Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du jeudi 14 juillet.

La ligne vient d’être franchie à Bayonne. Les échappés récupèrent: Leducq en buvant un Perrier, Lesueur en se grattant la tête. C’est l’Italien Rossi qui l’a emporté, membre de cette échappée à six qui se disputa la victoire à Bayonne et dont faisait aussi partie les autres Italiens Servadei et Martano et l’Allemand Wenger. On sait maintenant comment André Leducq a récupéré le maillot jaune de Majérus.

Un autre français a connu bien des désillusions: Sylvain Marcaillou…

…victime d’une chute dans un virage vers Saint-Georges-de-Didonne et qui s’est ouvert le cuir chevelu. Comme Paul Maye en début du Tour, il devra abandonner le lendemain, le poignet brisé.

Cette étape Bordeaux-Bayonne avait été scindée en deux 1/2 étapes avec une halte à Arcachon. Voici le peloton sur le vélodrome de cette ville.

 

C’est Jules Rossi qui a remporté cettepremière demi-étape, étape de la chaleur comme en attestent ces coureurs s’arrêtant pour se désaltérer dans des seaux posés en bordure de la route du Tour.

C’est aussi l’étape des Landes ce qui permet aux photo-reporters de prendre la traditionnelle vue du peloton au milieu des pins de la forêt landaise.

Par contre les échappés ne musardent pas en route, sous la conduite d’André Leducq qui sait très bien ce qu’il souhaite conquérir…

… en cours de route comme à l’entrée sur le vélodrome de Bayonne.

 Les classements de ces journées. Ceux de l’étape Bordeaux-Arcachon-Bayonne.

Victoire de l’Italien Servadei à Bayonne devant Rossi, Wenger, Lesueur, Leducq et Martano.

L’étape Bayonne-Pau le lendemain,

Victoire de Middelkamp à Pau tandis qu’André Leducq conserve son maillot jaune malgré une crevaison à vingt kilomètres de Pau.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 juillet 1918

(JOUR 1443 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La Marseillaise de Rude pour célébrer le 14 juillet 1918.

Ce magazine est consacré à la célébration… du 04 juillet, l’Independance Day, qui a pris une tournure particulière cette année à cause de la présence massif des Sammies sur le territoire français.
A Paris, un grand défilé a eu lieu, avenue Wilson qui vient juste d’être ainsi baptisée*- avenue Montaigne- les Champs pour se terminer à la place de la Concorde.

Au fond le palais Bourbon, la photo a été prise d’un immeuble dominant l’avenue de Rivoli.

On voit sur la vue du haut, l’immeuble de la Red Cross américaine devant lequel sont assis des invalides de guerre. Tout un symbole que le passage du drapeau américain devant la statue de George Washington.

Pour terminer, une brochette de champion:

A gauche l’aviateur Battle, au centre Régis Fonck, l’As des As de la Grande Guerre et Georges Carpentier le grand boxeur français.

*l’Avenue Wilson a été baptisée ainsi le 1er juillet 1918 suite à une délibération du Conseil Municipal de Paris le 28 juin 1918.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 14 juillet 1918

(JOUR 1442 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour la Fête Nationale des Etats-Unis d’Amérique, le 4 juillet, les Sammies défilent et reçoivent des fleurs des Parisiennes.

Quelques vues mettent en scène des Américains.

Arrivée de troupes américaines dans les eaux territoriales françaises, les destroyers français escortent les transports de troupe pour prévenir une éventuelle attaque des sous-marins.

Les Sammies…

…au repos, en particulier la musique jouant sur une place publique…

…au front dans une tranchée. Cela permet au Miroir de montrer des cadavres allemands. L’attaque allemande du printemps a été très meurtrière pour les deux camps et les contrattques alliées aussi. D’ailleurs, de nombreux allemands ont été fait prisonniers comme on le voit ci-dessous.

Présentation d’une ambulance ultra-moderne.

Au premier plan deux bombes sont tombées sur ce camp sanitaire en principe protégé.

Les Britanniques maintenant.

On nous les montre en train  de construire des voies de chemin de fer pour approvisionner le front en renforts, en ravitaillement et en munitions.

Un pont est même jeté sur une rivière avec intervention d’un scaphandrier.

Dans les Flandres, utilisation de camouflages modernes pour masquer hommes et armement aux ennemis.

 

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT PROVENÇAL du mercredi 13 juillet.

Le Tour ne fait pas la une du Petit Provençal en cette veille de Fête Nationale. Ni la Fête Nationale d’ailleurs. Non, le plus gros titre est pour Howard Hugues, ce aviateur, homme d’affaire, producteur et réalisateur de cinéma qui lors du tour du monde aérien  qu’il est en train de réaliser, vient de faire escale à Paris.

Le Tour, c’est pour tout en bas de la première page,…

…avec la victoire de Middelkamp à Pau à l’issue des 115km de l’étape Bayonne-Pau. Les quotidiens sont en avance sur les hebdomadaires !

En bas également, un titre relatif à la guerre civile espagnole.

Républicains et Nationalistes discutent pour essayer de s’entendre sur le retrait des troupes étrangères.

Pendant ce temps, les combats continuent. L’aviation nationaliste continue de bombarder Valence tandis que des combats au sol se déroulent dans la Vall de Uxo  (La Vall del’Uixo) assortis de bombardements aériens. On sait que ces bombardements sont l’oeuvre des Italiens et Allemands.

Retour au Tour de France en page sportive…

Leducq dont on apprend qu’il a dépouillé Majérus de son maillot jaune, le conserve à Pau avant la grande étape des Pyrénées mais avec seulement 13 secondes d’avance sur Wenger et 48 sur ce fameux Majérus.

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 12 juillet.

A la une , le Tour repart après un jour de repos à Royan (y a pire !). Goasmat (à gauche) et Magne (à droite) semblent détendus avant le rallye qui va les amener jusqu’à Bordeaux.

Après le pont de Dinan sur la Rance…

…celui de La Roche-Bernard sur la Vilaine, lors de l’étape Saint-Brieuc-Nantes.

Lors de la même étape, la traversée de la ville de Luçon. Au fond la cathédrale Notre-Dame.

Entre Nantes et Royan, trois étapes en une seule journée avec des arrivées à La Roche-sur-Yon et La Rochelle. Meulenberg l’emporte deux fois, dans les deux villes citées ci-dessus.

Une étape marquée par des crevaisons à gogo…

Jaminet, Egli, Lusueur, Vicini et Trogi ont connu les « joies » des réparations au bord de la route. Quant à Laurent, c’est celles de la gamelle !

Entre deux tiers d’étape, les hommes du peloton font reposer leurs jambes…

…en même temps que les ventres se remplissent.

Les divers résultats de ces tiers d’étape, chaque arrivée donnant droit à des bonifications, tandis que Majérus est toujours en jaune, le soir à Royan.

Une page et trois photos pour nous montrer tout l’art du franchissement d’un passage à niveau…

…quand les barrières sont fermées. Pour le garde-barrière comme pour les spectateurs comme cette dame et son enfant dans les bras, une seule solution, s’écarter pour laisser passer la marée !

Repos à Royan ! Des images traditionnels de cyclistes détendus.

Speicher et son épouse posent sur la plage…

…les Italiens s’initient au char à voile.

Le lendemain, avant le départ pour Bordeaux, l’ambiance est bonne…

…et les sourires sur les lèvres !

Comme à La Roche-sur-Yon et La Rochelle, c’est Meulenberg qui l’emporte sur la piste du vélodrome de Bordeaux…

…de justesse devant Servadei, Biné et Fréchaut.

Au bord d’une route, une vue insolite.

Ce sont des galettes de tourbe qui sèchent au soleil de l’été, du côté du marais de Brière où les paludiers officient. Nous sommes ici en Vendée. Cousin du charbon, la tourbe, un fois séchée est le combustible du pauvre. L’exploitation de ces tourbières a été un désastre écologique avec la disparition de nombreuses zones humides !

Retour sur la journée de repos de Royan.

On fait le point sur les potentiels vainqueurs du Tour. En haut, le Belge Vervaeke, à gauche, Sylvère Maës, l’autre grand Belge. Dans son lit Antonin Magne et entre amis, Gino Bartali, la star montante italienne.

 

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Ludovic Roche

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt dix-neuvième Poilu: Ludovic Albert Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Ludovic est né à Caderousse, à l’île du Colombier, entre Rhône et Aigues, le 01 juillet 1896. C’est le petit dernier d’une grande fratrie de six enfants… six garçons.

Joseph Pierre Roche épouse le 16 octobre 1873 Françoise Antoinette Maurin. Ce sont tous deux enfants du village. Le jour des noces, Joseph va vers ses vingt-neuf ans alors que sa promise a un peu moins de dix-sept ans. Une importante différence d’âge entre l’homme et la femme, une mariée très jeune mais ce sont des choses assez courantes à l’époque.

Ils s’installent quartier Fazende, à la Grand’Grange. C’est au début des années 1890 que les parents prendront une ferme plus près du Rhône pour travailler les riches terres agricoles de l’île du Colombier.

Rapidement un premier enfant paraît, Pierre Marius Louis né le 29 décembre 1874. Cinq autres garçons suivront jusqu’en 1896 et la naissance de Ludovic, au prénom étrangement moderne. Vingt-deux ans d’écart entre Pierre et Ludovic… nous ne pourrons vous présenter la fratrie au grand complet lors d’un recensement, les aînés étant partis quand les plus jeunes arriveront.

En 1886, quatre enfants sont là. Quelques repères sur leurs existences.

Pierre va se marier en 1899 avec une certaine Augustine Françoise Joséphine Roche de Caderousse, des Roche qui ne connaîtront pas de deuil par la guerre.

Jean-Paul Abel né le 07 février 1876 disparaîtra à l’âge de 9 ans et 10 mois, en 1895.

Marius Napoléon Hippolyte viendra au monde le 18 décembre 1877. Il prendra pour épouse Emilie Marie Millet en 1900, une nièce d’un de ses parents qui s’installa un temps à la ferme comme on peut le lire sur le recensement de 1896.

Marius Napoléon, on peut en déduire à la lecture ce prénom que Joseph ou Françoise étaient certainement Bonapartistes !

Julien Martial enfin est né le 12 avril 1882. Le 02 février 1907, il unira son destin à celui de Julienne Paulia Sophie Perrin.

Céleste Jacques Jules est né le 14 avril 1887.

1901. Voici donc Ludovic Albert déjà âgé de 5 ans qui apparaît sur le premier recensement du XXème siècle. A noter que les recensements étaient systématiquement effectués lors du premier semestre.

En 1906, les trois aînés étant partis sous d’autres cieux, les parents ont pris des domestiques pour les aider dans leurs travaux quotidiens, à la ferme et aux champs, Fernand Garnier et Fernande Goudet, de très jeunes gens en âge de travailler, venus du Gard voisin. Dès quatorze ans, on était en âge de gagner sa vie.

En 1911, la famille s’est agrandie avec le retour de Julien et son épouse Paulia. Célestin s’est marié  à une fille de Codolet qu’il devait rejoindre en empruntant le bac à traille de l’Ardoise, juste à côté du fameux téléphérique des betteraves sucrières, témoin d’une modernité insoupçonnée. Il s’agit de Marguerite Marie Baptistine Arnaud qui a rejoint la ferme du Colombier et a mis au monde deux enfants, Gaston en 1907 et César en 1910. L’année suivante, le couple s’installera d’ailleurs à Codolet et après-guerre à Piolenc puis à Mornas.

Quand la guerre éclate en 1914, les quatre aînés Roche de l’île vont rejoindre l’armée, Pierre chez les Chasseurs à Pied, Marius un peu tard, fin septembre 1914, au 58ème R.I. d’Avignon ce qui lui sauvera la vie, Julien au 52ème R.I. de Montélimar et Célestin, l’ancien clairon au 163ème R.I. Il sera d’ailleurs rapidement blessé au col du Bonhomme le 15 août 1914 d’une balle dans le mollet gauche.

Ludovic encore éloigné des radars des recruteurs de l’armée attendra le 10 avril 1915 pour rejoindre le 98ème R.I. et faire son apprentissage militaire. A cette date, son frère Célestin a déjà subi une seconde blessure. Remis de celle au mollet et de retour au front, il repart à l’hôpital après avoir pris un éclat d’obus sur le côté gauche le 31 octobre 1914 à Lihons.

Ludovic se retrouve au 44ème R.I. 1er Bataillon, 3ème Compagne, le 05 octobre 1916. Il s’agit d’un régiment venu du Doubs, de Lons-le-Saunier et Montbéliard. Cette unité tient le front en Champagne, du côté de la Main de Massiges…

…dont on voit toujours les doigts sur les vues aériennes de 2018. Bien que le secteur soit relativement calme, un mois plus tard, le Journal de Marche du 44ème de Ligne nous apprend que Ludovic est le seul tué de son régiment le 09 novembre 1916.

Une balle perdue ou un éclat d’obus ? Le 09 novembre 1916, Ludovic était tout juste âgé de 20 ans et 4 mois.

La guerre n’en est pas pour autant finie pour ses frères. Julien partira pour le front d’Orient le 17 janvier 1917 et y restera dix-sept mois, jusqu’au 09 juin 1918, un lointain voyage pour le petit paysan de l’île du Colombier. Célestin connaîtra une troisième blessure, le 28 mai 1918. Puis comme bien des Poilus, il contractera la grippe espagnole doublée de complications pulmonaires le 09 octobre 1918, ce qui l’enverra à l’hôpital jusqu’au 25 novembre 1918, deux semaines après l’Armistice. Pour ces trois blessures, deux maladies, il recevra deux citations et la Médaille Militaire.

Fiche matricule de Ludovic Albert Roche de Mémoire des Hommes.

Ludovic Albert Roche, matricule 1092 de la classe 1916, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Ludovic Albert un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Marcel Roche.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du samedi 9 juillet.

A la une de ce second numéro spécial Tour du Miroir des Sports, deux des favoris, le Français Speicher à gauche et l’Italien Bartali à droite. Ils roulent de concert vers Nantes, terme de la troisième étape Saint-Brieuc-Nantes.

Retour sur la victoire d’Oberbeck à Caen.

Coup de chance du photographe ! A droite, le vainqueur de l’étape de la veille et à gauche, celui qui va l’emporter au soir de la seconde étape, à Saint-Brieuc, le Luxembourgeois Majérus.

Lors de cette seconde étape Caen-Saint-Brieuc, le peloton traverse Viré.

Un peu plus tard, c’est le ravitaillement d’Avancées, devant le Syndicat d’initiative.

Personne ne se doute que les méandres de l’Histoire rendront cette ville mondialement célèbre dans quelques années.

Le classement de la seconde étape Caen-Saint-Brieuc, la victoire de Majérus…

…et le maillot jeune sur les épaules de ce même Majérus.

La victoire de Majérus s’est jouée pour quelques centimètres…

…sur le vélodrome de Saint-Brieuc, où Goasmat a été repris de justesse.

Toujours lors de cette seconde étape, une vue très célèbre du Tour de France que cette traversée de la Rance sur le viaduc de Dinan.

La ville domine le fleuve de plus de 75 mètres ce qui explique cette imposante construction.

Autre vue, plus proche du but…

M. le Curé et ses paroissiens applaudissent les forçats de la route dans la côte d’Iffignac que rendra célèbre trente ans plus tard, Bernard Hinault, originaire de ce coin.

Troisième étape Saint-Brieuc-Nantes traitée plus superficiellement par le Miroir des Sports pour cause de bouclage de l’hebdomadaire.

Une vue du peloton trop calme en début d’étape.

Les classements de cette troisième étape:

Sculpte remporte l’étape à Nantes et Majérus conserve son maillot jaune.

 

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT MARSEILLAIS du samedi 9 juillet.

Juste la première page du Petit Marseillais du 9 juillet 1938. Le Tour a bien avancé puisqu’il est déjà entre Nantes et Royan. Une étape coupée en trois tronçons avec des arrivées intermédiaires à La Roche-de-Yon et à La Rochelle.

Une étape et donc trois vainqueurs, plutôt deux Meulenberg vainqueurs sur les deux premiers tronçons et le Belge Vervaecke sur le troisième. Le Français Majérus est toujours maillot jaune, on en reparlera avec la lecture des Miroirs des Sports.

On a reconstruit la cathédrale de Reims, sérieusement abîmée par les bombardements allemands entre 1914 et 1918.

Les travaux sont finis. Dans quelques mois, les bombes seront de retour !

Au ministère de la Culture, Jean Zay veut que le théâtre se développe en province.

Le Front Populaire a vécu sauf dans quelques domaines, comme dans la culture.
La bande dessinée humoristique du Petit Marseillais. 

Une histoire de Mickey… publicité pour les « Aventures de Mickey » dans un cinéma, à Marseille.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du jeudi 7 juillet.

Ça y est le Tour 38 est parti et le premier drame est survenu: la chute du routier Paul Maye avant même le départ du Vésinet. Les coureurs du Tour ont roulé de Paris à la banlieue ouest avec tous leurs admirateurs, cycles, motocyclistes, journalistes. Un accrochage a eu lieu entre Paul Maye et un cyclomoteur et le cycliste s’est cassé épaule et poignet. Le Champion de France en titre souffre sur la route de Caen, terme de la première étape… sans espoir de revoir Paris dans trois semaines. Il n’était d’ailleurs pas là pour poser avec ses coéquipiers français avant le vrai départ:

11 coureurs au lieu de 12. De gauche à droite: Magne, Gallien, Fréchaut, Mallet, Laurent, Jaminet, Marcaillou, Naisse, Cosson, Speicher, Goasmard.

De son côté, Bartali attend tranquillement que les opérations du contrôle se passent avant que la course ne parte.

La procession entre Paris et Le Vésinet…

…faubourg Montmartre…

…place de l’Etoile pavoisée en l’honneur des souverains britanniques en visite officielle en France…

…sur la route de Neuilly.

Le vrai départ du Tour 1938 vient d’être donné en direction de Caen, terme de la première étape, à 215 km de là.

Il est 11h20, mardi 5 juillet.

Dans la côte de Lisieux. En cours de route, la pluie est venu arroser les coureurs….

…comme dans le côte de Saint-Aquilin près de Pacy-sur-Eure. Les deux échappés, Lusueur et Vicini se mouillent aux deux sens du terme…

 

…tout comme le peloton près de Bernay. A d’autres moments, la route est sèche…

…comme ici sous les roues du Luxembourgeois Neuens et du Français Laurent.

A l’arrivée, belle victoire d’Oberbeck devant Bini et Middelkamp.

L’actualité de ce début juillet 1938, c’est aussi un autre départ, bien plus définitif et malheureux, celui de Suzanne Lenglen, décédé le 4 juillet d’une leucémie foudroyante à l’âge de 39 ans. Elle était une immense championne, imbattable sur les courts entre 1919 et 1926.

A l’école de sa gloire, à Garros.

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 07 juillet 1918

(JOUR 1435 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des fantassins français aux aguets derrière un bosquet dans une guerre de mouvement bien paisible… à la une de ce Miroir !

Une recette pour le moins attendue. Que faire quand on est dans l’infanterie et qu’on se retrouve en terrain découvert ? On cause un tour ! Diantre, cela fait quatre ans que les hommes ne font que cela.

On a même fait venir des Chinois pour creuser des tranchées quand le besoin s’en fait sentir.

Les Américains de leur côté ont eu recours à des hommes de couleur, attirés par la solde de cette armée de mercenaires.

Ici ces troupes noires à la manoeuvre dans un camp en France.

Un jour peut-être ces hommes ont-ils défilé comme ceux-ci qui viennent de signer leur engagement ?

Des chars d’assaut, arme nouvelle et maintenant efficace.

Le nouveau carterpillar français à la manoeuvre…

…et son alter-ego allemand détruit à La Pompelle, vu sous toutes les coutures.

Des canons de 77 pris aux Allemands.

Pour terminer, une scène de combat aérien dans le ciel de France.

Des avions britanniques poursuivent un avion allemand dans la ligne de tir de ses poursuivants.

 

 

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