Archives de Tag: TOUR de FRANCE

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 29 juin 1937: Le TOUR 1937.

L’Equipe de France de cyclisme à la une de ce numéro d’avant-Tour de France. On reconnaît de gauche à droite au premier rang: Roger Lapébie, Emile Gamard, Georges Speicher, Louis Thiétard, Rober Tanneveau, Pierre Cloarec. A l’arrière Paul Chocque, Maurice Archambaud, René Le Grevès et Sylvain Marcaillou.

Les cyclistes français ont conclue un pacte, le serment de Connelles-sur-Seine autour de Jean Leulliot (au centre) pour essayer de ramener le maillot jaune à Paris sur le dos de l’un des champions français.

Pas de carte géante dans ce numéro mais une petite carte…

…un Tour SAM, les Alpes avant les Pyrénées.

Les 26 étapes…

…plus quelques demi-étapes et même une étape coupée en 3 tiers d’étape ! Il faut bien intéresser le public et les auditeurs des radio-reporters quand les difficultés naturelles sont absentes. A l’époque, pas de transferts !

Les équipes nationales:

France, Italie, Allemagne, Belgique, Espagne, Hollande, Luxembourg, Suisse et Grande Bretagne auxquelles il faut ajouter 31 indépendants soit 98 coursiers au départ de Paris.

Des champions français qui se détendent avant la course…

…au bord de l’eau…

…en essayant d’imiter les rodéos du far-west…

…ou par une scène déguisée en arabe…!

Le dessinateur du Miroir des Sports prépare ses crayons et son humour…

… qui accompagneront tous les numéros du magazine qui paraîtra 3 fois par semaine pendant le Tour.

Les 24 heures du Mans complètent l’actualité de cette semaine sportive. La course avec ce bizarre départ qui a été abandonné de nos jours…

… et le vainqueur, un certain Jean-Pierre Wimille associé à Robert Benoist…

… en pleine action…

…ou après avoir remporté la course.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

A l’occasion du TOUR de FRANCE 1937, un CONCOURS de PRONOSTICS à MONTÉLIMAR.

Une affichette du même format que le magazine sportif de l’époque Match, annonçant un concours de pronostics organisé par la Maison Modèle, une enseigne de vêtements sise 95-Grande Rue, alias rue Pierre-Julien de nos jours.

Suit après le titre, le règlement du concours.

Il va s’agir de découvrir le nom du vainqueur du Tour de France 1937 et surtout, c’est là que ça se corse, le temps mis par celui-ci pour boucler la Grande… Boucle  !

Les réponses devront parvenir au magasin le 16 juillet dernier délais sinon les bulletins seront détruits. A cette date, les Alpes seront passées mais pas les Pyrénées… Toute une affaire !

Le dépouillement des bulletins aura lieu le 27 juillet à 21 heures au café Pomarel.

Enfin, les vainqueurs, annoncés par l’huissier Combe auront un mois pour retirer leurs lots qui éventuellement pourront être échangés contre des marchandises vendues par la Maison Modèle. Seul hic après la lecture de ce règlement et malgré ce que dit ce bandeau en bas de la page…

…à aucun moment sont annoncés les lots et le nombre de prix. Ennuyeux !

Quand au vainqueur de la Grande Boucle 1937… rendez-vous les 27 et 28 juillet pour les derniers numéros du Miroir des Sports et de Match ! A moins que vous ne pouviez réciter à l’endroit comme à l’envers les noms de tous les vainqueurs du Tour de 1903 à 2016 !

Poster un commentaire

Classé dans Vieux papiers

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 22 juin 1937

Cette semaine, à la une, le 12ème Paris-Strasbourg à la marche. Il s’agit d’une épreuve pédestre d’endurance de longue distance: 533km. Le vainqueur l’Alsacien Ernest Romens les a parcouru en 74 heures 1′ et 40″. Quelle volonté !

Sur l’image ci-dessus, il traverse Baccarat et il lui reste 115 km à parcourir. Tout simplement.

Cette compétition tiendra autant de place dans ce numéro de Miroir des Sports que le Championnat de France de cyclisme dans celui de la semaine dernière.

Pour preuve.

12 vues de la course. On s’perçoit que les certains spectateurs deviennent des suiveurs et accompagnent l’athlète dans l’effort sans qu’on considère qu’ils faussent la compétition.

L’arrivée victorieuse d’Ernest Romens à Strasbourg.

La foule considérable qui attend le vainqueur sur la place Kléber de Strasbourg en attendant sous les parapluies qu’il se fasse ovationner d’un balcon d’un immeuble.

Les performances d’Ernest Romens les années précédentes. Il avait déjà triomphé à Strasbourg en 1933 et 1935 et était monté sur le podium 6 autres fois dans les 10 années précédentes. Un crack !

1937 sera la dernière année où l’épreuve sera organisée sous cette forme. Après guerre, elle renaîtra sous une forme plus humaine, avec des étapes imposées et dans le sens Strasbourg-Paris. Mais la circulation automobile posera désormais des problèmes d’utilisation du domaine public par la course. Elle deviendra Paris-Colmar en 1981 puis Paris-Ribauvillé en 2015. Cela reste tout de même une épreuve « inhumaine ».

Les autres sujets du magazine.

Le nouveau Stade-Vélodrome vient d’être inauguré, boulevard Michelet à Marseille. Il a vu la victoire 2-1 de l’Olympique de Marseille sur le Torino. On le devine bien rempli de spectateurs pour cette inauguration internationale.

Une autre vue des infrastructures temporaires construites pour l’Exposition Internationale de Paris 1937. Ce coup-ci, pas de traction humaine des embarcations pour cette compétition nautique à moteur organisée par le « Yacht Moteur Club de France » à l’occasion de l’Exposition.

Une belle harmonie visuelle lors de cette démonstration gymnique à l’occasion de la fête annuelle du Fémina Sport, au stade Elisabeth de la Porte d’Orléans à Paris.

Pour terminer les sélectionnés de l’Equipe de France qui participeront au futur Tour de France sont présentés au Parc des Princes.

Ce seront Thiétard, Archambaud, Le Grévès, Cloarec (qui a obtenu sa sélection), Gamard, Speicher, Marcaillou et Tanneveau. Manquent à l’appel pour cause de compétition dans le Sud; Lapébie et Choque.
Leurs alter ego de la sélection belge pour le Tour, emmenés par le vainqueur 1936 Sylvère Maes.

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 6/6

Pas de Tour de France à la une de ce numéro de Plein Air du 24 juillet mais de l’athlétisme avec le match France-Belgique.

dsc00903

C’est le Français Dantigny, moustachu et grimaçant qui remporte le 800 mètres devant le concurrent belge. Au final, la France remportera aussi ce match.

Le Tour de France est le gros morceau de la revue avec les étapes décisives des Alpes au programme. Mais le magazine revient sur les étapes de transitions entre Pyrénées et Alpes, le long de la côte méditerranéenne.

dsc00904

Comme dans le numéro précédent, 2 arrivées d’étapes en parallèle.
A gauche, l’arrivée victorieuse de Marcel Buysse à Perpignan (étape 7).
A droite, celle de Gustave Garrigou à Aix-en-Provence (étape 8). Après l’arrivée, les lauréats posent pour la postérité:

dsc00905

Garrigou et Faber 1er et 3ème,

dsc00906

L’isolé Petitjean second. On appelle « isolé » un coureur qui participe au Tour sans appartenir à une équipe, équipes soutenues à l’époque par des marques de bicyclettes.

dsc00907

Portrait de Gustave Garrigou, vainqueur du Tour 1911.

Étape 9: Aix-en-Provence- Nice. Une balade le long de la Côte d’Azur mais tout de même 356 km à parcourir ! Le vainqueur sera Firmin Lambot, encore un concurrent belge, des Belges qui décidément brillent dans ce Tour 1913.

dsc00908

Portrait de Firmin Lambot et…

dsc00911

l’arrivée victorieuse de ce dernier à Nice.

Étape 10… les Alpes et ses grands cols entre Nice et Grenoble, 333 km et de jolies bosses à franchir: col de la Colle Saint-Michel, col d’Allos, col Bayard; mais aussi des paysages merveilleux en haute-montagne.

dsc00915

Petit-Breton et…

dsc00914

Thym semblent bien écrasés par ce décor splendide.

La course va être marquée par le duo Garrigou-Faber à l’avant surveillé de loin par Philippe Thys.

dsc00912

Garrigou seul dans Allos à un moment où…

dsc00919

Philippe Thys était devant.

Situation inversée à Gap où Garrigou et Faber sont passés en tête au contrôle de Gap.

dsc00916

Faber est devant au col Bayard….

dsc00913

et encore devant à l’arrivée à Grenoble où il passe la ligne devant Garrigou:

dsc00920

Comme à Aix, les 2 hommes se congratulent.

dsc00918

En terminant 3ème, Philippe Thys consolide sa position de leader au classement général.

Étape 11: Grenoble-Genève, 325 km et de grands cols à franchir: le Galibier, les Aravis. C’est Marcel Buysse qui va remporter cette étape de haute-montagne mais c’est au Galibier que le photo-reporter de Plein Air s’est posté pour nous faire quelques clichés.

dsc00922

Marcel Buysse, 1er au Galibier et 1er à Genève.

dsc00923

Faber et Garrigou au même endroit. Faber chutera dans la descente et perdra beaucoup de temps et donc de points à cette étape, tout comme Engel…

dsc00924

qui répare ici une crevaison.

dsc00921

Lambot, le vainqueur de Nice une plein effort dans la Galibier.

dsc00925

Classement de l’étape Grenoble-Genève où l’on remarque les mêmes noms, mais aussi qu’il n’y plus que 28 concurrents en lice.

Voilà, la narration du Tour 1913 s’arrête là puisque Le Plein Air des 31 juillet et 7 août 1913 n’étaient pas dans le lot trouvé à Barjac cet été. Le Tour semblait jouer à Genève. Marcel Buysse allait gagner les étapes 12 (à Belfort, après être passé au Ballon d’Alsace), 14 (à Dunkerque) et 15 (à Paris), laissant l’étape 13 (à Longwy) au Luxembourgeois François Faber. Mais Philippe Thys confortablement installé en tête au général n’allait pas lâcher le morceau et s’apprêtait à recevoir les honneurs, à Paris, au Parc des Princes.

Autre sujet plus anecdotique,..

dsc00926

le VIIIème Grand Prix de joutes lyonnaises à…. Paris sur la Seine et non sur le Rhône. Force est restée au Lyonnais Antoine Cellard, vainqueur du Tournoi, un joli bébé de 110 kilos que l’on voit au milieu de l’article.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 5/6

Deux gros événements sportifs dans ce numéro du 17 juillet 1913. Le Tour de France bien entendu mais aussi la Grand Prix de l’Automobile Club de France qui s’est déroulé à Amiens et dont la rédaction du Plein Air n’a pas hésité à faire des vainqueurs la une de son magazine.

dsc00888

Il s’agit du grand favori Georges Boillot qui a gagné le Grand Prix que l’on voit au premier plan accompagné ici comme pendant la course par son mécanicien Prévost. En costumes et sans casque comme pendant la course. pas de combinaison, pas de casques, c’était ainsi à l’époque, malgré la puissance des bolides qui avançaient tout d même très vite.

dsc00900

Vous allez reconnaître le passage sous le portique permettant au public de franchir par dessus la piste, mais là emprunté par les voitures de course au lieu des cycliste du Tour lors de la première étape.

dsc00901

Un passage sous une voie ferrée très certainement:

dsc00902

Passons maintenant au Tour de France cycliste. Le magazine va revenir tout d’abord sur les 4ème et 5ème étapes.

dsc00889

A gauche, la victoire de Marcel Buysse à La Rochelle où le jury des commissaires délibère:

dsc00890

A droite, la victoire d’Henri Van Lerberghe à Bayonne dont voici le portrait.

dsc00892

Mais c’est surtout la 6ème étape dont le magazine va raconter, la mythique étape des Pyrénées entre Bayonne et Luchon. C’est Philippe Thys qui remportera la victoire dans la station thermale.

dsc00895

Un champion belge qui, par la même occasion, prendra les rênes du classement général.

Le classement de l’étape de Luchon en images avec les arrivées successives des ténors du peloton. Derrière Thys qui fait figure comme près possible vainqueur à Paris dorénavant…

dsc00893

Marcel Buysse second,

dsc00894

Garrigou, troisième,

dsc00898Lambot, quatrième et…

dsc00899Petit-Breton cinquième. Le Gotha du cyclisme mondial, à l’époque.

Le Plein Air termine en annonçant l’abandon de VanLerberghe entre Luchon et Perpignan dans l’étape 7, une étape remportée par Marcel Buysse… alors qu’il ne reste plus que 32 sportsmen en course à Perpignan. Ils étaient 140 à Paris !

 dsc00891

Philippe Thys.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 4/6

dsc00873

Le Tour est lancé et Le Plein Air va pouvoir faire partager de nombreuses photos à ses lecteurs. Mais la couverture est réservée à l’immense coureur à pied Jean Bouin, un fameux pédestrian comme le dit la légende de la photo en annonçant son nouveau record de l’heure, battu à 19,021 km. Quant au joli nom « pédestrian » pour désigner un coureur à pied, c’est bien dommage que le Français l’ait mis au placard ! Mais la mode est au running.

Revenons au Tour. Ce numéro a été publié le 10 juillet et il peut donc résumer d’une manière plus ou moins dense les étapes 2 à 5 qui ont mené le peloton du Havre où on l’avait laissé lors du dernier numéro à Cherbourg (étape 2), de Cherbourg à Brest (étape 3), de Brest à La Rochelle (étape 4) et enfin de La Rochelle à Bayonne (étape 5). Avec en prime les 2 étapes les plus longues (étape 3 de 405 km et étape 4 de 470 km)… Inhumain!

Voici donc Masselis, Jules de son prénom et Belge de nationalité vainqueur à Cherbourg.

dsc00875

Le Plein Air a envoyé des reporters sur l’étape de Brest. Un passage à Landerneau du peloton emmené par Petit-Breton, dont on a déjà parlé puisqu’il disparaîtra lors de la Grande Guerre.

dsc00878

La victoire reste française avec la gain de l’étape allant à Henri Pélissier à Brest.

dsc00876

Le moment de l’arrivée et le vainqueur, Henri Pélissier, aîné d’une fratrie cycliste qui se distinguera pleinement après-guerre:

dsc00877

Les équipiers du team Alcyon, Defraye, Pélissier et Mottiat à Brest à l’issue de cette randonnée de 364 bornes.

dsc00874

Petit-Breton fera 3ème de cette étape.

dsc00880

Plus rapidement les vainqueurs à La Rochelle:

dsc00879

Marcel Buysse…

et à Bayonne:

dsc00881

Odile Defraye… un coursier en tête, tout seul du classement général depuis le soir à Brest.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 3/6

Ça y est le Tour de France 1913 est parti. Le numéro de Plein Air du 3 juillet l’atteste puisque la une est faite d’une photo de la course prise lors de la première étape Paris-Le Havre via Dieppe soit tout de même 388 km. Une bonne mise en jambes.

dsc00861

Les coursiers sont ensembles, les spectateurs endimanchés présents au bord de la route. Casquettes et canotier sont de sortie. La vue a été prise près d’Eu où se trouvait le contrôle.

Les 2 pages intérieures consacrées à la course sont illustrées de photographies intéressantes, prises sur le vif.
Tout d’abord le départ, place de la Concorde, alors que le jour n’est pas encore levé. Sûr que pour faire presque 400 bornes, il vaut mieux prévoir de la marge.

dsc00863

Octave Lapize, le vainqueur du Tour 1910, attend sagement qu’on lui donne l’autorisation de rouler.

dsc00864

Le jour est arrivé et on retrouve forcément le peloton bloqué à un passage à niveau que quelques resquilleurs essaient de franchir pour semer ainsi leurs adversaires retardés.

dsc00867

Après Clermont, lieu du passage à niveau en question, le groupe s’est reformé.

dsc00865

A Montdidier, une première musette attend les coursiers. Ici Duboc prend la musette à la volée.

dsc00866

A Amiens, le peloton passe sous un passage aérien spécialement installé pour les spectateurs du… futur Grand Prix de l’Automobile Club de France.

dsc00868-1

Souvenez-vous de cette photo, on en reparlera dans quelques jours ! Le Plein Air parle déjà de cette course, la plus importante de l’année pour le sport automobile.

dsc00872-1

On y revoit Boillot, le future vainqueur de la montée du Mont-Ventoux, à gauche et Coux de retour d’Indianapolis.

Suite et fin de l’étape du Tour.

Encore une vingtaine de coureurs en tête au ravitaillement d’Eu:

dsc00869-1

Plus que 3 devant au Tréport, dans ce virage bien marqué.

dsc00870-1

La foule est considérable à cet endroit. Ce sera la dernière photo de cette étape. On ne verra rien de l’arrivée au Havre. On pourra seulement lire le classement de l’étape:

dsc00871

L’Italien Micheletto prendra la tête du classement grâce à sa victoire et en ne marquant qu’un seul point. Mais il arrivera avec Buysse, Masselis, Lauwers, Salmon , Niedergang et Defraye. Le 39ème arrivera avec une heure de retard, ce qui n’est pas très important pour un classement général aux points.Par contre, des 140 partants, 29 sont déjà rentrés chez eux ! Une belle hécatombe !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 2/6

Le Plein Air du 26 juin 1913. A la une, un athlète Black, certainement un étudiant anglo-saxon, devenu champion de France du 100 mètres car membre du Paris Université Club.

dsc00844

Ces championnats d’Athlétisme, XXVIème du nom, se déroulèrent à Colombes en présence de Louis Barthou, Président du Conseil (alias Premier Ministre) et Ministre de l’Instruction Publique (alias Education Nationale).

Le Tour de France n’est par parti (c’est pour dans 3 jours) mais Le Plein Air liste les favoris. Pour éviter ne mettre des photos d’archives, la rédaction a fait appel à un dessinateur qui a croqué les sportifs, certainement à partir de ces photos disparates. Le résultat est assez réussi et donne une unité aux 2 pages de présentation.

Voici donc les 8 élus au concours de pronostics des journalistes du Plein Air.

dsc00846

Emile Georget

dsc00847

Emile Engel

dsc00848

Léon Scieur

dsc00849

Eugène Christophe

dsc00850

Philippe Thys

dsc00851

Henri Pélissier

dsc00852

Emile Masson

dsc00853

Jean Alavoine.

dsc00854

Marcel Godivier

dsc00855

Georges Passerieu

dsc00856

René Vandenberghe

dsc00857

Jules Masselis

Par chance pour la crédibilité du titre, le vainqueur de la Grande Boucle 1913 figure bien dans la liste mais des vainqueurs d’étapes connus, Marcel Buysse, Gaston Garrigou, Firmin Lambert ou François Faber n’y sont pas ! Pourtant, l’histoire a retenu leurs noms au contraire de quelques uns des cyclistes caricaturés ci-dessus.

Le parcours est aussi donné dans le détail, faute d’avoir à regarder une carte, aussi petite soit-elle. Voici donc à quoi ressemblait le Tour de France 1913:

dsc00858 dsc00859 dsc00860

On peut constater qu’aucune des 15 étapes ne fait moins de 323 km… des longueurs considérables avec, de surcroît, 2 étapes de plus de 400 km (405 km la troisième Cherbourg-Brest et 470 km la quatrième Brest-La Rochelle). Seconde constatation, la course se déroule un jour non l’autre. Ce ne devait pas être de trop de se reposer un jour après une randonnée de plus de 300 km la veille (avec des routes et du matériel loin d’être ceux qu’on connaît de nos jours) ! Surtout qu’il fallait remettre ça le lendemain ! Par contre, pour le rythme, ces coupures ne devaient être terribles.

Voilà, tout est prêt pour la course. Reste à la courir !

En marge de cette actualité, un page originale sur un Grand Prix de… Ballons Sphériques !

dsc00845

Sponsorisé par Annonay ou les descendants des frères Montgolfier ???

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 1/6

C’est dans le Plein Air du 19 juin 1913 que l’on commence à évoquer le Tour de France 1913, la grande épreuve cycliste organisée par L’Auto depuis 1903. Il se déroula entre le 29 juin et le 27 juillet et nous allons le suivre en 6 épisodes. Malheureusement, il manquera le dernier numéro, celui du 31 juillet qui devait raconter l’arrivée à Paris.

dsc00833A la une de ce numéro apparaît le visage d’un champion du monde de tennis (lawn-tennis disait-on alors), l’Australien A-F Wilding, vainqueur d’un Championnat du Monde organisé en France à la Faisanderie dans le Parc de Saint-Cloud par le Stade Français. Il doit s’agir de l’ancêtre des Internationaux de France, disputés de nos jours à Roland-Garros… un aviateur bien vivant en 1913.

dsc00837

Le Tour de France cycliste qui s’élancera dans 10 jours depuis la place de la Concorde alors qu’il lui arriva de partir de Neuilly comme en 1906.

dsc00838

Une page donc pour une rétrospective des 10 premières éditions de la Grande Boucle et les photos en médaillons des 4 premiers vainqueurs:

dsc00839

Maurice Garin en 1903, un Lensois dont le nom Garin est tout de même la forme provençale de Guérin !

dsc00840

Henri Cornet en 1904 après bien des palabres et des déclassements.

dsc00841Louis Troussier en 1905, vainqueur du classement aux points d’une épreuve qui vit l’apparition de la montagne avec le franchissement du Ballon d’Alsace et de la terrible côte de Laffrey.

dsc00842

René Pottier vainqueur en 1906, une édition qui fit un détour par l’Allemagne (en fait l’Alsace-Lorraine) et qui vit apparaître le signalement du dernier kilomètre de course par une flamme rouge.

 Les Tours suivants ne seront que racontés, sans image des vainqueurs.
Le reste de l’actualité sportive de cette mi-juin 1913…

Automobile. Le Grand Prix d’Indianapolis avec une victoire française, celle de Goux alors que son compatriote Zuccarelli n’a pu finir la course, stoppé par un accident.

dsc00834

On voit l’effet de vitesse du véhicule sur la vue principale de cette demi-page.

Aviation. On en a parlé dans quelques unes de revues de la Grande Guerre. Voici l’aviateur au nom si poétique, Brindejonc des Moulinais, au départ d’un raid aérien devant le mener jusqu’en Russie puis le ramener à son point de départ.

dsc00835dsc00836

Brindejonc des Moulinais devint lui aussi un as de l’aviation lors de la Grande Guerre.

Enfin, comme c’est bientôt l’été et que le Tour va commencer, une page de publicité ventant les mérites de la  bicyclette…

dsc00843

la Sagitta, marque de cycle parisienne qui coûtait tout de même 196 francs mais qui pouvait être acquise à crédit pour 7 francs par mois… (pendant 28 mois ?)

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de 36: Le MIROIR DES SPORTS du 27 octobre 1936

Le Miroir des Sports fait sa une de football. Il s’agit du match nul entre Excelsor Roubaix et Strasbourg 3-3. Ce nul permet au leader, l’Olympique Lillois, de garder la tête du championnat de France malgré sa première défaite après 8 victoires d’affilée.

dscn8666

Une défaite de l’O.L. au stade des Métairies à Sète sur le score, lourd de 3-0. Le classement du championnat reste figé avec cette défaite du leader.

dscn8669

Pour l’O.M., nouvelle défaite à l’extérieur, à Fives (près de Lille) sur le score de 4-3. Pas d’article mais une photo de ce match qui ne s’est pas déroulé si loin de Paris pour les photos-reporters du Miroir des Sports.

dscn8670

Une action marseillaise sur le but fivois sur lequel le gardien Dalheimer plonge hardiment pour repousser le ballon.

Autre sport disparu maintenant à Paris et quasiment en France, le Jeu à XIII.

dscn8672

Au Parc des Princes, Paris XIII s’incline lourdement face à Albi 0-17.

 Autre compétition totalement disparue de nos jours, les raids aériens. Il s’agit là d’un long vol entre Paris et Saïgon et retour. Soit quelque chose comme 25 000 km !

dscn8667

Les équipages ne sont pas très nombreux: seulement 3 au départ ! Le journaliste annonce d’ailleurs que cela risque de ne pas être très intéressant tant l’équipage Arnoux-Japy-Micheletti semble être au dessus du faible lot !

dscn8673

Pour terminer, une photo de cyclisme pour le moins originale: celle du troisième du dernier Tour de France, Robert Wierinckx, en carabinier cycliste belge où il fait son service militaire.

dscn8671

Poster un commentaire

Classé dans Revues