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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 22 juin 1937

Cette semaine, à la une, le 12ème Paris-Strasbourg à la marche. Il s’agit d’une épreuve pédestre d’endurance de longue distance: 533km. Le vainqueur l’Alsacien Ernest Romens les a parcouru en 74 heures 1′ et 40″. Quelle volonté !

Sur l’image ci-dessus, il traverse Baccarat et il lui reste 115 km à parcourir. Tout simplement.

Cette compétition tiendra autant de place dans ce numéro de Miroir des Sports que le Championnat de France de cyclisme dans celui de la semaine dernière.

Pour preuve.

12 vues de la course. On s’perçoit que les certains spectateurs deviennent des suiveurs et accompagnent l’athlète dans l’effort sans qu’on considère qu’ils faussent la compétition.

L’arrivée victorieuse d’Ernest Romens à Strasbourg.

La foule considérable qui attend le vainqueur sur la place Kléber de Strasbourg en attendant sous les parapluies qu’il se fasse ovationner d’un balcon d’un immeuble.

Les performances d’Ernest Romens les années précédentes. Il avait déjà triomphé à Strasbourg en 1933 et 1935 et était monté sur le podium 6 autres fois dans les 10 années précédentes. Un crack !

1937 sera la dernière année où l’épreuve sera organisée sous cette forme. Après guerre, elle renaîtra sous une forme plus humaine, avec des étapes imposées et dans le sens Strasbourg-Paris. Mais la circulation automobile posera désormais des problèmes d’utilisation du domaine public par la course. Elle deviendra Paris-Colmar en 1981 puis Paris-Ribauvillé en 2015. Cela reste tout de même une épreuve « inhumaine ».

Les autres sujets du magazine.

Le nouveau Stade-Vélodrome vient d’être inauguré, boulevard Michelet à Marseille. Il a vu la victoire 2-1 de l’Olympique de Marseille sur le Torino. On le devine bien rempli de spectateurs pour cette inauguration internationale.

Une autre vue des infrastructures temporaires construites pour l’Exposition Internationale de Paris 1937. Ce coup-ci, pas de traction humaine des embarcations pour cette compétition nautique à moteur organisée par le « Yacht Moteur Club de France » à l’occasion de l’Exposition.

Une belle harmonie visuelle lors de cette démonstration gymnique à l’occasion de la fête annuelle du Fémina Sport, au stade Elisabeth de la Porte d’Orléans à Paris.

Pour terminer les sélectionnés de l’Equipe de France qui participeront au futur Tour de France sont présentés au Parc des Princes.

Ce seront Thiétard, Archambaud, Le Grévès, Cloarec (qui a obtenu sa sélection), Gamard, Speicher, Marcaillou et Tanneveau. Manquent à l’appel pour cause de compétition dans le Sud; Lapébie et Choque.
Leurs alter ego de la sélection belge pour le Tour, emmenés par le vainqueur 1936 Sylvère Maes.

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 17 juin 1917

(JOUR 1050 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Marat assassiné dans son bain par Charlotte Corday le 13 juillet 1793 ? Non un soldat et son chien blessés par la même balle ! Image larmoyante et totalement montée !

Ce numéro du Miroir, à la différence du précédent, va nous faire voyager à travers le monde.

En Russie tout d’abord.

Retour sur les festivités de Petrograd du 1er mai dernier.

La foule sur le Champ de Mars, on l’a lu abondamment la semaine dernière et le témoignage d’un Poilu russe ayant perdu un bras. Ressemblant à Lenine, il appelle à continuer la guerre. Pas sûr !

Aux Etats-Unis ensuite.

Plusieurs pages sur ce sujet.

Une base pour l’entraînement des futurs aviateurs a été ouverte à Plattsburgh, dans l’Etat de New York, non loin d eta frontière canadienne. L’ébauche du futur aéroport de Plattsburgh.

Du personnel de santé américain arrive à Londres, en haut. En bas, des ambulancières défilent devant le Président Wilson.

La conscription n’existant pas en Amérique, les hommes, à l’instar des Britanniques au début de la guerre, sont enrôlés volontaires. Il faut battre le pavé pour en trouver. Ci-dessus un Peau-Rouge harangue les Yankees en les incitant à rejoindre l’Armée.

Un première unité française a rejoint le front français. Il y reçoit la bannière étoilée envoyée par Wilson.

La Grèce maintenant.

Les supporters du Premier Ministre Elefhéros Venizélos prêtent serment au drapeau, le 20 mai à Argostoli.

La Grèce toujours au bord d’une guerre civile doublant la guerre contre Allemands et Bulgares.

En Italie enfin.

Deux vues du front italien, du côté des Dolomites.

En haut, le bombardement du Monte Santo par les troupes alpines italiennes. En bas, des volontaires italiens (arditi) près à attaquer (peut-être).

Un peu de front français pour terminer.

Le Miroir se gargarise après la destruction d’un point d’observation allemand par l’artillerie franco-britannique. On dirait pourtant qu’il s’agisse d’un château ancien. Un acte de barbarisme gratuit ?

Une avancée de chars d’assaut avec cette originale photo prise depuis l’ouverture d’un char et montrant un char voisin.

Pour finir, le travail d’un observateur depuis sa nacelle suspendue à un ballon captif. Ce à quoi il faut veiller:

Noter ses observations sur les cartes et les transmettre, mais aussi…

…veiller à ce que le parachute soit fin prêt à servir. Un Taube peut surgir à tout moment !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 15 juin 1937

L’actualité sportive du dimanche 13 juin était écrasée par le Championnat de France de Cyclisme sur Route organisé comme tous les ans à Montlhéry, à 25 km au sud de Paris. Une course sur circuit  qui permet aux spectateurs de suivre régulièrement l’épreuve. Un foule considérable s’était déplacée au bord de la route et dans l’autodrome où était jugé l’arrivée.

C’est Georges Speicher qui remporta l’épreuve, lui, l’ancien vainqueur du Tour de France et du Championnat du monde 1933, de Paris-Roubaix 1936 et déjà lauréat du Championnat de France en 1935.

Le classement montre que le Pantinois fit un écart conséquent sur ses poursuivants (7 minutes) pourtant des cracks du cyclisme des années 30 (Roger Lapébie, Le Grevès, Antonin Magne).

Cette image montre toute la volonté du futur vainqueur, devant une foule considérable, dans une côte du parcours.

Pas moins de 26 photos illustrent cet événement sur 4 pages:

le tout couronné par celle de Speicher dans son nouveau maillot de Champion de France qu’il pourra conserver une année:

Autre événement moins important mais avec des images très intéressantes:

Une course d’aviron sur la Seine et intitulée la Course de l’Exposition.

Les Suisses et les Allemands remporteront des succès, seuls les athlètes du SN Marne tireront leur épingle du jeu. A noter, sur les 2 photos ci-dessus, les pavillons aujourd’hui disparus de l’Exposition Internationale de 1937.

Comme l’actualité est rare en cette mi-juin, en attendant le Tour de France, une double page de belles photos d’attitude acrobatique de champions de sport divers et variés: gymnastique, athlétisme…

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Un Tour du VAUCLUSE pour lancer la saison cycliste en 1924.

C’est Le Miroir des Sports du 3 avril 1924 qui nous raconte le début de la saison cycliste, loin des Emirats comme cela se fait de nos jours.

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Tout d’abord, ce début de saison se situe en avril et non en janvier et c’est dans le Vaucluse que quelques cyclistes professionnels vont se mélanger à un peloton de coureurs régionaux, tout contents de se mesurer à l’élite. Et c’est les échappées devant l’Arc-de-Triomphe romain d’Orange que le magazine sportif a choisi pour illustrer sa une.

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Les échappées ne sont pas des coureurs qui ont laissé leur nom dans la mémoire collective du sport cycliste mondial, loin de là: Ducerisier, Ville et Hillarion. Il faut dire que bien des pros ont pris la tangente depuis le premier tiers de la course suite à un incident:

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une erreur d’aiguillage de la part des occupants d’une voiture suiveuse qui rejeta les frères Pelissier, Suter, Alavoine, Jacquinot dans la nature avec un débours de 30 minutes sur les premiers quand ils retrouvèrent la route de la course, comme nous le raconte ce passage de l’article:

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Des pros peut-être pas si mécontents que cela de rentrer à l’hôtel plus tôt que prévu, à une semaine du grand Paris-Roubaix qui est leur premier objectif de 1924 !

Surtout que le départ de la randonnée autour du Vaucluse s’était passé dans une ambiance du Nord de la France…

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humidité, brouillard, froid… Mais cela allait rentrer dans l’ordre dès l’apparition des premiers rayons du soleil provençal.

La course est en effet un véritable Tour du Vaucluse, partie d’Avignon pour rentrer au même endroit en passant par le pied du Luberon, les monts du Vaucluse (on ne monte pas au Ventoux tout de même), le grand nord vauclusien en fin de parcours, vers Bollène, comme on le voit ici…

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avant une descente le long du Rhône sur la Nationale 7 comme ici à Mondragon…

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avec un paysage connu de la route de Bollène, Orange(on l’a vu), Courthézon…

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pour une arrivée sur le vélodrome de Bagatelle en Avignon, un stade-vélodrome situé à proximité du pont suspendu d’alors (pont Saladier de nos jours), dans l’île de la Barthelasse, un stade qui existe toujours même s’il a perdu son vélodrome… que l’on perçoit tout de même encore un peu:

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 Une belle victoire de Maurice Ville devant Hillarion et Ducerisier comme on peut le lire sur ce classement final de la course:

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Une belle balade en Vaucluse de 283 bornes (!) parcourues à presque 30 km/h de moyenne. Une preuve que les absents qui se sont esquissés le matin eurent tort: Maurice Ville fit second de la « Pascale », sur le vélodrome de Roubaix, le dimanche suivant !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 10 juin 1917

 (JOUR 1043 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une vue qui date d’un bon mois en arrière. Le 1er Mai, le Ministre Russe de la Guerre, Kerensky, leader de la Révolution de Février s’adresse aux ouvriers sur le Champ de Mars à Petrograd. On nous dit que par moins de 90 tribunes ont été édifiées pour permettre aux tribuns de s’exprimer. Mais qui doit pouvoir l’entendre dans ces conditions.
Car il est vrai que la place est noire de monde:

Au même endroit que Kerensky, c’est un ministre français, Albert Thomas, ministre des munitions qui s’adresse à la foule !

Après ces images paisibles de Petrograd, la revue fait une large part aux combats sur le front français, avec bien entendu l’interrogation de savoir s’il s’agit de vraies images de guerre ou des vues de manoeuvres présentées comme de vraies photos du front.

Tout d’abord, Laffaux, partie ouest du Chemin des Dames.

Tout n’est que ruines et destructions après l’attaque du Moulin de Laffaux des 5 et 6 mai 1917.

A l’autre extrémité est du Chemin des Dames, Juvincourt, au nord de Berry-au-Bac et une attaque réelle ou simulée.

Si l’image du haut semble plausible, celle du bas ne le paraît pas surtout à la lecture de la légende: …les hommes ont atteint la limite de leur avance. Les mitrailleuses ennemies les arrêtent et, sous la protection des nôtres, ils commencent à creuser rapidement une tranchée.

Entre les 2, plus près de Juvincourt que de Laffaux, Craonne:

En 3 images une attaque et des instantanés pris à 4 heures 20 du matin. Le Miroir insiste sur la prise de Craonne ce que les feuilles allemandes s’entendent à travestir les résultats (de l’attaque française).

 Après la terre et les luttes pour quelques dizaines de m2 de territoire, les airs.

Dans les cieux, sous les yeux des photographes, la 11ème victoire de l’adjudant Madon…

…et la chute de son adversaire, un Albatros tombé derrière les ligne françaises.

Plus tard, l’as des airs victorieux est fêté à son atterrissage. Georges Madon terminera la terre avec 41 victoires officielles et 64 non homologuées mais probables. Il se tuera le 11 novembre 1924 à Bizerte lors d’un meeting aérien à la mémoire de Roland Garros.

La guerre d’observation par ballon. Bien souvent l’observateur en était réduit à redescendre sur terre en parachute.

La démonstration par l’image.

Pensé depuis bien longtemps et testé à la fin du XVIIIème siècle, le parachute ne prit son essor que lors de la Première Guerre Mondiale pour les observateurs et à la fin de la guerre, les pilotes d’aéroplane. C’est d’ailleurs le parachute qui sauva la vie à l’aviateur Hermann Goering, as de la Grande Guerre et futur dignitaire nazi.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 8 juin 1937

Le Miroir des Sports fait sa une d’une course d’avant-Tour de France: Paris-Belfort. Une course tout de même terriblement harassante puisque disputée sur un jour sur un parcours de 420km.

C’est le Belge Colvert qui remporta l’épreuve en 12 heures 46′, victorieux d’une demi-longueur de l’Italien Carini. Après 420 bornes, un écart de quelques dizaines de centimètres entre les 2 premiers.

Le passage des échappés à Langres devant une foule considérable, très organisée. Au milieu de la route les spectateurs et au bord, le passage des voitures non concernées par la course. Comme quoi, avec un peu de bonne volonté !

En parallèle s’est déroulé sur 4 jours et autant d’étapes le Prix Wolber. 4 étapes: Paris-Avallon; Avallon-Roanne; Roanne-Saint-Etienne (étape de montagne) et en 2 demi-étapes le même jour: Saint-Etienne-Villeneuve-sur-Allier et Nevers-Paris (vélodrome Buffalo).

Une course réservée aux cyclistes en devenir, remportée par le Lillois Cacheux.

Football avec la fin de saison et les phases finales de la Coupe de L’Exposition. On a vu que l’OM était passé à la trappe suite au jet de la pièce après le match nul avec Chelsea.

Les 2 1/2 finales jouées le jeudi 3 juin:

A Lille, victoire des Italiens de Bologne sur le Slavia de Prague 2-0.

A Colombes, victoire de Chelsea sur l’Austria de Vienne sur un même 2-0.

La finale opposera donc le dimanche 6 juin Bologne à Chelsea.

Résultat attendu avec le victoire des Italiens 4-1.

Sans une pièce mal retombée, l’OM aurait pu jouer et peut-être remporter cette unique Coupe de l’Exposition 1937. Un avant-goût des Coupes d’Europe des Clubs qui apparaîtront 20 ans et une guerre mondiale plus tard !

Retour sur la compétition internationale au Stade Nautique des Tourelles à Paris. Le plongeon est peu connu mais de tout temps donna des images impressionnantes. En voilà une autre:

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 03 juin 1917

 (JOUR 1036 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La guerre sous-marine fait rage. De nombreux bateaux sont coulés par les U-boats. Les scènes de sauvetage telles que celle présentée se multiplient par toutes les mers et océans de la terre. Sans oublier les pirates qui agissent pour les Allemands comme les sous-marins. L’insécurité maritime est totale.

En seconde de couverture, on parle d’un transport, le « Gard » qui a lutté 2 heures contre 2 sous-marins qui l’attaquaient au canon.

Après s’être échappé de ce piège, l’équipage pose avec son capitaine Robert Etienne.

En Italie, l’offensive italienne se déroule du pied des montagnes jusqu’à la mer, de Talmino à la côte vers Trieste.

Une petite carte pour comprendre la situation, la flèche indiquant Talmino.

En Russie, la Révolution bourgeoise a décidé de faire ôter toutes les traces de l’ancien régime.

On enlève des aigles impériaux…

…par tombereaux entiers.

Au Chemin des Dames, le vaguemestre fait ses affaires aux milieux des cadavres.

Cadavre allemand bien entendu, en atteste le casque à côté de celui-ci.

Les tanks maintenant, qui ont fait leur réapparition après une première tentative infructueuse en 1916.

On ne dit pas encore chars mais tanks.

Des équipages posent devant leurs engins.

Même en Orient, en Mésopotamie, des chars d’assaut sont là et ont surpris les Turcs.

Pour terminer, retour en France à la gare du Nord, …

les femmes s’occupent de l’entretien des appareils. Une photo qui fait penser aux ouvriers travaillant à l’édification des buildings de Manhattan.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 1er juin 1937

Du cyclisme à la une, Bordeaux-Paris plus précisément. Il s’agit d’une course aujourd’hui disparue des calendriers. Un course inhumaine disaient certains coureurs. De Bordeaux à Paris, c’est tout de même un rallye de plus de 550 km ! En une seule traite ! Les coureurs partaient de nuit de Bordeaux. Ils prenaient les entraîneurs vers le tiers de la course, une petite motocyclette qui leur permettaient d’être abrités. Le reste, c’était à celui qui tiendrait le plus longtemps possible. En 1937, ce fut un Belge totalement inconnu, Joseph Somers.

De grands noms (Lapébie en 1937) participaient à cette course, ce qui n’était plus la cas avant sa disparition en 1988.

D’autres vues:

Le plus grand exploit de cette course fut réalisé en 1965 par Jacques Anquetil, vainqueur le samedi du Critérium du Dauphiné Libéré. Il prit l’avion (de De Gaulle) à Nîmes qui l’emmena à Bordeaux. Quelques heures après, il prenait le départ de Bordeaux et remportait la course une dizaine d’heures plus tard, à la Cipale.

Suite du tennis à Roland-Garros pour les Internationaux de France. On avait laissé les sportifs aux 1/8èmes de finales des Tournois. On les retrouve au niveau des 1/2 finales et finales.
Chez les hommes, les finalistes entre dans le court:

Entrée des finalistes: l’Allemand Henner Henkel et l’Anglais Henry Austin pour une victoire…

…l’Allemand Henkel.

Chez les femmes, voici les finalistes:

Mme Simone Mathieu, la Française et sa concurrente Danoise, Mme Hilde Krahwinkel Sperling.

C’est cette dernière qui reporta la rencontre à l’issue d’un match lénifiant entre 2 joueuses très fortes pour se renvoyer la balle du fond du court.

La grande révélation de ces quinze jours parisiens fut le longiligne français Yvon Pétra, âgé de 21 ans, qui remporta le double l’année suivante et inscrivait son nom à Wimbledon en 1946.

Encore un peu de football avant les grandes vacances et la coupe de l’Exposition (Universelle 1937 s’entend).  C’est l’occasion de voir les 2 meilleurs clubs français affronter des grands d’Europe: les Italiens de Bologne, les Anglais de Chelsea. Sont également de la fête:  les Allemands du V.F.B. Leipzig, les Autrichiens de l’Austria de Vienne, les Hongrois du Phoebus de Bucarest et les Tchèques du Slavia de Prague.

Les résultats:

Quelques vues  de la rencontre OM-Chelsea à Antibes.

La poignée de mains des capitaines.

Le but égalisateur des Anglais.

Les compositions des 2 équipes.

Le nul entre l’OM et Chelsea entraîna un tirage au sort pour désigner le qualifié pour les 1/2 finales et le sort désigna… Chelsea pour jouer le jeudi suivant. On y reviendra.

Pour terminer, une belle photo prise autour du bassin de plongeon de la piscine parisienne des Tourelles avec une entrée dans l’eau parfaite de ce concurrent, le Français Lemaître.

La saison nautique est aussi lancée.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 27 mai 1917

 (JOUR 1029 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une image d’un thème qu’on a déjà vu plusieurs fois: la protection contre les gaz. L’homme…

…comme le chien…

…portent le même engin à travers lequel il est si difficile de respirer. Quant à que cela soit bien réel… Une belle photo montée surtout quand on voit en arrière-plan des brancardiers à l’oeuvre. Bof !

Une nouveauté: des abris bétonnés construits par les Allemands pour protéger leur artillerie.

On n’avait pas encore vu cela et ces constructions doivent être restées particulièrement limitées.

Une vue de tirs d’artillerie sur la Scarpe, une rivière du nord de la France dans un paysage bouleversé:

A noter au premier plan des tombes de Poilus toutes proches des tranchées.

A Reims, en Champagne, les bombes tombent sur la ville et l’Hôtel-de-Ville a été détruit par ces tirs d’artillerie.

A rapprocher de la vue de la semaine dernière de la cathédrale cachée par les volutes de fumée.

En Champagne où on peut enfin voir une attaque avec un mouvement de chars d’assaut.

 

S’il s’agit de l’attaque du Chemin des Dames du 16 avril 1917, à Berry-au-Bac, les chars Schneider engagés connurent un échec important et ce qui n’encouragea pas les vieux généraux à approfondir cette stratégie militaire. Plus tard, les chars Renault, plus petits et maniables, eurent plus de succès !

Une vue d’ailleurs de ce secteur du Chemind des Dames avec les destructions de Crayonne après la bataille.

Craonne, la ville de la chanson pacifiste écrite suite à ces attaques meurtrières et inutiles.

Premiers américains en Europe utilisant une méthode d’observation totalement désuète.

On se croirait revenu en 1914 !

Par contre, à l’opposé, on nous présente une nouvelle technique pour creuser les tranchées avec ce matériel de travaux publics particulièrement moderniste.

On n’a pas inventé mieux un siècle plus tard pour creuser des tranchées. Ce ne devait pas être les Poilus qui se plaignaient de cette invention…. même si elle ne fut certainement guère utilisée en vrai… l’engin de terrassement étant une cible facile pour ceux d’en face.

Allons en Orient. Première étape la Macédoine où l’on voit une fanfare française jouer la Marseillaise nous fait-on croire ou la Madelon plus certainement au pied d’un minaret.

Cela fait penser au roman graphique en 5 volumes Quintett se déroulant dans cette partie du front.

Seconde étape plus à l’est, la Mésopotamie où les Britanniques ont beaucoup progressé et fait régressé l’Empire Ottoman.

Les prisonniers turcs sont légion tout comme en Palestine où, de partout, les Turcs ne sont pas capables de défendre un empire aussi vaste.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 25 mai 1937

A la une de Miroir des Sports du 25 mai 1937, du cyclisme sur piste et le match de vitesse entre Louis (Toto) Gérardin à gauche et Louis Caillot à droite, son challenger, sur la piste du Parc des Princes. Au printemps, le Vel d’Hiv est fermé et ce championnat de France sur piste de vitesse se court sur une piste en plein air. De la vitesse oui alors qu’on est en pleine séance de sur-place sur la belle de la finale. Une tactique pour forcer l’adversaire à y aller en premier, ce que Gérardin fera et ce qui permettra à Caillot de devenir Champion de France. Physique et tactique la vitesse !

Les Internationaux de France de tennis et le compte-rendu de la première semaine, au stade Roland-Garros à Paris.

A gauche et au centre en haut, la finale du double messieurs: ce sont les Allemands Henkel-Von Cramm

qui l’emporteront sur la paire sud-africaine Kirby-Farquharson.

Au centre, en bas, l’entrée des finalistes du double dames, Mme Mathieu et Miss Yorke (1 et 3 à partir de la gauche) contre Mrs Andrus et Mme Henrotin (2 et 4).

A droite, une phase de la double mixte Borotra- Mme Boegner vaincu par la paire Mme Mathieu-Pétra.

A suivre pour les résultats des simples, la semaine prochaine.

Les derniers soubresauts du football pour cette saison 1936-37.

Le dernier match du Championnat de France de Première Division: O.M.-Sochaux.

Un tir puissant de Weisskopf qui ne fera pas mouche, les Marseillais étant battu pour leur dernière sortie à l’Huveaune 0-1. L’O.M. champion termine par 2 défaites d’affilée face à Lille et Sochaux. Pas très sérieux mais un titre de champion à la clé au bénéfice du règlement, le goal-average plus important de l’O.M. sur le co-leader Sochaux avec 38 points.
Football encore avec le match international à Colombes entre l’Equipe de France et son homologue d’Irlande. Malgré toutes les occasions françaises comme ici…

…ou là où on est persuadé que le ballon va franchir la ligne…

…les Irlandais l’emporteront 0-2. Une autre fin de saison ratée !

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