Archives mensuelles : avril 2017

EVOLUTION et NOT ALONE chez SYLVAIN pour une soirée découvertes (07 avril 2017)

Deux jeux que Sylvain avait envie de tester ou nous faire découvrir… Jeux relativement rapides et vite assimilés.

Tout d’abord: EVOLUTION.

L’évolution des espèces et la lutte sans merci pour la vie. Les herbivores mangent de l’herbe, les carnivores de la viande, jusque là pas difficile, les charognards mangent sur les restes des combats des autres… mais surtout les cartes vont améliorer les espèces (au maximum 3 par espèce), les rendre plus puissantes et nombreuses mais aussi plus agressives quand il s’agit des carnivores ou plus aptes à se défendre pour les herbivores.

Un jeu où il va falloir aussi plus ou moins collaborer pour nourrir tout ce beau monde, où il va falloir faire des choix à tout moment, en fonction des autres. Vraiment très interactif !

Au premier plan de la vue ci-dessus, un animal en évolution: un carnivore (carte rose), vivant en bande pour mieux se défendre (carte avec dessin bleuté « horde défensive »), d’une taille 3 (cube marron- la force de l’espèce) pour attaquer des herbivores de taille 1 ou 2 et d’une population de 3 (curseur qui correspond à la quantité de nourriture à lui fournir à chaque tour et aux points de vie pour se défendre des attaques des autres- quand le curseur arrive à 0, l’espèce disparaît). Au milieu de la table, la zone humide où les végétaux vont apparaître mais que chaque joueur va devoir entretenir… même s’il a des carnivores ! Après tout, si les herbivores des autres disparaissent, son carnivore ne pourra pas se nourrir !

Beaucoup de paramètres à prendre en compte donc beaucoup de choix…! Les points de victoire sont obtenus par la nourriture ingurgitée… suivant la lecture de Sylvain. A ce jeu-là, je suis largement devant avec 41 points, Marie suit avec 33 puis Sylvain et Fred. On aurait dû compter aussi les populations de ses espèces en fin de partie de chaque espèce construite ce qui n’aurait fait qu’accentuer ma première place.

A essayer de nouveau !

Suite de soirée ludique avec NOT ALONE.

Un jeu dans un monde futuriste, coopératif pour 3 joueurs en lutte contre le quatrième: la Bête. C’est Fred qui se colle au rôle de méchant.

 

Des cartes à jouer par les visiteurs dont la Bête va essayer d’annuler les effets pour progresser sur sa piste des scores (à droite ci-dessus). Un deck personnel de 5 cartes au début choix qui diminue à chaque tour ce qui facilite la tâche du monstre mais main qui peut être refaite à tout moment, pas gratuitement bien entendu. Vraiment un jeu très calculatoire et interactif !

Le suspens était insoutenable avant le dernier tour, décisif puisque visiteurs (pion bleu) et monstre (pion rouge) étaient à 1 saut de l’arrivée (la case étoile). Toute carte trouvée du monstre lui donnait la victoire, sinon, elle allait aux coopérants.

Et ce fut le cas ! La victoire reste à la civilisation !

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… BERBIGUIER Joseph

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Neuvième nom de la liste: Berbiguier Joseph.

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Première face du Monument.

On a déjà parlé de la famille de Joseph Florent Berbiguier dans le chapitre précédent concernant Louis Berbiguier et de ce prénom Joseph que l’on se donnait de père en fils.

Joseph Florent Berbiguier est né le 13 octobre 1890. Au recensement de 1911, il vit encore chez ses parents Joseph Gabriel et Anne Louise Divol, cultivateurs au quartier Camp Blancard. Il s’apprête à rejoindre la caserne de Tarascon où a élu garnison le 11ème Régiment de Hussards. Dans un premier temps, il est classé dans le service auxiliaire pour « défaut de taille et hernie inguinale ». Il mesure pourtant 1 mètre 62 ce qui est peu en 2016 et l’était un peu moins au début du XXème siècle. L’armée devait avoir besoin de grands hussards. Il n’empêche que, malgré cette décision, on le retrouve toujours chez les Hussards le 29 août 1912 avant qu’il ne soit libéré des obligations militaires le 8 novembre 1913.

Pour peu de temps, bien évidemment !

Sept mois plus tard, c’est la déclaration de guerre et il retourne à Tarascon toujours dans un service auxiliaire avant d’être reconnu bon pour le service armé le 26 octobre 1914. L’armée est moins regardante quant à la taille des hommes après les pertes considérables des 2 premiers mois de guerre. Le 6 février, il passe au 40ème Régiment d’Infanterie de Nîmes et la caserne Montcalm à quelques pas des arènes antiques.

C’est à ce moment que commence véritablement sa Grande Guerre.

L’histoire ne dit pas à quel moment Joseph Berbiguier rejoindra le front du nord-est de la France, le régiment nîmois se trouvant dans le secteur de Mort-Homme, dans l’ouest de Verdun en février 1915.

Une autre grande aventure commencera pour ce régiment, à Toulouse, le 1er janvier 1917. En effet, le 40ème de Ligne doit rejoindre l’Armée d’Orient, le front des Balkans. Un voyage qui commence en train jusqu’au port de l’Estoque à Marseille où les troupes sont embarquées dans plusieurs transports partant à quelques jours d’intervalle les uns des autres, pour éviter qu’un sous-marin allemand les croisant groupés ne fasse un carnage. Si les voyages du « Colbert » et du « Paul Lecat » se passent sans encombre, l' »Amiral Magon » est torpillé le 25 janvier entre Italie et Grèce, entraînant la disparition de 209 hommes sur les 960 personnes embarqués, sans oublier les nombreux chevaux qui seront noyés dans les cales.  Des chevaux, autres grandes victimes de la Guerre. Manifestement, suivant les écrits, la 10ème Compagnie de Joseph Berbiguier est montée sur ce dernier transport. Le jeune Caderoussier figurera parmi les rescapés. Voici la narration de ce naufrage de l' »Amiral Magon » qui aura coulé en 9 minutes !

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Il en aurait eu à raconter à ses petits-enfants ou ses copains au café, s’il était revenu de cette campagne, Joseph Berbiguier !

Second moment où les hommes du 40ème R.I. vont tutoyer l’Histoire: les événements du Pirée et d’Athènes en juin 1917, au moment du retour au pouvoir de l’ancien premier ministre grec favorable à l’Entente Elefthérios Venizélos et l’abdication et l’exil du roi Constantin 1er, souverain pro-Germanique. Les troupes françaises sont là, dans la capitale, pour étouffer dans l’oeuf toutes velléités de début de guerre civile.

Plus tard, on va retrouver Joseph Berbiguier du côté de Monastir (aujourd’hui Bitola), à Dihovo, sur la ligne de front séparant les Français des Bulgares. On est dans le sud de la Macédoine. Joseph y est blessé (commotionné pour reprendre les termes militaires) le 12 mars 1918.

Voici ce qu’écrit l’instituteur-soldat ou clerc de notaire-soldat chargé de tenir le carnet de route de l’unité.

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Dans la marge, le bilan de cette canonnade: 2 tués et un blessé (commotionné), Joseph Berbiguier comme l’atteste le bilan des pertes en fin de registre:

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La citation reçue par Joseph confirme les faits: « très bon soldat, courageux et dévoué, fortement commotionné à son poste de guetteur par l’explosion d’un obus de gros calibre ».

La suite, ce sera de nouveaux combats dans cette région puis la cessation des hostilités sur le front d’Orient, le 28 septembre 1918, un mois et demi avant la fin de la guerre sur le front occidental, le 11 novembre 1918. Les Bulgares puis les Austro-Hongrois ont compris que la guerre était perdue et ont préféré négocier un armistice séparé.

Le 40ème Régiment d’Infanterie va donc se déplacer à partir de ce mois d’octobre 1918 pour rejoindre la Roumanie pour soutenir notre alliée, encore en guerre. Ce sera une longue marche à travers la Macédoine puis la Bulgarie en évitant de parader dans la capitale Sofia comme le stipulaient les conditions de l’Armistice puis enfin franchir le Danube pour rejoindre Bucarest où les troupes françaises défilent le 4 décembre 1918.

Joseph Berbiguier ne sera pas de ce défilé. Il décède ce jour-même, le 4 décembre 1918, à l’hôpital de Coltzéa en Roumanie. Suivant la fiche de Mémoire des Hommes  des « suites de blessures de guerre ». Mais suivant son registre matricule, « suite de maladie ». Difficile de se faire une idée ! Tout d’abord, il nous a été impossible de localiser cet hôpital en Roumaine, les noms des villes de ces régions ayant maintenant changé en fonction des nationalités récupérant leurs identités. D’autre part, le carnet de bord du 40ème R.I. n’indique rien de particulier pour ce mois de décembre. Les combats ont cessé depuis 1 mois et demi et après la blessure du 12 mars, le nom de Berbiguier n’apparaît plus. On ne parle pas non plus d’épidémie mais l’hypothèse d’une maladie est plus plausible que celle d’une blessure. A moins que le blessé de cet accident (de train ?) relaté en date du 10 novembre 1918 ne soit Joseph Berbiguier !

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Petites interrogations donc pour le lieu exact et la cause du décès de Joseph Berbiguier. Seule sa famille, s’il en reste,  pourrait nous éclairer !

La fiche de Joseph Berbiguier de Mémoire des Hommes.

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Joseph Berbiguier ou Joseph Florent Berbiguier, matricule 980 classe 1910, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Berbiguier étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant indirect reconnaît un membre se sa famille, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède quelques photos ou documents.

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Parcours du 40ème R.I. dans les Balkans en 1918.

A suivre Bernard Fernand

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 8 avril 1917

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(JOUR 979 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce numéro du Miroir du 8 avril 1917, on voit un voilier s’enfonçant dans les eaux de l’Atlantique, détruit par les pirates allemands. Avec les U-Boat, ils causent beaucoup de mal aux transports, autant civils que militaires.

Sur la double page centrale, on voit la fin du cuirassé « Danton » touché par une torpille lancée par un sous-marin.

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Les photos ont été prises le 19 mars 1917 et le naufrage a lieu au large de la Sardaigne. Cette catastrophe fera 296 morts sur 1 101 personnes embarquées. Ce navire a été retrouvée par des océanographes néerlandais en 2007 et attesté par la Marine française en 2009.

Sur terre, des tranchées prises par les Britanniques aux Allemands.

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Toujours des paysages lunaires !

Ici, à Bapaume, dans les Pas-de-Calais, ce sont des ANZAC qui se reposent dans les ruines du village.

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Les ANZAC, les troupes australiennes et néo-zélandaises.

Autre destruction, celle du château de Ham, dans la Somme. Ce dynamitage a eu lieu également le 19 mars 1917.

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C’est dans ce château-prison que Louis-Napoléon Bonaparte y fut enfermé de 1840 à 1846. Il est de nos jours dans l’état que l’ont laissé les Allemands.

Sur la route de Ham, une énorme marmite créée par une mine allemande.

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Toujours cette lâche et abominable guerre des mines.

En Russie, la presse française découvre qu’il y avait des prisonniers au Goulag, en Sibérie. Des révolutionnaires de 1905.

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Notre ancien ami le tsar Nicolas II était moins propre qu’on nous l’a raconté depuis 3 ans !

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NEW YORK 1901 et PANDEMIC-IBERIA au menu chez Daniel et Marie (samedi 1er Avril 2017)

Une soirée du 1er avril chez Daniel et Marie, à 3, Théo ayant décidé au dernier moment de nous faire un poisson d’avril. On va commencer à essayer un jeu pris chez les Ludivores à la fin de la dernière soirée: NEW YORK 1901.

A Manhattan au début du XXème siècle, les immeubles poussent comme des champignons. A la tête d’un empire immobilier (les Trump de l’époque donc), il s’agit de construire des bâtiments qui vont se développer dans la ville et avec l’évolution des technologies deviendront de plus en plus hauts et de plus en plus rentables… sur la piste des scores s’entend !

Un plateau sympathique, des bâtiments en 2 dimensions à la différence de METROPYLS (dommage !), des bâtiments exceptionnels, véritables Graal, et un score qui augmente en fonction des constructions. Mécanique facile à assimiler et à jouer….

Les petits personnages sont les ouvriers qu’on envoie sur les chantiers, les vrais bâtisseurs de la Grosse Pomme. Daniel reste en retrait et n’apprécie guère le peu d’interactivité (relative) du jeu, surtout à 3 où trop d’espace est laissé aux joueurs.

Sur la piste du score où les pions sont des Empire State Building à la couleur des joueurs, Marie me devance de 4 points, ayant remporté le bonus de 2 avenues /3 où elle avait pignon. Des objectifs finaux qui viennent brouiller le résultat des constructions. Partie agréable à essayer de nouveau chez les Ludivores, dans 2 semaines.

Seconde partie de soirée avec un PANDEMIC version IBERIA, plus intéressant à mes yeux que le jeu de base.

Découvert il y a quelques semaines, ce jeu coopératif se déroule une ambiance historique réaliste. Je me retrouve en chemineau constructeur de voies ferrées plus rapidement que les autres.

Bilan d’une partie à 3 +1 fictif et 4 cartes « éclosion » dans la poche des villes: 3 vaccins découverts…

… et la victoire ratée (le 4ème vaccin découvert) pour 1 action du dernier joueur ! Dommage on n’était pas loin !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 06 avril 1937

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Voilà la période des finales qui approche, dans les grands sports collectifs. Cette semaine c’est le football et le rugby qui ont livré les lauréats appelés à jouer la finale de la Coupe pour le foot et du Championnat pour le rugby.

On en était au stade des 1/2 finales dans ces 2 sports.

Les 1/2 finales de la Coupe de France de football se sont jouées au Parc des Princes et à Strasbourg, sur des terrains neutres à l’époque. La couverture du Miroir des Sports  montre une phase de Sochaux-Boulogne au Parc. Il n’y a pas eu de match puisque Sochaux s’est imposé 6-0. Ici on voit 2 monstres sacrés du football français en pleine action: le grand gardien Laurent Di Lorto s’empare de la balle en bousculant quelque peu son équipier Etienne Mattler. Di Lorto venait de Marseille avec qui il avait gagné la Coupe de France 1935. Etienne Mattler formé à Sochaux avait été champion de France avec Sochaux la même année. Avec le troisième sochalien Hector Cazeneuve, ils formaient « la ligne Maginot » de l’Equipe de France.

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Strasbourg, de son côté, s’était imposé 3-1 à Lille contre Rouen.

En rugby, les 2 1/2 finales se sont aussi déroulées dans le sud de la France. Les envoyés spéciaux du Miroir des Sports ont donc dû prendre le train.
Albert Sosutre pour Béziers…

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pour assister à la victoire de Vienne sur son voisin lyonnais du L.O.U. par 12-4. Score de 10-0 à la mi-temps, la messe était dire: 2 essais dont 1 transformé et un drop pour Vienne contre 2 drops pour le L.O.U. Mais le public languedocien a préféré se rendre à Toulouse pour voir l’autre demi-finale, véritable finale avant l’heure pour les spécialistes.

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C’est le journaliste Marcel de Laborderie qui s’est collé aux 10 heures de voyage en train entre Paris et la capitale du rugby. Il a assisté à la victoire de l’A.S. Monferrand face aux Catalans de Perpignan par 3-0. Un coup-franc du demi de mêlée montferrandais Thiers a suffi aux Auvergnats pour valider leur ticket pour la finale.

Pour terminer, encore du football. Malgré les 1/2 finales de la Coupe, une journée tronquée de Championnat s’est déroulée. Sans jouer, l’O.M. a gardé sa première place.

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Les journalistes commencent à envisager le premier titre de champion pour l’Olympique de Marseille…

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à moins que les Lillois de l’O.L. ne leur jouent un vilain tour !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 5 avril 1917

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(JOUR 976 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, un sous-secrétaire d’état à la Guerre et un général. Pourquoi cette vue dans cette revue ? Tout simplement car le civil (Monsieur Justin Godard) est originaire du Rhône (un député du Rhône), zone de diffusion de la Guerre Photographiée.

Quelques pages intéressantes, sans ligne directive.

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Des voiturettes sur rail à multi-usages: transport de munitions, transport de blessés, transport d’hommes.

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Des rails plus que chamboulés par un bombardement français sur un train de munitions allemands.

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Cet hiver certainement, des Alpins dans… les Vosges. Que de neige ! Y en a-t-il autant de nos jours  ou la cherche-t-on comme dans les Préalpes, les Alpes du sud, les Cévennes ?

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Des bombes américaines dédicacées pour les Allemands. Une tradition souvent renouvelée !

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Destruction à la cathédrale de Soissons par les Barbares… comme si les bombes français, anglaises, italiennes faisaient des « les frappes chirurgicales » comme on essaie de nous le faire croire en 2017 !

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SOIRÉE JEUX JUBIL’ d’avril avancée au 31 mars 2017.

Une soirée d’avril avancée de 2 semaines donc, certainement à cause du week-end de Pâques. Une soirée avec Marie-Do et Sacha autour de jeux pour enfants pour commencer et finir.
Tout d’abord, LOCH NESS de Bruno Faidutti.

Pas son meilleur jeu, pour sûr ! Un plateau et un matériel agréable certes,…

une idée originale: des photographes amateurs doivent prendre des photos du monstre mais un tout bien fade. Du hasard avec le dé que chacun doit jeter à son tour de jeu pour faire avancer le monstre et qui bien souvent va avantager l’adversaire, des clichés tirés à l’aveugle qui se révèlent bien sûr fort  aléatoires… Bof !

Finalement, la seule chose réussie, c’est le monstre, plus vrai que nature et pas du tout discret !

Fin de soirée tout public également avec un jeu sympathique:

Pas un jeu de questions, un jeu tout public…. un jeu d’association d’idée:

11 cartes photos numérotées de 1 à 11. Chacun dans son coin va devoir essayer d’associer les images par paires d’où l’écriture du titre) suivant des critères de ressemblance qui lui sont propres. Avec bien sûr une dernière carte esseulée. Le tout minuté par un sablier 1 minute me semble-t-il. But du jeu: contrairement à DIXIT, être le moins original possible et essayer d’avoir le plus de partenaires de jeu ayant eu les mêmes idées pour former ses couples. Exemple ci-dessus: Marie-Do pensa comme moi que le sport d’équipe (3) se mariait très bien avec le demi de bière (2). Par contre personne n’associa micro (11) et paire de ciseaux (1). Pourtant quelquefois, si on pouvait couper le fil !

Entre l’entrée et le dessert, le plat de résistance avec un CARCASSONNE joué aussi avec les enfants.

Personne en connaissait excepté moi et tous adhérèrent sans problème, sauf pour les paysans peu joués ce qui me permit d’être devant à la fin.

Ennio en rouge avec 50 points à seulement 10 points de la première place ! Belle performance !

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… BERBIGUIER Louis

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Huitième nom de la liste: Berbiguier Louis.

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Première face du Monument.

Pas facile de se retrouver avec les Berbiguier de Caderousse au XIXème siècle et au début du XXème. Il y en a déjà 2 sur le monument aux morts de la commune Louis et Joseph inscrits dans cet ordre peu alphabétique. Mais quand on va chercher un peu sur les registres matricules, on s’aperçoit que l’ordre n’est pas si illogique puisque Louis Berbiguier semble être officiellement prénommé Joseph Etienne Louis (!) alors que Joseph Berbiguier serait Joseph Florent. Le E est bien avant le F, élémentaire mon cher Watson !

Quant au prénom Joseph, cela semblait être une obligation pour les garçons de ces 2 branches de Berbiguier !

Le père de Joseph Etienne Louis se prénomme Joseph Hippolyte (bien sûr couramment appelé Hippolyte) et son grand-père paternel Joseph Antoine comme on peut le lire sur cette tombe familiale au cimetière du village.

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Dans l’autre branche, le père de Joseph Florent se prénomme Joseph Gabriel et son aïeul Joseph Baptiste. Pas facile de s’y retrouver avec tous ces Joseph !

Mais revenons à Louis Berbiguier.

Né le 22 décembre (un autre !) 1887, il n’a que 26 ans à la déclaration de guerre. Il a quitté le foyer de ses parents Hippolyte Berbiguier et Caroline Rival au quartier des Cabannes où vivent encore en 1911 ses petites soeurs Augustine et Joséphine et son grand-père Joseph Antoine dont on a déjà parlé. Hippolyte exerce d’ailleurs le métier de passeur au bac à traille de L’Ardoise avec un de ses cousins. Louis, de son côté,  s’est mis au service d’un patron paysan, les Crégut, Louis et Thérèse, comme on peut le lire ci-dessous.

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C’est au retour de sa période militaire qu’il a donc choisi de voler de ses propres ailes. Une période qui l’avait mené dans un premier temps, le 03 décembre 1908 à… Montélimar au 52ème Régiment d’Infanterie. Comme il est bizarrement écrit sur son registre matricule, il fut muté par la suite au 11ème Régiment d’Infanterie de Montauban « pour convenances personnelles » un an plus tard, le 10 octobre 1909. Il retourna à la vie civile le 25 septembre 1910.

Moins de 4 ans plus tard, il était de retour dans une caserne, la caserne Chabran d’Avignon, comme presque tous les Vauclusiens rappelés le 3 août 1914. Il était alors dirigé sur Toulon et le 4ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Ce régiment se retrouva vite sur le front face aux Allemands et participa à la bataille de la Marne. En 1915, c’est en Champagne et autour de la « Main de Massiges » que les coloniaux vont connaître de terribles moments. Une « main de Massiges » qu’on découvre toujours sur les vues aériennes de Google, de nos jours, où des bois ont tout de même poussé sur des terres devenues incultes et dessinent les doigts de cette « main ».

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Une « main » qui sera le tombeau de nombre de Coloniaux dont Louis Berbiguier. Deux batailles s’y déroulèrent, la première au mois de mars 1915, la seconde à partir du 25 septembre 1915. On estime que ces combats coûtèrent la vie à 25 000 soldats français tués, blessés ou disparus et à autant d’Allemands lors de ces 2 batailles. Des attaques françaises qui n’aboutirent à… rien, les Allemands seront chassés de la « main de Massiges »… en 1918.

L’attaque française du 25 septembre s’achèvera le 29 septembre pour Louis Berbiguier. Le jour de la fête patronale de son village du Vaucluse, il décédait dans une ambulance à Braux-Saint-Cohière, à 8 kilomètres du sud de Massiges où étaient emmenés les grands blessés.

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Louis Berbiguier avait 27 ans et 9 mois. Il repose dans la Nécropole Nationale de Sainte-Menehould (2km à l’est de Braux), tombe individuelle 542.

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Louis Berbiguier, alias Joseph Etienne Louis Berbiguier, matricule 357 classe 1907, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Berbigier étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant indirect reconnaît un membre se sa famille, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède quelques photos ou documents.

A suivre: Joseph Berbiguier.

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 5/25 AMPUIS

Suivant la thèse d’Henri Cogoluenhe, c’est le seigneur de Condrieu, Jean d’Arces, qui fit construire la première traille sur le fleuve au niveau d’Ampuis, au milieu des actuels vignobles des Côtes Rôties. C’était en 1533 mais des petites querelles locales entre seigneurs la fit rapidement disparaître.

En 1759, une nouvelle traille est implantée près du port (1). Elle sera déplacée 500 mètres plus au nord à l’époque de la Révolution, en juin 1791 (2).150-bac-dampuis-24-carte

Ce bac fonctionna jusqu’à la mise en service d’un nouveau passage sur le Rhône sur le barrage-usine de Vaugris dans les années 1970.

La ville d’Ampuis, à l’instar de celle de Vernaison a mis en scène le site de l’ancien bac à traille et elle l’annonce aux visiteurs:

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Il reste sur ce site la pile de traille de la rive droite. Contrairement aux piles présentées antérieurement, celles d’Irigny, Vernaison, Grigny, la pile d’Ampuis est en béton, preuve de sa modernité.

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Elle est dotée d’une échelle tout autant moderne pour grimper au sommet. L’employé devait régulièrement huiler la poulie:

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Pas question de faire le funambule pour l’employé avec ce matériel, contrairement aux piles plus anciennes !

Comme sur d’autres piles, quelques repères de crues:

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1896, 1955, 1957. Deux remarques:

  • contrairement aux repères plus au sud, celui de la crue de 1896 est en pierre et non en fonte.
  • d’autre part, exit les crues de 1840, 1856 pourtant les plus importantes. Une suggestion: la pile construite en 1791 fut peut-être remplacée par celle-ci ou autre possibilité, l’ancienne pile fut peut-être balayée en 1856 par le Rhône en furie !?

Autres traces de ce passé sur le « site du bac à traille » d’Ampuis:

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L’embarcadère vers le Rhône.

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La barque en métal qui faisait la navette entre Ampuis et Reventin-Vaugris. Une barque tout à fait récente et nettoyée par la magie du numérique des immondes tags inscrits par les pseudo-amateurs de football des clubs d’ultras lyonnais.

Par terminer, un document iconographique datant du début du XXème siècle.

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L’embarquement des piétons sur la traille d’Ampuis.

Quelques photos sont signées Gilbert Tauleigne. A suivre: Saint-Pierre-du-Boeuf.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 1er avril 1917

 

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(JOUR 972 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, le futur tsar, le grand-duc Michel, qui se fait tirer son portrait par le sculpteur Soudbinine à Knebshouse, en Angleterre. Il espère devenir le successeur de Nicolas II. L’Histoire et le peuple en décideront autrement !

La version people de la Révolution Russe…

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telle que les dirigeants français et le Miroir qui est aux ordres, souhaiteraient qu’elle devienne. On change le tsar et on continue comme avant. Ce sera bien différent.

La version officielle de la Révolution de février avec le nouveau gouvernement menchevik.

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Le plus connu, le 3ème de la première rangée: Kerenski.

Les combats en Picardie ont, dit le magazine, permis de libérer quelques arpents de France.

A Roye, au sud du milieu d’une ligne Amiens-Saint Quentin:

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Cette libération date du 17 mars 1917.

Plus au sud, celle de Noyon qui a souffert des combats libérateurs…

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Des paysages bouleversés.

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Une marmotte de mine au milieu d’un boulevard (Mony) mais…

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…l’Hôtel-de-Ville intact.

La guerre ailleurs:

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A Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, des troupes embarquent pour la Métropole et ses tranchées. A bord du transport, des Néo-Calédoniens, des Tahitiens, des Kanaks (écrit d’une manière plus rustique) et des  Japonais installés dans l’île.

En Asie, les Britanniques et les Russes approchent de Mossoul après la chute de Bagdad.

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La prise de Mossoul ou l’éternel recommencement de l’Histoire !

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