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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 9 septembre 1917

(JOUR 1134 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, des prisonniers allemands défilent devant le général Mathieu du côté de Verdun. Ils marchent sur leur célèbre pas dit de l’oie.

Toujours Verdun avec deux vues d’une attaque française sur les lignes allemandes.

En haut les fantassins se déploient sous la mitraille. En bas, une vue de cette attaque prise au coeur des troupes. Tout cela semble bien trop propre pour être honnête.

Des ambulancières britanniques.

En haut, casquées quand elles interviennent dans un village en ruines; en bas dans des tenues plus conventionnelles après une remise de décoration.

Sur mer, un transport américain vient de s’apercevoir qu’un sous-marin allemand rode dans les parages.

On voit le périscope dépasser des eaux. Les marins s’activent autour du canon pour être les premiers à tirer.

Pour terminer, une vue d’une explosion d’un obus allemand près des tranchées canadiennes.

La scène se passe dans les faubourgs de Lens, dans le Pas-de-Calais.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 8 septembre 1917

(JOUR 1133 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la célébration du 3ème anniversaire de la Libération (très partielle) de l’Alsace, une autre occasion de remonter le moral des troupes et de l’arrière, le 3ème anniversaire de la Victoire de la Marne ! C’était effectivement en septembre 1914. Le Général américain Pershing remet un Livre d’Or à Joffre. Pourquoi donc ?

Les Allemands partis (pas très loin, sur la ligne Hindenburg !), on reconstruit les ponts détruits. C’est le travail des unités du Génie.

Sur cette double page, on voit que des scaphandriers sont quelquefois employés pour aller vérifier les infrastructures sous les eaux. Original !

On parle ici de troubles en Espagne fomentés par des agitateurs allemands.

Les grèves et les manifestations ont été réprimées par le gouvernement de Dato. Contrairement à ce que dit J’ai vu, ces troubles n’ont pas grand chose à voir avec l’Allemagne mais plutôt avec l’instabilité politique en Espagne alors et en liaison avec les événements qui se passent en Russie. C’est surtout en Catalogne et dans les régions industrialisés que ces troubles eurent lieu. ce sont les premiers soubresauts d’une instabilité politique qui aboutira deux décennies plus tard à la guerre civile.

Pour terminer, deux vues aériennes très parlantes: Le martelage des positions allemandes par les Anglais. Dans les Flandres belges bien entendu ! Il ne reste pas grandes traces de vie après les déluges de l’artillerie.

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Des PHOTOS du TOUR de FRANCE 1949 au col de CARPIAGNE.

Il s’agit de quatre photos prises avec un appareil photographique à l’occasion du « passage du Tour de France 1949 au col de Carpiagne ». On voit les spectateurs et peut-être quelques officiels qui ont pris place sur le plateau d’une camionnette pour applaudir les concurrents.

Carpiagne, c’est le nom du camp militaire au-dessus de Marseille, sur la route de Marseille à Cassis, emprunté par les concurrents de la course pédestre le dernier dimanche d’octobre tous les ans.
Le sommet est maintenant appelé col de la Gineste.

En 1949, les concurrents du Tour de France l’empruntèrent 2 fois, le soir de l’étape Nîmes-Marseille du 15 juillet dans un sens et le lendemain matin, le 16 juillet, juste après le départ de l’étape Marseille-Cannes dans l’autre sens.

La course était donc partie ce 15 juillet 1949 des arènes romaines de Nîmes.

Mais pour rejoindre Marseille, la course avait pris le chemin des écoliers.

Elle avait franchi le Rhône sur un des seuls ponts réparés après la guerre, celui de Beaucaire-Tarascon.

De là, la course avait tourné à gauche, vers le nord pour passer sous un autre pont, celui d’Avignon.

Le journaliste peu au courant des faits annonçait dans la légende de cette photo que le pont Saint-Bénézet n’avait pas pu être emprunté par la course car il n’était pas encore réparé après que les Allemands l’aient détruit ! A sa décharge, que raconterait un historien s’il rédigeait un article sportif ?

Suite des histoires de pont intacts ou démolis, la Durance fut franchie à Cavaillon sur un pont métallique de substitution.

C’est au 140ème km (sur les 199 du parcours) que les choses commencèrent à bouger. Et deux coureurs s’échappèrent peu avant la dernière bosse, celle de Carpiagne: Blanc et Goldschmidt, le futur vainqueur de l’étape.

Les voici donc vus par les photo-reporters sportifs…

avant la plongée sur Marseille et le Stade-Vélodrome pas encore Orange, pendant laquelle Goldschmidt oublia Blanc.

La une du Dauphiné de l’époque:

Les autres photographies prises par cet amateur cycliste en 1949, à la Gineste…

 

Qui sont ces routiers ? Les 2 échappés en haut et les premiers coureurs du peloton très certainement, peloton qui arriva groupé au Vélodrome, réglé au sprint par Jean Robic.

Et comme à l’époque, tout terminait par la page humoristique de Pellos, voici donc comment il dessina cette arrivée d’étape à Marseille:

La sardine avait aspiré le vainqueur !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 2 septembre 1917

(JOUR 1127 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une modeste tombe allemande dans un cimetière allemand de Pargny dans la Somme pour la couverture de ce numéro du 2 septembre 1917 de la revue Le Miroir. Pourquoi cela ? Pour un trait d’humour du magazine puisque cette tombe abrite les restes d’un grenadier allemand appelé Wilhelm Kaiser soit l’Empereur Guillaume honni des Alliés. L’humour a décidément bien changé !

On préfère à cela ces images d’un aéroplane allemand abattu du côté de Verdun.

Devant les débris de l’appareil disloqué au sol, le pilote français qui a abattu l’avion vient se recueillir. Il a toujours existé ce respect des as de l’aviation envers leurs ennemis, respect réciproque bien entendu.

Le front de Boesinghe (Boezinge dans le secteur d’Ypres en Flandres belges).

Après une attaque allemande, une de plus, le village et les environs sont complètement détruits.

Paysage bouleversé, arbres squelettiques… ruines. Un grenadier allemand des troupes d’assaut (ou présenté comme tel) a été fait prisonnier.

On le voit protégé par une cuirasse assez imposante. Toute la tristesse et la résignation du prisonnier dans cette image !

Un bombardement par un gros obus de 210 allemand non localisé et une conséquence insolite…

…l’automobile s’est retrouvée sur le toit du bâtiment ! Carrero Blanco avant l’heure !

J’ai vu en avait parlé hier, Le Miroir aborde ce thème aujourd’hui…

…les festivités pour célébrer le 3ème anniversaire de la « Libération » de quelques arpents d’Alsace: drapeau des vétérans et Hirschauer à Dannemarie.

Aux USA, on prépare l’aviation de guerre.

On construit des abris pour les avions et les futurs pilotes reçoivent une instruction militaire avec l’apport d’un officier français.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er septembre 1917

(JOUR 1126 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de J’ai vu du 1er septembre 1017, les généraux commandant les divers fronts dont on parle au coeur de l’été: le général Guillaumat à Verdun, Berthelot en Roumanie, le duc d’Aoste en Italie, sur le Carso et le général britannique Currie dans le Nord de la France. Pas très intéressant ni important !

On fête ce qu’on peut pour le début de cette troisième année de guerre. Alors, comme on avait libéré quelques kilomètres-carré d’Alsace en 1914, on en profite pour le rappeler. En cette occasion, le vieux général Hirschaner, un enfant du pays s’entoure d’enfants en tenues traditionnelles du côté de Dannemarie.

Des manoeuvres en Angleterre pendant lesquelles des Tommies enfourchent des mannequins représentant des militaires allemands. Aussi utile que quand des toreros s’entraînent avec une vachette à roulettes !

Une vue originale et surprenante pour terminer…

Du côté du bassin d’Arcachon, les plages sont noires de monde de baigneuses oubliant la guerre. Le commentaire parle de convalescents, de soldats canadiens, russes ou américains (des Sammies) mais on n’en voit guère sur les photos sensées illustrer les propos !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 31 août 1937.

A la une du Miroir des Sports du 31 août 1937, le cycliste breton Jean-Marie Goasmat, un routier populaire après ses performances sur le Tour de France a remporté le Circuit de l’Ouest, en enfant du pays.

Une série de photos  de cette course avec quelques paysages bretons:

De gauche à droite et de haut en bas:

  • le passage devant le château de Guérande
  • le peloton à Pont-Aven
  • puis à Concarneau
  • le nouveau pont routier de Plougastel-Daoulas.

Résultats de la seconde journée de Championnat de France de football.

Match nul de l’O.M. contre Cannes 2-2. On constate à la vue de la photo de cette rencontre…

…que l’O.M. joue dorénavant au Stade-Vélodrome inauguré au printemps et qu’il a délaissé son vieux stade historique Fernand Buisson alias stade de l’Huveaune aujourd’hui disparu pour faire place à une opération immobilière près du parc Borély.

Enfin, le dessin humoristique de Red raconte le mal-être du sport français en cet été 1937.

Les Français multiplient les défaites et les journalistes du Miroir des Sports vont peu à peu lorgner sur ces régimes politiques qui font gagner leurs sportifs: l’Italie fascistes et l’Allemagne nazie. En 1940, ils pourront allègrement franchir le pas de la collaboration !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 26 août 1917

(JOUR 1120 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Ministre de la Guerre Paul Painlevé et le général Franchet d’Espérey visitent des tranchées françaises.

Le fort de Manonviller vers Lunéville (40km de Nancy) a connu des bombardements.

Malgré la voûte métallique, un obus a pu la perforer. C’est dire la puissance des explosifs allemands.

Humour: la petite quincaillerie du Poilu.

Tout ce que le Poilu risque d’avoir besoin pendant sa période militaire regroupé par ce soldat qui ne manque pas d’humour!

Bataille de l’Yser, en Belgique.

Une attaque, quelques avancées et des prisonniers allemands, dans un décor humide.

Près de Noyon, dans l’Oise, des carrières ont été reconquises par les Alliés.

Ces carrières ont été exploitées avant la guerre. Elles ont servi de refuge aux troupes allemandes pendant la guerre. Elles ont été reprises suite au recul des Allemands sur la ligne Hindenburg. Les inscriptions en Allemand demeurent !

Un petit tour aux Etats-Unis.

Pour enrôler des nouveaux volontaires a été organisée une semaine anglaise de recrutement. A l’issue de celle-ci, on a pu assister à un défilé des troupes écossaises dans les rues de New York.

Mais les Peaux-Rouges ont aussi rejoint les troupes américaines.
Quant aux aviatrices américaines, elles posent ici, remplaçant les hommes partis Outre-Atlantique dans les missions de garde-côtes.

Pas encore sur le front mais participant à la guerre tout de même quand on connaît les menaces représentées par les pirates et sous-marins allemands.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 25 août 1917

(JOUR 1119 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des troupes de marine britannique sont en train de hisser un canon sur un fort des Echelles du Levant: Malte ? Gibraltar ? la Crète ?

Aux Etats-Unis, les troupes traversent l’Atlantique pour  rejoindre le front français. Mais pas seulement.
Ci-dessous, les avions américains aussi sont embarqués sur bateaux pour aller vers l’Europe.

L’aviation américaine sera bientôt opérationnelle !

En Orient, la guerre fait rage et là aussi, les civils sont victimes des bombardements.

Dans un village maronite du Liban, les Allemands ne se sont pas faits des amis après ce bombardement, comme il l’avait fait en tirant sur Jérusalem.

Une page sur le Bataillon féminin de la Mort en Russie.

J’ai vu en a parlé dans son numéro du 18 août 1917.

En double page centrale, un dessin représentant le procès d’une Espionne allemande qui sera condamné à mort.

Bien que son nom ne soit mentionné (on dit l’Espionne), on peut penser qu’il s’agisse du procès de Mata-Hari qui commença le 24 juillet 1917. Elle sera condamnée à mort et le président de la République Raymond Poincaré ne la graciera pas. Elle sera exécutée le 15 octobre 1917. Ce procès permettait au pouvoir de faire diversion, il fallait faire oublier les mutineries du printemps 1917.

Pour terminer, le ravitaillement.

Et les rationnements qui commencent, en ville surtout, la France rurale n’étant pas autant atteinte que pendant la Seconde Guerre Mondiale. On a nommé un ministre du ravitaillement, M. Viollette, celui du rapport qui faillit changer le sort de l’Algérie sous le Front Populaire.

On doit rationner le pain en attendant la soudure de la nouvelle récolte, le sucre à cause des destructions des sucreries et l’occupation des terres à betteraves du Nord de la France, la viande…

et le charbon pour des raisons similaires au sucre.

 

 

 

 

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 24 août 1937.

A la une de ce Miroir des Sports du 24 août 1937 une photo de l’athlète américain Ben Johnson considéré par la successeur de Jesse Owens, la grande star des Jeux Olympiques de Berlin, en août 1936.

Il était au stade de Colombes devant 12 000 spectateurs pour remporter facilement les 100 et 200 mètres du meeting.

Un succès extraordinaire. Dommage que tous les commentaires soient pollués par des propos racistes dans la ligne Banania ! …son frère de race… la race noire dispose de plus d’un champion…

Les poloïstes hongrois, vainqueur de la Coupe Horthy à Budapest posent pour la postérité.

Il s’agit d’une grande génération de joueurs de water-polo. Mais le journaliste n’a pas idée d’ajouter qu’ils sont de race blanche !

C’est la reprise du championnat de France de football de 1ère et seconde divisions. Et le champion sortant, l’Olympique de Marseille, a perdu à Lens, le promu, champion de seconde division 0-1.

Les compositions des équipes.

Les résultats de cette première journée.

Le Miroir des Sports a traité cette journée de championnat par le match parisien Red Star- Excelsior 2-2.

L’O.M. avait joué en milieu de semaine pour un match de gala organisé par l’Association Internationale des Journalistes Sportifs à Colombes.

L’O.M. avait gagné 1-0 contre Daring le champion de Belgique et le capitaine Bruhin reçoit la Coupe mise en jeu en cette occasion.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 19 août 1917

(JOUR 1113 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les Volontaires américains pour le front français sont tirés au sort. Une pratique classique mais ici artisanale, pour le moins.

La bataille du Chemin des Dames a beaucoup fait de dégâts chez les hommes. Mais que dire des lieux ?

Ici, ce qu’il reste du village de Craonne. Des ruines ! Le village sera reconstruit après-guerre en contre-bas du plateau de Californie où il se situait. Il compte aujourd’hui 79 habitants mais accueille de nombreux colloques sur la Grande Guerre. On se doit de prononcer Kran et non Kraon.

Un tunnel recouvert de bâches pour rejoindre le plateau de Californie.

Etait-ce vraiment utile, les relèves se faisant de nuit ?

Original et paradoxal: un train d’artillerie blindé côtoie une moissonneuse en pleine action dans une plaine française non localisée.

Par contre, ici, ces soldats britanniques prennent un repos dans des tranchées des Flandres, dans un paysage bouleversé.

Pour terminer, un camp de prisonniers allemands, des officiers au nombre de 175, à l’appel dans le Midi de la France.

Mais où ?

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