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La COURSE de CÔTE du VENTOUX, version 1913.

C’est dans cette revue…

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du 28 août 1913 qu’on peut lire un reportage sur…

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La photo de la couverture n’a rien à voir avec ce sujet. Ce visage est celui du nouveau recordman de l’heure, Oscar Egg, un coursier suisse qui a battu le record de Marcel Berthet de 778 mètres (43,525 km contre 42,741 km… donc 784 mètres comme on peut le lire sur wikipédia). La tentative a eu lieu lors d’une nocturne au Vel d’Hiv à Paris, soirée qui a également vu le Français Marcel Godivier battre le record des 100 km derrière tandems. Un record qui a disparu de nos jours.

Revenons à la course de côte automobile et motocycliste vauclusienne:

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Une vue dans la montée du Géant de Provence du futur vainqueur, Georges Boillot, qui courait sur une voiture de Grand Prix (une F1 dirait-on de nos jours), une Peugeot. Avec un tel engin, il va pulvériser le record de la montée qu’il effectua en 17’38 » soit à quelques 73,497 km/h sur les 21 km à 9%.

Le second Marsaglia fut relégué (ci-dessous) à 4’14 ».

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Il n’y eut pas course donc mais les autres concurrents avaient tous des véhicules moins puissants que celui de Boillot. De plus le vainqueur prit pas mal de risques comme en atteste cette vue…

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On se demande comment il fit pour ne pas exploser sa roue avant gauche dans ce virage pris aussi près de la paroi rocheuse.

Les motocyclistes montèrent, pour le vainqueur, en 23’30 ».

La course de côte du Ventoux, créée en 1902, s’interrompit jusqu’en 1921 après la course remportée par Boillot. En effet, en août 1914, la jeunesse qui courait ou assistait à la course se faisait tuer dans les plaines du nord et de l’est de la France.

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La dernière édition de cette épreuve automobile eut lieu en 2002. Le record de la montée était alors de 3’56 » soit une moyenne de 153,107 km/h, performance établie en 1999 par Bernard Chambérod, le vainqueur des 4 dernières éditions de la Course de Côte du Mont-Ventoux, aujourd’hui disparue des calendriers.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 14 janvier 1917

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(JOUR 895 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une du Miroir du 14 janvier 1917, le nouveau empereur d’Autriche-Hongrie Charles 1er, ici aux obsèques de son prédécesseur et père, le vieil empereur François-Joseph.

Humour:

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On se doit d’emprunter la tranchée couverte pour se rendre à la gare. Il ne doit pas y avoir beaucoup de voyageurs dans ce secteur!

Performance photographique:

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Bravo au photographe qui a pu prendre le départ d’un torpille aérienne d’une tranchée, lors d’un bombardement !

Panorama aérien:

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Des vues aériennes mises depuis un aéronef montrant les puits de pétrole en Roumanie, au moment de l’avance allemande.

Destructions:

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Celle d’une église touchée par les bombes allemandes. Mais que fait donc ce violon par terre ? Montage photographique ?

Destructions (bis):

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Celles d’habitations dans un quartier de Nancy.

Popote:

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En double page centrale, la popote anglaise au milieu d’un no-man’s-land, dans la Somme.

Artisanat des tranchées:

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Il fabrique des violons à partir de boîtes de conserve, de bidons, de gamelles allemandes ! Un artiste !

Prisonniers en Allemagne:

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La vie dans un camp de prisonniers, à Erfurt, en Allemagne profonde.

Grèce:

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L’embuscade du Pirée dont furent victimes des marins anglais et leurs obsèques.

Hiver:

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L’effet du givre sur des barbelés… le 3ème hiver de guerre !

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Ce dramatique 14 juillet 1902 à Ancone (Drôme).

Article écrit pour le blog anconecultureetpatrimoineleblog.wordpress.com après des recherches sur l’Etat-civil de la commune mis en ligne par les Archives départementales de la Drôme et cette découverte fortuite qui a marqué la vie de notre commune rhodanienne.

C’est en consultant l’Etat-civil d’Ancone et plus particulièrement le registre des décès que nous découvrîmes cette dramatique après-midi du 14 juillet 1902, en bord de Lône. Férié depuis 1880, le 52ème Régiment d’Infanterie devait avoir donné quartier libre à ses hommes à l’occasion de la Fête Nationale après la prise d’armes en matinée. Un petit groupe de trois copains décida, par la chaleur qui faisait, de venir prendre le frais au bord de la Lône, du côté d’Ancone où les épis de roches posés dans ce bras secondaire du Rhône faisaient de petits bassins propices à la baignade.

 Le groupe de jeunes hommes arriva en début d’après-midi. Il n’y avait pas grand monde à l’endroit où le groupe décida de se baigner. Les jeunes gens se languissaient de se mettre à l’aise et de se débarrasser de la chaude tenue militaire dont ce pantalon rouge et cette vareuse bleue qui collaient à la peau après la route, parcourue à pied sous un soleil de plomb, sans un brin d’ombre, pour arriver jusqu’à la Lône d’Ancone. C’est Augustin Pellat, le plus jeune des trois qui plongea le premier dans les eaux de la Lône. Ce fut le drame !

Augustin venait du Trièves voisin, ce pays blotti au pied oriental du Vercors, non loin du Mont Aiguille. Il était arrivé récemment au 52ème et avait fini ses classes. C’était l’une de ses premières sorties, un moment de liberté. Né à Mens le 28 février 1883, il n’avait connu que la ferme de ses parents, Augustin et Désirée, au Monestier-du-Peray. Puis c’avait été le conseil de révision, à Grenoble et ce voyage en train, jusqu’à Montélimar et la vallée du Rhône, une aventure ! Un grand fleuve, il ne connaissait pas trop et nager encore moins. Mais entre copains, on devient téméraire, surtout quand quelques verres avalées pour célébrer la Fête Nationale finissent de vous désinhiber. Et puis, à 19 ans, on n’a pas le temps de réfléchir.

Augustin Pellat plongea dans l’eau de la Lône et coula à pic.

Comprenant ce qui se passait, Hyppolite Cyrus Louis Moullet se jeta à l’eau à son tour. Ce n’était pas la première fois qu’il venait à Ancone, à la Lône d’Ancone. Si Augustin commençait sa période de 3 ans, lui, Hyppolite était sur le point d’être rendu à la vie civile. Il était montilien d’adoption à la caserne Saint-Martin depuis le 16 novembre 1900, caporal depuis peu. C’était son second été en Drôme provençale et en bord de Lône, sans compter toutes les fois où il était passé sur le pont de Rochemaure lors de manoeuvres. Il venait lui aussi des Préalpes, mais, un peu plus au sud, d’un petit village perché dominant la vallée de la Durance au nord de Sisteron, Ventavon. Son père Cyrus tenait la ferme seul, Marie sa mère n’étant plus de ce monde. Lui savait nager, il avait appris dans la Durance, sans compter les cours -très théoriques- reçus pendant sa période d’instruction militaire.

Ce fut le second drame ! Hyppolite s’enfonça dans les eaux et ne réapparut plus !

Le troisième soldat, totalement impuissant devant le drame qui venait de se jouer sous ses yeux, partit à toute allure au village pour aller chercher de l’aide. Quelques villageois rencontrés à la terrasse du café de la place du platane se précipitèrent sur les lieux, pleins de bonne volonté mais aussi démunis que le jeune homme face à cette situation. Lequel jeune avait poursuivi son chemin pour donner l’alerte à la caserne.

Un groupe de militaires se rendit rapidement sur les lieux et un excellent nageur de l’équipe plongea et réussit à remonter les corps sans vie des deux copains.

Ainsi, le soir même, Louis Salomon, le maire d’Ancone en 1902, officier d’état-civil, pouvait conclure ce drame en laisser une trace pour la postérité sur le registre des décès de la commune, en écrivant ces quelques mots: mort à trois heures du soir d’asphyxie survenue au cours d’un bain qu’il prenait dans la Lône du Rhône, située à huit cents mètres environ au nord-est du pont de Rochemaure. On peut penser qu’Augustin et Hyppolite furent frappés l’un comme l’autre d’hydrocution au contact d’une eau bien plus fraîche que l’air ambiant. Deux des témoins du drame, Jean Pons, le garde-champêtre et Félicien Marion attestèrent pour la Loi les décès des deux pioupious.


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L’armée ramena leurs corps sans vie à la caserne et informa les familles de ses disparitions. Les maires du Monestier-du-Peray et de Ventavon durent, chacun de leur côté,  se rendre à la ferme familiale pour avertir des parents et proches qu’ils ne reverraient plus leur enfant. Les obsèques furent célébrées le lendemain. On barra d’un double trait les pages d’Augustin Pellat et Hyppolite Moullet, dans les registres matricules, à Grenoble et à Gap, avec la mention DÉCÉDÉ.

A Ancone, ce fut certainement un sujet de discussion dans les cafés et les commerces, le soir et les jours qui suivirent… Le Journal de Montélimar, ancêtre de la Tribune en parla lors de la parution le samedi suivant, le 19 juillet de son numéro. C’est cette narration qui nous a permis d’écrire ces quelques lignes. Puis la vie reprit, les baignades dans la Lône aussi. On construisit même quelques années plus tard, une petite base de loisirs sur ce bras mort du fleuve. Comme pour les montagnards, les riverains du Rhône savaient bien, hier plus qu’aujourd’hui, que le fleuve peut aussi se montrer redoutable et qu’il y a toujours quelques risques au bord de l’eau.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 07 janvier 1917

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(JOUR 888 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce premier numéro de 1917, une photo qui nous vient de Russie. Le Tsarévitch étudie la stratégie militaire pour le jour où sera amené à prendre des décisions en tant que tsar. Ce qui n’arrivera pas puisque les Romanov furent  exécutés par les Bolchevik en 1918.

La guerre sous-marine allemande en 4 images dont je n’ai gardé que les 2 les plus représentatives:

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Une chaloupe se rapproche d’un navire venu secourir l’équipage du vapeur anglais Kentra

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tandis qu’au loin, le vapeur sombre !

Par contre ces troupes française dans cette chaloupe n’ont pas eu de problème avec les U-Boats.

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Ce sont des fantassins français embarquant à Salonique pour une opération de police contre les Grecs favorables à l’Allemagne au Pirée .

Sur le front de Verdun où la bataille s’est calmée, la reprise des carrières d’Heaudromont

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Des carrières très difficiles d’accès de nos jours, au milieu du champ de bataille resté un no-man’s-land et où les dangers rôdent.

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Une vue de l’imposant dispositif qui doit être mis en place pour pouvoir faire avancer une énorme pièce d’artillerie et transporter les munitions. C’est sûr que les déplacements sur rail sont plus faciles.

Quelques vues de Roumanie:

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Un pont de barques mis en place par le Génie sur le Danube.

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Des destructions à Bucarest après le passage d’un Zeppelin au dessus de la ville.

Pour terminer, le travail des femmes dans le ravitaillement:

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le marquage des tonneaux de vin destinés aux Poilus à Bordeaux !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 04 janvier 1917

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(JOUR 885 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Edouard Herriot, encore  jeune fin 1916, début 1917. Il est au début d’une immense carrière politique de la Troisième République. Agé de 44 ans, il vient d’être nommé Ministre du Ravitaillement, un poste capital en temps de guerre. En 1916, il est Maire de Lyon depuis 11 ans et il le restera en tout 47 ans, de 1905 à 1940 puis de 1945 à 1957, date de sa disparition. Il sera aussi 3 fois Président du Conseil des Ministres, équivalent à l’époque de notre Premier Ministre.

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Aussi important que le ravitaillement, le réseau routier sur lequel doivent circuler les véhicules le transportant. Ici dans la Somme, on comprend que cette route doit être entretenue avec un tel trafic qui la parcourt. Aussi des unités spéciales de Territoriaux sont-elles dévouées à l’entretien des réseaux.

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On connaît maintenant l’importance qu’a eu la Voie Sacrée à Verdun, même si le sujet a totalement été occulté par la presse en 1916, on l’a vu. Peut-être pour éviter des tirs ciblés allemands.

Des vues de Salomique, nous dit-on. On y voit des destructions suite à des combats…

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qui pourraient être les mêmes dans la plaine du Nord de la France…

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…et des réseaux de barbelés, les mêmes que partout ailleurs ! Cette guerre est la même dans toute l’Europe et les Poilus de tous les camps ont vécu la même chose.

Des munitions britanniques….

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on veut bien le croire, des prisonniers…

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allemands ! Là c’est sûr, on nous a rarement montré des prisonniers français, sinon pour dénoncer l’inhumanité de leurs geôliers allemands.

Un paysage détruit où la terre se mélange avec les restes humains:

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surtout quand les intempéries viennent lisser tout cela.
Pour terminer…

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un obusier planté dans un abri. Il fallait y penser ! Le bruit et les vibrations doivent être terribles pour les servants quand les tirs se produisent !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 31 décembre 1916

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(JOUR 882 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Staline sous le portrait d’Hindenburg ? Cela aurait pu l’être mais Staline pourtant âgé de 36 ans en 1914 ne fit pas la Première Guerre Mondiale. Il fut interné jusqu’en octobre 1916 puis une fois récupéré par l’armée dans son bagne, il fut réformé pour atrophie d’un bras puis envoyé pour travailler dans l’entretien des chemins de fer. Non, ici, un militaire français officie dans une ancienne école qui servait encore aux Austro-Hongrois il y a peu, à Monastir.

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Situation tendue en Grèce entre les Alliés et les tenants du Roi qui soutient les Allemands. Ainsi, ce poste TSF à Syra vient d’être occupé par les Franco-Britanniques qui ont installés des mitrailleuses en ville.

Ailleurs, c’est le cuirassier « Mirabeau » qui tire sur Athènes pour protéger les troupes françaises prises à partie par les canons grecs. C’était le 1er décembre dernier.

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En Roumanie, la situation est contradictoire. Ici des cuves du pétrole roumain brûlent après un bombardement.

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Ailleurs, les troupes roumaines en reculant ont détruit des ponts pour freiner l’avancée allemande:

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Mais par ailleurs, une victoire sur les Allemands par des troupes françaises a permis la reddition de 11 000 Allemands, soit l’une des prises les plus importantes de prisonniers depuis le début de la guerre. Cette vue date du 15 décembre.

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Dans les airs, un combat aérien en 3 étapes:

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Deux avions français ont attaqué un aviatik allemand. L’avion a été durement touché par les français et…

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a dû se poser derrière les lignes françaises où le pilote a été immédiatement arrêté et interrogé. Pour lui, la guerre est finie.

Dans les mers, les sous-marins allemands sont toujours aussi redoutables. En voilà un capturé et ramené à La Vallete, à Malte (photo du haut)…

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…tandis que celui photographié en bas a été pris en Atlantique dans le secteur des Canaries où les U-boat rodent depuis quelque temps.

En France, deux photos du secteur de Verdun.

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Un fort près de Bézonvaux a été repris par les Français le 15 décembre dernier. Mais tout, village, terres agricoles et fort, a été labouré par les bombardements allemands et français. Ce paysage de désolation a été fixé par la pellicule. Et de nouveaux combats se dérouleront le 25 novembre 1917. Après cette nouvelle bataille plus un seul mur n’existera dans le village et plus aucun terre agricole est exploitable. Le village sera déclaré « mort pour la France » et ne sera jamais plus reconstruit. Ses terres seront inscrites « zone rouge ».

Non loin de là, un trou causé par un obus de 300 a ouvert une brèche dans le toit du fort de Vaux repris à l’automne par les Français.

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Là aussi, un vue de désolation !

Pendant ce temps, le « corps expedicionario » portugais se prépare à rejoindre la France et les tranchées du nord et de l’est du pays.

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Mais sur le Tage ou lors de cette revue, on est loin de l’enfer de la guerre.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 28 décembre 1916

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(JOUR 879 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En commentaire de cette illustration de la couverture « La répartition du « Pinard » sur le front ». Une image d’archives avec des territoriaux en bras de chemise. Quant au fond de l’histoire, le « Pinard » a aidé les hommes à tenir au front pendant tout ce temps et la Grande Guerre a été une cause de l’augmentation de l’alcoolisme en France.

 Beaucoup de photos très intéressantes mais sans grand lien les unes avec les autres. C’est vraiment la guerre photographiée !

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En Italie: un canon de défense anti-aérienne/ sur la Carso (Istrie) des hommes se rendant au front.

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Un Rimailho en batterie/un convoi d’artillerie en route vers le front de la Somme.

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Discussion entre alliés/ retour du front, fanfare en tête.

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Dépôts d’obus et usine d’armement.

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Usine d’armement: construction de gros canons.

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Sur la Somme: aux écoutes/ Les gaz arrivent/ Les ânes et mulets auxiliaires des hommes/ Qui se transforment en ânes ou mulets quand il n’y en a pas.

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Embarquement de chevaux pour le front d’Orient.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 décembre 1916

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(JOUR 875 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un important dossier sur les Balkans et la guerre sur le front d’Orient. Sur la couverture, on voit une maison  d’habitation d’un Vénizéliste marquée par les Souverainistes dans cette lutte fratricide que se livrent le Nord et le Sud de la Grèce, appelée par l’histoire le Grand Schisme. On parle de 150 exactions à Athènes contre des « ennemis » du Roi.

C’est Monastir en Macédoine qui a surtout l’honneur des pages intérieures. Il s’agit de l’actuelle Bitola qui signifie la même chose en slave que Monastir en Grec: monastère. Les troupes françaises aidées par les éléments reconstitués de l’armée serbe ont repris la ville aux Bulgares, ville qui restera sur la ligne de front et sera donc continuellement bombardée au point d’être quasiment détruite jusqu’aux armistices en Orient, les 29 septembre 1918 (Bulgarie), 30 octobre (Turquie) et 03 novembre (Autriche-Hongrie).

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Entrée des Serbes et de leurs chefs. A noter que les soldats serbes portent un équipement français.

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Les prisonniers bulgares quittent Monastir où le Roi Alexandre de Serbie vient en visite officielle.

Non loin de là, la Roumanie en grande difficulté. Après les ressources stratégiques de ce pays que sont les puits de pétrole, c’est le sel gemme qui risque maintenant  de tomber aux mains des Austro-Hongrois. D’où cette double page sur les mines de ce produit important pour la confection d’explosifs:

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Des carrières gigantesques.

En Italie, ce sont les troupes italiennes à l’attaque en Carnie, à la côte 307.

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Des hommes lourdement équipés montent à l’assaut des sommets.

Double page centrale avec la chute d’un ballon d’observation allemand attaqué par un aéronef français. On voit les observateurs quitter rapidement les lieux en parachute puis le ballon enflammer tomber au sol.

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De nombreux changements chez les gouvernants de la guerre.
Tout d’abord, c’est l’Etat-Major français qui voit la nomination de Nivelle en remplacement de Joffre. Celle-ci se fera le lendemain de la parution du Miroir, le 25 décembre. Nivelle ne fera pas plus d’étincelles que Joffre et sera considéré comme le boucher du Chemin des Dames, en avril 1917, cause des mutineries suite à ces attaques inutiles et sanglantes.

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Nouveau cabinet Briand à la tête de la France avec les nominations de Lyautey à la guerre, Herriot au ravitaillement et aux transports (avec l’aide de Calville) et Loucheur (aux armements).

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Les « nouvelles  » têtes.

Même chose en Angleterre autour de Lloyd George:

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Plus définitif en Autriche-Hongrie avec le décès de l’empereur  François-Joseph dont on voit ici les obsèques…

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remplacé par son fils Charles 1er. Cela se passait toutefois fin novembre !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 17 décembre 1916

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(JOUR 868 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La Grèce toujours balancée entre un engagement en faveur des Alliés et un engagement en faveur des Allemands. Ici, les militaires français demandent au ministre allemand le comte de Misbach de quitter le pays au plus vite. Il prend donc le bateau à Athènes pour rentrer au pays !

Ailleurs ce sont de véritables combats qui ont lieu entre troupes fidèles au Roi pro-allemand et troupes nationalistes qui suivent le premier ministre Elefthénios Venizélos.

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Il s’agit d’un grand schisme entre le nord (tenu par les pro-premier ministre) et le sud (pro-royaliste). Le gouvernement du nord sera reconnu par les Franco-britanniques dans 2 jours, le 19 décembre 1916. Mais ces troupes combattent déjà du côté de Monastir (photo du milieu et du bas).

Le front roumain vient de rompre et après quelques succès, la Roumanie est envahit par les Austro-hongrois.

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Pourtant les troupes combattent vaillamment dans les collines des Karapthes et…

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infirmiers comme aumôniers militaires ont du travail !

Mais un objectif stratégique va tomber aux mains des ennemis: les champs pétroliers roumains…

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et le port de Constanza.

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Toutes ces installations très importantes ont dû être détruite avant la retraite des Roumains.

En Italie, ce sont à plus de 2 500 mètres d’altitude que les combats ont lieu, dans les Dolomites.

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De beaux paysages enneigés de Haute Carnie où les hommes du Génie italien font exploser des mines pour tracer une route.

 A Londres, on compte le nombre de raids de Zeppelins. On en est au 41 ème ! Le Blitz avant l’heure !

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En haut, on y voit un dirigeable atteint par les défenses anti-aériennes tombées en torche. En bas, les vendeurs de journaux à la criée (c’est interdit en France) annoncent la destruction de 2 Zeppelins.

Pour finir par une note française après toute cette actualité internationale, un abri  métallique géant en construction près de Verdun où la grande bataille de l’année 1916 vient de s’achever sur les positions de février !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 16 décembre 1916

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(JOUR 867 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, un atterrissage mouvementé de l’as français Georges Flachaire qui s’est abattu sur les lignes françaises après un combat aérien victorieux contre un aéronef allemand. Son avion est en mauvaise posture mais on nous dit que l’homme s’en est sorti sans dommage. On veut bien le croire  puisque Georges Flachaire remportera 8 victoires pendant la Grande Guerre, en 1916 et 1917. Il partira ensuite aux Etats-Unis pour travailler sur les stratégies militaires aériennes. Il survivra à la guerre et mourra en 1973, à l’âge de 80 ans.

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Une page consacrée aux Poilus « ce que les yeux d’un Poilu ont pu voir », illustré entr’autre par une image d’un poste d’écoute très près des lignes ennemies (à gauche) et un poste d’observation très perfectionné puisqu’il s’agit d’un caisson en acier dans lequel les guetteurs sont relativement protégés (droite et ci-dessous)

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D’autres vues originales que cet escadre de motocyclistes britanniques…

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dont l’utilité d’une telle unité reste à démonter dans une guerre de tranchées.

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Le transport des munitions est capital pour alimenter les troupes, ici les unités d’artillerie. Dans les terrains trop boueux, l’utilisation d’ânes et de mulets est indispensable.

Pour terminer, grosse surprise dans ce magazine… une demi page « mode » !

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Une autre preuve indiscutable de l’évolution de la revue. On y voit en photo, les « modes Amélie » avec ce grand chapeau à revers, ruban et franges or (à gauche), les « modes Barclay » (au centre) et le nouveau chapeau de circonstance « on les aura » !!!

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