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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 27 janvier 1916

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(JOUR 542 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la première couverture, on nous montre une scène de gare en hiver, avec un train de marchandises à quai et pas mal de militaires allemands en activité. Le texte nous explique que ce train va partir vers l’Allemagne avec les produits des vols des troupes occupant la Belgique. Rien ne permet d’infirmer ou de confirmer les dires, un homme porte des colis au premier plan au milieu, c’est tout.
Quant à la quatrième de couverture, c’est aussi de la propagande anti-allemande…

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et elle concerne aussi la Belgique. Comme on peut le lire, il s’agit d’une menace contre les habitants de Liège de la part de l’occupant allemand, menace pour éviter toute action contre eux. Mais ce papier date du 22 août 1914 ! La guerre était vieille de 19 jours et nous en sommes au 542ème jour de conflit, ce 27 janvier 1916 ! Un peu ancien tout de même !

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Double page centrale avec des vues d’Alsace, pas des vues de guerre, des images bien paisibles de villages et de paysages. Pas pour montrer des coins d’Alsace libérés mais tout simplement pour rappeler aux lecteurs le pourquoi de cette boucherie qui se déroule depuis le temps qu’on sait !

 Des tranchées à Notre-Dame de Lorette…

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et des abris…

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dans un décor lunaire. En effet, pendant un an, d’octobre 1914 à octobre 1915, de violents combats s’y déroulèrent pour tenir cette colline qui domine la plaine d’Arras et le bassin minier. 188 000 hommes y tombèrent pendant cette période et on y trouve aujourd’hui l’un des plus grands lieux de mémoire de la Grande Guerre.

Pour terminer quelques vues plus anecdotiques:

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Des installations au col du Bonhomme dans les Vosges.

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Une cheminée d’une sucrerie à Rosières-en-Santerre (près d’Amiens) qui ne s’est pas écroulée malgré le fait qu’elle ait été perforée par plusieurs obus.

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La construction en Allemagne d’une statue géante en l’honneur de l’amiral Von Tripitz, considéré par La Guerre Photographiée comme un assassin mais qui fut un grand marin et un grand homme politique allemand.

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Le PARCOURS du TOUR DE FRANCE 1910 dans L’HUMANITÉ du 1er juin.

Encore un rayon de soleil de juillet, venant de l’Humanité du  DSCN2755 !

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Le journal s’y prend à l’avance pour annoncer le parcours du Tour de France cycliste, un mois à l’avance puisque la course était prévue du 3 au 31 juillet suivants.

Voici donc le parcours tel qu’il avait été concocté par les organisateurs du journal L’Auto autour d’Henri Desgranges.

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14 étapes avec quelques remarques. Tout d’abord l’arrivée à Metz qui était depuis 1870 rattaché au Reich. Les arrivées à Metz commencèrent en 1907 et jusqu’en 1910. Des manifestations pro-françaises s’étant déroulées en cette dernière occasion, le Kaiser revint sur son accord et le Tour ne fut plus autorisé pour cette escapade allemande.

Autre remarque, ces 2 nouveautés avec les étapes Perpignan-Bagnères-de-Luchon et Bagnères-de-Luchon-Bayonne. En 1910, ce fut la première fois que le Tour emprunta les routes des Pyrénées et de ses grands cols: Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque qui obligèrent bien des cyclistes à poser pied à terre pour pousser leurs engins. Le futur vainqueur, Octave Lapize, aurait crié à l’adresse des organisateurs: Vous êtes des assassins ! au passage du col d’Aubisque.

Un Octave Lapize qui allait connaître le même sort que son second François Faber, lors de la Grande Guerre, tué vers Toul lors de la chute de son avion lors d’un combat aérien, le 14 juillet 1917.

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Le registre matricule d’Octave Lapize…

à la carrière brève mais bien remplie avec ce Tour 1910, 3 Paris-Roubaix (1909-10 et 11), 2 Paris-Bruxelles (1912 et 13), 3 titres de Champion de France (1911-12 et 13) et les Six Jours de Paris 1912.

Voyons les titres les plus importants de cette Huma du 1er juin 1910. Outre la fin des opérations pour essayer de sauver l’équipage du sous-marin Pluviôse échoué près de Calais et qui verra le décés des 27 marins de l’équipage, un article nous apprend…

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que les billets de tramway parisiens sont bien plus chers que ceux des transports équivalents à Londres, Berlin, Rome, Vienne et même de bien des villes de ses pays.

Autre titre sur une mutinerie militaire à Nîmes lors de laquelle…

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le colonel Castaing a été frappé par un réserviste, Thérond, particulièrement récalcitrant puisqu’il venait de passer 3 ans dans un biribi algérien !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 23 janvier 1916

 

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(JOUR 538 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En première page, la réception de l’épouse d’un colonel serbe par le général Sarrail au camp retranché de Salonique. Lequel général se perche courtoisement. Il y avait pourtant tellement mieux à montrer du front des Balkans que cette scène à peine anecdotique !

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Les Allemands sont partout. L’armée autrichienne est ré-organisée par ceux-ci.

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La marine turque est commandée par des officiers allemands.

Une vue de guerre prise sur le vif…

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l’explosion d’obus dans le secteur de Beauséjour, sur la route de Massiges à Mesnil-les-Hurlus. Il s’agit d’un hameau dépendant du village de Minaucourt, un secteur de la Marne qui sera disputé pendant toute la durée de la guerre. C’est dans ce secteur que plusieurs villages ont été rayés de la carte. On voit sur la photo l’éclatement d’obus allemands de 105m/m, les artilleurs essayant d’atteindre le fortin que l’on découvre à droite de la photo. Une vrai photo de reporter de guerre !

En Albanie, sur le front des Balkans, l’arrivée d’infirmières anglaises qui viennent d’atteindre le Monténégro, dans la suite du repli des forces serbes.

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Une vue du front italien avec un point noté sur la photo à l’endroit où se retrouvent les frontières italienne, autrichienne et suisse.

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Au premier plan des Bersaglieri italiens au pied du célèbre Stelvio.

La presse en général et Le Miroir en particulier annoncent enfin l’évacuation récente de la presqu’île de Gallipoli. Pas une défaite mais une évacuation.

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Dans cette même légende de la page reproduite ci-dessus est aussi évoqué l’ANZAC, cette appellation du corps expéditionnaire australien et néo-zélandais en Europe pour cette guerre, déploiement qui fut le point de départ de l’émancipation des 2 pays d’Océanie par rapport à la couronne britannique.

Comme dit dans l’article de Sur le Vif d’hier dont la couverture montrait une tranchée avec évacuation des eaux pluviales prévues…

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voici un autre boyau qui n’en est manifestement pas dotée !

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On circule en barque dans celle-ci, situé dans la Meuse, en barque… ce qui ne fait guère sérieux malgré les commentaires de la légende.

En dernière page, des mariages:

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celui d’un lieutenant amputé avec son infirmière à gauche; à droite, celui d’un autre lieutenant dont la guerre a pris un oeil, un bras et une jambe avec sa fiancée qui l’était avant le conflit.

Enfin, une vue déjà publiée mille fois…

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celle d’un groupe de jeunes gens partant pour la guerre. Il s’agit des recrues de la classe 17 (20 ans en 1917) qui sont appelées par anticipation pour faire leurs classes en 1916 et partir au front avant la fin de l’année. C’est en effet en 1916 (mais plus tard dans l’année) que le grand-oncle Séraphin, né en 1897, fut appelé sous les drapeaux pour rejoindre le front en fin d’année… on en a déjà parlé dans des articles de l’année dernière.

(https://unmondedepapiers.com/2015/02/26/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-13/)

Mais comme il était né en octobre 1097, il ne fut appelé qu’en juillet 1916. Les gars de la photo doivent être des jeunes gens nés en début d’année 1897.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 22 janvier 1916

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(JOUR 537 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une tranchée française en Champagne où des hommes miment dans une position de tireur ou de guetteur. Rien de bien original si ce n’est la pelure de mouton de l’homme au premier plan, des caissons en bois pour protéger les tireurs, les entailles dans le côté de la tranchée pour faciliter l’installation de l’homme et tout devant, le départ d’une évacuation des eaux de pluie pour assécher le boyau. Du grand luxe ! On verra dans Le Miroir de demain que cela peut s’avérer très utile !

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A Salonique et dans la Balkans, c’est l’exode des populations civiles serbes, grecques et turques devant l’avance des armées bulgares et allemandes. On voit ces pauvres gens patauger dans la boue des chemins emportant sur des charrettes leurs biens qu’ils veulent sauver. L’hiver est terrible aussi car on imagine que leurs nuits se passent à la belle étoile.

La situation est beaucoup plus confortable pour ces troupes suisses, des Alpins à l’entraînement dans l’éventualité de la fin de la neutralité de leur pays:

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A noter que dans la légende, on écrit  les skis: skys ! Original !

Autres skieurs, Autrichiens ceux-là, qui se servent de leurs planches en bois pour construire des abris dans les Carpates:

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 Autre originalité, en Allemagne, on inaugure une statue géante d’Hindenburg dans le plus pur (futur-)style soviétique, sur la Koenigsplatz de Berlin.

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Statue en bois dans laquelle les berlinois peuvent venir planter un clou moyennant finance. Comme dans certains lieux de pèlerinage actuels tel Rocamadour !

En Allemagne, c’est également la chasse au cuivre, matière première qui fait cruellement défaut pour la confection des douilles d’obus, de balles.

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Sur cette image, on voit des enfants ramener des ustensiles de cuisine de leur famille, une collecte nullement caritative. On a déjà dit que cette carence en cuivre faisait que l’industrie de guerre allemande récupérait les douilles des obus tirés, empêchant tout artisanat de tranchées pour les Poilus allemands.

Une vue d’aviation déjà présentée il y a quelques semaines, celle d’un avion allemand abattu après un combat aérien.
L’engin est en miettes…

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et l’on expose les corps des malheureux aviateurs:

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Retour sur les conditions météorologiques très difficiles sur le front de l’est et du nord de la France avec des pluies importantes suivant un épisode neigeux. Comme on peut le voir…

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l’eau est partout et les hommes marchent dans de véritables marécages… glaciaux !

En quatrième de couverture, le canal de l’Yser en Belgique, avec…

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pour protection des arbres abattus et des sacs de sable. Dans ce secteur où l’eau est proche de la surface, creuser des tranchées doit être impossible et les défenses sont hors de terre.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 20 janvier 1916

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(JOUR 535 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une photographie de l’imprimerie Livoir à Lille occupée (comme la ville et une partie du Nord de la France) par un journal allemand dont on lit le titre sur l’enseigne Der Landsturm. La Guerre Photographiée se moque de ce peu sympathique confrère qui annonçait il y a peu l’occupation de Dijon et Lyon mais pas de Marseille pour cause de choléra ! Rien que cela ! Cette imprimerie Livoir ne semble plus exister. Quant à Der Landsturm, c’est un titre que l’on peut traduire par « La terre ventée » et il est destiné aux troupes d’occupation allemande en France. Les unités d’infanterie allemandes semblent s’appeler « Landstrum ».

La page centrale du journal présente 3 vues de Salonique. Deux photos de troupes britanniques (les Tommies) débarquant d’un grand paquebot français:

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La troisième vue est celle d’un canon géant installé par les Allemands sur les Dardanelles et qui a été détruit par son équivalent britannique embarqué sur le Queen-Elisabeth.

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Ailleurs, on voit une ambulance emportant un blessé devant une cathédrale.

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Comme on peut le lire dans le titre, on essaie de trouver des signes de cette mitraille qui s’abat sur le secteur de cette ambulance. Les hommes semblent tranquilles et même un badaud (à gauche) regarde la scène d’évacuation du blessé, les mains dans les poches !

Une dernière vue d’un groupe d’hommes présentant les masques destinés à lutter contre les gaz asphyxiants:

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un tampon d’ouate sur le nez et la bouche, enduit certainement du liquide que doit distribuer le chef de groupe, pas de lunettes pour protéger les yeux… une protection plus que rudimentaire !

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TOUR DE FRANCE 1909: c’est L’HUMANITÉ de JAURÈS qui raconte l’étape NÎMES-TOULOUSE.

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On avait déjà montré une Huma. à l’époque où le rédacteur en chef était Jean Jaurès parlant d’une étape des premiers Tours de France, ceux de l’ère héroïque d’avant-Grande Guerre. Aujourd’hui, c’est l’Humanité du DSCN2751 que nous allons présenter. L’éditorial Chassons-les! est de Amilcare Cipriani. La photo de la une illustre la chute en Manche de l’aviateur Hubert Latham, dans une traversée de cette mer cinq jours avant que Louis Blériot ne laisse son nom pour la postérité dans le même exercice. Au milieu de la photo, un ver de grenier a laissé sa trace !

Autre titre de cette une, le procès intenté par l’état contre le syndicat des postiers qu’il juge illégal. Aucune loi n’encadre les syndicats de fonctionnaires. C’est Jaurès lui même qui vient témoigner pour la défense des accusés et on imagine sa voix de tribun prononcer en fin de son audition: l’aube de la légalité existe déjà pour le syndicat des postiers et la poursuite gouvernementale est le crépuscule de la répression. 

Allons en 4ème page pour lire l’article sur cette 8ème étape Nîmes-Toulouse du Tour de France 1909 disputée la veille. Le Tour comptait 14 étapes seulement et longeait les frontières de l’hexagone.  Les étapes étaient conséquentes, des rallyes de 251 à 415 kilomètres (!) ce qui obligeait les organisateurs d’octroyer un jour de repos par étape. Les courses ne se déroulaient que les jours impairs du mois de juillet! Cette étape Nîmes-Toulouse était longue de 303 kilomètres.

Voici la relation des faits, sur 2 colonnes du journal:

DSCN2752 DSCN2753 Jean Alavoine, le vainqueur à Toulouse, débutait dans le cyclisme de haut niveau cette année-là et allait inscrire son nom 17 fois au palmarès des vainqueurs d’étapes du Tour: 2 en 1909 dont celle arrivant à Paris en plus de celle de Toulouse, 3 en 1912, 1 en 1914, 5 en 1919, 3 en 1922 et autant en 1923. Une longévité sportive à la « Poulidor » mais il faut tout de même ne pas oublier que sa carrière connut une interruption de 4 ans entre août 1914 et 1919 !

Une interruption qui fut fatale au vainqueur du Tour 1909, le Luxembougeois François Faber, engagé dans la Légion Étrangère et qui disparut (au sens premier du terme d’ailleurs) le 9 mai 1915 à Berthonval (Pas-de-Calais).

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La fiche matricule de François Faber…

qui rata d’une roue la victoire à Toulouse pour cause d’une chute sur le fil qui lui coûta la victoire.

A noter que la narration du reporter est des plus succinctes. Il se contente de donner les passages au points importants du parcours: Montpeller (km 49), Béziers (km 126), Carcassonne (km 209) et à l’arrivée, sur les Allées (?) où se pressent 15 000 personnes pour la presse.

A noter également que le vainqueur du jour à mis 10h10 pour parcourir les 303km au programme. Soit à presque 30km/h de moyenne… un bel exploit vus l’état des routes et le peu d’avancée technique des montures !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 16 janvier 1916

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(JOUR 531 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le camp de prisonniers civils de Hameln dont on a déjà parlé. On nous montre deux hommes avec une inscription au dos de leur veste:

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Prisonnier de guerre- Hameln

Plus que des brimades ou des mauvais traitements, c’est plutôt une manière d’éviter les évasions.

En seconde page, trois vues du front belge avec l’Yser aux eaux calmes:

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des arbres coupés et des tranchées le long du canal, un blessé ramené des premières lignes et dans les rues d’un village dans lequel il ne reste que quelques pans de murs debout, des tranchées, des sacs de sable de ce « boulevard des Italiens ». De quel village s’agit-il ?

Dans les Balkans, les troupes françaises recueillent et essaient de protéger les population fuyant devant l’avancée bulgare.

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Même les populations d’origine turque de cette région préfèrent se mettre sous la protection française. Les Turcs sont pourtant les « alliés » des Bulgares.

Sur le front français, le magazine nous montre des sapeurs creusant un important abri souterrain dans lequel cet homme se mue en bête de somme:

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La double page centrale est consacrée à une scène suivant la bataille de Champagne de l’automne dernier.

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Une scène de chaos avec des fossés remplis de morts et de matériel abandonné, des ambulances emmenant les blessés et au premier plan, comme déconnectés du reste de la scène, trois hommes tranquillement installés, avec celui le plus à gauche (partiellement coupé) en train d’écrire une lettre aux siens. A la guerre, on s’habitue à tout !

Le Miroir consacre une page à la vie des aviateurs français prisonniers en Suisse, à la suite d’atterrissages inattendus sur le sol helvète. En vertu de leur neutralité, les Suisses  retiennent ces hommes comme prisonniers de guerre, en libérant quelques uns de temps en temps.

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Une « prison » dorée pour ces hommes que ce restaurant d’Hospenthal, à une vingtaine de kilomètres de la source du Rhône. A gauche, l’aviateur Georges Madon qui s’échappa de Suisse en décembre 1915 et fut récompensé à son retour en France par 60 jours d’arrêts. Il se tua lors d’une démonstration à Bizerte en 1924. A droite, Le caporal Chatelain qui a réussi également de s’évader.

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Une randonnée en montagne des aviateurs-prisonniers autour de Gilbert dont on a déjà parlé.

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Les aviateurs Eugène Gilbert, Pary, Martin. On nous dit que tout ce petit monde a été déplacé par la suite à Andermatt puis à Zurich.

 Photos hivernales avec de la neige dans des paysages paisibles. Dans l’est et dans les Vosges.

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Le petit cimetière sous la neige près du col de la  Schlucht et des Alpins à l’entrainement sur le terrain.

Les troupes grecques se retirent de Salonique pour ne pas se trouver entre les Bulgares et les alliés occupant le camp retranché, les Allemands et les Bulgares risquant d’attaquer le camp, les Grecs encore neutres ne peuvent que se retirer.

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Une autre page complète pour nous montrer les animaux accompagnant les hommes dans leur vie au front… animaux devenus les mascottes des unités:

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des chats, chiens, renards, oiseaux, chèvres, cochons, sangliers…

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 15 janvier 1916

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(JOUR 530 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une vue assez originale. On y voit une tranchée et sur les sacs de sable, deux infirmiers s’affairent sur un homme qui semble bien mal en point. On nous explique que c’est la conséquence de la guerre des mines. On sauve au moyen d’un nouvel appareil respiratoire à pompe des sapeurs d’abord enterrés par l’explosion d’un camouflet. Ceci, c’est pour le soldat vu de face. Pour celui dont on parlait plus haut, il faudra plus qu’un nouvel appareil !

Des photos du front, des paysages détruits, des arbres étêtés…

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et des constructions avec des sacs de sable pour renforcer les protections dans les tranchées:

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Des protections avec des pare-balles double et des plaques de liège superposées:

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Autre lieu, autres images avec cette prise d’arme en Egypte pour un régiment en route vers Salonique. Bizarre ce détour africain !

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Ailleurs, en Italie avec des hommes qui s’échinent à monter des pièces d’artillerie sur des sentiers escarpés, sur des pentes importantes:

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A la page Sur le front, des vues disparates:

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des britanniques se protégeant du froid avec des peaux de mouton, on l’avait déjà vu me semble-t-il,

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un aumônier rentrant au cantonnement,

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un entonnoir de mine rempli de cadavres allemands, bien entendu…

mais aussi des blessés attendant qu’on s’occupe d’eux, installés au grand air sur des brancards:

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Pour terminer, des objets récupérés aux Allemands lors de combats et de petits reculs ennemis:

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une locomotive,

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une mitrailleuse ou

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une jolie collection d’obus aériens, du 220 au 75.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 13 janvier 1916

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(JOUR 528 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une photographie de troupes africaines, des soldats marocains venant de participer aux combats en Champagne, il y a quelques mois (octobre 1915). Ces braves soldats étaient couverts de boue et leurs baïonnettes étaient rouges de sang. Nombreux étaient les casques allemands qu’ils rapportaient suspendus au ceinturon. Tel est une partie du commentaire accompagnant la photo. Plutôt va-t-en-guerre… La Guerre Photographiée sur ce coup !

La page 5 interpelle:

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En haut le calme de la frontière franco-suisse sous la neige, aux Rochettes où militaires français et helvétiques fraternisent… en bas, un autre calme, les ruines des villes d’Albert dans la Somme et  d’Arras dans le Pas-de-Calais. Au sujet de la ville d’Albert qui fut quasiment rayée de la carte pendant la Grande Guerre et dont les registres de l’état-civil, autant religieux que laïc disparurent, elle connut des combats lors de la Course à la Mer en 1914, puis en 1915, puis en 1916 lors de la Bataille de la Somme puis en 1918 lors de la Bataille du Kaiser et enfin quelques mois après, lors de la contrattaque finale des troupes américaines… En janvier 1916, les malheureux Albertins (et Albertines) étaient loin de la fin de leurs malheurs. Sans oublier qu’en 1940 et 1944, la ville fut encore durement touchée !

Encore en Champagne, une marmitte creusée dans le boue crayeuse…

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par l’éclatement d’un obus allemand de ce type…

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et où se déplacer par temps de pluie ou au dégel est un problème insurmontable pour les hommes comme le matériel.

Un peu de numismatique pour évoquer les problèmes des grandes cités industrieuses du Nord, Lille, Roubaix et Tourcoing sous la botte allemande depuis plusieurs mois. Les monnaies françaises…

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n’ont plus cours et les villes émettent, avec l’accord du commandement allemand des billets provisoires  pour permettre les échanges commerciaux entre les habitants. En voici quelques exemplaires…

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Des billets certainement difficiles à retrouver de nos jours émis pendant la Grande Guerre par les villes de Roubaix et Tourcoing. Collector en 2016 !

L’industrie de guerre tourne à fond et on peut le voir avec ces empilements d’obus dans une fabrique.

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Il s’agit d’obus de 75 pour le fameux canon du même calibre !

Un poilu bijoutier…

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qui cisèle des parures en aluminium pour les cadeaux de ses compagnons d’infortune.

Pour terminer, une carte du front du nord et de l’est de la France en quatrième de couverture:

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En y regardant de plus près, vous verrez non pas un trait représentant ce front, mais 2 traits, un plus foncé pour les positions au 31 décembre 1915 et un plus clair pour celles au 31 décembre 1914. Conclusion: en une année, on ne peut pas dire que les progrès aient été très importants même en Champagne et dans la Somme après les offensives de l’automne, annoncées dans la presse comme des triomphes  !

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TOUR DE FRANCE 1908: le vainqueur PETIT-BRETON dans un magazine.

Il fait bon au plein coeur de l’hiver de parler du Tour de France cycliste. Cela donne un peu de  cette chaleur qui accompagne la grande course et qui manque au milieu de l’hiver, bien qu’il soit très doux cette année. C’est dans ce magazine…

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du DSCN2736 qu’est évoquée la victoire de Petit-Breton dans le Tour de France cycliste 1908. On y voit le champion saluer le public au départ d’une des étapes de cette randonnée cycliste colossale de 5 000km. 

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L’article au-dessous nous donne le classement final de la course remportée donc par Petit-Breton avec 36 points devant François Faber (68 points), Passerieu (75 points), Gustave Garrigou (90 points)… A l’époque, le Tour de France se courait aux points en fonction de l’ordre d’arrivée à l’étape. Vainqueur de 5 étapes sur les 14 de cette course qui se déroula du 13 juillet au 9 août 1908…

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…on comprend que son total de points fut aussi faible à l’arrivée. Il gagna en effet à Metz (étape 2), Nîmes (étape 7), Bayonne (étape 9), Nantes (étape 11) et Paris, à l’arrivée finale. François Faber, son second ne remporta que 4 étapes.

Quelques mots sur Lucien Petit-Breton, de son vrai nom Lucien Georges Mazan qui reçut ce surnom de Petit-Breton de par sa naissance en Bretagne. On l’appelait aussi « l’Argentin » car il passa les 20 premières années de son existence dans ce pays où son père avait émigré à l’appel du gouvernement qui réclamait une main d’oeuvre qualifiée (horloger).

Petit-Breton comme son second François Faber allait disparaître lors de la Grande Guerre, le  20 décembre 1917 comme en atteste sa fiche matricule que l’on peut voir dans le site Mémoire des Hommes:

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Le petit article nous apprend que L’Auto, journal organisateur du Tour était particulièrement généreux avec ses sportmen puisque le vainqueur reçut 20 000 francs et son second 15 000 francs, de véritables fortunes dignes des stars du football actuel.

De quoi parle encore ce Dimanche Illustré ?

D’aviation, bien entendu, avec ce vol de Wilbur Wright…

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qui vola à 15 mètres du sol au-dessus de l’hippodrome des Hunaudières, un nom bien connu par les amateurs des 24 heures du Mans. N’oublions pas que Louis Blériot ne traversa la Manche qu’un an plu tard, le 25 juillet 1909.

Autre page intéressante montrant la mentalité raciste de l’époque…

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avec 3 photos sur une tribu d’une peuplade érythréenne, les Gallas, exposée à Paris, au Jardin d’Acclimatation comme des animaux dans un zoo, pour divertir les parisiens  ! Après tout, on enleva bien le moulage et le squelette de la Vénus Hottentote du Musée de l’Homme qu’en 1974 !

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