Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 22 avril 1917

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(JOUR 993 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce numéro du Miroir du 22 avril 1917, « la Grand-mère de la Révolution russe », Mlle Breshko Breshkoffsky libérée d’un camp de prisonniers où elle a passé 40 ans. Nicolas II, admiré maintenant par tous les tenants des grandes familles royales était aussi un véritable tyran pour son peuple.

 C’est en double page centrale qu’on nous présente objectivement les évènements qui se sont passés en Russie au moins de mars 1917.

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Les soldats manifestent avec le drapeau rouge, les emblèmes tsaristes sont détruites et les archives de la police politique réduites en cendre. La Révolution est en marche… Mais les Russes sont toujours nos alliés et il faut préserver le nouveau pouvoir. Dans quelque temps, le Miroir ne sera pas autant objectif !

Les Allemands se retirent sur la ligne Hindenburg pour resserrer leurs défenses. Dans ce lac, les hommes font le nettoyage de printemps en enlevant les déchets abandonnés par l’armée allemande.

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Sur la photo du bas de la page ci-dessus, reconstruction d’une route vers Ham.

Ham, injustement frappé par les troupes se repliant qui, sans raison, ont détruit le château, trésor patrimonial. Tout comme à Coucy, ci-dessous.

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La Guerre Photographiée de cette semaine en avait parlé, voici d’autres vues, sur le terrain ce coup-ci, de cette forteresse datant du XIIIème siècle. Des crimes contre le patrimoine architectural français.

En partant, les troupes emmènent les rails de chemin de fer des voies ferrées.

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En manque d’acier, c’est une aubaine que ces rails… qu’il faut remettre en place bien entendu, pour leur compte… et leurs trains.
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Des forts ont été repris sans combattre:

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En haut, celui de Liez (30km au nord-ouest de Laon) totalement rasé.Aujourd’hui, une forêt sur Google Maps !

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En dessous, celui de Vendeuil (proche du précédent). Même destin que le précédent sauf qu’une salle de réception a ouvert tout près du bois qui abrite les restes de cet ouvrage militaire.

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La guerre sur la mer:

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Explosion d’une mine que tractait ce bateau. Pas de dégâts puisque le geste est volontaire. Mais on comprend que les coques des bateaux soient durement endommagées quand elle touche ce genre d’explosif !

Les Etats-Unis se préparent à la guerre:

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Toutes les troupes sont mobilisées, sur terre comme dans les airs.

Pour terminer, une série de photos amusantes montrant un ours en Champagne.

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Il a été amenés, depuis sa lointaine Sibérie, par les Russes combattant en France. Qu’adviendra-t-il de lui quand les troupes se retireront ?

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 6/25 SAINT-PIERRE-DE-BOEUF.

Le paysage de cette région entre Saint-Pierre-de-Boeuf sur la rive droite et Saint-Maurice-l’Exil sur la rive gauche a été considérablement bouleversé par les aménagements des digues de la CNR en 1977. Impossible de retrouver des traces de l’ancien bac à traille. On va voir cela.
Henri Cogoluenhe estime à l’an 1500 environ l’implantation d’un premier bac dans cette région entre Drôme et Isère. Ce bac connaîtra pas mal de difficultés dues à l’ensablement régulier du lieu (n’oublions pas que le Rhône est un fleuve qui charrie beaucoup de sédiments et de graviers). De plus, la traversée se faisait en 2 fois avec la présence d’une île, l’île Hasard, au milieu du fleuve et celle d’une lône.

En plusieurs occasions, on essaya de projeter la construction d’un autre bac à traille en un autre lieu plus propice mais les coûts financiers rebutèrent les décideurs. Ce n’est qu’en 1873 qu’une autre traille fut inaugurée quelques hectomètres en aval de la première.

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(1) la première traille – (2) la berge de la rive droite avant les aménagements de la CNR – (3) la traille construite en 1873.

Voici un document iconographique de la traille mise en service en 1873, document datant du début du XXème siècle.

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Le paysage n’a guère changé sur cette vue récente empruntée à un contributeur de Google Maps.

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Pourquoi la pile de traille côté Saint-Pierre-de-Boeuf n’a-t-elle pas été conservée, les aménagements modernes semblant minimes ? Dommage !

Le bac cessa de fonctionner dans l’entre-deux-guerres avec la création du pont de Chavanay.

A suivre: Serrières-Sablons.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 20 avril 1937

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Le Miroir des Sports du 20 avril 1937. A la une, du rugby et une belle photo d’une attaque de 3/4 loin du rugby formaté actuel où on se doit de rechercher l’épreuve de force à tout prix. Il s’agit d’un France-Allemagne au Parc ponctué par un 27-6. Le seul match de l’année pour notre XV de France après notre exclusion du Board pour d’obscures raisons que seuls les Britanniques sont capables d’inventer.

Voici cette Equipe de France…

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Les noms: Daulouède, Ithurra, Blond, Ainciart, Cognet, Goyard (debout de G à D); Raynal, Celhay, Lavail, Masse, Descloux, Thiers, Bergère et Milliand (au premier plan, de G à D).
Une phase de ce match avec un joli débordement de l’ailier parisien Blond…

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qui attire à lui seul 9 défenseurs allemands. Un petit coup de pied de recentrage devrait amener une jolie pagaille dans le camp des Blancs !

Cyclisme, les derniers moments des « 6 Jours de Paris » 1937.

Le classement officiel:

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Les vainqueurs Billiet-Wals en photos ci-dessous:

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A noter dans le classement, tout en bas, le kilométrage parcouru par les concurrents: 3 209 km en 144 heures soit 24×6 heures… quelques 535 kilomètres par jour. Pas une partie de plaisir !

On comprend mieux que sur les heures de la nuit et du matin, les cyclistes roulent tranquillement…

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comme ici le vainqueur du Tour 1933 Georges Speicher en semi-repos !

Une double image nostalgique et émouvante.

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A gauche, en 1924, l’enfant Georges Sérès reçoit la visite de son fils Arthur à l’occasion des 6 Jours 1924. 13 ans plus tard, c’est Arthur devenu coureur qui reçoit la visite de son père Georges dans son banc des 6 Jours 1937. En 1924 Georges avait gagné la course, en 1937 son fils n’en fit pas autant mais termina tut de même 3ème.

Du cyclisme encore, mais sur route, le printemps étant là. Avec les épreuves disparues depuis.

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Paris-Caen remporté par Raoul Lesueur, tout comme, dans ce même numéro, Paris-Evreux.

Pour terminer, le championnat de France de football de première division et l’O.M. qui a pris les devants au bénéfice de sa victoire sur Sète à l’Huveaune 2-1 conjugué aux faux pas de Lille (l’O.L.) et du Racing.

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Les résultats et le classement:

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Une tête de Mario Zatelli devant le gardien sétois Llense.

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La victoire fut longue à se dessiner et il fallut le dernier quart d’heure du match pour voir  ce même Zatelli scorer 2 fois pour donner la victoire aux locaux à l’issue d’un match heurté et entaché de nombreux hors-jeux.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 19 avril 1917

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(JOUR 990 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une tranchée bien calme en couverture et de « vaillants défenseurs… en première ligne, en Champagne. » Des vaillants défenseurs qui reçoivent des nouvelles des leurs grâce à un système de poste assez efficace.

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Indispensable pour maintenir le moral de troupes de pouvoir envoyer ou recevoir du courrier régulièrement. Avec la bouffe et le pinard, c’est une des préoccupations majeure des hommes qu’on peut lire dans… les courriers de Poilus conservés par les familles.

Deux photos de femmes travaillant dans les usines d’armement au côté d’hommes.

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La machine de guerre fonctionne à plein régime.

Les destructions de guerre. Ici, les Allemands (les « vandales » dans le texte) ont détruit le château de Coucy restauré par Violet-le-Duc en se retirant. Les charges explosives finissent de se consumer après un dynamitage allemand.

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Guère évident avec tous ces volutes de fumée de se faire une idée des dégâts ! Il est certain que les Allemands en se retirant au printemps 1917 sur la ligne Hindenburg commirent ces crimes contre le patrimoine français. On l’a vu il y a peu avec le château d’Ham.
Ce château de Coucy  retrouvait sur la commune de Coucy-le-Château-Auffrique au nord de Soissons. Il a été détruit le 27 mars 1917 par de fortes charges explosives. On ne comprend pas réellement la raison de cette action car il ne représentait pas un intérêt stratégique. Cette année, le 19 mars 2017 s’est tenu un colloque sur ce thème dans ces lieux.

Pour terminer des prisonniers turcs typiques aux mains de Russes.

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Ils seront bientôt délivrés après l’armistice demandé par les Bolcheviks.

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Une soirée à la maison avec DANIEL et MARIE: heureusement il y avait KINGDOMINO… (vendredi 14 avril 2017)

… car NOUVEAUX MONDES que Marie avait emprunté aux LUDIVORES mercredi dernier, chez qui personne s’était osé à ouvrir la boîte depuis bien des années… ouh ! la la ! Quelle piquette !

Un jeu signé par l’auteur des COLONS DE CATANE. Le thème est le même: la colonisation d’un archipel. Les aventuriers vont devoir construire des colonies et en tirer des ressources. Vous avez dit colonisation ?

Un mécanisme intéressant mais la pose des nouvelles tuiles pour construire l’archipel est d’une complexité considérable. Et on a été confronté à quelques interrogations sur certains points du règlement. Bref, après bien 2 heures de jeu, Marie réussit une construction conséquente qui lui permet de nous exploser sur l’échelle du score et nous permet de mettre fin au jeu tant l’écart qu’elle vient de creuser sur ses adversaires est conséquent et irrattrapable ! Sinon, il restait bien 1 heure de souffrance et de prise de tête dans la pose des tuiles !

Facilement améliorable mais en l’état trop tatillon ! A moins qu’on n’ait rien compris !

Par contre KINGXOMINO c’est sympa !

Une partie en apéritif…

…et une en digestif…

… et une bonne envie d’en refaire une. Surtout que la manche ne dure pas plus des 20 minutes annoncées et même moins. J’obtiens 15 points de bonus pour le second domaine construit (10 pour le carré fini et 5 pour le château au centre de celui-ci) et termine avec un score important de 69 points.

Dommage pour les NOUVEAUX MONDES car il ne faudrait pas grand chose pour que ça devienne bien. Pourquoi ne pas mettre soi-même ses propres chemins comme dans les COLONS ?

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE PETIT MARSEILLAIS du 17 avril 1937

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Le Petit Marseillais du samedi 17 avril 1937… et pas un mot ni une photo de l’O.M. en tête du championnat national avec un match à domicile à jouer à l’Huveaune le lendemain, contre Sète ! Pourtant les 12 pages sont présentes ! Bizarre !

Par contre, la une est faite des suites d’une manifestation communiste réprimée dans le sang à Clichy.

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La police n’y est pour rien et les étrangers sont responsables ! On remplace communiste par islamiste et on n’a pas varié d’un iota 80 ans après !

La guerre d’Espagne fait moins la une mais tout de même on peut lire un article de l’envoyé spécial du Petit Marseillais Jacques Mévil intitulé « ce que l’on voit de Navalcarnero à Aravaca ».

On peut lire ce reportage en seconde page:

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Nous sommes ici sur le front ouest de la capitale que l’auteur des lignes découvre en arrière-plan des lieux visités et la compare à une ville américaine. Comme tout bon journaliste conservateur, il se déplacé dans les lignes franquistes et son vocabulaire pour désigner l’autre camp est particulièrement choisi. On a droit à des Rouges, des Marxistes, bien sûr, on parle d’orgie laissée par les combattants avant de se retirer et bien sûr, ont droit à la description d’une église pillée. Par les Républicains, bien sûr, alors que dans le secteur se trouvent des Légionnaires qui étaient bien capables des mêmes choses. Un article à charge pour le camp républicain qui, comme la presse lors de la Grande Guerre, ne voyait les destructions que quand il s’agissait de celles des Allemands. Des chars russes détruits gisent ici et là et le reporter ne semble pas s’alarmer qu’un conducteur de l’un d’eux soit encore aux commandes sans que personne n’ait songé à lui donner une sépulture décente même s’il s’agit d’un ennemi ! Décidément, une partie de la presse française était bien complice de Franco et ses sbires sans rien comprendre de ce qui se jouait en Espagne !

Second article sur la guerre d’Espagne un peu plus loin, article d’actualité, en « Dernière heure ».

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Des nouvelles du front: des combats au Pays Basque, un communiqué de presse gouvernemental sur la situation dans ce même Pays Basque et à l’ouest de Madrid, un projet de médiation de Mussolini qui souhaiterait… un vote (alors qu’il a envoyé des milliers d’Italiens combattre du côté de Franco) pour arrêter la guerre (!) et une demande d’un ancien ministre de droite demandant à la France de reconnaître Franco vu que le gouvernement de Front Populaire espagnol n’a pas été légitimement élu (plus c’est gros, plus ça passe).

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SOIRÉE LUDIVORES d’AVRIL: des jeux « faciles » avant les vacances de PRINTEMPS (mercredi 12 avril 2017)

Au programme de cette journée printanière qui annonce les vacances… de Printemps (pour ceux qui en auront)…

CELESTIA.

Ce coup-ci en version « normale » avec un tout petit bateau …

à côté de celui, surdimensionné, de la Contrée des Jeux. Partie à 6 également ce qui fait qu’à un moment, il n’y avait plus rien à prendre à une escale !

A l’arrivée, un score relativement serré, où plusieurs joueur (euse) arrivèrent à dépasser 50. Perso, j’en était à 46 me semble-il.

Suite de soirée avec les mêmes… (il est difficile de changer de table une fois la soirée démarrée!).

7 WONDERS, jeu de base à 6 donc. Avec l’application smartphone pour compter les points. Pas  de retenues oubliées ou ajoutées alors.

La table avec le tapis de jeu apporté par le compagnon d’Hélène et des tables de la MJC qui, en plus d’être très lourde et ancienne-les échardes!) ont aussi l’inconvénient d’être trop étroites…

A l’arrivée, less scores sont aussi serrés… avec des tactiques différentes pour bien des joueurs.

Fin de soirée avec DICE TOWN… à 3 seulement pour cause de départ de joueurs devant se lever tôt le lendemain.

Avec deux débutantes, je prends vite les devants mais comme cela se produit souvent lors de parties, je suis aussi assez vite la cible des pillages au saloon. Autre inconvénient d’une partie à 3, très dur de ne rien faire sur un tour pour pouvoir aller visiter Coc Badluck et mettre une carte à points de côté. Conclusion… je finis largement second de la partie !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 15 avril 1917

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(JOUR 986 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un mannequin bourré d’explosifs (des pétards de cheddite) pour piéger ceux qui ne se serait pas aperçu du subterfuge. Cette pratique fut-elle très développée chez les belligérants ? Certainement pas à une époque de tueries de masse.

A Salonique, une ambulance britannique a été bombardée par un avion allemand ou l’artillerie).

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Cela malgré l’affichage de la Croix Rouge. Cette guerre ne respecte plus grand chose.

Les Anglais (ou Britanniques) dans la vallée de l’Ancre, entre Somme et Pas-de-Calais. Une belle région verte… labourée par les bombardements et les combats.

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On répare les routes avec des remblais venant des habitations détruites.

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Malgré cela, les cyclistes britanniques, ancêtres de Wiggins ou Frome sont bien accueillis par les fillettes:

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Les villages (Chauny, Bapaume et Péronne) ont  été libérés mais à quel prix ?

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Avant de se retirer de quelques hectomètres, les Allemands ont laissé un message à l’adresse des Anglais:

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Que Dieu punisse l’Angleterre !

Les Etats-Unis en guerre:

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On a construit un mur (décidément !) pour protéger cet émetteur radio. Les étudiants d’Harvard ont été armés.

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Les ponts de New York sont éclairés la nuit pour prévenir d’éventuels attentats de ressortissants américains d’origine germanique. Iic le célèbre pont de Brooklyn.

Le Portugal en guerre avec…

dsc01913le lancement d’une canonnière.

Enfin, en Serbie occupée par les Austro-Hongrois, les exactions continuent contre les civils.

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Une tradition chez les armées allemandes à toutes les époques ! Mais de quand date cette scène ?

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… BERNARD Fernand

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Dixième nom de la liste: Bernard Fernand Pierre.

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Première face du Monument.

Un C.O.A. en jargon militaire du début du XXème siècle, savez-vous de quoi il s’agit ?

Personnellement, je l’ai découvert en étudiant le cas de Fernand Marius Bernard, né à Caderousse le 23 octobre 1886. Ses parents Henri Casimir Bernard et Françoise Aubert vivaient dans le village au début du cours de l’Est, futur cours Aristide-Briand. Sur le recensement de 1911, on découvre…

recensement-1911qu’ils étaient voisins des Bachini, ces migrants italiens venant de Noves et dont on a parlé lors de la biographie de « Orfeo » Bacchini. Mais ce qui va permettre d’envisager une réponse à l’interrogation des C.O.A., c’est la profession de Fernand: boulanger. Celui-ci n’avait pas choisi de travailler comme ouvrier dans les balais comme son père (et nombre de Caderoussiers) mais d’épouser une profession qui intéressait beaucoup plus l’Armée.

En effet, les Commis & Ouvriers militaires d’Administration étaient des soldats dispensés de tâches militaires mais qui occupaient des fonctions administratives et bureaucratiques (pour les commis), de l’intendance et du ravitaillement (pour les ouvriers). On comprend que Fernand allait fabriquer le pain de la caserne où il était appelé lors de ses classes, dans la 15ème section des C.O.A. de Marseille, du 7 octobre 1907 au 25 septembre 1909 puis lors de son rappel sous les drapeaux du 2 août 1914 au 14 avril 1916.

Pendant la Grande Guerre par exemple, on avait besoin de boulangers à l’arrière des unités combattants mais aussi, dans les gares de rassemblements telles Nimes, Orange et Avignon dans le sud-est lors de la Mobilisation Générale, mais également dans les gares où s’arrêtaient les convois militaires lors des déplacements: Orange, Avignon, Remoulins ou Le Teil. Des ouvriers d’Administration travaillaient dans la boulange mais aussi dans la boucherie, dans la garde des troupeaux attendant de monter aux abattoirs et dans l’approvisionnement en eau et vin des troupes. Toute une filière alimentaire !

Pourquoi donc l’Armée décida-t-elle d’envoyer Fernand dans une unité combattante, le 14 avril 1916 ?

Toujours est-il qu’il  se retrouva au 24ème Régiment d’Infanterie dans un premier temps, à Bernay dans l’Eure pour sa formation militaire puis au 28ème Régiment d’Infanterie d’Evreux, au front (aux Armées), à partir du 1er septembre 1916.

Le front, c’était un secteur au sud de Verdun, du côté d’Haudainville, où ça cognait fort depuis le 23 février.

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Les lieux en question d’après Google Maps.

C’est par cette journée relativement calme du 12 janvier 1917 comme on peut le lire dans le journal de route de l’unité…

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que Fernand sera grièvement blessé, aux abords du fort de Bézonvaux. Dans le journal de marche du régiment, il est noté sur la liste des blessés de la journée du 13 janvier, comme on le voit ci-dessous:

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Il n’a pas pu être blessé le 13 puisque son unité avait été relevée de son secteur pour prendre une pause à l’arrière.

Fernand Marius Bernard décéda le 13 janvier 1913 à l’ambulance 15/1 installée à Dugny-sur-Meuse, à l’arrière mais relativement proche de la ligne de front. Il repose depuis à la Nécropole Nationale de Dugny (Meuse), tombe individuelle 411.

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Vue aérienne de la Nécropole Nationale de Dugny suivant Google Maps.

Fernand Marius Bernard (le patronyme étant le dernier mot), matricule 334 classe 1906, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Bernard étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant indirect reconnaît un membre se sa famille, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède quelques photos ou documents.

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A suivre: Marius Bernard.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 13 avril 1937

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Actualité cycliste riche en ce milieu de mois d’avril 1937. La couverture du Miroir des Sports est consacrée aux fameux « Six Jours de Paris »au Vel d’Hiv. La grande épreuve de la piste parisienne.

Contrairement à ce qui se passa quand les 6 Jours furent relancés à Grenoble par exemple après les Jeux Olympiques de 1968, les coureurs couraient bien pendant 6 journées et se reposaient lors des relais. Pendant une semaine, ils ne quittaient pas le Vélodrome couvert et y vivaient comme dans un hôtel, sans luxe !

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La double page ci-dessus nous présente quelques scènes « d’intérieur ».

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Le coureur Letourneur accueille son enfant lors d’un moment de repos.

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Cet autre pistard Pecqueux, lui, s’entretient avec son épouse.

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Les coursiers mangent en bord de piste. Ici, l’ancien vainqueur du Tour de France 1933 Georges Speicher mange avec Wals, le futur vainqueur et Mithouard à pris place à leur table. Pendant ce temps, les coureurs en piste passent juste à côté.

Un sport cycliste très populaire comme en atteste la foule amassée our une course de côte sur les pentes du Mont-Faron qui domine Toulon.

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Des spectateurs qui paient de leur personne en montant puis redescendant les lacets à pied, bien entendu.

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En Bretagne, même engouement populaire lors du Circuit du Morbihan.

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Ici les coureurs passent entre deux haies de spectateurs à Audierne avant de rallier Douarnenez.

Pour terminer, une page d’aviation avec le raid réalisé par les Japonais.

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Sur l’appareil « Vent-de-Dieu », ils ont relié Tokyo à Paris via Hanoi en 3 jours, 22 heures et 18 minutes. Ce que les Français n’ont pu faire récemment, les Japonais Ihinouma et Tsukakoshi l’ont réalisé. Et on pense même que sans étape, l’avion pourrait battre ce record en joignant Tokyo à Paris en moins de 3 jours ! L’aviation en 1937 reste une activité sportive… pour peu de temps encore.

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