Archives de Tag: PRESSE

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 12 octobre 1937.

Du football international à la une de ce numéro du Miroir des Sports du mardi 12 octobre 1937. La France a enfin mis à sa spirale négative de défaites en battant au Parc des Princes la sélection nationale Suisse par 2-1. Une bonne entame de saison footballistique.

Voici donc ce onze français composé de: en haut de G à D: Hasseisser et Jaseront (remplaçants qui ne pouvaient rentrer à l’époque quand le match était commencé), Cazenave, Mattler, Desrousseaux, Bourbotte, Gonzalès, Di Lorto (remplaçant) et le soigneur Panosetti. En bas: Curt Keller, Beck, Courtois, Veinante, Languiller et Delfour. Pas moins de 5 Sochaliens et aucun joueur du Sud.

La double page centrale raconte ce match ainsi que celui de la France B vainqueur de la Suisse B à Lausanne 3-1.

Du rugby international également à l’occasion du Tournoi de l’Exposition à Paris mais sans les Anglo-Saxons ce qui va laisser un boulevard à la France qui aura pour adversaires…

l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie, la Hollande… Pas de quoi trembler pour les Bleus !

Du cyclisme sur piste avec des records tentés sur l’anneau du Vigorelli de Milan.

Bizarrerie de la rédaction, on y voit Maurice Archimbaud qui échouera dans sa tentative et pas d’image des Français Richard-Pecqueux qui eut battront le record de l’heure en tandem.

Il faudra attendre la semaine prochaine ! Ci-dessus leur tableau de marche de ce record de l’heure en tandem. Cela vaut bien une page d’humour de Red le dessinateur du Miroir des Sports.

La fin de l’été- début de l’automne, c’est aussi l’occasion de parler des nouveautés automobiles présentées au Salon de l’Automobile de Paris.

Une vue de cette manifestation sous la coupole du Grand Palais.

Une page de boxe avec le retour en France de Marcel Thil après sa victoire aux Etats-Unis.

Sur le pont du Normandie, il pose malgré le sparadrap qui protège une blessure à une arcade sourcilière.

Le Miroir des Sports fait aussi dans la pédagogie en proposant une page d’exercices gymniques pour bien commencer cette nouvelle année sportive.

Il en sera de même dans les numéros suivants.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 7 octobre 1917

(JOUR 1161 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Guynemer est aussi à la une de ce Miroir du 7 octobre 1917. Il s’agit de la dernière photo de l’As des As datant du 9 septembre alors qu’il a trouvé la mort le 11.

L’une des vues les plus connues de Georges Guynemer…

Les prémices de la guerre civile en Russie entre Blancs et Rouges.

Un militant maximaliste (Bolchevik) est fusillé sur le front russe pour propagande demandant aux autres de déserter. Nous sommes à quelques jours de la révolution d’Octobre.

Les Russes reculent devant les Allemands. Ils pratiquent la politique de la terre brûlée en détruisant les lieux qui pourraient bénéficier à leurs ennemis.

Dépôts, ponts, souterrains sautent avant le départ des Russes.

Près de Verdun, dans le secteur de Mort-Homme, le sous-terrain du Kronprinz où furent pris 900 Allemands.

Non loin de Varennes, ce lieu est visible au public de nos jours.

Le front d’Orient. Sous perfusion car dépendant des transports maritimes en Méditerranée, entre Marseille-Toulon et Salonique, ce lien doit être protégé et les navires de guerre patrouillent dans ce secteur.

Ici un destroyer s’apprête à emprunter le canal de Corinthe en Grèce, raccourci qui évite les dangereux caps du sud du Péloponnèse où les sous-marins allemands rodent. Sur la seconde vue, dans le canal au moment de passer sous la ligne de chemin de fer.

Les Canadiens ont avancé du côté de Lens. Ils découvrent les défenses construites par les Allemands dans ce secteur.

L’essai d’un ballon d’observation d’un nouveau type. Véritable « saucisse » volante,…

…les Poilus l’ont surnommé fort justement « l’Eléphant ». Est-elle pour autant suffisamment résistante à de possibles attaques d’aéronefs allemands ?

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 6 octobre 1917

(JOUR 1161 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La mort de l’As des As Georges Guynemer est annoncée. Elle date du 11 septembre dernier, en Belgique, au dessus de Poelkapelle, abattu d’une balle dans la texte au commende de son avion qui connaissait quelques problèmes techniques. Vainqueur de 53 victoires, c’est une grosse perte, surtout au niveau du moral de la population. On a d’ailleurs attendu plusieurs jours avant que la nouvelle ne soit officialisée.

Autre vue de Guynemer devant son avion, le « Vieux Charles ».

Par contre, J’ai vu nous présente cette photo particulièrement dure mais il s’agit de la mort d’un As allemand…

… Von Richthofen, abattu le 2 septembre. Guynemer avait été vengé par anticipation !

Le ravitaillement, toujours le ravitaillement, la vie difficile en ville, soumise aux privations. Alors pour conjurer le mauvais sort, on nous présente des images d’opulence, de cochons abattus aux Halles de la Villette où travaillent les femmes.

En double page centrale, un obusier en action sur le front italien, manié par des troupes françaises venues en aide aux Italiens en difficulté face aux Autrichiens. C’est sur ce coin de front que le grand-oncle Séraphin passa quelques mois.

Autre front éloigné, celui de Macédoine, le front d’Orient.

Les Bulgares ont incendié Monastir lors d’un bombardement et les populations civiles ont fui à la campagne. Là comme ailleurs, des destructions et des larmes.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 (1/10)

Dans les jours qui viennent, présentation d’une petite collection d’un journal des tranchées, La Roulante, organe du 3.6.9 soit en langage clair du 369ème Régiment d’Infanterie de Besançon. Cette feuille parut de juillet 1916 à mars 1917.

La Roulante, c’est bien sûr la cuisine qui amenait au front la nourriture des Poilus. Avec le courrier, c’était l’autre bon moment qui rompait l’ennui au front.
Ces journaux d’unité se développèrent à partir et grâce à la stabilisation du front et à la guerre de position de janvier 1915 jusqu’à septembre 1918 au moment de la reprise de la guerre de mouvement.

Nombre d’unités eurent leur feuille de chou et des dessinateurs de talent y prêtèrent leur génie. L’humour était dans toutes les pages et la censure était contournée sans réellement y avoir prise. Quelques feuilles subversives circulèrent également surtout à partir du moment où la guerre commença à durer.

Voici donc quelques numéros de La Roulante, pas tous en très bon état. Dans cette revue, le peintre et caricaturiste Claude Bils oeuvra. On le voit en oeuvre en train de dessiner des prisonniers allemands dans Le Miroir du 09 janvier 1916

https://unmondedepapiers.com/2016/01/09/il-y-a-100-ans-jour-pour-jour-le-miroir-du-dimanche-28-novembre-1915-2/

Dans le dessin ci-dessus signé Conis Schen, on voit un civil venir chercher son journal en pataugeant dans la boue de la tranchée alors qu’il aurait pu s’abonner pour le recevoir chez lui. Il maugréait ces paroles de ce prospectus publicitaire incitant le lectorat à s’abonner.

 

Poster un commentaire

Classé dans Vieux papiers

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 septembre 1917

(JOUR 1155 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le vieux politique Clémenceau en déplacement dans les tranchées de Verdun, dans le secteur de Mort-Homme. Il lui est difficile de se déplacer dans ce paysage bouleversé, surtout quand il s’agit de franchir un ruisseau sur une étroite planche !

De nouveaux équipements.

Ce casque trouvé sur un prisonnier allemand. Il doit éviter les gueules cassées mais doit être terrible pour les cervicales !

La cloche des gaz dans un abri britannique.

Reste à savoir ce que va devenir cette invention si le Tommy est distrait ou le premier touché par les gaz.

Des torpilles américaines gigantesques.

Au départ et au retour, remorquée par un petit vaisseau. En expérimentation !

Une guerre presque idyllique.

Dans cette région marécageuse au nord-ouest de Monastir, en Macédoine, la presse nous présente des lieux charmants, de villégiature, plus que de mort !

Destructions d’une cité de Ginchy dans la Somme après les diverses batailles qui s’y sont déroulées.

Les vues aériennes nous montrent que tout a disparu, tout a été rasé ! La bataille s’est déroulée à partir du 6 septembre 1916, il y a un an.

Pour terminer, la photo d’un avion allemand. Vue banale mais légende originale:

Oeuvre de la censure ou coquille du magazine ?

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 29 septembre 1917

(JOUR 1154 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Premier Ministre anglais Lloyd George se délasse des soucis du pouvoir en se promenant dans les Highlands. Les Poilus anglais n’ont pas cette possibilité quand ils sont las de la guerre. Anecdotique mais choquant !

Deux histoires dans un même événement, tel est la légende de ces deux documents.

Un mouilleur de mines fut torpillé par un sous-marin allemand en Méditerranée. Les marins se jetèrent à l’eau et furent récupérés par un torpilleur. Lequel torpiller abattit un avion allemand repérant les lieux. Ce dernier fut récupéré en mer par le torpilleur et ramené dans un port italien de l’Adriatique.

Les chaussures des combattants sur cette page :

Au centre une usine produisant ces chaussures très solides.

Des troupeaux de bovins.

Ce sont les rations quotidiennes des Poilus qui arrivent sur quatre pattes. Chaque soldat avait théoriquement droit à 400 grammes de viande par jour !

Les oeuvres de bienfaisance américaines à destination des enfants de Belgique.

La petite Belgique a été prise en pitié par la grande Amérique. Aussi, des oeuvres de bienfaisance belges ont vu le jour accueillant les petits réfugiés de ce pays. Les Quakers en quelque sorte. Ici ce sont avant tout des enfants de Poperinghe accueillis dans une institution de Groslay.

Pour terminer, une page d’ombres chinoises.

Des silhouettes de soldats écossais prises au petit matin dans le secteur d’Ypres.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 23 septembre 1917

(JOUR 1148 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, on est sur le front d’Orient et le nouveau roi de Grèce, Alexandre, accompagne le général Sarrail à Salonique. Le roi Alexandre a pris la succession de son père, le roi Constantin, pro-germanique et forcé à l’exil. Ce jeune roi connaîtra une mort stupide le 25 octobre 1920, 23 jours après avoir été mordu par un singe. Il mourra de septicémie.

Une autre vue du front d’Orient avec cette visite en Macédoine du sous-secrétaire d’Etat à la santé.

En haut, M. Justin Godart du côté de Monastir, en bas, ce même ministre remettant des médailles du côté d l’ambulance chirurgicale de Navirchkine.

Pour aller des ports français de la Méditerranée au front de Salonique, il faut passer au cap Matapan (aujourd’hui cap Ténare) tout en bas du Péloponnèse.

Sur la photo ci-dessus, ce transport a évité de quelques centimètres un très gros problème !!!

En Italie, on n’a pas encore trouvé un moyen très efficace pour lutter contre les aéroplanes autrichiens.

Les hommes montés sur une passerelle posée sur un toit tirent en peloton sur les avions ennemis.
Les Autrichiens nous dit l’article utilisent les mêmes méthodes que les Allemands en bombardant des hôpitaux.

En haut, celui de Venise, en bas celui de Cervignano (del friuli, très certainement).

Aux Etats-Unis surement, on teste les capacités des chars Caterpillar.

On leur fait franchir des obstacles importants comme cet entonnoir de mine ou ce fossé dans un territoire défoncé. Les chars commencent à être performant en prévision de l’offensive finale.

Une dernière vue que celle-ci prise dan sel village de Bapaume dans le Pas-de-Calais.

On y voit les Allemands déboulonnant la statue de Faidherbe sur une place publique, certainement pour la transformer… en canon !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 22 septembre 1917

(JOUR 1147 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La situation politique en Russie après la première révolution dite bourgeoise qui a chassé le tsar du pouvoir est à la une de ce numéro du 22 septembre 1917 de J’ai vu. On y voit les portraits en gros plan de Kerensky et du général Korniloff en lutte pour mener la tactique militaire pour sortir de la guerre. Le 9 septembre, Korniloff  a essayé de prendre le pouvoir mais il échouera. De son côté, Kerensky sera renversé par les Bolcheviks lors de la Révolution d’Octobre, on en reparlera.

Faute de mieux, on fête la victoire de la Marne, remportée il y a 3 ans.

On y voit Poincaré avec Joffre en haut, Poincaré entouré de Painlevé, Ribot, Bourgeois et Duparge en bas.

La double page centrale est plus intéressante avec un sujet traité en photos de la colombophilie et l’aide apportée par les pigeons voyageurs aux armées.

Ils rendent d’importants services quand les communications sont coupées entre les premières lignes et l’arrière.

Une page annonce au lectorat urbain que cet hiver, on pourra se chauffer. Si la population rurale ne souffrit guère des privations pendant la Grande Guerre, les urbains connurent bien des problèmes et le chauffage n’était pas l’un des moindres.

Des tickets de rationnement furent mis en place pour les urbains, on en a présenté sur ce blog émanant de la ville de Lyon.

Pour terminer, un petit tour en deux pages tout de même sur les loisirs du 53ème Régiment d’Infanterie.

On y voit des images de l’organisation d’une corrida « pour rire ». Pas de vrai taureau bien entendu (s’il y en avait eu un il aurait terminé à la casserole) mais des jeux d’arènes. Il faut dire que ce régiment est caserné à Perpignan, en terre de tauromachie.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 16 septembre 1917

(JOUR 1141 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après de violents combats à Lens ayant mis au prise Allemands et Canadiens, des prisonniers ont été faits. Ces soldats allemands ne semblent pas malheureux de leur sort. Canadiens ou Français dans le même cas qu’eux ne l’étaient surement pas non plus !

Dans ce secteur, ces images montrent que les combats ont été rudes.

Une station électrique détruite, des tranchées bouleversées. La guerre de 14 en résumé !

Le Miroir va nous transporter….

  • en Russie pour nous montrer en double page centrale…

…des émeutes et combats de rue, à Petrograd, entre les Maximalistes (infiltrés par les agents allemands bien entendu, suivant le titre et qui ne veulent plus de la guerre) et les  partisans de la continuation de celle-ci.

Aux Etats-Unis où on nous montre des militaires en formation.Des artilleurs en haut, des aviateurs en bas, des méthodes un tantinet ridicules dans les deux cas.

  • En Italie…

où les Italiens (appuyés par les Français… le grand oncle Séraphin y était) combattent les Autrichiens dans les Alpes Juliennes.

Sur mer, on voit la destruction des mines immergées par un destroyer.

De jolis champignons provoqués par ces explosions… Ces mines avaient été semées par un U-boat allemand.

Deux vues de deux fronts fortement couverts ces derniers temps.

  • Aux Chemin des Dames, une prise d’arme dans une carrière.

  • Près de Verdun, à Vadelaincourt, une ambulance bombardée par les Allemands.

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 septembre 1917

(JOUR 1140 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des infirmières transportent une ouvrière qui a perdu sa main dans une usine d’armement. La scène se passe en Angleterre et le roi George V vient de remettre une médaille à la jeune femme handicapée.

Dans ce numéro 148 de J’ai vu en date du 15 septembre 1917, nombre de nouvelles concernent les troupes anglo-saxonnes.
Ainsi sur le front anglais, on retrouve Charlot et le cirque Barnum pour distraire les troupes.

Mais le personnage en Charlot en bas à droite ne ressemble guère à Chaplin. N’est-ce pas plutôt un des nombreux imitateurs du personnage de Charlot qui foisonnaient après les premiers films de Charlie Chaplin ?

Des aviateurs anglais en pleine action de mitraillage et de bombardement.

Encore rudimentaires les méthodes employées !

La guerre a 3 ans et nombre de camions automobiles ont déjà fait leur temps, atteint par la limite d’âge, les tirs ennemis ou les conditions de travail trop délicates.

On voit ci-dessus un immense cimetière de camions usagés, vaste champ de pièces détachées mais aussi de métaux destinés à être réutilisés. Les débuts du recyclage !

Les troupes du général Anthoine ont relevé les Belges sur le front des Flandres.

On nous présente une attaque en double page centrale, attaque réelle ou fictive ?

Le ravitaillement est amené par les camions automobiles ou hippomobiles. Dans des lieux escarpés comme les Vosges, ce sont plutôt d’autres moyens qui sont utilisés.

Et là les mulets jouent un rôle très important. Ce sont des bêtes de somme très efficaces pour ces reliefs et fort endurantes face aux difficultés et au climat.

Dans les Vosges avaient aussi été installés des téléphériques et des wagonnets pour les pentes les plus rudes. A l’Hartmannswillerkopf, les Allemands avaient également installés un téléphérique de la plaine d’Alsace au sommet disputé.

Poster un commentaire

Classé dans Revues