général franquiste que…

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Phrase qui ne veut en soi ne rien dire car il faudra effectivement presque 3 ans pour voir la chute de la capitale alors que Mola semblait vouloir annoncer que c’est pour bientôt !

Comme ce dernier n’a pas de communiquant pour arrondir ses propos (comme de nos jours), ses paroles sont franches: la chute de Madrid signifiera la fin définitive du Front Populaire espagnol. Pas de croisade de la liberté, pas de défense de l’occident chrétien, le combat des fascistes  est bien un combat politique.

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avec à la page L’IntranVoir cette autre vue très connue des combats de rues de Tolède:

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De l’autre côté de la frontière basque, en face d’Hendaye, un journaliste écrit que…

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mais c’est aussi le cas à Melilla…

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tout comme à Oviedo.

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En quelques jours (11 depuis le 17 juillet sachant que le journal parle de ce qui s’est passé le 28), toute l’Espagne s’est enflammée et s’est retrouvée en pleine guerre civile. La démocratie est finalement un bien très fragile. on le voit bien, à un degrés moindre, chez nous, de nos jours, avec ces appels de cette même droite à la transgression autoritaire face aux agissements de quelques abrutis.

D’autres images non signées mais que L’Intransigeant diffuse en grand format.

Les combats à Guadarrama ville…

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Au col de Leon…

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Une photo qui nous parle maintenant. Sa légende dit: une colonne composée de soldats et de miliciens a été envoyée en camions de Barcelone pour reprendre Saragosse aux rebelles.

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Il s’agit de la colonne Durutti, incontestablement.

Enfin, une photo d’un avion calciné:

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Celui que prit le général Sanjurjo de Lisbonne pour rejoindre le Maroc espagnol et qui s’écrasa en chemin, victime d’une erreur de pilotage. Sans cet accident, Franco n’aurait jamais été Caudillo ! Ne faisons pas d’uchronie.

Et pendant ce temps, en France…

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Léo Lagrange se félicite de l’opération visant à offrir des vacances à tous… Important mais n’y avait-il pas plus important ?

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 20 juillet 1936

Dans le Petit Marseillais du 20 juillet, on commence à y voir un peu plus clair sur la situation en Espagne. Bien que le journal (comme Le Temps d’hier) continue d’appeler ces événements des émeutes, on sait qu’il s’agit bien d’une rébellion militaire dirigée par Franco qui vient de se déclarer au Maroc et que le territoire de cette colonie échappe au contrôle de la République.

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Une phrase du gros titre de la une fait comprendre que l’Espagne vient de basculer dans la guerre civile:

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Le (nouveau) ministère Giral, formé aussitôt après (la démission du gouvernement Quiroga- photo ci-dessous), décide d’armer les forces ouvrières contre les factieux.

En lisant entre les lignes, on peut comprendre que la rébellion ne se limite pas au Maroc car, si cela était le cas, les militaires des casernes de la péninsule seraient suffisants pour combattre quelques milliers d’hommes de Franco.

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Sous le titre La réussite du mouvement insurrectionnel est complète au Maroc, on sent même une certaine forme de jubilation du journal face à ce qu’il arrive, Le Petit Marseillais en 1936 étant nettement très conservateur.

En page intérieure, on peut lire dans la rubrique Dernière Heure, une série de communiqués provenant de diverses sources et faisant le tour de ce que pourrait être la situation en Espagne au troisème jour de la rébellion, une situation très compliquée.

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Un communiqué parle 18 500 rebelles autour de Franco. De durs combats auraient eu lieu suivant des témoins fuyant en zone française. On parle de combats aériens au Maroc, de fuites d’avions vers l’Espagne (des aviateurs n’ayant pas suivi les ordres de Franco). Il y a aussi des mouvements insurrectionnels dans des casernes du continent: à Barcelone, Séville, Malaga mais des bruits courent que Jaen et Grenade serait aux mains des rebelles. Confus mais gravissime !

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La vue de Melila de la première page où des combats se dérouleraient.

Le Tour de France qui arrive pourtant bientôt dans la zone de diffusion du Petit Marseillais est relégué en bas de page devant l’actualité espagnole.

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Pourtant, c’est le grimpeur espagnol Ezquerra qui avait brillé tout au long de la traversée des Alpes qui vient de l’emporter sur la Côte d’Azur.

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L’étape Nice-Cannes ne consistait pas en une promenade de santé sur la Côte d’Azur mais, comme cela se faisait régulièrement à l’époque, commençait par une boucle dans le très montagneux arrière-pays niçois, la fameuse boucle de Sospel et le non moins fameux col de Braus, route en lacets impressionnante. C’est pour cela qu’on désignait cette étape sous le nom de Nice-Sospel-Nice-Cannes.

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Ezquerra fit donc le trou dans l’arrière pays niçois et conserva son avance jusqu’à Cannes au prix d’un joli effort solitaire à plus de 50km/h. Derrière, Vervaecke, Maes, Magne et consort se livrent une farouche bagarre sans inquiéter le grimpeur espagnol devenu rouleur.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 19 juillet 1936

Un seul journal pour ce dimanche 19 juillet 1936, un journal d’information parisien « sérieux »:

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mais qui se trouve dans le flou le plus complet face à la situation en Espagne. D’ailleurs Le Temps va presque se contredire entre les textes de la page 2 et ceux de la dernière page où sont présentées les « dernières nouvelles ».

Si en seconde page, l’article le plus ancien met un ? à la fin du titre…

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cette information devient une certitude en dernière page:

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On parle même de l’envoi de militaires depuis le continent pour combattre la rébellion dans la colonie.
Le journal insiste à travers les différentes dépêches d’agence de presse, sur la gravité de la situation.

Dans le communiqué radiodiffusé émanant du gouvernement espagnol, la réalité de la situation au Maroc est confirmée…

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mais le communiqué affirme que les casernes en Espagne sont restées loyales… alors que des voyageurs revenant de Barcelone…

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évoquent des combats entre l’armée et les milices républicaines. Une grande confusion règne jusqu’au sort des assassins du leader conservateur Calvo Sotelo. Dans un communiqué de Lisbonne, ils auraient été tués à la prison de Madrid alors que suivant des sources françaises, ils chercheraient à fuir en France !

On n’était pas encore à l’époque de la guerre via BFM ou Télé !… quoique l’info ne soit guère plus fiable dans la profusion !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 18 juillet 1936

Deux revues ce 18 juillet, deux hebdos, l’un sportif:

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Le Miroir des Sports, tri-hebdomadaire pendant la Grande Boucle, et…

l’autre généraliste…

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la célébrissime L’Illustration, qui en 1936 est déjà une vieille dame de 94 ans, un tantinet ringarde !

Le Miroir des Sports conte à ses lecteurs les étapes Grenoble-Briançon et Briançon-Digne dont on a déjà parlé.

En couverture (ci-dessus) Antonin Magne signe des autographes à ses supporters, lui qui est devenu « le rempart du cyclisme français » dans ce Tour 36 et  qui « ne désespère pas de gagner pour la troisième fois la grandiose épreuve ».

On nous le montre en champion au sommet d’Allos…

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où il mit en difficulté le leader belge Sylvère Maes.
Un Maes abandonné à son sort par son coéquipier et homonyme Romain Maes, le vainqueur du Tour 1935 qui abandonna la course du côté de Plan-Lachat au pied du Galibier et alla se rafraîchir les muscles dans un torrent voisin aux eaux glacées.

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Tout le contraire des frères luxembourgeois Clemens…

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qui s’épaulent dans la difficulté. A noter que Romain et Sylvère Maes n’étaient pas frères ni cousins.

Bien entendu, la défaillance de Maurice Archambaud sur la route de Briançon est détaillée…

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et le coursier français trouva en Cogan un soutien appréciable.

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Pas de Tour de France dans L’Illustration, peu de 14 juillet non plus, si ce n’est la manifestation des forces de gauche soutenant le gouvernement de Front Populaire de Léon Blum.

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Une foule impressionnante à Nation et à la tribune, les leaders…

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De gauche à droite: Léon Blum, Maurice Thorez, Roger Salengro, Maurice Viollette et Pierre Cot. Un Roger Salengro, au centre, bien sérieux et peu souriant. Il faut dire qu’il était victime de calomnies de la part d’une partie de la droite et de l’extrême-droite le traitant de déserteur en 1915 alors qu’il avait été tout simplement fait prisonnier. La campagne sera d’une telle violence que Roger Salengro finira par se suicider le 17 novembre 1936.

Autre sujet mais plus conséquent dans cette Illustration, Verdun et les célébrations du vingtième anniversaire de la bataille.

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Le 14 juillet en 1936, le 28 mai en 2016… pourquoi ces dates et non pas le 21 février, premier jour de l’attaque allemande. Peut-être parce qu’en février, le climat est bien trop froid ! Pas de jeunesse courant vers l’ossuaire qui aurait fait s’étrangler les plus ringards comme en 2016, mais les encore jeunes anciens combattants…

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retrouvant leurs 20 ans dans ce camp monté sur l’hippodrome,

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ou allant chercher le jus à la cantine mobile, comme en 16.

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Et bien sûr le recueillement devant l’ossuaire, au milieu des tombes….

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pour prêter le Serment de la Paix qui sera, lui, méchamment piétiné, 3 ans plus tard !

Mais ce qui se trouve être le plus intéressant, c’est la narration illustrée de ce voyage en Espagne, en Andalousie, à la rencontre d’un pays marqué depuis plusieurs semaines par la multiplication des actes violents qui suivirent l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement de Front Populaire, comme en France.

Il y a bien sûr des clichés touristiques comme ce panorama depuis l’Alhambra de Granada

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la foule animant les rues pour la Foire

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et les champs d’olivier appartenant à de grands propriétaires terriens.

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Mais il y a aussi ces terribles statistiques montrant les actes violents commis ici et là du 16 février au 15 juin et le leader de droite Gil Roblès dénonça aux Cortès.

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A Grenade, les traces de l’émeute du 10 mars causés par la révolte des paysans misérables  sont visibles partout.

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Façade de la Chocolaterie Saint-Antoine incendiée.

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Eglise Saint-Sauveur et immeuble du journal conservateur Idéal.

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Le logement du sacristain.

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Le siège de la Phalange.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le journaliste Paul-Emile Cadilhac est loin d’être critique pour les émeutiers. Les conditions de vie de l’immense sous-prolétariat agricole sont telles que l’auteur comprend ces coups de colère collectifs. Nombre de paysans ne savent pas ce qu’ils vont pouvoir manger et donner à leurs enfants quand ils se lèvent le matin. Et la réforme agraire commencée par le gouvernement de Madrid semble logique pour l’auteur de l’article tant l’injustice est flagrante. D’où ces slogans communistes:

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Voter pour un candidat communiste, c’est voter pour un gouvernement ouvrier et paysan.

Le voyage se continue dans les Asturies qui connurent un excès de fièvre en 1934. La révolte des mineurs entraîna ici les mêmes destructions et la République envoya alors Franco pour rétablir le calme.

Dans le nord de l’Espagne, comme dans le sud, ce sont les églises qui ont fait les frais de la colère populaire.

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A Ferreros près d’Oviedo.

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A Tellego, l’église Saint-Nicolas où un chef-d’oeuvre de Titien fut détruit dans l’incendie.

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Le palais épiscopal d’Oviedo vu de la cathédrale après l’émeute de 1934.

Et cette violence n’allait pas s’arrêter, car, alors que la presse ne sait encore rien, la veille, le 17 juillet 1936, les militaires ont tenté de renverser la République et que, sans que personne ne s’en doute, la guerre civile vient de commencer. On verra cela demain !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 15 juillet 1936

Le Kiosque de ce 15 juillet pour relater les festivités du 14 juillet avec 2 titres:

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L’Intransigeant, journal parisien

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Le Nouvelliste, journal lyonnais. dans son édition vallée du Rhône.

C’est surtout ce compte-rendu des festivités du 14 juillet qui font les gros titres des journaux. Le défilé militaire en premier lieu comme c’est bien souvent le cas lors des Fêtes Nationales.

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Avec cette particularité pour ce 14 juillet 1936, année du Front Populaire, un « grand rassemblement » populaire, conjonction de deux manifestations des partis de gauche soutenant le gouvernement se terminant à Nation avec un discours « bilan » du Président du Conseil des Ministres Léon Blum.

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 Evénement absent sur Le Nouvelliste qui en fera une caricature le lendemain. Un journal qui insiste sur l’assassinat de Calvo Sotelo, leader d’un parti monarchiste espagnol, proche politiquement de la ligne du quotidien lyonnais.

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Ce dernier, fort critique contre le Front Populaire au pouvoir également en Espagne est assassiné par des militants communistes en représailles de l’assassinat d’un lieutenant de la Garde d’Assaut par des Phalangistes, crime qui fut perpétré en représailles de celui d’un cousin du leader fasciste Jose-Antonio Primo de Rivera. On le voit un cycle de violences suite à l’arrivée de la gauche au pouvoir à Madrid, chose mal acceptée par la droite, les Monarchistes et la toute puissante église catholique très conservatrice. Cet assassinat de Calvo Sotelo fut le prétexte de l’insurrection militaire du 17 juillet, chose totalement fausse car ce coup d’état était prévu depuis longtemps par les généraux félons.

Venons-en au Tour de France avec la septième étape Aix-les-Bains-Grenoble via le géant des Alpes, le col du Galibier. Mais un col trop éloigné de l’arrivée pour que le résultat au sommet soit favorable aux hommes de tête et en premier lieu, à l’Espagnol Ezquerra, véritable roi de la montagne pour l’instant.

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C’est donc le Belge Middelkamp qui l’emporte à Grenoble devant Archambaud qui conserve son maillot jaune, un jour de plus.

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Un sprint sur la piste du stade-vélodrome de Grenoble.

Le passage au Galibier est bien sûr très photographié par les médias.

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Une route sèche mais après le temps des derniers jours dans les Alpes, la neige est bien présente sur les bas-côtés au point que l’on distingue des skis plantés debout, le temps du passage d’Ezquerra. On en reparlera avec la publication du Miroir des Sports.

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sur la page sportive de l’Intransigeant.

Un Tour qui est passé par Chambéry avant l’attaque de la montée du Télégraphe-Galibier.

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Un Tour qui a perdu le champion français dont on a déjà parlé, Georges Speicher, suite à une chute dans la descente vers le Lautaret.

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A BARCELONE, en 1936, il fallait une AUTORISATION pour DÉMÉNAGER !

Il s’agit de ce vieux papiers datant de la première quinzaine d’Octobre 1936. Nous sommes en Espagne, à Barcelona, en peine guerre civile mais cette région de la péninsule ne connaît plus de combats depuis la réédition des unités félonnes au mois de juillet précédent.

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A l’entête de l’Ayuntamiento de Barcelona (la Mairie de Barcelone)…

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cette autorisation a pour cadre le quartier de Bon Pastor (du Bon Pasteur) situé à la limite est de Barcelone, le long de la Ronda Litoral quand elle longe le Riu, dans l’arrondissement de Sant Andreu. C’était alors un quartier populaire, composée d’une population d’ouvriers travaillant dans des usines métallurgiques voisines, logés dans des « cases barattes », maisons à bas coût, certaines venant du démontage des installations de l’Exposition Universelle de Barcelone qui s’était tenue à Montjuic en 1929.

Que nous dit ce document dans sa partie importante ?

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Il s’agit d’une autorisation de déménager pour un ressortissant allemand, José  (Jean ou Jeans) Steinberg, à Paris. Il était présent en Catalogne depuis plus d’un an et ce papier officiel lui donne l’autorisation de déplacer ses meubles en France. Le papier est signé du délégué du quartier Jose Tallarda, le 7 octobre 1936.

On peut laisser vaguer son imagination et émettre quelques hypothèses quant à la présence d’une famille allemande dans ce quartier populaire catalan, connu pour être un lieu habité par de nombreux anarchistes. Etait-il réfugié en Espagne pour fuir le nazisme puisqu’il était là depuis plus d’un an (accession d’Hitler au pouvoir début 1933) ? Etait-il là en liaison avec une activité dans les usines voisines ? Se sentait-il menacé de par ses origines ou sentait-il venir ce qu’il advint quelques mois plus tard, l’avènement du fascisme et le risque pour lui d’être livré aux Nazis par Franco, la France devenant alors un refuge bien plus sûr que l’Espagne, pour l’instant ?

Revenons à des considérations plus visibles:

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Le tampon bien visible et lisible de l’administration communale.

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Les timbres fiscaux…

car une telle démarche avait un coût, que l’on peut détailler au dos:

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100 pesetas pour avoir l’autorisation de déménager en France avec ses effets personnels !

On peut aussi lire que ce papier fut visé par le Consul de France à Barcelone, Th. Untignac

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Un vieux papier qui pose plus de questions qu’il ne répond.

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CAPA, L’ÉTOILE FILANTE, une BD de Florent Silloroy

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Une biographie en bandes dessinées sur Robert Capa, le célèbre photographe qui fit la non-moins célèbre photo de la mort  du milicien républicain sur le front de Cordoba en septembre 1936. D’ailleurs, on retrouve cette scène sur une des pages, au début de l’histoire…

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de la courte vie mais si dense existence de ce réfugié hongrois, Emdre Friedmann de son vrai nom. Une scène que certains remettent en cause aujourd’hui, pensant qu’à l’instar du « baiser de l’Hôtel de Ville » de Robert Doisneau, il s’agissait d’un montage !

C’est sa compagne Gerda Taro…

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une réfugiée allemande antifasciste qui lui trouvera ce nom d’artiste, mélange de Robert Taylor et Frank Capra, à la suite d’une soirée au cinéma.

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Elle pensait, à juste raison, qu’en se faisant passer pour un photographe américain, ses clichés se vendraient beaucoup mieux.

Les grèves de 1936 puis après le pronunciamiento de Franco et le début de la guerre civile, direction l’Espagne et cette arrivée à Barcelone par l’estacion de França pour couvrir les événements.

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Une Espagne qui lui prendra Gerda Taro, écrasée sous les chenilles d’un char républicain à Brunete et qu’il fera enterrer au Père Lachaise. Breda Taro qui se révéla être aussi une photographe de génie, peut-être supérieure à Capa, prenant tous les risques, le poussant à la perfection et vendant sous son nom ses clichés, pour qu’ils soient mieux payés par les agences.

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Sans Gerda, Capa continua de couvrir aux 4 coins de la planète les conflits les plus dangereux, en essayant de rester fidèle à ses principes, donner toujours des vues les plus vraies des événements…

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17 euros dans toutes les bonnes librairies, éditée chez Castermann.

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