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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 1/25 VERNAISON

Traverser le Rhône a toujours été un gros problème de part le caractère irascible du fleuve. Le fait que la « civilisation » ancienne des hommes de la rive droite du Rhône, ceux qui ont dessiné Chauvet et construit dolmens et menhirs, n’ait pas débordé sur la rive droite au même climat et à la même caractéristique géologique, est certainement dû  à cet obstacle majeur et dangereux que représentait le fleuve.

Construire des ponts fut bien souvent essayé mais le fleuve se chargeait régulièrement de renvoyer les hommes devant leurs limites. Les ponts en bois étaient emportés, les ponts en pierre connurent le même sort, autant en Avignon qu’à Vienne. Finalement, le premier pont qui résista au fleuve fut celui de Pont-Saint-Esprit achevé en 1309 et toujours debout en 2017.

Le moyen le plus sûr et le plus régulier pour traverser le fleuve, ce fut la barque, jusqu’à l’invention par Marc Seguin et ses frères des ponts « en fil de fer », les ponts suspendus, plus légers, plus facilement constructibles et moins coûteux. Même après 1825, les bacs restèrent actifs. Des bacs à rames au début, puis des bacs à traille.

La série de documents qui sera présentée au fil des articles pourra être accompagnée de remarques (espérons) pertinentes grâce à la lecture de la thèse en doctorat d’Henri Cogoluenhe soutenue en 1969 à la faculté catholique de Lyon. Pour les gens de la Drôme-Ardèche, elle est à disposition du public en salle de lecture aux Archives Départementales de la Drôme à Valence. C’est une mine de renseignements sur ce que fut la vie de ces bacs et bacs à traille depuis des temps immémoriaux jusqu’aux années 1970 pour certains, date à laquelle le Rhône fut dompté par les aménagements de la C.N.R. et où les lieux pour le traverser furent multipliés par la construction de ponts, barrages et usines hydroélectriques.

Première étape: le Bac à traille de VERNAISON.

Vernaison est un joli coin de verdure, à quelques encablures de Lyon et à 2 pas du couloir de la chimie. Les vents poussent les fumées et odeurs d’hydrocarbures vers le nord ou le sud en épargnant l’ouest. C’est à Vernaison que Paul Claudel prit une longue halte, le temps d’y écrire entre autre les « Pirates du Rhône ».

C’est aussi à Venaison qu’a été conservé (presque) en état de fonctionner la traille qui servit jusque dans les années 1950. On y reviendra.

Une traille, c’est…

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une pile traille plantée sur une berge. Ici, celle de la rive droite, côté Venaison, toute proche de la voie ferrée.

En face, sur la rive gauche et la commune de Solaise,…

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l’autre pile de traille, au milieu d’une prairie proche du Rhône et d’un restaurant de renom. On distingue bien l’escalier qui permettait au passeur d’accéder au sommet pour aller huiler la poulie sur laquelle coulissait la traille.

La traille, on la distingue ici allant d’une pile à l’autre au dessus du fleuve.

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Elle est fixée à la pile de la rive gauche et enroulée sur un tendeur de traille au pied de la pile de la rive droite, pour lui donner plus de souplesse, en fonction du chargement de la barque ou du débit du fleuve:

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La barque permettant de traverser le Rhône coulissait sur cette traille, attachée qu’elle est à celle-ci par un autre cable, le traillon.

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C’est uniquement la force de l’eau et l’angle du bateau avec le fleuve qui le faisait progresser et traverser, comme on le voit sur ce schéma que l’on doit à Henri Cogoluenhe, emprunté à sa thèse.

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Le bac de Vernaison existe depuis très longtemps. Henri Cogoluenhe en a retrouvé des traces écrites dès le XIIème siècle et son existence est certaine au XIVème siècle. C’est à ce moment que les bacs à rames deviennent des bacs à traille, l’invention de cette méthode de locomotion datant de cette époque. Les piles maçonnées ne sont pas aussi anciennes. Elles ont été construites au début du XIXème siècle. La traille fonctionna jusqu’à la mise en service du premier pont suspendu, celui-ci:

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L’armée française en retraite le détruisit en juin 1940 pour retarder l’avance de la Wehrmacht. Le bac fut alors remis en service pour quelques 15 années, jusqu’à l’achèvement du nouveau pont de Vernaison, celui qu’on a vu plus haut. Voici sur cette CPSM, le bac qu’on pouvait emprunter dans les années 50.

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On distingue au fond la pile de traille de la rive droite, proche de la voie ferrée.

A suivre, le bac d’Oullins.

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Un cours de VÉRIFICATEUR des PTT à PARIS en avril-mai 1963

En 1963, mon père décida de passer le concours de Vérificateur à la Poste. Après des débuts de facteur à Caderousse auprès de son père, lui aussi dans les Postes, il eut son premier poste à Espeluche dans la Drôme. RD comme on disait à l’époque, ce qui signifiait Receveur-Distributeur. Le postier faisait la tournée le matin puis ouvrait le bureau aux usagers l’après-midi. La tête et les jambes. Un sport complet !

Après de nombreuses révisions qui me permirent d’apprendre par coeur la liste des départements avec le nom des préfectures, sous-préfectures… il réussit donc le concours de Vérificateur… des tournées, VEDT disait-on. Chef des facteurs en quelque sorte et il partit donc à Paris pour un trimestre suivre les cours de formation à ce nouveau métier.

Comme la poste d’Espeluche était occupée par un remplaçant pour la durée de ce stage, nous nous retrouvâmes avec ma mère à Caderousse chez mes grands-parents et je connus pendant ce dernier trimestre de l’année scolaire 1962-63 la classe de Mme Aubépard dans un bâtiment qu’occupe maintenant le club du 3ème Age. Un peu perdu dans une grande école non mixte et pas forcément une expérience inoubliable !

Voici donc une photo du groupe de stagiaires de ce stage de Vérificateur à Paris.

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26 stagiaires venus de toute la France. Mon père apparaît au 3ème rang, au-dessus de la personne assise la plus à droite sur cette photo qui lui avait envoyé un collègue qui avait écrit un message au dos. Il garda un excellent souvenir de ce séjour parisien, ce qui ne veut pas dire qu’il nous emmena l’été suivant ni ceux d’après, visiter tous les monuments qu’il avait pu voir et qui étaient si bien !

Quant aux conséquences de ce stage… il n’y en eut pas puisque mon père refusa toutes les promotions qui s’offrirent à lui, dont une à Bourg-en-Bresse… le trop grand nord pour ce Caderoussier qui ne souhaitait pas trop s’éloigner ni ses digues… ni de ses parents ! Ah ! si la classe 45 avait été appelée !

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JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE- A ANCONE, on parlera du PONT DE ROCHEMAURE, des PONTS SUR LE RHÔNE et des CHEMINS DE SAINT-JACQUES EN RHÔNE-ALPES.

Après Caderousse hier, l’annonce des Journées du Patrimoine à Ancone cette année. Ancone Culture & Patrimoine en collaboration avec la Médiathèque de Montélimar présente depuis le 02 septembre l’exposition

UN PONT C’EST TOUT !

Il s’agit de montrer par l’image la transformation du vieux pont de Rochemaure en ruines en une rutilante passerelle himalayenne à travers le reportage de Tristan Silberman, photographe professionnel. Cela se passa de janvier à juillet 2013, malgré la neige, le mistral et quelques imprévus.

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Un film réalisé par Voir Média Productions accompagne cette visite.
A voir également des maquettes de ce pont de Rochemaure avant les destructions de la seconde guerre mondiale, une maquette du pont de Robinet à Donzère et une autre du pont d’Avignon.

Dans une petite chapelle de l’église d’Ancone, lieu d’exposition de la commune, est également diffusé un diaporama réalisé par mes soins:

POUR PASSER LE RHÔNE

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document que vous pouvez demander et qui vous sera envoyé en format PDF. Une balade le long du Rhône à travers les époques, de la traversée d’Hannibal Barca près de Caderousse aux bacs à traille, du pont en barques d’Arles au bac du Barcarin, du Pont-Saint-Bénézet ou celui de Pont-Saint-Esprit aux ponts « en fil de fer » jusqu’aux petits derniers, le  pont à haubans de Beaucaire et celui des Lônes à Valence, sans oublier les dommages de 1940 et 1944 qu’ils viennent du Génie français en 1940, des bombardements alliés ou des destructions allemandes ou l’arrivée dans la vallée des aménagements de la CNR, des autoroutes et de la L.G.V…

Des jeux de société dédiés aux ponts complètent ce volet de l’exposition: un TIMELINE « De Lyon à Marseille », un CARDLINE « Vallée du Rhône », un MÉMORY « spécial ponts », un LOTO-QUIZZ sur le même thème et un JEU DES FAMILLES un peu particulier (!)…

Pour terminer le tout, une exposition sur les Chemins de Compostelle dans notre région, chemins que les pèlerins empruntaient et empruntent en direction d’Arles et du Puy.

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CADEROUSSE: le BANQUET des 40 ANS de la CLASSE 1945.

Connaissez-vous la particularité de la classe 1945 ? Vous avez 30 secondes !

Bip… Bip… Bip…Bip… Bip… Bip…Bip… Bip… Bip…

Personne n’a deviné ? La classe 45, composée de jeunes gens nés en 1925, a été dispensée de service militaire pour faits de Libération, de Capitulation et de réorganisation des services de l’Etat. En quelque sorte, l’embryon d’Armée Française en reconstitution, en pleine campagne d’Allemagne, avait d’autres chats à fouetter que de former de jeunes français à défendre la Patrie… que plus personne ne menaçait d’ailleurs, l’Allemagne étant vaincue.

Les veinards (planqués dirons certaines mauvaises langues) de la classe 45 n’eurent pas à quitter leur famille et en l’occurence pour ceux qui nous intéressent leur cher Caderousse pour aller passer une année ou plus dans une caserne du nord ou de l’est de la France ou (pire encore) d’Allemagne occupée ! Quoique ce départ forcé aurait pu faire le plus grand bien à certains… dont un que je connais particulièrement !

Cela n’empêcha pas les « conscrits » de 1945 de se rassembler pour fêter leurs 40 ans du côté du Café de France, un dimanche midi de la fin d’année 1965, en novembre me semble-t-il. Une photo fut faite de ses agapes. La voici !

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Mon père a pu mettre un nom sur quelques uns des visages. Donc, en partant de la gauche vers la droite:

René COULON (qui est pensionnaire à la Maison de Retraite de Chateauneuf après la disparition de son épouse Thérèse)- Robert MARCELLIN (qui se désaltère)- ??? caché par la main de Robert Marcellin- Adrien GUÉRIN donc-Robert BERTHET- Paul RUAT pour les convives de gauche.

Au fond, qui préside la tablée Marcel DUPEYRE.

Gabriel ROCHE- Jacques CHAUME- une personne cachée- André FLORENÇON puis une personne dont mon père a oublié le nom mais qu’il sait qu’il était vendeur de bois aux Cabannes.

Pour votre prochain tiercé, essayez le 5-9-14 qui était sorti le dimanche précédent !

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Les FLONFLONS d’un 14 JUILLET à CADEROUSSE

Sur la piste de danse, toute la jeunesse du village est rassemblée. Quelques canotiers sont de sortie et les banderoles de drapeaux tricolores sont accrochées entre les platanes du cours. L’estrade sur laquelle prendra place l’orchestre est prête et les chaises attendent les musiciens.

Voilà ce qu’on peut dire de cette première photographie montée en carte postale.

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Comme le dos de la carte ne mentionne rien, il est bien difficile de dater cette carte. Avant 1914 ? Après la Grande Guerre ? Certainement pas pendant puisque les fêtes étaient interdites.

Une seconde vue semble avoir été prise à quelques minutes ou quelques heures d’intervalle, au même endroit du cours Aristide Briand. Non pas de la rue du Portail Bienson (en Avignon) comme l’oncle Séraphin l’a écrit au dos.

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Toujours la jeunesse au premier plan, dont un garçon qui mine de jouer au serveur, les moins jeunes à l’arrière. En regardant de plus près parmi les personnes debout, on voit, sur le côté droit, devant l’angle de l’estrade, un jeune couple dont l’homme porte une tenue militaire claire.

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Manifestement, rien à voir avec les tenues d’avant-guerre, la veste bleue et le pantalon rouge. Cette tenue claire pourrait bien être bleue-horizon. Nous sommes après guerre… Autre remarque, dans cette seconde vue, les premiers musiciens sont déjà installés et à la loupe, on voit très bien qu’il a été écrit:

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Aujourd……. 4h gr…….al

Arsène Lupin trouverait facilement: Aujourd’hui 4 h. Grand Bal.

Puisqu’on en est à utiliser la loupe, la première image où la foule est plus dense, je reconnais sans contestation mon grand-père Gabriel, au second plan…

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entouré dans le cercle rouge. Le seul du groupe qui a oublié son couvre-chef. C’est un jeune homme déjà adulte. Né en 1901, il a eu 18 ans le 25 février 1919.

Allons pour ce pronostic…. il doit s’agir de la fête du 14 juillet 1919. Le jour où à Paris eut lieu un grand défilé militaire sur les Champs-Elysées pour célébrer la Victoire et le Traité de Paix signée quelques jours auparavant à Versailles.

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Un CORSO à CADEROUSSE, le 5 juillet 1953.

Ce sont 2 photos, dans une boîte à chaussures comme c’est le cas dans bien des maisons, qui racontent un défilé, un corso très certainement. Une date écrite au stylo au dos par un de mes grands-parents nous apprend qu’il s’agit d’une fête s’étant déroulée à Caderousse le 5 juillet 1953. J’ai certainement entendu les flonflons de la fête… depuis le ventre de ma mère !

2 photos petit format et une vue du défilé d’enfants déguisés en adultes endimanchés dans l’avenue Jean Jaurés.

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Au fond, un cheval qui doit tirer un char. La photo doit avoir été prise par mon grand-père ou ma grand-mère (ou mon père) car elle a aussi pour but de montrer la maison de famille, à côté de l’andrône. On y voit qu’un portail existait alors à la place de la baie actuelle. Il permettait d’entrer les charrettes et autres véhicules automobiles dans la maison par la rue et non par l’impasse. Ce portail servait aussi à l’affichage public des événements caderoussiers. Bien qu’on soit loin du numérique actuel qui permet de lire des détails par l’agrandissement des photos, on peut y  voir au milieu l’affiche d’un cirque représentant un clown blanc. De part et d’autre, les jours des représentations locales: les 26 et 27, juillet ? ou juin dernier plus proches ?

Une autre photo a été prise ailleurs dans le village. Pourquoi ? Qui sont ces enfants qui ont intéressés le photographe amateur. Le neveu de mon grand-père, André, le fils de Léonce son frère, me paraît un peu âgé pour être l’un des garçons photographié, lui qui est né en 1940.

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Par contre, au second plan, on lit très bien sur cette façade:

AUTOS

TRACTEURS

et les dernières lettres du titre principal …. GE qui doivent correspondre aux lettres du mot GARAGE. Un garage du cours?

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Trois jeunes de CADEROUSSE en BALADE à FOS en 1942.

Après la balade de quelques enfants de Caderousse (dont mon père) au Pont-du-Gard en 1941…

voir https://wordpress.com/post/unmondedepapiers.com/14084

voici l’année suivante, la triste année 1942, 3 copains de Caderousse, dont encore une fois mon père, partis en promenade pour la Côte Bleue, à Fos, du 1er au 8 août.

Partis en bicyclette bien entendu, par un temps semble-t-il très chaud.

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En 2 photos bien sûr pour pouvoir voir tout le monde puisqu’il faut bien que quelqu’un prenne la photo ! Mon père a coiffé un chapeau colonial digne d’un Tintin au Congo et qui existe toujours. C’est plus difficile à s’en coiffer de nos jours même pour aller à Fos. Alors, il servit dans un passé récent pour quelques défilés carnavalesques et même pour une leçon de vocabulaire sur les couvre-chefs, dans ma vie antérieure.

A côté d’Adrien, deux frères Establet dont le père tenait le Café du Cours: Albert en haut le cadet et Marcel en bas l’aîné bien plus âgé. Mon père avait alors un peu plus de 16 ans pour cette épopée cyclotourisme qui ravirait le Pernois Paul de Vivie alias Vélocio, un autre vauclusien, adepte du tourisme en bicyclette alias cyclotourisme, mort accidentellement 12 ans avant cette photo.

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Cette joyeuse équipe de J1, J2 ou J3 comme c’était écrit sur les tickets de rationnement de l’époque n’allaient pas en terre inconnue, ni en camping mais avait obtenu le prêt d’un cabanon appartenant à un Sorguais, Chariton se souvient mon père, un ami des Establet certainement.

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Un cabanon qu’il a toujours cherché, par la suite, à nous montrer, chaque fois que la route d’une journée à la mer s’arrêtait à Fos. Il était situé non pas en bord de mer mais en bordure d’un canal, non loin d’un pont qui menait à la plage. Il n’existe plus de nos jours même s’il est assez facile de localiser les lieux, dans le secteur d’un pont moderne sur un canal.

https://www.google.fr/maps/place/Fos-sur-Mer/@43.4314505,4.9475164,15z/data=!3m1!1e3!4m2!3m1!1s0x12b619721d5cf72d:0xea40197d819691d

Los de nos jours où le tourisme a presque disparu avec la création d’une aciérie et d’un terminal méthanier qui ont poussé au moment des 30 Glorieuses.

Car, en plus d’un cabanon, notre sympathique équipe bénéficiait du bateau de Paule Noguier, une cousine de mon père !

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On voit Paule avec mon père et Albert Establet en haut et le couple Noguier poser avec mon père en bas. Avec ces quelques images, difficile d’expliquer que la vie pendant la guerre était dure ! Même si elle l’était ! Mais quelques moments de détente bon marché pour des jeunes n’étaient pas interdits. Surtout que les ombres de la Relève et du STO planaient.

Quelques mois plus tard, la zone sud allait voir arriver d’autres touristes moins sympathiques, les Allemands et les Italiens, les premiers contents de ne pas être, eux,  sur le front de l’Est mais au bord de la Méditerranée !

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CADEROUSSE: la DÉCONSTRUCTION d’un IMMEUBLE au fond de « l’andrône » JEAN JAURÈS !

Une autre photographie issue de la collection de ma grand-mère Philine Boissel. Elle date de la même époque à quelque chose près que celle montrant le décoconnage, présentée il y a quelques jours. La voici:

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Il s’agit d’une photo de la même qualité que celle citée ci-dessus: papier fin, couleur bistre peu foncée. Suivant mon père, cette scène raconte la déconstruction d’un immeuble au fond de l’impasse Jean Jaurès, l’andrône comme j’ai toujours entendu dire, à la fin du XIXème, début XXème. Déconstruction et non destruction de la maison Noiret puisque les pierres furent surement utilisées ailleurs. Cette maison était située là où se trouve maintenant la cour attenante à l’arrière de la maison du docteur Fert.

Pourquoi cette déconstruction ? Une hypothèse: les propriétaires voulurent construire une maison mieux exposée ailleurs (cette cour exposée au nord ne voit jamais le soleil) et cette déconstruction leur permit de récupérer les pierres indispensables à cette tâche. Mais ce n’est qu’une hypothèse !

Quelques vues de la famille au travail…

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Peut-être des descendants de cette famille Noiret, s’il y en a, reconnaîtront les leurs ?

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CADEROUSSE, le PETIT et le GRAND RHÔNE, des PHOTOS de famille….

Suite de la présentation de quelques photos d’un autre temps, pas si vieux que cela, l’immédiat après-guerre, quand nos anciens avaient 20 ans. Le Rhône était encore sauvage malgré quelques aménagements et la CNR affinait son projet.

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Avec un paysage comme celui-ci avec des reflets dans l’eau… même si les photos étaient prises avec un appareil amateur.

A Caderousse, le Rhône se divisait en deux, avec un Petit Rhône au raz des digues qui entourent le village depuis le Second Empire et le Grand Rhône, du côté gardois, là où passaient les bateaux.

En été, c’est la période d’étiage, de calme.  On va à la plage…

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quand on trouve quelques mètre-carrés de sable fin qui sentent tout de même un peu la fang(u)e. Ici Maxime et Paulette font un peu de bronzette bien utile pour uniformer la couleur de peau de mon oncle habitué au « Marcel » dans les champs.

Un petit tour en barque…

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pour poser un peu pour l’éternité malgré l’intrusion d’un peu de lumière dans la chambre noire de l’appareil photo et que la pellicule s’est empressée d’incruster.

Des images de barques, à quai,

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ou dans le fleuve pour s’essayer sans trop de risque dans ce Rhône bien calme.

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L’été, c’est aussi l’étiage avec par endroit des galets qui montrent le bot de leur nez en dégageant une odeur si caractéristique que l’on ne connaît plus près d’un fleuve régulé.

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ici, peut-être le grand Rhône, avec un paysage qui ne donne guère de renseignement sur l’endroit où a été prise la photo.

Sur cette vue,  moins de doute, ma tante Paulette et son amie ont posé sur une digue protégeant l’île de la Piboulette des eaux du fleuve quand il se fâche ou près du pont de Roquemaure.

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On croit sentir un mistral glacial passer sur cette portion de digue en plein courant d’air et on frissonne à la vue des ces deux jeunes femmes en jupe, assez courageuses pour poser ici, malgré les grosses chaussettes d’hiver. Au loin , dans la fond, le château de Montfaucon où, longtemps, un veilleur prévenait les mariniers qui abordaient la fameuse rodée du Revestidou, danger majeur du cours provençal du Rhône. La radio qui vient ensuite équiper les bateaux du Rhône fit disparaître ce métier, en cet endroit, mais on l’installa dans une guérite au bord de la fameuse courbe.

Deux dernières vues où posent ma tante et des amis sur la première photo et mon oncle, ma tante et une connaissance sur la seconde. On doit être sur la berge du Petit Rhône, entre Caderousse et le Revestidou.

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L’été est fini, la plage de l’été est couverte par les eaux d’un fleuve assez conséquent en cet endroit. Au fond la colline du Lampourdier où les Romains implantèrent le port d’Arausio (Orange).  Les arbres au fond à droite ont poussé sur les berges de la Piboulette. Personne ne flâne en barque sur le Rhône car, ce jour-là, une bonne technique et quelques muscles étaient nécessaires pour naviguer. Un Rhône de printemps certainement comme l’attestent la végétation qui n’a pas encore démarré et les tenues des personnes qui posent.

Au même endroit ou presque, le même jour, un autre souvenir de ce dimanche de la fin des années 40,…

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Maxime est venu s’incruster entre les 2 amies. Au second plan, des habitations près de « Popol plage » et à gauche de l’arbuste vertical, la digue de Caderousse avec les platanes du cours dépassant. Une photo en toute logique prise devant « l’abattoir » qui servit ensuite de caserne des sapeurs pompiers  et maintenant de foyer pour les jeunes.

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CADEROUSSE, le BAC, le PETIT RHÔNE, les BARQUES…

Un peu pêle-mêle des vues du Rhône venant des collections de mes parents, des cartes postales comme des photos de famille. Des scènes rhodaniennes d’une vie qui se faisait à côté du fleuve, avec le fleuve. Les cartes postales sont certainement d’avant la seconde guerre mondiale, les photos datent de l’immédiat après-guerre.

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Une vue du bac qui permettait de traverser le Petit Rhône au niveau de Caderousse pour se rendre dans l’île de la Piboulette, riche terre agricole. pour mon père c’était tous les jours (sauf le dimanche) pour porter le courrier à l’époque (fin des années 40) où il était le facteur de la commune… même les jours de crues… ce qui devait être beaucoup plus anxiogène !

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Toujours sur cartes postales semi-modernes, les barques attachées le long du Petit Rhône au niveau du village, non loin des digues, près de l’endroit où on peut lire de nos jours de nombreux repères de crue sur un ancien mur. La CNR y a construit une route reliant le pont de Roquemaure au barrage et au Gard côté Codolet-Chusclan moins intrusive que ce qui a été fait ailleurs.
On voit sur la seconde vue une construction en train d’être réalisée au premier plan. Ce doit être le ponton pour le bac qui doit être restauré. Cette seconde carte colonisée doit dater de la guerre. Voici une vue de ce ponton une fois terminé…

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sur lequel pose quelqu’un qui n’a pas été identifié. Le passeur ? Ce bac de Caderousse, sur le Petit Rhône moins large que le Grand Rhône -une évidence- n’était pas un bac à traille mais un bac à rame, sauf erreur de ma part.

Quelques vues d’un Rhône bien paisible sur lequel on aimait se faire photographier.

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Une barque dans un clair-obscur involontaire.

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Ma mère Yvonne, jeune fille, posant sur une barque solidement arrimée à la berge, certainement la condition sine-qua-none pour qu’elle y monte seule !

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Mon oncle Maxime Santiago, fier marinier,  posant sur une barque avec, assise à ses pieds son épouse Paulette, la soeur aînée de ma mère, tout sourire, avec une amie. Il doit s’agir de la barque reliant les 2 rives du Petit Rhône. On a vu Maxime dans l’article parlant de la fabrique de balais Chauvet.

A suivre d’autres scènes rhodaniennes.

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