Archives quotidiennes : 20/11/2015

20 novembre 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP de SAINT-CYPRIEN

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

20 novembre 1939.

Le camp est passé à l’heure d’hiver. Pas seulement à l’heure d’ailleurs, puisque c’est l’hiver qui est là. Vent du nord-est violent, neige sur les sommets des Pyrénées, vagues de la mer et sable qui aveugle dès que les hommes sortent.

 Beaucoup vont mal. Tino le boxeur souffre pour son frère en prison en Espagne. Balsa est fou de colère. Sa femme d’origine aisée rentre à Barcelone avec ses enfants à la demande de sa famille. Il ne peut s’y opposer.

Carmona le frivole, qui lit  par dessus l’épaule d’Eulalio quand celui-ci écrit, le force à s’interroger sur sa jeunesse. Réflexion faite, pour ses 20 premières années, c’est le temps qui a dominé Eulalio. Il décide que pour les 20 années qui arrivent, ce sera l’inverse.

Amélioration des services du camp. Pour remplacer le « quartier chinois » fermé, un économat officiel est ouvert près de l’entrée, en extérieur qui propose nourriture et objets pour la toilette. Une bibliothèque y est adjointe. Eulalio s’empresse de s’inscrire même si c’est pour rien car il ne lit qu’un seul livre, Don Quichotte.
Pour défier le temps, une baraque voisine a organisé une partie d’échecs entre un avocat d’Alicante qui n’a perdu aucun de ses 33 rencontres précédentes et un officier de cavalerie. La partie va durer 24 heures et l’avocat en sortira encore vainqueur.

Le spécialiste des départs des Compagnies de Travail est optimiste. Les 138 et 139èmes sont parties. Pour lui, ce sera bientôt le tour de celle d’Eulalio.
La nuit tombe, le vent s’est calmé.

 A suivre le 24 novembre…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Poster un commentaire

Classé dans Livres

Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 20 novembre 1915

DSCN1613

(JOUR 474 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

C’était en seconde de couverture que ce sujet était abordé la semaine dernière,

DSCN1278

DSCN1614c’est à la une cette semaine. En Grande-Bretagne comme ailleurs dans les pays neutres, l’indignation après l’exécution de Miss Carell ne passe pas et des bateleurs (officiels-on voit un militaire sur l’estrade) battent le rappel pour lutter contre la barbarie

Grave erreur de communication du Reich  aux conséquences désastreuses pour son image !

Derrière une tranchée, une tombe entretenue:

DSCN1615

Ailleurs, ce sont des charrettes qui évacuent les trépassés, des Boches bien entendu.

DSCN1616

DSCN1617Quant aux prisonniers (toujours le triptyque: morts, blessés, prisonniers), ils sont parqués dans ce champ et aiguisent la curiosité des Poilus:

Dans les Vosges, les premières neiges sont là et ce convoi d’artillerie alpine se détache bien dans cet univers blanc:

DSCN1623

Ailleurs, après la bataille, des hommes ont installé un véritable musée des objets trouvés sur le champ des combats:

DSCN1624

La véritable boutique hétéroclite du brocanteur du père de Marcel Pagnol quand le vieux hernieux lui vend des tas d’objets inutiles !

La guerre aérienne avec la chute d’un aviatik, un avion allemand

DSCN1625

et ce qu’il en reste après l’imtact au sol:

DSCN1626

Après le passage des barbares dit le titre de la page. Des destructions, à S… puis à H… après des combats:

DSCN1627 DSCN1628

Mais les contre-attaques françaises cassent autant que les attaques allemandes…!

Le début d’un cimetière militaire en Champagne:

DSCN1630

et une quatrième de couverture particulièrement horrible avec ce cadavre allemand accroché dans les barbelés qu’il souhaitait franchir…

DSCN1631

Poster un commentaire

Classé dans Revues