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CADEROUSSE, le PETIT et le GRAND RHÔNE, des PHOTOS de famille….

Suite de la présentation de quelques photos d’un autre temps, pas si vieux que cela, l’immédiat après-guerre, quand nos anciens avaient 20 ans. Le Rhône était encore sauvage malgré quelques aménagements et la CNR affinait son projet.

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Avec un paysage comme celui-ci avec des reflets dans l’eau… même si les photos étaient prises avec un appareil amateur.

A Caderousse, le Rhône se divisait en deux, avec un Petit Rhône au raz des digues qui entourent le village depuis le Second Empire et le Grand Rhône, du côté gardois, là où passaient les bateaux.

En été, c’est la période d’étiage, de calme.  On va à la plage…

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quand on trouve quelques mètre-carrés de sable fin qui sentent tout de même un peu la fang(u)e. Ici Maxime et Paulette font un peu de bronzette bien utile pour uniformer la couleur de peau de mon oncle habitué au « Marcel » dans les champs.

Un petit tour en barque…

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pour poser un peu pour l’éternité malgré l’intrusion d’un peu de lumière dans la chambre noire de l’appareil photo et que la pellicule s’est empressée d’incruster.

Des images de barques, à quai,

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ou dans le fleuve pour s’essayer sans trop de risque dans ce Rhône bien calme.

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L’été, c’est aussi l’étiage avec par endroit des galets qui montrent le bot de leur nez en dégageant une odeur si caractéristique que l’on ne connaît plus près d’un fleuve régulé.

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ici, peut-être le grand Rhône, avec un paysage qui ne donne guère de renseignement sur l’endroit où a été prise la photo.

Sur cette vue,  moins de doute, ma tante Paulette et son amie ont posé sur une digue protégeant l’île de la Piboulette des eaux du fleuve quand il se fâche ou près du pont de Roquemaure.

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On croit sentir un mistral glacial passer sur cette portion de digue en plein courant d’air et on frissonne à la vue des ces deux jeunes femmes en jupe, assez courageuses pour poser ici, malgré les grosses chaussettes d’hiver. Au loin , dans la fond, le château de Montfaucon où, longtemps, un veilleur prévenait les mariniers qui abordaient la fameuse rodée du Revestidou, danger majeur du cours provençal du Rhône. La radio qui vient ensuite équiper les bateaux du Rhône fit disparaître ce métier, en cet endroit, mais on l’installa dans une guérite au bord de la fameuse courbe.

Deux dernières vues où posent ma tante et des amis sur la première photo et mon oncle, ma tante et une connaissance sur la seconde. On doit être sur la berge du Petit Rhône, entre Caderousse et le Revestidou.

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L’été est fini, la plage de l’été est couverte par les eaux d’un fleuve assez conséquent en cet endroit. Au fond la colline du Lampourdier où les Romains implantèrent le port d’Arausio (Orange).  Les arbres au fond à droite ont poussé sur les berges de la Piboulette. Personne ne flâne en barque sur le Rhône car, ce jour-là, une bonne technique et quelques muscles étaient nécessaires pour naviguer. Un Rhône de printemps certainement comme l’attestent la végétation qui n’a pas encore démarré et les tenues des personnes qui posent.

Au même endroit ou presque, le même jour, un autre souvenir de ce dimanche de la fin des années 40,…

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Maxime est venu s’incruster entre les 2 amies. Au second plan, des habitations près de « Popol plage » et à gauche de l’arbuste vertical, la digue de Caderousse avec les platanes du cours dépassant. Une photo en toute logique prise devant « l’abattoir » qui servit ensuite de caserne des sapeurs pompiers  et maintenant de foyer pour les jeunes.

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L’ancien PONT de ROQUEMAURE détruit en 1944.

Paul Marquion, vous l’avez lu hier, parlait ainsi de la traversée du Rhône en empruntant l’ancien pont de Roquemaure avant la Première Guerre Mondiale:

Le vieux pont suspendu était étroit ; les sabots des chevaux faisaient résonner désagréablement les planches du tablier et du haut de l’impériale le fleuve paraissait profond. Disons-le sans ambages : nous n’étions pas tellement fiers ! On respirait quand on arrivait à une pile ; pendant quelques mètres où on se retrouvait sur le dur et où le Rhône était masqué. Mais on n’était vraiment rassuré qu’en arrivant à la dernière.

Car comme il le précisait juste avant… Au bout de la route, c’était le pont suspendu de Roquemaure  à plusieurs arches, détruit pendant la dernière guerre et qui a été remplacé par un pont magnifique qui franchit le Rhône d’une seule enjambée.

Ce pont effectivement enjambe le Rhône et est situé à cheval sur les communes de Roquemaure côté Gard et… Orange côté Vaucluse, la Cité des Princes s’avançant jusqu’au Rhône par une bande de territoire entre Caderousse et Chateauneuf-du-Pape.

Voici deux vues prises immédiatement après la Seconde Guerre mondiale par ma tante Paulette qui pose d’ailleurs avec une amie devant ce qu’il reste du pont qui a perdu ses tabliers tombés dans le fleuve.

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On voit bien que le pont comptait une pile au milieu du fleuve et 2 piles sur les berges. On verra cela plus loin.

Sur cette seconde vue ayant la même origine et certainement prise le même jour, on voit bien le tablier détruit.

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La photo été prise sur la culée côté Orange et comme le faisait remarquer Paul Marquion, on note l’étroitesse de la chaussée au niveau des piles. Ce ne devait pas être très facile de se croiser à leurs niveaux !

Un bac permettait aux véhicules et piétons de traverser le Rhône avant la réparation du pont après la guerre. Son fonctionnement dura assez longtemps car je me souviens très bien de voisins habitant au fond de l’andrône Jean Jaurés à Caderousse chez le docteur dont le père travaillait à la construction du nouveau pont de Roquelaure. Ce devait se passer dans les années 60. Cela évita au pont de Roquemaure de connaître les mêmes problèmes que celui du Teil avec ces câbles fabriqués en un acier de mauvaise qualité et qui durent être remplacés au début des années 2000, entraînant de gros problèmes de circulation entre Drôme et Ardèche au niveau du Teil-Montélimar.

Le nouveau pont de Roquemaure…

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a été construit une centaine de mètres en amont de celui qui existait avant guerre. Il reste côté Roquemaure (Gard) les traces de l’entrée de l’ancien pont…

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avec la pile d’entrée au premier plan et la pile posée sur une petite île du Rhône à une vingtaine de mètres de l’entrée:

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Vous avez noté une plaque mémorielle posée à l’entrée de l’ancien pont; La voici:

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Le 18 août 1944, les Allemands alors en pleine débâcle dans le sud-est continuèrent pourtant de s’acharner sur leurs prisonniers entassés dans ce train fantôme parti du camp de Gurs en Navarre. Comme le train ne pouvait continuer sur la rive droite, des ponts étant détruits, les déportés furent débarqués en gare de Roquemaure pour rejoindre celle de Sorgues sur la rive gauche, distantes l’une de l’autre de 10 à 12 kilomètres. Ces 700 malheureux furent dans les derniers à traverser le Rhône sur ce pont avant sa destruction. Et leur calvaire continua ainsi jusqu’à Auschwitz Dachau.

De nos jours, le pont routier de Roquemaure a été rejoint par le pont autoroutier de l’A9 dans les années 70 puis par le pont de la ligne ferroviaire à grande vitesse au début du millénaire. Voici ces 3 ponts…

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au premier plan le plus récent (la LGV), au second celui de l’A9 et au fond, les piles du pont suspendu.

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CADEROUSSE: PAUL MARQUION parle du voyage au PELERINAGE à ROCHEFORT avant la GRANDE GUERRE

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Paul Marquion était un des responsables du Bulletin des Amis d’Orange dans les années 60-70. Il écrivait régulièrement dans ce mensuel. Il décida de raconter la vie au temps jadis dans les villages du Vaucluse. Originaire de Caderousse (et copain de mon grand-père Gabriel- voir article sur la borne seigneuriale), le village était tout trouvé et les chroniques racontées n’étaient autres que les souvenirs d’enfance et de jeunesse de l’auteur.

Première chronique: le pèlerinage annuel à Notre-Dame de Rochefort, dans le Gard, à une quinzaine de kilomètres de Caderousse. Une histoire que je connais un tout petit peu, ma grand-mère Philine Boissel, l’épouse de Gabriel, ayant souvent parlé de ce moment agréable, une sortie très attendue, plus par tous les à-côtés que pour son caractère religieux, me semblait-il.

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Voici quelques extraits de la narration de Paul Marquion.

Avant la guerre de 14, le pèlerinage à Notre-Dame de Rochefort était l’un des rares grands événements de l’année qui, avec la foire d’Orange et le conseil de révision, mettait tant branle le village et le sortait en foule hors des murs.

Ce jour-là, les deux diligences de Caderousse qui assuraient le service des voyageurs et des messageries avec Orange et, une fois par semaine, avec Avignon, étaient retenues pour le pèlerinage. La plus grande pouvait bien transporter une vingtaine de personnes : huit dans le coupé et douze dans l’impériale. La plus petite pouvait en transporter une quinzaine. Le coupé été réservé aux personnes âgées qui n’étaient pas trop sensibles au manque d’air et au renfermé et la jeunesse prenait place à l’impériale. Ce n’était d’ailleurs pas le seul moyen de locomotion employé : des diligences étaient utilisées par les habitants intra-muros du village. Les paysans de la campagne s’y rendaient en jardinière et même, plus anciennement, en charrette. Les routes à l’époque n’étaient pas goudronnées : il y avait des ornières et des nids-de-poule, les charrettes n’avaient pas de ressorts. Mais les chaos et des secousses qui résultaient n’enlevaient rien de la belle humeur de ces jeunes filles pas plus d’ailleurs que la longueur d’un voyage accompli dans de telles conditions d’inconfort. De Caderousse à Rochefort, il faut compter une vingtaine de kilomètres, ce qui représentait deux bonnes heures de route.

Et le grand jour arrivait. De très bonne heure, les pèlerins chargés de bagages (paniers à provisions, vêtements) affluaient à la maison de Lengado (c’était le nom du voiturier) et commençaient à prendre place sur les diligences, qui à l’intérieur, qui à l’impériale, ce qui n’allait pas sans discussions, interpellations et rires. Enfin le voiturier prenait place sur son siège et faisait claquer son fouet en proférant un sonore « Toupin d’estièu », car, un jour de pèlerinage, avec une voiture pleine de dévôts, il eût été malséant de lancer le juron de rigueur auquel les chevaux étaient accoutumés. L’aube commençait à peine à poindre quand les diligences franchissaient le portail de Place et preneaient la route du Lampourdier. Le voyage commençait mais on était encore sur le territoire de la commune : le paysage était connu et la surprise ne commençait qu’en arrivant à la montagne. Car pour les Caderoussiers, les collines du lampourdier, c’était la montagne. Comme la route était jusque-là uniformément plate, le voiturier faisait « courir », un ayant soin de prévenir les pèlerins pour leur éviter les surprises d’un changement d’allure. Premier épisode : l’arrivée au Lampourdier, le pont sur la Meyne que l’on appelle à Caderousse le pont de la Roubine et la cascade du canal de Pierrelatte. On en parlait depuis le départ : coulera ? coulera pas ? Joie déception suivant le cas. On longeait ensuite la colline, on passait devant le château du Lampourdier où nul Caderoussier n’ avait jamais pénétré et qui s’enveloppait d’un voile de mystère. Puis la route quittait le Lampourdier et se dirigeait en droite ligne vers le pont de Roquemaure. Du village de Caderousse au Lampourdier, sur une longueur de 3 km, la route ne compte pas moins de 28 détours dont certains à angle droit. Aussi, pour un Caderoussier, cette route toute droite qui va du Lampourdier au pont de Roquemaure était un sujet d’étonnement. Au bout de la route, c’était le pont suspendu de Roquemaure, à plusieurs arches, détruit pendant la dernière guerre et qui a été remplacé par un pont magnifique qui franchit le Rhône d’une seule enjambée. La traversée du Rhône était un des moments solennels et émouvants du pèlerinage. Le vieux pont suspendu était étroit ; les sabots des chevaux faisaient résonner désagréablement les planches du tablier et du haut de l’impériale le fleuve paraissait profond. Disons-le sans ambages : nous n’étions pas tellement fiers ! On respirait quand on arrivait à une pile ; pendant quelques mètres où on se retrouvait sur le dur et où le Rhône était masqué. Mais on n’était vraiment rassuré qu’en arrivant à la dernière. Alors on recommençait à faire les braves, le sourire apparaissait sur les lèvres. Mais disons la vérité, on avait eu peur. Et si les chevaux s’emballaient ! Et si la diligence versait ! Tout autant d’éventualités peu réjouissantes. De loin on avait salué le château de Montfaucon et, après un assez long parcours en plat et en ligne droite où le voiturier avait de nouveau « fait courir », on arrivait aux falaises de Roquemaure, autrement impressionnantes que les collines du Lampourdier. Nouvelle terreur : et si ces falaises à pic venaient à s’effondrer et à écrabouiller nos voitures ! Aussi était-on soulagé d’arriver aux portes de Roquemaure. Sur tout le trajet entre Caderousse et Roquemaure, c’est le seul village traversé : il s’agissait donc de produire une grosse impression sur les habitants, on s’y employait de son mieux en les interpellant du haut des voitures – on ne risquait rien – ou plus sagement encore en chantant des cantiques. Après la traversée de recrutement, on passait sous le pont du chemin de fer avec l’espoir qu’un train passerait à ce moment-là et on arrivait ensuite à une petite chapelle qui se trouve en bordure de la route à gauche en allant sur Rochefort . Dieu sait si on l’attendait cette chapelle ! Depuis longtemps les jeunes filles avaient préparé leur gros sou. Car cette chapelle avait, si elle ne l’a plus, sa réputation. Elle ne s’ouvrait sur la route par une porte pleine et de chaque côté de cette porte se trouvait une fenêtre avec barreaux entrecroisés et passablement rapprochés les uns des autres. Et la croyance voulait que toute jeune fille qui lançait un gros sou du haut de la voiture se marierait dans l’année si le gros sous, adroitement dirigée, pénétrait à l’intérieur de la chapelle par une des fenêtres. Pour la circonstance, le voiturier arrêtait la diligence sur le côté droit de la route en rasant le fossé car il n’avait aucun intérêt à voir les jeunes filles se marier dans l’année et pour cause. La coutume voulait que les gros sous qui avaient manqué le but et étaient tombés hors de la chapelle devenaient sa propriété.

C’est à partir de la chapelle que le voyage prenait toute sa nouveauté. Contrastant avec les routes absolument plates de Caderousse, la route de Rochefort était dès lors une succession de montées et de descentes et le voiturier avait peu d’occasions de faire courir. Les granges devenaient rares, la garrigue tenait plus de place que les cultures. Comparée à l’opulente et verdoyante pleine de Caderousse, la région était une sorte de désert. Et pendant des kilomètres il en était ainsi, ce qui attirait l’apitoiement des pèlerins sur les malheureux habitants d’un pays aussi déshérité. Et on arrivait ainsi à un autre et dernier jalon qu’on appelait la porte des lions, comme à Mycènes. Elle existe encore : il s’agit de l’entrée d’un vaste domaine marquée par de hauts piliers surmontés chacun de lion doré. C’était une curiosité du voyage.

Enfin, après quelques derniers kilomètres, apparaissait ce sanctuaire avec, sur le flanc de la colline, les monumentales stations du Chemin de Croix. Au bas de la montée se trouvait une ferme avec étables où le voiturier dételait et remisait ses chevaux. Pendant quelques instants, chacun s’ébrouait, se dégourdissait les jambes, car en principe le voyage ne comportait pas d’arrêt, et reprenait ses bagages. L’ascension de la côte commençait soit par la route soit par les raccourcis. Le rassemblement avait lieu devant le porche du sanctuaire. Un premier office allait se dérouler : la messe de communion. Car, parmi des pèlerins, un certain nombre allait communier, c’est-à-dire qu’ils étaient rigoureusement à jeun depuis la veille…

A partir de là, Paul Marquion raconte sur 2 pages les diverses cérémonies religieuses de cette journée de pèlerinage: les messes, le chemin de croix, les vêpres… Puis il narre rapidement le retour à Caderousse.

Par le même chemin qu’à l’aller, on regagnait Caderousse après 2 grosses heures de route dont les derniers kilomètres, à partir du Lampourdier, était les plus languissantes. Et la nuit était sur le point de tomber quand les diligences, retentissant du vacarme d’un ultime cantique, abordaient les digues. Tous Caderousse était là, attendant le pèlerinage et ne voulant pas un si rare spectacle. C’était fini, mais on avait des sujets de conversation pendant des semaines entières. Et même si l’on n’avait pas chaque fois un chantre comme celui du Gard à se mettre sous la dent (1), combien d’anecdotes avait-on à raconter et à entendre.

(1) une anecdote narrée plus haut, un concours de chorale qui s’était passé une année et où les chœurs de Caderousse avaient été battus à plate couture, vocalement parlant !

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Un PORTE-CLÉ souvenir de la concentration cyclotouriste PÂQUES EN PROVENCE 1969 à CADEROUSSE

Tous les ans, le monde cyclotourisme européen se donne rendez-vous dans le sud de la France à l’occasion du week-end pascal pour une concentration appelée « Pâques en Provence ». Tous les ans, la ville cible change pour accueillir des milliers de cyclotouristes.

En 1969, c’était Caderousse qui avait été choisie par les organisateurs, la FFCT, la Fédération Française de Cyclotourisme et le Comité Velocio.

Voici le porte-clé souvenir de cette journée de 1969:

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l’église Saint-Michel de Caderousse au recto.

Comme on peut le lire dans le site de la FFCT: ffct.org cette concentration pascale est née en 1924 et a été créée par l’apôtre du cyclotourisme Paul de Vivié, originaire de Provence (Pernes les Fontaines) exilé à Saint-Etienne et qui « descendait » dans le Midi pour les fêtes de Pâques et eut l’idée de convier ses adeptes.

Le cyclotourisme et « Vélocio »

Le néologisme « cyclotourisme » a été créé en 1888 par celui qui est considéré comme l’apôtre du cyclotourisme, Paul de Vivie, alias Vélocio.
Né à Pernes-les Fontaines en 1853, Paul de Vivie vécut à Saint-Etienne où il mourut en 1930 des suites d’un accident de la circulation.
Personnage hors du commun, il fut un ardent défenseur des vertus du cyclotourisme notamment dans la revue qu’il créa « Le Cycliste » moyen d’expression et d’information des randonneurs à bicyclette.
Précurseur tant en technique, qu’en diététique, il exhorta les industriels stéphanois à se lancer dans la fabrication des cycles. Il démontra à cette époque que l’on peut rouler longtemps (il faisait des étapes de 40 heures), pour peu que l’on suive des règles élémentaires de pratique et d’hygiène.
Ses « sept commandements » sont restés en mémoire et demeurent encore aujourd’hui des préceptes à suivre pour rouler bien et longtemps.

Les 7 préceptes de Vélocio :

– Haltes rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression.
– Repas légers et fréquents : manger avant d’avoir faim, boire avant d’avoir soif.
– Ne jamais aller jusqu’à la fatigue anormale qui se traduit par le manque d’appétit et de sommeil.
– Se couvrir avant d’avoir froid, se découvrir avant d’avoir chaud et ne pas craindre d’exposer l’épiderme au soleil, à l’air, à l’eau.
– Rayer de l’alimentation, au moins en cours de route, le vin, la viande et le tabac.
– Ne jamais forcer, rester en dedans de ses moyens, surtout pendant les premières heures où l’on est tenté de se dépenser trop parce qu’on se sent plein de forces.
– Ne jamais pédaler par amour-propre.

Pâques en Provence

Paul de Vivie (1853-1930) installé à Saint-Etienne, c’est de là qu’au début du siècle, il aimait rejoindre, d’une seule traite sa Provence natale.
A partir de 1924, il donne rendez-vous aux lecteurs de la revue « Le Cycliste » aux Baux-de-Provence. Ainsi est née la concentration de Pâques. Chaque année, jusqu’en 1930, sous l’égide de la Fédération, il invite les cyclotouristes au meeting pascal. Vélocio meurt en mars 1930, André de Boubers, Président de la FFSC (devenue la FFCT), propose alors que ce meeting soit organisé chaque année en souvenir de Vélocio.
Depuis lors, les instances de la Fédération ont perpétué ce meeting, de manière continue et assidue, en respectant le caractère simple de cette manifestation.

Au dos du porte-clé de 1969, on peut voir le visage de Vélocio:

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Pâques en Provence est aussi l’occasion d’organiser des épreuves de régularités sur 24, 48, 72 heures appelées « flèches vélocio ». C’est l’Audace Club Parisien qui organise cela depuis sa création en 1904 par un autre génial précurseur de la cause cycliste: Henri Desgranges qui inventa aussi le Tour de France !

Allez faire un tour sur le site de l’ACP:

http://www.audax-club-parisien.com/FR/28%20-%20Résultats%20de%20l’Audax%20Club%20Parisien.html

En 1979, nous fîmes une Flèche de 24 heures pour plus de 350 km pour Pâques, qui rejoignait cette année-là Cairanne. Lire l’article de ce blog écrit le 19 avril 2014 et racontant cet épisode épique !

 https://unmondedepapiers.com/2014/04/19/cyclorourisme-pa…en-provence-1979/ ‎

Cette année, les cyclotouristes se sont donnés rendez-vous le 27 mars à Gigondas… un nom qui fait penser à un doux breuvage incompatible avec la règle 5 de Velocio !

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Un après-midi à la CONTRÉE des JEUX à MONTFAVET (19 mars 2016)

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C’est à la salle polyvalente de Montfavet que se déroule la Contrée des Jeux, une organisation de Jeux Jubil’ et de la Diagonale du Fou, le magasin de jeu d’Avignon. Un Festival sur 2 jours… nous allons y passer l’après-midi du samedi, vaccinés par la foule du dimanche du Festival des Jeux de Cannes !

En famille avec Elecinda qui va s’éclater dans l’espace enfants…

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et nager dans la piscine à balles:

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Ennio et Vincent vont s’essayer à COLT EXPRESS dans sa version de base:

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En face une famille qui protégea l’un des leurs. En parallèle, je me suis installé à la table de ceux qui connaissent déjà le jeu et vont tester l’extension SHERIF qui va paraître en octobre prochain:

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Dans cette déclinaison apparaît un shérif qui, certes, existe déjà dans la version de base mais, ici, est  incarné par un des joueurs assis autour de la table. Un shérif qui peut gagner seul la partie mais aussi, dans tous les cas, ennuyer grandement les autres. Le shérif peut les mettre en prison dans le wagon de queue, un nouveau wagon, mais ceux-ci pourront s’en échapper avec la nouvelle carte « idée géniale »de leur main.
Comment va gagner le shérif ? En réussissant les 4 quêtes (secrètes pour les autres et connues par lui au fur et à mesure de l’avancée du jeu) dont 2 concernant l’identité des voleurs à mettre en prison et 2 autres plus généralistes.

Bilan des courses ou plutôt de cette balade en train au far-west:

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un shérif largement largué en ne réussissant que 2 quêtes, des gangsters ayant ramassé pas mal de trésors. Pour ma part 1 950 dollars pour une troisième place…. mais surtout une extension qui muscle considérablement ce jeu et le rend encore plus interactif. Une extension qui coulait de source, très réussie !

Un Festival c’est aussi encore la rencontre avec des auteurs comme ici, Serge Laget et son Mare Nostrum qu’on attend toujours d’ailleurs…

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Dommage de ne pas avoir eu le temps de faire une partie de ce Mare Nostrum relooké.

Un Festival c’est également la possibilité de s’attaquer à des jeux connus présentés sous un format sur-dimensionné.

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Comme ces AVENTURIERS DU RAIL-EUROPE en format gigantesque. Pas une réussite en terme de résultat à 2 poses près !

Fin de soirée avec un CROC à 3 à la demande d’Ennio…

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et de dire au revoir aux petits personnages nous accueillant à l’entrée:

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Un mini-coffre fort FICHET comme TIRELIRE de SÉCURITÉ !

Un jouet datant des années 20 ou 30, une tirelire pour enfant mais un véritable coffre miniature comme le dit la plaque de façade ci-dessous:

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une réplique miniature des coffre-forts Fichet, une société spécialisée dans la fourniture de ce produit aux particuliers ou aux entreprises. Cette société qui existe toujours de nos jours fut créée en 1825, sous la Restauration par Alexandre Fichet alors âgé de 26 ans. Ce créateur de génie surfe (déjà) sur la mode du tout-sécurité en assurant, grâce à ses clés et coffres, les riches sujets contre les cambriolages. D’ailleurs, il devint le serrurier officiel de la Couronne de France ! Rien que ça !

A la fin des années 20 ou au début des années 30,  le grand-oncle Séraphin, le séminariste-artilleur alpin de la Grande Guerre dont on a déjà parlé offrit certainement cette tirelire jouet à sa fille Georgette.

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Ici tous deux avec mon père Adrien au bord du petit Rhône à Caderousse en train de pêcher ou…

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Georgette avec sa mère Henriette sur une barque sur le même petit Rhône bien paisible !

Une tirelire avec double entrée sur le dessus…

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une droite (sécurisée) pour les pièces et une en arc-de-cercle pour les billets ! Impossible de sortir quoi que ce soit si on ne possède pas la clé de la porte arrière:

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Impossible de sortir la pièce car la fente « droite » par où elle est rentrée donne sur un système « à dents » qui permet de laisser passer la pièce de haut vers le bas mais empêche tout retour par le même chemin ! Ingénieux !

Quant à l’écrasement du coffre, impossible ! C’est de l’acier épais comme les vrais coffres pour vrais trésors !

Un joli objet-jouet ancien qui nous est parvenu jusqu’à nous…. vide. Dommage pour les collectionneurs numismates !

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Une BORNE SEIGNEURIALE entre ORANGE et CADEROUSSE

  Une borne seigneuriale, c’est un petit bloc de pierre, ici de 1,05 mètre de haut, 37 cm de large et 25 cm d’épaisseur qui a pour vocation de séparer 2 seigneuries. C’est le bornage du temps jadis… car celle-ci date de 1302 suivant le rédacteur de l’article: Paul Marquion.

 Paul Marquion était originaire de Caderousse, érudit, homme de théâtre en provençal et militaire de carrière à la retraite à l’époque où il signa cet article dans le Bulletin des Amis d’Orange au 3ème trimestre 1968.

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 Paul Marquion, c’était aussi un copain d’enfance et de jeunesse de mon grand-père Gabriel qui pose ici à ses côtés, peu de temps après la fin de la Grande Guerre.

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Paul Marquion assis, mon grand-père à gauche et Antonin Roche à droite.

Paul Marquion, c’était donc la cheville ouvrière de cette revue patrimoniale orangeoise et dans les années 60, 70, il y écrivit une série d’articles sur Caderousse sous le prétexte de décrire la vie d’avant 1914. Comme il connaissait très bien celle de Caderousse pour y être né et y avoir longtemps vécu, il raconta le village de son enfance. On en reparlera.

Revenons à la borne seigneuriale. Dans cet article, Caderousse n’est pas un prétexte mais bien au centre de cet article avec cette borne délimitant jadis les seigneuries d’Orange et de Caderousse. Pas de photo comme il est de coutume dans ce Bulletin mais un dessin reproduisant les armes des seigneurs gravées de part et d’autre de la borne.

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D’un côté le cornet d’Orange, de l’autre les clés toujours présentes dans les armes de la ville de Caderousse.

Cette borne trouvée dans un champ fut vite déplacée dans la cour d’une ferme voisine où elle put être observée… chose complètement interdite ! les bornes seigneuriales ne pouvant en aucun cas être déplacées, sauf cas de force majeure, pour éviter leur destruction par exemple. Il en est de même pour les repères de crue.

L’article nous dit que c’est la 3ème qui était connue car cette découverte quand elle se sut, réveilla les mémoires de locaux qui indiquèrent aux membres de l’Association des Amis d’Orange, 2 autres bornes, l’une dans un champ dont les armoiries ont disparu et une autre dans un bois mieux conservée. Que sont-elles devenues presque 50 ans après ?

On sait d’après les textes qu’il existait 37 bornes. Il en restait donc 34 à découvrir en 1968. Et de nos jours ?

Voici le texte complet de cet article où vous pourrez lire toutes les recherches des Amis d’Orange en 1968…

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et une vraie borne seigneuriale dont on reparlera certainement un jour prochain…

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La 4ème de couverture du Bulletin des Amis d’Orange.

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Voici ce que vient de me préciser Jean-Paul Masse sur ces bornes seigneuriales faisant la limite Orange-Caderousse qu’il connaît  bien.

je connais bien ces bornes!!
il en existe encore une au quartier du prince doc joint
une à la maclarde a été déplacée
une aux mians a été volée
une se trouve au musée d’Orange
il faudrait que caderousse aille sauver une de ces bornes !!

avec cette image de la borne du Prince:

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Quatre COPAINS de CADEROUSSE en BALADE au PONT-DU-GARD en 1941

Le 17 août 1941 très précisément ! Les voilà posant fièrement au plus haut de l’ouvrage d’art romain!

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On reconnaît de gauche à droite Jacques Chaume, Adrien Guérin mon père, Paul Ruat et Marcel Dupeyre dans cet exercice périlleux auquel on pouvait s’essayer à l’époque (et même bien plus tard) mais qu’il n’est plus possible de réaliser de nos jours.

De jeunes gens âgés de 16-17 ans à l’époque qui avaient parcouru les 35 kilomètres séparant Caderousse du Pont-du-Gard à bicyclette. Les voilà posant avec leurs machines au pied des piles antiques.

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Jacques Chaume

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Paul Ruat

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Marcel Dupeyre

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Adrien Guérin.

Il y eut bien sûr le pique-nique sur les rochers proches du Gardon:

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avec panier en osier et serviettes… ce qui tend à penser qu’il y avait un véhicule suiveur, peut-être mes grands-parents avec leur moto. Car il fallait bien que quelqu’un prenne les photos ! But who ?

Voilà 3 de nos cyclistes posant debout près de la route:

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Marcel Dupeyre, Paul Ruat et Adrien.

ou s’ayant dans un numéro d’équilibristes-cyclistes sur leurs engins et sans poser un seul pied à terre !

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Paul Ruat, Adrien, Jacques Chaume et Marcel Dupeyre.

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CADEROUSSE: des femmes à l’ouvrage grâce à HENRI IV et OLIVIER DE SERRES…

…aux Papes en Avignon au XIVème siècle qui introduisirent le mûrier dans ce département qui devint le Vaucluse.

On parle bien sûr là de la sériciculture, l’éducation et non pas l’élevage des vers à soie… activité économique qui se lança vraiment sous le règne d’Henri IV suite au travaux de l’agronome ardéchois Olivier de Serres.

Voici donc cette photo montrant un groupe de femmes en train de décoconner.

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Aucune remarque au dos, juste un groupe de femmes en train de retirer les cocons des rameaux de bruyère sur lesquels ils ont tissé leur cocon. Il faut ensuite les retirer délicatement de la bruyère et c’est un travail réservé aux femmes et aux enfants par excellence.

De quand date cette photo? De la fin du XIXème siècle à la vue de ce papier fin sur lequel l’image est un peu passée ? De 1908-1909 si la plus jeune des personnes est bien ma grand-mère paternelle, Philine Boissel. Elle ressemble un tout petit peu à la personne que j’ai connu, sans en être certain totalement. De toute façon, la photo provient de la famille Boissel et non Guérin et il reste au grenier de la maison de la place Jean Jaurès des claies rappelant cette époque et à la maison une ancienne couveuse de graines de vers à soie ramenée et devenue boîte à couture (que je présenterai prochainement). Cette activité secondaire qu’était l’éducation des vers à soie offrait un revenu conséquent aux paysans du sud de la France, pour peu que le temps le permette et que les maladies épargnent les élevages.

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Le délicat travail de la cueillette des cocons.

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L’or blanc de la sériciculture dans les paniers bien garnies.

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Même les enfants participent à ce moment de convivialité. Ma grand-mère certainement ?

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CADEROUSSE: une autre FABRIQUE de BALAIS: l’ATELIER CHAUVET

Après l’article de début décembre parlant de la fabrique de balais Mathon où travailla mon père, voici quelques vues de groupe de la fabrique Chauvet où travaillèrent ma mère et son beau-frère, Maxime Santiago (dit Moreno) à la même époque, durant et après la Seconde Guerre Mondiale.

Tous d’abord l’un des patrons Raymond Chauvet et son épouse Marguerite.

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Plusieurs photos de groupe dont celle-ci avec un petit défaut de développement et non une nappe de brouillard bas.

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Suivant mon père qui est capable de mettre beaucoup de noms sur des visages:

debout: Yvonne ma mère, Norbert Chauvet, Madeleine Millet, Marguerite Chauvet

accroupis: mon oncle Maxime Santiago, Louvin.

Le patron Raymond Chauvet au milieu de ses ouvrières:

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Madeleine Millet, ma mère, Raymond Chauvet, Thérèse Giraud, Yvette Berthet

Deux autres vues qui nous permettent de voir quelque peu l’extérieur de l’Atelier.

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Assis en bas de l’échelle, le père Chauvet, père du patron.

Debout au premier rang: Moreno mon oncle, ma mère, Louvin, Madeleine Millet

Au second rang: Odette Roumette, Yvette Berthet, Norbert Chauvet, fils du patron, Marguerite Chauvet, Marie-Rose Millet.

Non identifiée l’homme en haut de l’échelle.

On retrouve à peu près les mêmes sur cette autre vue « de l’échelle ».

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Au premier rang: Yvonne ma mère, Marie-Rose Millet, le père Chauvet.

Au second rang: Odette Roumette, Yvette Berthet et mon oncle Moreno jouant au soldat.

Au troisième rang: Madeleine Millet et Marguerite Chauvet.

Au dernier rang: Louvin, l’homme à gauche avec un béret n’étant pas identifié.

Pour terminer cette séquence nostalgie:

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En haut de l’échelle, ma mère et Marie-Rose Millet.

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Le patron Raymond Chauvet dérangé dans son travail de coupe des épis.

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Certainement la mascotte de l’Atelier que le plus jeune de l’équipe, Louvin.

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