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Le 25 octobre, un ARDÉCHOIS COEUR FIDÈLE invité d’Ancône Culture et Patrimoine.

Projection animée par Claude Fougeirol au Centre Claude-Allain d’Ancône, 20 heures, le 25 octobre.

Claude Fougeirol, capteur d’émotions, créateur d’images…

http://www.fougeirol.com

et

https://fr-fr.facebook.com/Claude-Fougeirol-Photographe-313353388692171/

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Alain MICHEL… du CES de la Tata Ragache* à la douche chaude d’Avignon…

Dans le n°3 des Cahiers d’Ancône, Cathy nous raconte Alain Michel, champion du monde anconais, l’homme et le sportif…
Je vais me contenter de quelques souvenirs personnels.

Première rencontre au feu-Collège des Alexis, flambant neuf à l’époque qui heureusement ne flamba jamais malgré un type prédestiné « Pailleron ». Pas directement dans ma classe, il était le copain de mes copains, les Espeluchois Francis, Roland, Jean-Louis, Michel et les autres… On comprenait déjà qu’il était dingue de moto !

La suite, quelques années plus tard. La presse informait régulièrement son lectorat de la progression de sa carrière vers le haut-niveau.

Avignon, les Allées de l’Oulle.

Qui imagine de nos jours en passant sous la grande roue de l’été que ce coin de ville se transformait aussi, une fois par an, en septembre, en circuit de vitesse motocycliste ? Coincé entre Rhône, remparts et pont mondialement connu, c’étaient une ligne droite pour la vitesse, deux épingles à cheveux aux extrémités et deux pif-paf pour passer sous le pont Daladier. Un circuit dangereux, impensable de nos jours, qui heureusement ne vit qu’en une seule occasion sur trente organisations, la faucheuse roder dans ses parages, mais un circuit couru par le gotha des motocyclistes français et même étranger.

Septembre 1976, le 12, Alain commence à s’être fait un nom. Cette année-là, ses parents René et Odette s’en souviennent, au milieu de la première course, celle des petites cylindrées, éclate un orage dantesque, des trombes d’eau, des cataractes ! Les chutes du Niagara sur le pont d’Avignon ! Pendant que les bolides continuent de tourner…

…le public se réfugie où il peut… sous les platanes, sous les porches des tours et pour beaucoup… chez eux. Sous les tours, on est relativement à l’abri des eaux venus du ciel mais pas des odeurs venues du sol, celles des litres d’urine déversés quotidiennement par la gente masculine dans ces vespasiennes de secours aux envies pressantes. Merci les Papes !

Mieux vaut encore l’eau que les effluves ! Surtout que la course continue !

La dernière de la réunion, c’est celle des sides. Alain fait équipe avec Garcia sur un bolide G.E.P. Ils vont réaliser la course parfaite sur ce circuit détrempé. Justesse de pilotage et pas d’arabesque comme d’autres concurrents (ci-dessous la pirouette de l’équipage Campan-Novatel, sans dommage).

Meilleur tour en course à 106 km/h et victoire finale à plus de 100. Un exploit dans ses conditions ! Une fierté de voir triompher un « pays » au milieu d’une horde de pilotes étrangers, allemands et suisses principalement.

Deux ans plus tard, le circuit des Allées de l’Oulle disparaissait du paysage motocycliste français et Alain Michel allait continuer sa route, sa piste plutôt, en courant et gagnant dans tous les grands anneaux des sports mécaniques européens.

*Tata Ragache ou Regache – plus d’un demi-siècle est passé – surveillante en fin de carrière – à l’époque, les surveillant-e-s n’étaient pas forcément des étudiant-e-s – plus mamie que pionne pour tous ces gamins remuants.

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Où a donc eu lieu la BATAILLE de SAINT-MARCEL-LÈS-SAUZET ?

Rien à voir avec l’article précédent et la Bataille de Montélimar d’août 1944 ! Non, cet événement s’est passé presqu’un siècle plus tôt, en décembre 1851.

Bataille ou plutôt fusillade entre la troupe venue de Montélimar pour maintenir l’ordre et quelques centaines d’insurgés ayant pris les armes pour défendre la République.

Statue de l’Insurgé de Crest,

sur le monument à la sortie du pont, rive gauche.

D’un côté, une troupe régulière fortement armée, de l’autre des hommes munis de fourches, de pelles, de haches et de quelques vieux tromblons déterrés ou sortis de quelques cachettes puisque les gendarmes avaient eu pour mission, dans les semaines précédentes de confisquer les armes à feu.

Il est dit dans des textes et des recherches d’historiens que l’affrontement eut lieu à la sortie de Saint-Marcel-lès-Sauzet, sur le chemin de Montélimar, à quelques centaines de mètres du village.  Certains ont pu penser qu’il s’agissait de ce lieu.

Sauf qu’à l’époque, bien avant l’autoroute et les voitures automobiles, il s’agissait du chemin de Savasse ! Celui de Montélimar partait vers le sud et se dirigeait vers le Roubion pour rejoindre la ville vers l’actuel Centre Hospitalier, quartier Beausseret. On peut donc raisonnable situer le lieu de l’affrontement aux environs de l’actuelle aire de repos de l’autoroute A7, dans le sens Orange-Lyon.

On peut aussi se douter que le bruit de la fusillade ait été amplifié par la colline voisine et qu’il ait été peut-être entendu jusqu’à Ancône d’où…

…vous pourrez lire ce qui se passa alors aux pages 22-23 des Cahiers d’Ancône n°3….

…disponibles à partir du 21 septembre, 15 articles, 44 pages, 7 euros !

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De bien inquiétants MONGOLS à ANCÔNE…

Eté 1944… La retraite de l’armée allemande en vallée du Rhône, conséquence du débarquement de Provence du 15 août…. La Bataille de Montélimar. De violents combats opposent les Allemands qui fuient vers le nord et les Américains qui essaient de les coincer à l’endroit où la vallée est le plus étroite, c’est-à-dire entre Donzère et Loriol où les eaux du Rhône viennent lécher les collines des Préalpes.

Ancône est un peu à l’écart de la Nationale 7 encombrée de matériel abandonné, mitraillée par l’aviation alliée, contrairement à La Coucourde ou Derbières au coeur de la bataille, ou la plaine des Andorrans plus à l’est…

Voilà que dans ce décor, que dans cette situation de chaos, une troupe de Mongols vient faire une halte dans le village.

« Des Mongols ! » me dites-vous.

Photo d’un prisonnier « mongol » à Privas.

Pas tout à fait ou pas seulement. Il s’agit là d’un terme générique désignant des supplétifs de la Wehrmacht, originaires des Républiques Soviétiques, appelés ainsi pour leurs faciès asiatiques, enrôlés de force pour certains, engagés volontaires pour lutter contre le communisme pour d’autres. Suivant qu’il s’agisse des uns ou des autres, leur attitude  et leur engagement par rapport au Reich sont bien différents. Les uns ne veulent que rentrer chez eux au plus vite et souhaitent la défaite des Nazis. Certains rejoindront d’ailleurs le Maquis. Les autres sont fanatisés et sont prêts à commettre des exactions, sentant leurs destins leur échapper. Quoiqu’il en soit, les uns comme les autres connaîtront des fins tragiques, tués aux combats ou éliminés par les Soviétiques à leur retour, considérés comme traitres ou fascistes… même quand ils n’y étaient pour rien !

Toujours est-il que leur réputation est faite et que, malgré des moyens d’informations réduits durant l’Occupation, les populations locales savent qu’on doit tout redouter du passage de ses hommes, livrés à eux-mêmes bien souvent. Madame Devin qui nous a parlé de ces visiteurs inopportuns se souvient des heures angoissantes que connut le village et elle-même également, lors de leur halte, cette après-midi-là, entre le 15 et le 27 août 1944.

Equipé de véhicules hippomobiles, les Mongols se mirent à l’ombre dans les rues du village.

Que faisaient-ils donc là ?

En lisant Louis-Frédéric Ducros dans le tome 3 des « Montagnes ardéchoises dans la guerre », on apprend que, parmi les unités en retraite remontant du Sud-Ouest et devant traverser l’Ardèche, se trouvaient des troupes composées principalement de turkmènes encadrés par des Allemands. Une photo montre un groupe de Résistants posant devant un café d’Aubenas avec un drapeau pris à une légion SS d’Azerbaïdjan.

Ces hommes, harcelés par la Résistance, se rendirent en masse au point d’envahir les lieux de détention, à Privas principalement, la caserne Rompon, le camp de Chabanet, l’asile Sainte-Marie… On dénombra plusieurs milliers de prisonniers dont près de deux mille se rendirent sur le Coiron, du côté de Darbres et Freyssenet.

En regardant la carte proposée Ducros,

on voit que certaines unités choisirent de descendre jusqu’au Rhône pour remonter par la Nationale 86 (route de Saint-Remèze à Bourg-Saint-Andéol, route de la vallée de l’Ibie pour arriver à Viviers ou au Teil, route d’Aubenas au Teil). Etait-ce un groupe de l’une d’elles qui traversa tant bien que mal le fleuve pour se retrouver à Ancône ?

La présence de Mongols sur la rive gauche du Rhône n’avait été confirmée dans le passé, par mon père, qui se souvenait de quelques déserteurs asiatiques de la Wehrmacht ayant rejoint la Résistance locale du côté de Caderousse au moment de la Libération.

Peut-être y avait-il des unités de Mongols dans le Sud-Est, bien que je pense qu’il s’agissait plutôt de groupes venus du Sud-Ouest, ayant traversé  le Rhône, malgré tous les ponts détruits, en barque puis ayant volé quelques voitures hippomobiles, quelques chevaux et quelques vélos pour fuir vers le nord ?

Donc à Ancône, cette après-midi chaude d’août 1944…

Vous trouverez cette anecdote et bien d’autres sur Ancône pendant la Seconde Guerre Mondiale sur les Cahiers d’Ancône n° 3, pages 14 à 21… ainsi que les biographies des quatre MPF, Aimé James, Adrien Montchaud, Louis Delpech et Camille Revelin, pages 8 à 13.

Les Cahiers d’Ancône n°3, parution le 21 septembre, 44 pages, 134 illustrations, 7 euros.

Illustrations de cet article (2 photos et 2 cartes) extraites de « Montagnes ardéchoises dans la guerre » (tome III) de Louis-Frédéric Ducros, 3ème trimestre 1981.

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Un Anconais sur l’Equipe magazine du samedi !

Cela se passait au début de l’été 1986. Bernard Hinault, au crépuscule de son immense carrière faisait la une du n°291 du supplément hebdomadaire de l’Equipe, paraissant le samedi  5 juillet 1986 en l’occurrence.

Mais en double page, c’est cette photo qui doit faire gonfler d’un chauvinisme orgueilleux, la tête de tout Anconais sportif.

Celle du duo composé du side-cariste  anconais Alain Michel et de son singe Jean-Marc Fresc – rien de péjoratif dans le mot « singe », c’est ainsi qu’est appelé le passager du side – récents vainqueurs à Assen lors du Grand Prix des Pays-Bas ! Grâce à cette victoire, ils reviennent à la hauteur du duo néerlandais Streuer-Schnieders à la tête du classement du Championnat du Monde 1986.

Vont-ils être sacrés champions du monde cette année-là ?

Réponse sous la plume de Cathy dans le Cahier d’Ancône n°3, pages 37 à 40.

Les Cahiers d’Ancône n°3, parution le 21 septembre, 7 euros, 44 pages.

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Les CAHIERS d’ANCôNE n°3 sont disponibles….

L’aventure avait commencé en octobre 2017 avec cette première brochure.

44 pages, des photos inédites, une carte originale et des articles qui l’étaient tout autant. Un coup d’essai, un coup de maître puisque le tirage a été épuisé en un rien de temps !

Septembre 2018… second opuscule.

Même engouement des lecteurs sur pour les Cahiers même s’il nous reste quelques numéros qu’on pourra fournir aux retardataires qui n’auraient pensé à se le procurer.

Nous sommes en mesure de vous révéler ce que sera la première de couverture du Cahier n°3 attendu pour le samedi 21 septembre, après le spectacle de Valentine Compagnie sur l’École.

A la une, un tableau de Xavier Mallet, propriété de la mairie de Saint-Paul-Trois-Châteaux, représentant Richelieu alité remontant le Rhône dans un bateau tiré par des chevaux. Nous sommes en 1642. L’auteur de l’article, Pierre répond à l’interrogation: « Richelieu à Anconne… Mythe ou réalité ? » en pages  24 et 25.

Au sommaire:

Cathy nous parle du champion motocycliste Alain Michel au palmarès inégalé par aucun français à ce jour, en side-car.

Patrice nous raconte les origines de la Maison du Patrimoine en pleine rénovation.

Michel, dans le prolongement des biographies des MPF de la Grande Guerre, aborde Ancône entre 1939 et 1945. Des heures sombres et des angoisses pour notre village.

Jeannot se penche sur l’histoire de la boulange à Ancône, depuis la Restauration jusqu’à nos jours où de nouveaux projets se font jour.

L’École est aussi au programme de ce numéro, tout comme l’histoire des Insurgés de 1851 qui se levèrent pour défendre la République.  on y parle aussi d’une lettre bien mystérieuse, du vire-vire de Labeille et bien sûr nos amis occitanistes nous ont écrit un texte d’un inspecteur de l’Instruction Publique bien original par ses prises de position révolutionnaires, pour l’époque !

Le tout a été mis en page grâce au talent de designeuse de Paule. Du grand art !

Souscrivez et venez chercher le Cahier d’Ancône n°3 le 21 septembre, vers 21h30, salle Tauleigne.

44 pages, 7 euros.

 

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ANCôNE… JEP 2019… AÉRIA et l’ÉCOLE…

JEP comme Journées Européennes du Patrimoine. Pas d’expo cette année… on attend que la Maison du Patrimoine puisse être fonctionnelle, ce qui devrait être le cas l’an que ven !

Jeudi 19, ouverture des JEP pour une balade patrimoniale autour de La Roche-Saint-Secret-Béconne et du rocher des Aures, sur la pente de la Lance. Pourquoi ce lieu ? Vous allez le comprendre en lisant la suite…

Départ d’Ancône à 7h15, devant l’Agence postale communale.

Le paysage qui vous sera donné d’admirer depuis le Rocher des Aures.

Vendredi 20, ouverture des JEP au village, en soirée, avec une conférence de Janick Roussel, docteure en archéologie, qui nous parlera de la mystérieuse cité d’Aéria. C’est le géographe grec Strabon qui a été à l’origine de cette histoire. Né vers 60 avant notre ère et décédé au tout début de celui-ci, admiratif de Rome, il a parcouru les immenses territoires contrôlés par la cité et a rendu dans sa Géographie une photographie assez précise des terres qu’il a visitées.

Sauf que dans notre région, entre Avignon et Valence, il a rencontré une cité importante, installée sur un promontoire et précédent un défilé, habitée de plus de 10 000 personnes et à laquelle il a donné le nom d’Aéria…. une cité aérienne en quelque sorte !

A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, quand l’intérêt pour les choses anciennes prit de l’essor, les historiens et archéologues commencèrent à se déchirer sur la localisation de cette ville.

La suite… rendez-vous à Ancône, salle Tauleigne, le 20 septembre à 20 heures…

Samedi 21, suite des Journées Anconaises avec Valentine Compagnie que nous avons déjà accueilli pour un spectacle théâtral sur la Grande Guerre.

Cette année, ce sera l’École, le thème de la représentation.
Ancône a abandonné à la rentrée dernière, il y a quelques jours, la vieille école du village datant de Jules Ferry, pour un groupe scolaire flambant neuf. Quoi de mieux qu’un spectacle vivant pour évoquer cette transition…?

Centre Claude Allain, 20 heures, entrée 10 euros.

Programme des festivités à Ancône.

 

 

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Le BARRY- SAINT-RESTITUT- Un plateau calcaire sous les pas des marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

Le Barry-Saint-Restitut… deux lieux patrimoniaux situés sur le plateau dominant la riche plaine alluviale du Rhône de Pierrelatte à Bourg-Saint-Andéol. Deux lieux placés sous le signe de la pierre, la pierre qui abrite et la pierre pour bâtir.

Au sud donc, en pays de Vaucluse, le Barry, le rempart en provençal. Un village troglodyte occupe la pente sud du plateau. Pas fous les anciens occupants de ce site qui ne fut abandonné qu’au début du XXème siècle: à l’abri du mistral et au chaud au moindre rayon du soleil.

En haut une motte médiévale domine le secteur, un fortin difficile d’accès et quasi imprenable comme la vue depuis le sommet, entourée de plusieurs fossés et remparts. Sans oublier cette voie antique datant des Romains où l’on voit encore les rails creusés dans la pierre pour et par les charriots à l’instar des rails des wagonnets d’une autre époque. Fous ces Romains… pas sûr ! En montant sur le plateau, ils  évitaient les marécages de la plaine.

Au nord, en pays drômois, les carrières de Saint-Restitut, les traces d’un passé industriels commencé… par les Romains pour construire les villes voisines. Pas fous ces Romains qui avaient vu que ce calcaire blanc se taillait facilement et était un matériau remarquable.

A partir de là, des générations de carriers sortirent ces blocs de pierre. Plus près de nous, à l’ère industrielle, des wagonnets dont on remarque encore les traces des traverses des voies, emmenaient ces blocs au plan incliné où une machine à vapeur les descendaient à la gare de Saint-Paul-Trois-Châteaux. De là, le train disséminaient ces pierres vers les grandes villes du sud-est, de Marseille à Lyon et jusqu’à Genève pour que soient construits immeubles et ponts… La Grande Guerre mit fin à cette industrie, l’armée récupérant ces carriers pour creuser d’autres trous.

Voici donc les deux éléments essentiels de cette randonnée mais les accompagnateurs Patrick et Christian ont d’autres surprises à faire découvrir aux futurs marcheurs.

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La CHARTREUSE de VALBONNE- Un havre de paix à deux pas de la vallée du Rhône pour les marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

S’il est un coin où les Israélites et autres proscrits recherchés par les Allemands pendant la Seconde Guerre étaient à l’abri, c’est bien derrière les murs de la Chartreuse de Valbonne. Pas seulement à cause de la densité de la forêt entourant l’ancien monastère, mais surtout parce que les occupants ne s’approchaient pas de ce lieu. Quelque malédiction ? Une superstition ? Non ! La présence d’une léproserie installée là en 1929 par le Pasteur Philadelphie Delord ! Pour la garnison de Pont-Saint-Esprit, la peur de la contagion était plus forte que la recherche des ennemis du Reich millénaire !

Car le monastère construit là par les Chartreux au XIIIème siècle (vers 1200) connut bien des vicissitudes. Les moines avaient défriché et asséché ce vallon humide pour le rendre cultivable et lui donner son nom… la Vallée Bonne.

Les Guerres de Religion, la Révolution, les lois laïques de la IIIème République lui firent changer de fonction régulièrement. Ce fut une verrerie vers 1802 avant de devenir léproserie dans laquelle furent soignés quatre cents malades pendant trois quarts de siècle. Le dernier lépreux quitta les lieux pour l’hôpital de Pont-Saint-Esprit en 2003. Pas de risques donc pour les marcheurs anconais.

Aujourd’hui, on peut visiter les lieux, s’y restaurer et y être hébergé. Une cave produit le vin du vignoble local. Ces activités permettent la réinsertion d’adultes souffrant d’handicaps psychologiques stabilisés. Un ESAT après la léproserie, un CAT en quelque sorte.

Bonne balade dans la forêt de la Vallée Bonne.

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Balade au pays de La CÈZE, aux CASCADES du SAUTADET.

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è pericoloso sporgesi.

C’est ce que les accompagnateurs de la randonnée ne manqueront pas de dire aux marcheurs, dans la langue de Molière, en s’approchant, non pas d’un tunnel mais des cascades du Sautadet.

En effet, par temps humide, le caillou lisse glisse et le bain engendré pas bien chaud ! Il faudrait pourtant que le caillou soit humide même sous un ciel bleu, pour qu’un orage tombé la veille rende les eaux de la Cèze, dans les cascades, en furie.

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La Cèze… un petit affluent du Rhône qu’il rejoint au nord de l’Ardoise, lieu-dit industriel de Laudun que nous avons visité en mai dernier, du côté du camp de César.

Petite sœur de l’Ardèche et du Gard, ses colères n’en sont pas moins autant dévastatrices quand les eaux déferlent des Cévennes et s’étalent dans la plaine de Bagnols. En 2002, un supermarché et quelques magasins modernes furent rayés de la carte en aval du pont de la nationale, après un très violent épisode cévenol.

La peur engendrée par ce pourtant paisible ruisseau a poussé la municipalité de Codolet, en dessous de Marcoule, à rehausser ses digues en 2015, ce qui donne au village, pour peu qu’on le voit d’en-haut, des faux airs de kibboutz ou de camp… sans miradors. Pourtant ce village ne craint plus rien des caprices du Rhône aménagé par la CNR.

Pas de souci de cet ordre pour La Roque-sur-Cèze construite à hauteur suffisante pour ne pas souffrir des colères de la Cèze. Même chose pour le pont qui enjambe la rivière avec des piles disproportionnées par rapport au peu d’eau qui y passe dessous la plupart du temps. Mais les anciens étaient prévoyants !

En cette saison d’étiage, quelques bancs de sable apparaissent ici et là. Alors, si un-e conjoint-e, un-e ami-e souhaite vous accompagner, voir les cascades sans marcher sur les dix-neuf kilomètres du circuit concocté par nos organisateurs-accompagnateurs…

Tracé

 

…qu’il-elle amène sa pelle et son seau ! Non pas pour retourner en enfance, non ! Qui sait, en fouillant un peu les sédiments descendus des Cévennes, avec un peu de chance, il-elle trouvera peut-être un petit caillou jaune et brillant…  le début de la fortune… pour réparer le toit de la « chapelle »!

affichette acp

Article paru dans le blog d’Ancône Culture et Patrimoine

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