106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… ALLAN Abel Marius.

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Commençons par la premier de la liste… dans l’ordre alphabétique : ALLAN Abel Marius.

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Il naquit le 02 février 1889 à Caderousse. Son père Pierre Ferdinand Allan était relativement âgé à sa naissance puisqu’il avait 52 ans. Il exerçait la profession de maçon. Sa mère, Marie Antoinette Lucie Vallon était bien plus jeune, âgée de 35 ans. On notera sa profession de fruitière sur l’acte de naissance d’Abel. Un emploi saisonnier certainement. Le père n’était plus là quand Abel fut appelé sous les drapeaux en 1910. Sa situation de soutien de famille lui permit tout de même d’échapper à 2 mois de classe, certainement pour pouvoir rentrer les blés, étant lui même devenu cultivateur… comme nombre de jeunes caderoussiers au début du XXème siècle.

Abel Marius, de la classe 1909 fut donc appelé le 05 octobre 1910, à l’âge de 21 ans comme c’était la loi à cette époque, avant que l’âge ne soit abaissé à 20 ans peu de temps après puis à 19 ans après la grande saignée de l’été 1914. Il fit ses classes au 19ème Régiment d’Artillerie de Campagne à Nîmes avant de revenir à Orange au 55ème R.A.C. le 1er novembre 1911. Pas de longs voyages pour ce jeune Caderoussier qui était cantonné à Camaret ou Jonquières ou Courthézon suivant le groupe auquel il appartenait. Il exerçait la fonction de Maître Pointeur dans sa batterie, fonction importante pour la justesse e l’efficacité des tirs.

Libéré le 25 septembre 1912 avec en poche un Certificat de Bonne Conduite, il se maria peu de temps après, le 23 juin 1913 avec une jeune fille de Montfaucon, Henriette Louise Capeau. Ils s’installèrent alors dans le Gard, sur la rive droite du Rhône, juste en face de Caderousse, en février 1914. Abel n’eut pas trop le temps de s’habituer à cette nouvelle vie puisqu’il dut rejoindre son unité d’artillerie le 3 août 1914. Un enfant était-il né entre temps ? Les Archives du Gard ayant oublié de prendre le tournant numérique celles du reste de la France, on n’a pas pu vérifier cela. Toujours est-il que, si un enfant était né de cette union, c’était certainement une fille car le patronyme Allan a disparu de Montfaucon de nos jours.

Le 55ème R.A.C. participa à la guerre en Lorraine puis à la bataille de la Marne avant de se retrouver sur le front de Verdun quand celui-ci fut stabilisé. Il était encore sur un secteur à l’ouest de Verdun quand la grande offensive allemande fut déclenchée, le 21 février 1916. Les artilleurs étaient les plus sollicités pour répondre au déluge de feu allemand et Abel et ses compagnons ne chaumèrent guère de février à avril 1916, date à laquelle l’unité fut relevée pour prendre quelques semaines de repos du côté de Nieuport, coin du front plus calme puisque les belligérants étaient séparés là-bas par des grandes zones inondées empêchant tout espoir de franchissement. Sur les plages de la mer du Nord, c’étaient presque des vacances pour les artilleurs.

Cela ne dura que quelque temps puisque le 55ème R.A.C. s’en retourna à nouveau près de Verdun en juin 1916. Le 1er juillet 1916, Abel Marius Allan était tué d’un éclat d’obus lors d’un duel d’artillerie sur le territoire de la commune de Fromereville (-les-Vallons de nos jours) située à 5 km à l’ouest de Verdun. L’offensive allemande avait été brisée et les Français commençaient la longue et sanglante reconquête des quelques kilomètres perdus.

La transcription du décès a été notée à Montfaucon et non à Caderousse. Abel Allan repose dans la Nécropole Nationale « Glorieux » de Verdun, tombe individuelle 112.

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Le cercle rouge représente le secteur de Verdun; le front noir est celui de décembre 1915… le trait rouge montre la ligne extrême de l’avancée allemande et la flèche rouge indique la commune de Fromereville où Abel Allan perdit la vie.

Abel Marius Allan matricule 413 classe 1909, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Bien que le patronyme Allan n’apparaisse plus à Caderousse ni à Montfaucon, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède et veut faire partager d’autres photos ou documents.

A suivre: Julien Arnoux.

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JEUX: On a sauvé l’humanité avec Daniel et Marie (le 19 février 2017)

Début des vacances d’hiver pour notre zone, première soirée chez Daniel et Marie, autour d’un PANDÉMIE, nouvelle version avec quelques rôles de plus.

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PANDÉMIE, c’est ce jeu où il s’agit de trouver les antidotes de 4 maladies se répandant à la surface de la Terre simultanément: la maladie bleu sur l’Europe et l’Amérique du Nord, la maladie jaune sur le reste des Amériques et sur l’Afrique, la maladie noire sur l’Asie de l’ouest (la malaria) et l’Afrique du Nord et la maladie rouge sur l’Asie de l’est et l’Océanie. Pour cela les joueurs incarnent un spécialiste qui va participer à la lutte contre les maladies. A 3, on a ajouté un 4ème rôle joué en concertation. Car il s’agit bien sûr d’un jeu coopératif. Il faut se serrer les coudes face aux dangers qui menacent l’humanité !

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On avait choisi les rôles du docteur, du répartiteur (constructeur de stations de recherches), de la scientifique qui découvre le vaccin avec une carte de moins…

Lutte acharnée contre les maux et victoire de justesse à quelques cartes de la fin. Peut-être avons-nous été un peu large avec la règle d’échange des cartes !

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Bilan: 4 vaccins trouvés, 2 maladies éradiquées (le cercle barré).

Fin de soirée avec un traditionnel : CAMEL UP, toujours aussi chaotique.

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Résultat assez serré avec des scores élevés: Marie avec plus de 40 points au bénéfice des 2 pronostics finaux exacts, Daniel avec 32 points au bénéfice de nombreuses visites des concurrents sur sa tuile posée sur le parcours et moi 31 points avec le vainqueur final pronostiqué exact. Toujours un moment de rigolade sans prétention.

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RECUERDO DE ESPANA… la MÉMOIRE de la GUERRE CIVILE.

Il s’agit d’un lot de 4 cartes artistiques présentées comme

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La Mémoire de l’Espagne… ou plutôt, la Mémoire de la guerre civile espagnole.

Ce ne semble pas être des documents très anciens mais rien ne permet de les dater. Elles ont été éditées par…

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…le Syndicat des Beaux Arts à Madrid et imprimé par un graphiste catalan, Seix y Barral.
Voici le contenu de ces 4 cartes artistiques.

Il s’agit d’un dessin de Canavaje montrant la fuite des civils espagnols de Madrid près du pont de Tolède.

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A l’intérieur de celle-ci un texte d’Antonio Porras, louant la résistance héroïque de Madrid face à l’agression fasciste.

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Sa traduction en Français.

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Seconde carte illustrée par un dessin de Parrilla daté de 1937. Le visage d’un ouvrier agricole, la famille, les ruines.

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Texte de Rafael Alberti « Vosotros no caísteis », écrit à Madrid en décembre 1936.

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un ode à ceux qui sont tombés pour une juste cause.

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Troisième oeuvre…une scène de guerre dessinée par Ortells.

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illustrant un texte d’Antonio Machado « Sobre la guerre », « sur la guerre ». Une réflexion sur la guerre…

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qui emporta le poète et sa mère, du côté de Collioure, en février 1939.

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Quatrième oeuvre de cette petite collection: un dessin non signé d’un bombardement de civils par l’aviation… qui fait penser à Guernica. Mais Madrid ne fut pas épargnée par les raids aériens fascistes.

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La pensée est d’Enrique Diez-Canedo. Elle dit:

La guerre n’est pas un désespoir, mais un espoir: maudite, si c’est une guerre de domination; grande et noble, si c’est une guerre de libération et paix durable. 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 février 1917

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(JOUR 930 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une page importante sur les Etats-Unis au début de ce n° du 18 février 1917 du Miroir. C’est normal car la marche vers la guerre de cette grande puissance qui deviendra mondiale suite à ce conflit est enclenchée. A la tribune du Congrès, le président Wilson annonce la rupture entre les USA et l’Allemagne. Ce n’est pas une déclaration de guerre mais c’est le premier pas vers celle-ci qui aura lieu le 6 avril 1917.
Cette scène se passe le 3 février 1917 et le Congrès accueille favorablement la déclaration du Président Wilson. La guerre à outrance des sous-marins allemands contre tous les navires de commerce quelque soit leur pavillon choque l’Amérique éprise de cette liberté des mers. Des sabotages d’agents allemands, un télégramme  de l’Allemagne au Mexique l’encourageant à attaquer leur voisin pour reconquérir le Texas et les difficultés des principaux emprunteurs de capitaux américains poussèrent les Etats-Unis à entrer en guerre aux côtés de l’Entente, surtout quand la Russie en sera sortie !

On nous présente donc la puissance de la flotte US…

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…naviguant sur l’Hudson ou…

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…passant sous le pont de Broocklyn (ici le super cuirassé « Arizona », fleuron de l’US Navy).

Toujours aux Etats-Unis, l’explosion d’une poudrerie de Haskell dans le New Jersey le 13 janvier 1917 , dont on ne connaît l’origine….

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renforce le sentiment anti-allemand aux States.

Le froid et la terrible météo de cet hiver 1917 sont bien présents dans ce numéro du 18 février.

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Pour le manger, on fend le pain, complètement gelé, à la scie !

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Dans cette tranchée russe, en France, on essaie d’enlever l’eau mais on constate que l’on ne doit pas élever grand chose puisque les hommes marchent sur de la glace.

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A Monastir, sur le front d’Orient, ce sont de véritables marécages qui entourent la ville…

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situation totalement semblable à Verdun !

Par opposition, au Niger, c’est une température caniculaire qui règne pour y célébrer la « victoire de Verdun du 15 décembre » (la fin de la bataille de Verdun qui a abouti à un retour aux positions d’avant le 23 février 1916).

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Autres vues du corps expéditionnaire russe en France avec ces images religieuses…

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où le Pope s’apprête à célébrer la fête de la bénédiction des eaux ! Et il en est beaucoup tombé !!!

Une dernière image montrant les femmes dans des usines militaires au Canada…

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Ceci n’est nullement exagérée car l’implication du bataillon canadien en Europe de 1915 à 1919 fut très important ! Le Canada, dominion autonome de l’Empire Britannique, se retrouva automatiquement en guerre le 3 août 1914 en même temps que le Royaume Uni déclara la guerre. Il décida de largement s’engager dans le conflit ! Petit pays de 8 millions d’habitants, pas moins de 619 000 hommes se retrouvèrent à un moment ou un autre dans l’armée. On évalue à 7% la part de la population sous les drapeaux en permanence. Il n’est donc pas illogique que les femmes se soient retrouvées dans les usines d’armement pour combler l’absence des hommes.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 6/6

Pas de Tour de France à la une de ce numéro de Plein Air du 24 juillet mais de l’athlétisme avec le match France-Belgique.

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C’est le Français Dantigny, moustachu et grimaçant qui remporte le 800 mètres devant le concurrent belge. Au final, la France remportera aussi ce match.

Le Tour de France est le gros morceau de la revue avec les étapes décisives des Alpes au programme. Mais le magazine revient sur les étapes de transitions entre Pyrénées et Alpes, le long de la côte méditerranéenne.

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Comme dans le numéro précédent, 2 arrivées d’étapes en parallèle.
A gauche, l’arrivée victorieuse de Marcel Buysse à Perpignan (étape 7).
A droite, celle de Gustave Garrigou à Aix-en-Provence (étape 8). Après l’arrivée, les lauréats posent pour la postérité:

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Garrigou et Faber 1er et 3ème,

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L’isolé Petitjean second. On appelle « isolé » un coureur qui participe au Tour sans appartenir à une équipe, équipes soutenues à l’époque par des marques de bicyclettes.

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Portrait de Gustave Garrigou, vainqueur du Tour 1911.

Étape 9: Aix-en-Provence- Nice. Une balade le long de la Côte d’Azur mais tout de même 356 km à parcourir ! Le vainqueur sera Firmin Lambot, encore un concurrent belge, des Belges qui décidément brillent dans ce Tour 1913.

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Portrait de Firmin Lambot et…

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l’arrivée victorieuse de ce dernier à Nice.

Étape 10… les Alpes et ses grands cols entre Nice et Grenoble, 333 km et de jolies bosses à franchir: col de la Colle Saint-Michel, col d’Allos, col Bayard; mais aussi des paysages merveilleux en haute-montagne.

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Petit-Breton et…

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Thym semblent bien écrasés par ce décor splendide.

La course va être marquée par le duo Garrigou-Faber à l’avant surveillé de loin par Philippe Thys.

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Garrigou seul dans Allos à un moment où…

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Philippe Thys était devant.

Situation inversée à Gap où Garrigou et Faber sont passés en tête au contrôle de Gap.

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Faber est devant au col Bayard….

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et encore devant à l’arrivée à Grenoble où il passe la ligne devant Garrigou:

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Comme à Aix, les 2 hommes se congratulent.

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En terminant 3ème, Philippe Thys consolide sa position de leader au classement général.

Étape 11: Grenoble-Genève, 325 km et de grands cols à franchir: le Galibier, les Aravis. C’est Marcel Buysse qui va remporter cette étape de haute-montagne mais c’est au Galibier que le photo-reporter de Plein Air s’est posté pour nous faire quelques clichés.

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Marcel Buysse, 1er au Galibier et 1er à Genève.

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Faber et Garrigou au même endroit. Faber chutera dans la descente et perdra beaucoup de temps et donc de points à cette étape, tout comme Engel…

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qui répare ici une crevaison.

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Lambot, le vainqueur de Nice une plein effort dans la Galibier.

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Classement de l’étape Grenoble-Genève où l’on remarque les mêmes noms, mais aussi qu’il n’y plus que 28 concurrents en lice.

Voilà, la narration du Tour 1913 s’arrête là puisque Le Plein Air des 31 juillet et 7 août 1913 n’étaient pas dans le lot trouvé à Barjac cet été. Le Tour semblait jouer à Genève. Marcel Buysse allait gagner les étapes 12 (à Belfort, après être passé au Ballon d’Alsace), 14 (à Dunkerque) et 15 (à Paris), laissant l’étape 13 (à Longwy) au Luxembourgeois François Faber. Mais Philippe Thys confortablement installé en tête au général n’allait pas lâcher le morceau et s’apprêtait à recevoir les honneurs, à Paris, au Parc des Princes.

Autre sujet plus anecdotique,..

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le VIIIème Grand Prix de joutes lyonnaises à…. Paris sur la Seine et non sur le Rhône. Force est restée au Lyonnais Antoine Cellard, vainqueur du Tournoi, un joli bébé de 110 kilos que l’on voit au milieu de l’article.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 16 février 1937

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Une photo de couverture particulièrement parlante. Après l’arrivée et sa victoire, le champion de ski alpin français Emile Allais porte les stigmates de l’effort. Pour un peu, comme le dit le commentaire très justement, on y verrait une figure christique.

Pas de vue de cette course… ce sera dans le prochain numéro.
Juste une question. Quelle épreuve préférez-vous dans le sport cycliste ?

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la boue lors d’un cyclo-cross couru sous la grisaille ou la pluie en région parisienne…

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ou un Critérium sur le soleil de la Promenade des Anglais à Nice ? Vue la taille du peloton de la seconde épreuve, les cyclistes semblent avoir choisi de délaisser la capitale !

Football. Après la Coupe de france le dimanche précédent, c’est la retour du championnat de France avec le 21ème journée à 11 étapes de la fin de la compétition.

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Les résultats et le classement où l’on lit que l’O.M. revient à 1 point de la première place au bénéfice d’une belle victoire au stade de l’Huveaune sur Rennes 3-0.

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Une vue de cette rencontre où les Rennais semblent dépassés dans leur surface d préparation malgré leur avantage numérique à 4 contre 2.

Du tennis. En attendant les beaux jours, on assiste au tirage de la Coupe Davis…

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que les Français rêvent de remporter depuis la belle finale de la semaine dernière aux championnats de France indoor.

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Des épreuves de cross-country en pagaille dans la région parisienne avec…

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la victoire de Soviétique eau cross de L’Humanité

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et un cross scolaire au stade de Sucy disputé dans la gadoue !

Rugby avec la fin de la phase de poules du Challenge Yves du Manoir. Le classement  des 2 groupes montrent que ce sera Perpignan-Pau pour la prochaine finale, ces 2 équipes ayant remporté leurs mini-championnats respectifs:

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Les matchs parisiens de la journée:

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C.A.S.G.-Biarritz 6-21 à Jean-Bouin…

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et A.S.P. Police-Stade Dijon 3-3 à Pantin. Journées après journées, guère performants des clubs de la capitale !

Une dernière image de football avec la rencontre entre l’Armée Française contre l’Armée Britannique, à Londres, au Cristal Palace.

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Bravo le photographe pour ce but pris en instantané d’un des 4 buts de l’avant-centre français de l’Olympique Lillois Bigot. Les Français ont gagné 6-0… Cocorico !!!

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 15 février 1917

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(JOUR 927 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A noter que ce numéro est aussi daté du 8 février 1917, comme celui de la semaine dernière. Une erreur de numérotation.

A la une, un ballon captif d’observation. Une image impressionnante et du matériel qui a évolué depuis le début du conflit. On distingue bien la nacelle de l’observateur. Les hommes étaient munis de parachute pour survivre en cas d’attaque de ses masses sans défense propre par les avions ennemis.

Pour une fois, pas des images en vrac mais des images classées par thèmes:

LES TROUPES BRITANNIQUES.

Uu défilé certainement à Paris ou en banlieue de troupes britanniques. Quelques hommes portent des drapeaux tricolores ce qui fait dire que la scène se passe sur le continent.

Au début, la fanfare:

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Les troupes de l’Empire avec cette unité de cavalerie hindoue:

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Une autre troupe de l’Empire, les volontaires canadiens (Canada)

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C’est à l’occasion de cette guerre que le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande commencèrent de s’émanciper  de la tutelle anglaise.

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Les montagnards écossais ne défilent pas mais attendent de montrer ce dont ils sont capables au front.

SALONIQUE.

Exercice de débarquement pour les troupes du camp retranché de Salonique.

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Ici les fusiliers marins en action.

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Concentrations de troupes dans le camp retranché pour être prêt à résister à une attaque des Empires du centre.

Ci-dessous, des barbelés pour protéger un terrain marécageux et en faire une défense infranchissable:

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TROUPES MAROCAINES.

Double page centrale avec 5 vues rendant hommage aux troupes coloniales marocaines.

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Des vues africaines puis européennes. Des textes peu adaptés qui insistent sur le folklore entourant ces hommes plus que pour leurs valeurs guerrières avérées.

RAVITAILLEMENT.

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Une gare de distribution près du front (pas sûr).

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Réserves de munitions.
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Réfection des routes après les intempéries (pluie, neige, gel et dégel) qui ont mis à mal le réseau routier.

ALPINS.

Trois vues de troupes alpines (chasseurs alpins) dans les Vosges:

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Retour des troupes revenant du front.

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Artillerie de 80mm à l’embranchement de routes dans les Vosges.

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Les tranchées alpines dans le secteur de la vallée de la Béchine (Vosges).

DIVERS.

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Convoi d’ambulances dans un secteur boisé, peut-être vosgien.

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Une CARTE de RAPATRIÉ pour un PRISONNIER de GUERRE ardéchois à DORTMUND en 1945

Délivrée plus précisément le 24 août 1945 par la Perception du Teil.

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Un peu abîmée tout de même si bien qu’un duplicata sera délivré 10 ans plus tard à son détenteur, un Ardéchois d’Alba-la-Romaine, Emile C…, prisonnier de guerre en Allemagne qui revint en France  après la capitulation allemande.

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Emile C… arriva en Allemagne le 20 juin 1940 et resta donc 5 ans loin de chez lui. Ce qui dut beaucoup perturber la vie des siens car il  exerçait la profession de cultivateur. Qui devait s’occuper de ses terres pendant son absence? Agé de 31 ans lors de sa capture, il avait l’âge d’être marié et d’avoir des enfants.

Il fut détenu dans le Stalag 6D semble-t-il car l’écriture de cette rubrique est partiellement effacée. On croit lire comme lieu de détention Letmathe, certainement un commando du Stalag VI D qui était  implanté à Dortmund. Letmathe semble se situer à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville industrielle de la Ruhr. Dans le site http://www.stalagvia-16032.com/stalag-vi-d-de-dortmund/, on apprend que ce stalag était situé dans un espace sportif appartenant au célèbre club de football du Borussia Dortmund, dans des bâtiments sportifs peu propices à accueillir des prisonniers où les conditions de détention étaient très pénibles. De plus le travail dans les usines était plus que difficile et à tout cela, s’ajoutaient les bombardements alliés sur ces sites industriels qui tuèrent bien des détenus.

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Emile C… en est revenu vivant mais certainement marqué à vie.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 5/6

Deux gros événements sportifs dans ce numéro du 17 juillet 1913. Le Tour de France bien entendu mais aussi la Grand Prix de l’Automobile Club de France qui s’est déroulé à Amiens et dont la rédaction du Plein Air n’a pas hésité à faire des vainqueurs la une de son magazine.

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Il s’agit du grand favori Georges Boillot qui a gagné le Grand Prix que l’on voit au premier plan accompagné ici comme pendant la course par son mécanicien Prévost. En costumes et sans casque comme pendant la course. pas de combinaison, pas de casques, c’était ainsi à l’époque, malgré la puissance des bolides qui avançaient tout d même très vite.

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Vous allez reconnaître le passage sous le portique permettant au public de franchir par dessus la piste, mais là emprunté par les voitures de course au lieu des cycliste du Tour lors de la première étape.

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Un passage sous une voie ferrée très certainement:

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Passons maintenant au Tour de France cycliste. Le magazine va revenir tout d’abord sur les 4ème et 5ème étapes.

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A gauche, la victoire de Marcel Buysse à La Rochelle où le jury des commissaires délibère:

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A droite, la victoire d’Henri Van Lerberghe à Bayonne dont voici le portrait.

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Mais c’est surtout la 6ème étape dont le magazine va raconter, la mythique étape des Pyrénées entre Bayonne et Luchon. C’est Philippe Thys qui remportera la victoire dans la station thermale.

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Un champion belge qui, par la même occasion, prendra les rênes du classement général.

Le classement de l’étape de Luchon en images avec les arrivées successives des ténors du peloton. Derrière Thys qui fait figure comme près possible vainqueur à Paris dorénavant…

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Marcel Buysse second,

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Garrigou, troisième,

dsc00898Lambot, quatrième et…

dsc00899Petit-Breton cinquième. Le Gotha du cyclisme mondial, à l’époque.

Le Plein Air termine en annonçant l’abandon de VanLerberghe entre Luchon et Perpignan dans l’étape 7, une étape remportée par Marcel Buysse… alors qu’il ne reste plus que 32 sportsmen en course à Perpignan. Ils étaient 140 à Paris !

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Philippe Thys.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 4/6

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Le Tour est lancé et Le Plein Air va pouvoir faire partager de nombreuses photos à ses lecteurs. Mais la couverture est réservée à l’immense coureur à pied Jean Bouin, un fameux pédestrian comme le dit la légende de la photo en annonçant son nouveau record de l’heure, battu à 19,021 km. Quant au joli nom « pédestrian » pour désigner un coureur à pied, c’est bien dommage que le Français l’ait mis au placard ! Mais la mode est au running.

Revenons au Tour. Ce numéro a été publié le 10 juillet et il peut donc résumer d’une manière plus ou moins dense les étapes 2 à 5 qui ont mené le peloton du Havre où on l’avait laissé lors du dernier numéro à Cherbourg (étape 2), de Cherbourg à Brest (étape 3), de Brest à La Rochelle (étape 4) et enfin de La Rochelle à Bayonne (étape 5). Avec en prime les 2 étapes les plus longues (étape 3 de 405 km et étape 4 de 470 km)… Inhumain!

Voici donc Masselis, Jules de son prénom et Belge de nationalité vainqueur à Cherbourg.

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Le Plein Air a envoyé des reporters sur l’étape de Brest. Un passage à Landerneau du peloton emmené par Petit-Breton, dont on a déjà parlé puisqu’il disparaîtra lors de la Grande Guerre.

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La victoire reste française avec la gain de l’étape allant à Henri Pélissier à Brest.

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Le moment de l’arrivée et le vainqueur, Henri Pélissier, aîné d’une fratrie cycliste qui se distinguera pleinement après-guerre:

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Les équipiers du team Alcyon, Defraye, Pélissier et Mottiat à Brest à l’issue de cette randonnée de 364 bornes.

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Petit-Breton fera 3ème de cette étape.

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Plus rapidement les vainqueurs à La Rochelle:

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Marcel Buysse…

et à Bayonne:

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Odile Defraye… un coursier en tête, tout seul du classement général depuis le soir à Brest.

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