De bien inquiétants MONGOLS à ANCÔNE…

Eté 1944… La retraite de l’armée allemande en vallée du Rhône, conséquence du débarquement de Provence du 15 août…. La Bataille de Montélimar. De violents combats opposent les Allemands qui fuient vers le nord et les Américains qui essaient de les coincer à l’endroit où la vallée est le plus étroite, c’est-à-dire entre Donzère et Loriol où les eaux du Rhône viennent lécher les collines des Préalpes.

Ancône est un peu à l’écart de la Nationale 7 encombrée de matériel abandonné, mitraillée par l’aviation alliée, contrairement à La Coucourde ou Derbières au coeur de la bataille, ou la plaine des Andorrans plus à l’est…

Voilà que dans ce décor, que dans cette situation de chaos, une troupe de Mongols vient faire une halte dans le village.

« Des Mongols ! » me dites-vous.

Photo d’un prisonnier « mongol » à Privas.

Pas tout à fait ou pas seulement. Il s’agit là d’un terme générique désignant des supplétifs de la Wehrmacht, originaires des Républiques Soviétiques, appelés ainsi pour leurs faciès asiatiques, enrôlés de force pour certains, engagés volontaires pour lutter contre le communisme pour d’autres. Suivant qu’il s’agisse des uns ou des autres, leur attitude  et leur engagement par rapport au Reich sont bien différents. Les uns ne veulent que rentrer chez eux au plus vite et souhaitent la défaite des Nazis. Certains rejoindront d’ailleurs le Maquis. Les autres sont fanatisés et sont prêts à commettre des exactions, sentant leurs destins leur échapper. Quoiqu’il en soit, les uns comme les autres connaîtront des fins tragiques, tués aux combats ou éliminés par les Soviétiques à leur retour, considérés comme traitres ou fascistes… même quand ils n’y étaient pour rien !

Toujours est-il que leur réputation est faite et que, malgré des moyens d’informations réduits durant l’Occupation, les populations locales savent qu’on doit tout redouter du passage de ses hommes, livrés à eux-mêmes bien souvent. Madame Devin qui nous a parlé de ces visiteurs inopportuns se souvient des heures angoissantes que connut le village et elle-même également, lors de leur halte, cette après-midi-là, entre le 15 et le 27 août 1944.

Equipé de véhicules hippomobiles, les Mongols se mirent à l’ombre dans les rues du village.

Que faisaient-ils donc là ?

En lisant Louis-Frédéric Ducros dans le tome 3 des « Montagnes ardéchoises dans la guerre », on apprend que, parmi les unités en retraite remontant du Sud-Ouest et devant traverser l’Ardèche, se trouvaient des troupes composées principalement de turkmènes encadrés par des Allemands. Une photo montre un groupe de Résistants posant devant un café d’Aubenas avec un drapeau pris à une légion SS d’Azerbaïdjan.

Ces hommes, harcelés par la Résistance, se rendirent en masse au point d’envahir les lieux de détention, à Privas principalement, la caserne Rompon, le camp de Chabanet, l’asile Sainte-Marie… On dénombra plusieurs milliers de prisonniers dont près de deux mille se rendirent sur le Coiron, du côté de Darbres et Freyssenet.

En regardant la carte proposée Ducros,

on voit que certaines unités choisirent de descendre jusqu’au Rhône pour remonter par la Nationale 86 (route de Saint-Remèze à Bourg-Saint-Andéol, route de la vallée de l’Ibie pour arriver à Viviers ou au Teil, route d’Aubenas au Teil). Etait-ce un groupe de l’une d’elles qui traversa tant bien que mal le fleuve pour se retrouver à Ancône ?

La présence de Mongols sur la rive gauche du Rhône n’avait été confirmée dans le passé, par mon père, qui se souvenait de quelques déserteurs asiatiques de la Wehrmacht ayant rejoint la Résistance locale du côté de Caderousse au moment de la Libération.

Peut-être y avait-il des unités de Mongols dans le Sud-Est, bien que je pense qu’il s’agissait plutôt de groupes venus du Sud-Ouest, ayant traversé  le Rhône, malgré tous les ponts détruits, en barque puis ayant volé quelques voitures hippomobiles, quelques chevaux et quelques vélos pour fuir vers le nord ?

Donc à Ancône, cette après-midi chaude d’août 1944…

Vous trouverez cette anecdote et bien d’autres sur Ancône pendant la Seconde Guerre Mondiale sur les Cahiers d’Ancône n° 3, pages 14 à 21… ainsi que les biographies des quatre MPF, Aimé James, Adrien Montchaud, Louis Delpech et Camille Revelin, pages 8 à 13.

Les Cahiers d’Ancône n°3, parution le 21 septembre, 44 pages, 134 illustrations, 7 euros.

Illustrations de cet article (2 photos et 2 cartes) extraites de « Montagnes ardéchoises dans la guerre » (tome III) de Louis-Frédéric Ducros, 3ème trimestre 1981.

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La GÉNÉALOGIE au programme des Journées Européennes du Patrimoine à CADEROUSSE

Voici un programme bien fourni pour les JEP 2019 à Caderousse, du 21 au 26 septembre 2019.

Six jours, une exposition, trois conférences, un atelier… Il y en aura pour tous les goûts !

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Un Anconais sur l’Equipe magazine du samedi !

Cela se passait au début de l’été 1986. Bernard Hinault, au crépuscule de son immense carrière faisait la une du n°291 du supplément hebdomadaire de l’Equipe, paraissant le samedi  5 juillet 1986 en l’occurrence.

Mais en double page, c’est cette photo qui doit faire gonfler d’un chauvinisme orgueilleux, la tête de tout Anconais sportif.

Celle du duo composé du side-cariste  anconais Alain Michel et de son singe Jean-Marc Fresc – rien de péjoratif dans le mot « singe », c’est ainsi qu’est appelé le passager du side – récents vainqueurs à Assen lors du Grand Prix des Pays-Bas ! Grâce à cette victoire, ils reviennent à la hauteur du duo néerlandais Streuer-Schnieders à la tête du classement du Championnat du Monde 1986.

Vont-ils être sacrés champions du monde cette année-là ?

Réponse sous la plume de Cathy dans le Cahier d’Ancône n°3, pages 37 à 40.

Les Cahiers d’Ancône n°3, parution le 21 septembre, 7 euros, 44 pages.

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Les CAHIERS d’ANCôNE n°3 sont disponibles….

L’aventure avait commencé en octobre 2017 avec cette première brochure.

44 pages, des photos inédites, une carte originale et des articles qui l’étaient tout autant. Un coup d’essai, un coup de maître puisque le tirage a été épuisé en un rien de temps !

Septembre 2018… second opuscule.

Même engouement des lecteurs sur pour les Cahiers même s’il nous reste quelques numéros qu’on pourra fournir aux retardataires qui n’auraient pensé à se le procurer.

Nous sommes en mesure de vous révéler ce que sera la première de couverture du Cahier n°3 attendu pour le samedi 21 septembre, après le spectacle de Valentine Compagnie sur l’École.

A la une, un tableau de Xavier Mallet, propriété de la mairie de Saint-Paul-Trois-Châteaux, représentant Richelieu alité remontant le Rhône dans un bateau tiré par des chevaux. Nous sommes en 1642. L’auteur de l’article, Pierre répond à l’interrogation: « Richelieu à Anconne… Mythe ou réalité ? » en pages  24 et 25.

Au sommaire:

Cathy nous parle du champion motocycliste Alain Michel au palmarès inégalé par aucun français à ce jour, en side-car.

Patrice nous raconte les origines de la Maison du Patrimoine en pleine rénovation.

Michel, dans le prolongement des biographies des MPF de la Grande Guerre, aborde Ancône entre 1939 et 1945. Des heures sombres et des angoisses pour notre village.

Jeannot se penche sur l’histoire de la boulange à Ancône, depuis la Restauration jusqu’à nos jours où de nouveaux projets se font jour.

L’École est aussi au programme de ce numéro, tout comme l’histoire des Insurgés de 1851 qui se levèrent pour défendre la République.  on y parle aussi d’une lettre bien mystérieuse, du vire-vire de Labeille et bien sûr nos amis occitanistes nous ont écrit un texte d’un inspecteur de l’Instruction Publique bien original par ses prises de position révolutionnaires, pour l’époque !

Le tout a été mis en page grâce au talent de designeuse de Paule. Du grand art !

Souscrivez et venez chercher le Cahier d’Ancône n°3 le 21 septembre, vers 21h30, salle Tauleigne.

44 pages, 7 euros.

 

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ANCôNE… JEP 2019… AÉRIA et l’ÉCOLE…

JEP comme Journées Européennes du Patrimoine. Pas d’expo cette année… on attend que la Maison du Patrimoine puisse être fonctionnelle, ce qui devrait être le cas l’an que ven !

Jeudi 19, ouverture des JEP pour une balade patrimoniale autour de La Roche-Saint-Secret-Béconne et du rocher des Aures, sur la pente de la Lance. Pourquoi ce lieu ? Vous allez le comprendre en lisant la suite…

Départ d’Ancône à 7h15, devant l’Agence postale communale.

Le paysage qui vous sera donné d’admirer depuis le Rocher des Aures.

Vendredi 20, ouverture des JEP au village, en soirée, avec une conférence de Janick Roussel, docteure en archéologie, qui nous parlera de la mystérieuse cité d’Aéria. C’est le géographe grec Strabon qui a été à l’origine de cette histoire. Né vers 60 avant notre ère et décédé au tout début de celui-ci, admiratif de Rome, il a parcouru les immenses territoires contrôlés par la cité et a rendu dans sa Géographie une photographie assez précise des terres qu’il a visitées.

Sauf que dans notre région, entre Avignon et Valence, il a rencontré une cité importante, installée sur un promontoire et précédent un défilé, habitée de plus de 10 000 personnes et à laquelle il a donné le nom d’Aéria…. une cité aérienne en quelque sorte !

A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, quand l’intérêt pour les choses anciennes prit de l’essor, les historiens et archéologues commencèrent à se déchirer sur la localisation de cette ville.

La suite… rendez-vous à Ancône, salle Tauleigne, le 20 septembre à 20 heures…

Samedi 21, suite des Journées Anconaises avec Valentine Compagnie que nous avons déjà accueilli pour un spectacle théâtral sur la Grande Guerre.

Cette année, ce sera l’École, le thème de la représentation.
Ancône a abandonné à la rentrée dernière, il y a quelques jours, la vieille école du village datant de Jules Ferry, pour un groupe scolaire flambant neuf. Quoi de mieux qu’un spectacle vivant pour évoquer cette transition…?

Centre Claude Allain, 20 heures, entrée 10 euros.

Programme des festivités à Ancône.

 

 

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JEU: TRANSFORMING MARS chez Marie et Daniel… ça manquait ! (samedi 12 janvier)

On teste pour l’occasion de nouvelles extensions à ce jeu dont des cartes de base servant à booster le jeu en début de partie. Efficace mais cela n’empêchera pas la durée de la partie… plus de trois heures.

Décidément la vérité des parties fait que ce jeu est toujours aussi agréable à jouer. Plateau Elysium pour l’occasion avec des objectifs et récompenses nouveaux.

Match nul sur les objectifs, chacun en faisant un (à trois c’est plus simple). Par contre pour les récompenses, je boucles les trois enchères et je réussis à prendre 15 points contre 7 pour Marie et 2 pour Daniel.
Quand on regarde le tableau final des scores…

…on s’aperçoit que ce sont ces paris qui me font remporter la partie, huit points devant Daniel et dix devant Marie.

Belle empoignade.

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JEU: une nouvelle année commence aux LUDIVORES avec SAGRADA, AGORA BARCELONA et TALUVA (mercredi 09 janvier 2019)

Sympathique soirée avec des jeux rapides mais tout de même calculatoires !

Tout d’abord SAGRADA à 4.

Règles rapidement expliquées et qui passeront bien. Vraiment agréable à jouer, interactif juste ce qu’il faut… pour un classement qui voit Dominique, me semble-t-il, l’emporter.

Suite de soirée avec presque les mêmes, Théo venant se mesurer à nouveau à AGORA BARCELONA.

Rien de nouveau pour Théo qui décidément n’y arrive pas avec ce jeu de majorité. C’est Dominique qui, sans bruit, arrive à occuper quatre territoires pour 27 points devant moi avec seulement trois (pour 25 points), Florentin et Théo se partageant les miettes restantes de trois territoires (à deux).

Pour finir, Théo se venge avec TALUVA.

C’est à mon tour de tirer la langue avec ces écrasements de territoires pour lesquels Théo excelle. Jeu à trois qui revient à Théo décidément taillé pour ce rôle de Vulcain, Florentin et moi faisant les frais de son impitoyable attitude… tout à fait dans les règles et l’esprit !

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JEUX: SAGRADA et THUNDERBIRDS chez Daniel et Marie le 30 décembre 2018.

La dernière soirée de l’année… cela est sûr ! On va profiter de cette soirée pour tester les cadeaux du Père Noël… c’est de rigueur en cette saison.
J’ai donc amené SAGRADA… FAMILIA bien entendu, tout droit venu de Barcelone. On s’était un peu entraîné à cette visite en Catalogne avec les AGORA de Barcelona mais là, ce sont les vitraux de la grande cathédrale de Gaudi qu’il va falloir créer.

Avec tant de restrictions qu’on comprend que la construction de ce bâtiment dure depuis 1882 et qu’en 2018, cent trente six ans plus tard, c’est loin d’être terminé !

Ce jeu ressemble à bien des égards à AZUL mais là il s’agit de vitraux. Les dés remplacent les petits morceaux de verre, dès que l’on choisit à chaque tour à la manière de la pose des premières colonies des COLONS DE CATANE.

C’est là que les difficultés apparaissent tant les restrictions de placement sont importantes: on ne peut placer deux dés de la même couleur ou de la même hauteur côte à côte. De plus, un nouveau dé posé doit toujours l’être à côté par un côté ou un sommet d’un dé déjà posé.

A cela s’ajoutent les objectifs qui permettent de marquer des points: un objectif privé qui correspond à une couleur de dé…

…et trois objectifs privés. On oublie toujours une de ses restrictions et sur la fin, il devient difficile de poser les derniers dés. Heureusement, on a des jetons qui permettent d’adoucir quelque peu la difficulté. Mais dépenser ces jetons a aussi un coût en points de victoire.
Deux parties en cette soirée de veille de Saint-Sylvestre. La première gagnée par Marie pendant laquelle je ne brille guère et la seconde plus réussie où je termine devant.

Seconde partie de soirée avec un retour dans le passé, cinquante ans en arrière et la série télévisée THUNDERBIRDS, née outre-Manche.

Le coffret d’ailleurs fait tout à fait dans le style des Comics américains.

THUNDERBIRDS, le jeu, est un coopératif à la mode de PANDÉMIC. Il s’agit de se déplacer dans le monde et même dans l’univers pour réussir des missions de plus en plus compliquées. C’est le choix des trois missions les plus importantes qui décide le niveau de difficulté de la quête de gloire.

Nous avions choisi un niveau moyen-moins ce qui nous permit de battre le jeu sans triomphe ni gloire.
Il faudra se montrer plus ambitieux la prochaine fois !

 

THUNDERBIRDS fut créé en 1965 en Grande-Bretagne mais ne passera sur les écrans français du service public qu’en 1976. La France ne diffusera que treize des vingt six épisodes de la saison 1 sous le titre de Lady Pénélope. Les chaînes de satellite reprendront par la suite cette série qui avait toutefois pas mal pris de rides avec ses marionnettes.

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JEU: TWILIGHT IMPERIUM à 3 chez Sylvain le 28 décembre 2018.

T.I.4 pour faire branché puisque le Père Noël s’est fendu de ce beau cadeau pour Sylvain. Un cadeau en français ce qui gène Fred à ses dires mais me convient tout à fait. Si, en plus de la prise de tête du jeu, il avait fallu lire tout cela en anglais !

Un coffret conséquent, un jeu tout autant et une durée de jeu évaluée à cinq heures. Rien que ça !

Une erreur de ma part au tiers de la partie, erreur qui allait avantager notre hôte, une erreur dont Fred m’avait annoncé la portée… raccourcira considérablement la partie qui s’achèvera toutefois à 1h30 du matin. Qu’est-ce que cela aurait été sans ma gaffe ?

Un jeu de baston plus que de négociations…. un jeu d’objectifs à atteindre.

Sylvain franchira la ligne d’arrivée des dix objectifs avec cinq longueurs d’avance dur moi et six sur Fred. Mais les jeux étaient faits depuis bien longtemps !

A refaire pendant que les règles sont encore fraîches dans nos têtes… quoique la durée de la partie pourrait refroidir quelques ardeurs autant que le Mistral glacial qui souffle ce soir !

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (7/7)

Dernier article sur cette censure contre la presse écrite. Laquelle censure ne sera supprimée que le 12 octobre 1919, onze mois après la fin du conflit.

Excelsior du dimanche 2 avril 1916.

C’est une brève qui va subir les foudres d’Anastasie.

Dans les bureaux du secrétariat d’état-major général de la Marine, ils sont quatre, occupés… si l’on peut dire occupés ! à…

Au moment où l’histoire devenait intéressante, on n’en saura pas plus. Que devaient faire ces quatre oisifs ? et qui étaient-ils ?

Un détail savoureux: c’est depuis le début de la guerre que ces quatre lieutenants vaisseau

C’est tout ! Frustrant !

A noter que dans l’article sur Verdun, le fort de Douaumont n’a toujours pas été pris !

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