Archives quotidiennes : 03/09/2015

Quand la presse à sensation parlait de CADEROUSSE pour dénoncer les problèmes de l’ASILE DE MONTDEVERGUES !

Cela se passait en 1953 et c’était dans le magazine à sensations Qui? Détective, qui existe toujours de nos jours. L’Asile de Montdevergues également même s’il s’appelle de nos jours Centre Hospitalier Spécialisé de Montfavet (commune d’Avignon).

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Voici une photo aérienne de cet hôpital psychiatrique, un ancien couvent, dont la plus célèbre pensionnaire fut Camille Claudel enfermée par sa famille pour éviter des scandales et qui y décéda le 19 octobre 1943.
Dix ans plus tard, Détective faisait dans le sansationnel avec ce titre aguicheure

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On le comprend à la lecture de ces quelques mots: ce sont des personnes libérées par l’Asile qui furent à l’origine des crimes annoncés. Il faut dire qu’à l’époque, les détenus n’étaient pas tous des fous et certains prisonniers qui posaient problème à l’hôpital général Saint-Anne par exemple se retrouvaient à Montdevergues sans qu’ils ne souffrent d’un problème psychiatrique.
Exemple, sur ces

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en juillet 1947, on retrouve 3 anciens miliciens, qui furent les seuls qui ne pas être repris !

Les choses furent bien plus dramatiques à Malataverne (Drôme) et Caderousse où furent comptabilisés 5 décés.

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

Il fut commis le 11 janvier 1953 par deux anciens détenus de Montdevergues dans une ferme de ce village drômois, au sud de Montélimar. C’est le lendemain que le facteur Arnichand découvrit les corps des parents Cru et de leur fille Odette. 3 jours plus tard, les coupables furent trouvés et arrêtés dans une ruine à Donzère…. c’étaient des évadés de Montfavet !

Les 2 hommes, suivant l’article, vivaient un régime de semi-liberté et l’un d’eux travaillait à l’extérieur du centre. C’étaient des détenus difficiles mais qui ne relèveraient pas de la psychiatrie de nos jours, surtout Raulet qui avait été plus suiveur qu’acteur.

En février de la même année, il y a eu

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dans un appartement d’Avignon intra-muros où cette ouvreuse fut gravement blessé par un ancien de Montdevergues, et 2 jours plus tard, une agression vers Apt (Villars d’Apt) causée par un autre ex-pensionnaire qui eut pour conséquence la mort d’une personne.

Le lendemain, 13 février 1953, ce sont enfin les…

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

Il s’agit du meurtre d’un jeune agriculteur Pierre Gabias par son voisin Robert Armand sur un petit chemin dans la plaine au nord de Caderousse, entre le village et l’Aigue.

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Le garde-champètre de Caderousse que je connus plus tard sous le surnom de Pitoulu

pose sur les lieux du crime.

Après son crime, l’assassin retourna l’arme contre lui et mit fin à ses jours. Problème pour Détective: lui aussi avait fait un séjour à Montdevergues. Il avait été interné à la demande de sa famille en août 52 puis libéré, toujours à la demande des siens, en décembre. Les Caderoussiers le considéraient comme atteint de « folie douce » et ne le croyaient pas dangereux. Interrogé par le journal, le maire de la commune, le colonel Farjon, pointait du doigt la raison du crime: le père de l’assassin aurait dû placer en lieu sûr les armes qui trônaient dans la cuisine. C’est une futile rivalité amoureuse datant de l’adolescence qui avait poussé Armand au crime, plusieurs années plus tard.

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Le père du criminel et la veuve et le jeune fils de la victime.

Ces 5 crimes, un suicide en 4 agressions en moins d’un mois entraînèrent le questionnement médiatique autour des conditions de sortie de l’Asile de Montdevergues. Le préfet du Vaucluse interpela le ministre de la Santé, le Valsois Paul Ribeyre. On pointa du doigt la vétusté du centre hospitalier et son surpeuplement (plus de 1 600 internés). Les conservateurs remettaient en cause les thérapies modernes par le travail et un certain laxisme pour les libérations. D’autres parlèrent de moyens insuffisants et manque de personnels. Tout cela rappelle d’autres débats, actuels !

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Le clin d’oeil matinal de Mr JUJUBE.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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