Archives de Tag: catastrophe

La CRUE du RHÔNE de 1935 en AVIGNON (4/9)

Un lot de neuf cartes postales semi-modernes trouvé sur delcampe montrant des quartiers d’Avignon sous les eaux du Rhône lors de la crue de novembre 1935.

Pour comprendre ce qui s’est passé en novembre 1935, il faut disséquer la chronologie des épisodes météorologiques exceptionnels qui se déroulèrent dans la partie méridionale de la vallée du Rhône et des massifs qui la bordent.

Premier temps, un épisode cévenol d’une grande violence sur… les Cévennes, la rive droite du Rhône. Pendant deux jours, les 7 et 8 novembre, par une douceur anormale, des cataractes d’eau se déversèrent sur le Gard, l’Hérault et l’Ardèche. Les nuages bloqués sur les pentes du Massif Central se vidèrent remplissant d’une eau boueuse l’Ardèche, la Cèze et le Gardon. Et les vrais rhodaniens connaissent les « coups » d’Ardèche en Vaucluse comme les « coups » de Gardon en Beaucaire, Tarascon et Arles ou à Comps, le pays aux cinquante repères de crue !

Le Rhône commença alors à menacer de sortir de son lit. Ce n’était qu’un début !

En Avignon, il n’y a pas que la « banlieue » qui patauge dans quelques dizaines de centimètres d’eau. Les flots ont envahis aussi le centre historique comme en 1856 quand une brèche se fit dans les remparts.

Pas de brèche en 1935 mais des infiltrations par les égouts et des précipitations qui ne peuvent pas s’écouler… on en reparlera plus tard.

Ici, la place des Corps-Saints, non loin de la gare et de la caserne du 7ème Génie est couverte d’eau. Les barques des militaires viennent ravitailler les habitants. On avance avec une barre de bois qui prend appui sur le sol. Les rez-de-chaussée sont inondés.

Cela durera presque quinze jours.

Deux images de cette place des Corps-Saints telles que nous le propose Google Maps. Les platanes sont bien là, moins nombreux en 1935 qu’en 2018.

 

Poster un commentaire

Classé dans CARTES POSTALES

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 38: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 1er février 1938.

 

A la une, à l’occasion de France-Belgique au Parc des Princes, la poignée de mains entre les capitaines des deux équipes, Smellinck à gauche et Mattler à droite sous le regard de l’arbitre anglais, M. Jewell.

Ce match verra la victoire de la France par 5-3. D’autres vues de ce match.

Un panoramique du Parc sur lequel on voit une offensive des Belges (en noir) bien muselés par les Français.

Le gardien belge Badjou, en plus d’encaisser 5 buts, eu beaucoup de travail comme l’attestent les vues de ses arrêts…

…au ras du sol…

ou au prix d’une belle détente.

Il ne peut rien sur ce tir de Veinante qui file dans le but pour la quatrième fois.

A l’autre bout du terrain, le gardien français Llense ne peut rien sur cette reprise de Van den Eyende sur le troisième but.

Voici donc l’équipe de France victorieuse:

Debout, de gauche à droite:

Cazeneuve, Marchal, Bourbotte, Mattler, Llense, Jordan.

Au premier rang, accroupis:

Courtois, Ignace, Nicolas, Heisserer, Veinante.
Les buts ont été marqués par Courtois (le 1er), Veinante (les 2ème et 4ème), Heisserer (le 3ème) et Ignace (le 5ème).

Autre grand titre de ce Miroir des Sports du 1er février 1938: le cyclo-cross de Clamart organisé par l’Auto.

Dans les sous-bois…

… le franchissent d’un fossé…

…et le vainqueur, Bertellin qui prépare au mieux le Critérium International.

Pendant c temps, les cracks des classiques et de l’été s’entraînent au bord de la Méditerranée où le climat est plus favorable.

On les voit ici sur la plage de Loano « aider » un pêcheur pour le photographe.

Un peu de rugby avec la coupe nationale des Provinces et une vue du match Côte Basque/Guyenne contre Gascogne à Bordeaux (3-3).

Pour terminer ce dernier dimanche peu fourni en activité sportive: l’accident du coureur automobile allemand Rosemeyer qui s’est tué à Francfort en s’attaquant sur son Audi aux records de vitesse du kilomètre lancé et du mille lancé.

Avant-après l’accident. Le bolide s’est écrasé sur un pont (que faisait-il donc au bord d’une route dédiée à la course automobile ?) à plus de 400 km/h !

 

1 commentaire

Classé dans Revues

La CRUE du RHÔNE de 1935 en AVIGNON (3/9)

Un lot de neuf cartes postales semi-modernes trouvé sur delcampe montrant des quartiers d’Avignon sous les eaux du Rhône lors de la crue de novembre 1935.

Il faut donc chercher les coupables de cette crue de 1935 plus au sud, disons, en gros, à partir de Valence où le Rhône commença à donner des sueurs froides à ses riverains. Là, les affluents du fleuve-roi sont tous à mettre dans le même sac à des degrés divers de responsabilité.

Que ce soient ceux de la rive droite amenant les eaux tombées sur les Cévennes: l’Eyrieux, l’Ouvèze, du Pouzin, l’Ardèche, la Cèze et le Gardon, ces trois derniers particulièrement dissipés.

Sur la rive gauche, l’Isère amena beaucoup d’eau, moins que la Drôme, le Lez, Aigues, l’Ouvèze, celle de Sorgues et bien sûr le plus important la Durance qui aura une lourde responsabilité dans les difficultés des Avignonnais et de leurs pieds mouillés.

En Avignon, les remparts baignent quasiment sur toute la longueur de leur circonférence.

Ici, les hommes du 7ème Génie ont sorti leurs grosses barques pour venir en aide aux sinistrés. Les camions à droite garés le long du rempart Saint-Roch semblent en très mauvaises postures. On aura certainement beaucoup de mal pour les récupérer.

Il faut dire que nous sommes là tout près du Rhône qui coule, là-bas, tout au fond de l’allée bordée de platanes. De nos jours, ceux de gauche ont disparu pour répondre aux besoins de la circulation automobile et ceux de droite sont fort menacés par l’installation du tram… et les champignons qui dévastent  ces arbres, emblème du Midi de la France.

Poster un commentaire

Classé dans CARTES POSTALES

La CRUE du RHÔNE de 1935 en AVIGNON (2/9)

Un lot de neuf cartes postales semi-modernes trouvé sur delcampe montrant des quartiers d’Avignon sous les eaux du Rhône lors de la crue de novembre 1935.

Certes, il plut beaucoup et dans tout le sud-est à l’automne 1935 et on peut le penser sur toute la France. On dirait de nos jours qu’il s’agit d »un automne pourri » en oubliant tous les bienfaits pour la terre que ces pluies. Mais la partie la plus nordique du Rhône français ne fut pas affectée plus que cela et le niveau d’eau de l’Ain, du Doubs, de la Saône ne firent que frémir. Lyon ne connut aucune angoisse. Les spécialistes diront qu’il ne s’agissait donc pas d’un phénomène océanique comme cela est souvent le cas quand le Rhône se fâche.

On peut donc totalement disculper la Saône de toute responsabilité dans cette catastrophe !

Un Rhône qui s’est considérablement élargi au pied du Rocher des Doms…

…depuis lequel cette vue a été prise.

Il pleut encore puisque les badauds se promènent avec leurs parapluies. En face, on s’aperçoit que la Barthelasse est sous les eaux. La route au bord de l’eau a disparu sous les eaux boueuses  du Rhône. Du coup, les bateaux et le lavoir amarrés au quai de la Ligne se retrouve loin du bord.

Des habitations collent aux remparts, chose qui quasiment disparu de nos jours sauf justement dans ce secteur. La volonté politique des municipalités successives a permis de rendre le spectacle des fortifications comme on s’attend à le voir. Pas comme il était jadis puisque les hommes vinrent très vite accoler leurs lieux de vie à ces murs, leur faisant gagner un quart de leur construction.

Poster un commentaire

Classé dans CARTES POSTALES

La CRUE du RHÔNE de 1935 en AVIGNON (1/9)

Un lot de neuf cartes postales semi-modernes trouvé sur delcampe montrant des quartiers d’Avignon sous les eaux du Rhône lors de la crue de novembre 1935.

Cette crue s’est déroulée à la mi-novembre 1935, la carte parle des dates du 11 au 22 novembre. Elle a touché le cours du Rhône inférieur. Elle a été la conséquence d’un automne doux pendant lequel le ciel déversa des hectolitres d’eau sur la tête des Provençaux et la terre qui les nourrissait.

En Avignon, notre visite des quartiers sinistrés commence dans le sud de la ville, extra-muros, à Monclar.

Difficile de retrouver l’endroit exact où le photographe s’est placé tant des immeubles modernes ont « poussé » sous la pression démographique. Les gens se déplacent en barques sauf ce promeneur courageux ou prétentieux qui pose avec de l’eau jusqu’aux genoux. Grippe assurée car à partir du 12-13 novembre, la douceur était passée et il fit alors relativement frais sur la région.

Poster un commentaire

Classé dans CARTES POSTALES

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 19 janvier 1918

(JOUR 1265 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Wilson et Lloyd George, les principaux alliés des Français à la une de ce J’ai vu. Des alliés fidèles qui rappellent que la France a été lésé par l’Allemagne en 1871. D’où l’appellation de cette guerre: la guerre du Droit contre la barbarie.

En page intérieure un plan et une carte.
Le plan, celui de Dixmude en Belgique, défendue par les fusiliers marins pour illustrer un texte sur ce sujet.

La carte de la Russie des Bolcheviks en pleine anarchie et avec la sécession de nombreux territoires.

Le pouvoir des Bolcheviks se réduit au coeur de la Russie mais la guerre civile qui va suivre permettra au pouvoir central de retrouver l’intégrité de son territoire.

Enfin, comme dit précédemment, une page de photos revient sur la catastrophe d’Halifax au Canada.

Le nombre de victimes avancé est bien plus important que celui que l’Histoire a retenu: 4 000. On informe les lecteurs que la ville a été rasée sur un diamètre de 3 kilomètres autour du point de l’explosion du Mont-Blanc après sa collision avec l’Imo.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 13 janvier 1918

(JOUR 1259 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, en Crète, un camp de prisonniers de l’Entente, des civils turcs et des militaires bulgares gardé par des gendarmes de l’île. Ce vétéran français qui commande le camp s’entretient avec ceux-ci.

Un bel oiseau mécanique vient de se poser pour Noël vers Soissons. On le voit ci-dessous entourés de militaires français heureux de se mettre en scène au côté de ce bijou technologique.

Un instantané remarquable avec cet obus saisi au moment où il sort du canon…

…à moins que ce soit un montage photographique !

Aux Etats-Unis, les civils souffrent de rationnement…

…une crise du charbon peu compréhensible… mais une manière de dire aux lecteurs français du Miroir qu’ils ne sont pas seuls dans le malheur.

A Halifax, une explosion formidable s’est produite vers le port.

Le panache de fumée a été pris à quelques secondes de distance entre ces photos, au large de la ville. Cette catastrophe s’est produite le 6 décembre 1917 suite à l’explosion d’un cargo français rempli de munitions. Elle causa la mort de 2 000 personnes et la blessure de milliers d’autres civils. C’était la plus grande explosion recensée avant… celle d’Hiroshima en août 1945. Ce grand « boum » créa un tsunami dévastateur puis amena sur la ville un contre-coup météorologique avec le blizzard qui s’y abattit dessus. On en  reparlera ce mois-ci.

Le Cameroun est redevenu virtuellement français après la défaite des Allemands. L’administration française n’a pas attendu les conclusions du Traité de Paix pour s’installer à nouveau et à recenser la population locale, soulagée de voir partir les Allemands mais toujours sous un joug colonial.

Une vue du village de Zeitenlick, le village tzigane qui gravite autour du camp retranché de Salonique…

…vivant de menus services rendus aux militaires alliés.

Pour terminer, un petit tour en Italie, dans les Alpes italiennes…

…où les occupants de cette automobile ont dû vivre la frayeur de leur vie !

Poster un commentaire

Classé dans Revues