Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 08 juin 1916

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(JOUR 677 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une couverture avec des photos de 4 aviateurs célèbres: Navarre, Nungesser (noté Nuagesser), Boillot (dont on a parlé dans le dernier Miroir) et Guynemer. Tous disparaîtront assez jeunes, victimes de leur passion: 2 pendant la guerre, Navarre juste après et Nungesser en 1927.

Pour continuer sur ce sujet:

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Le débarquement puis le rembarquement d’un hydravion dans le cargo assurant son transport de métropole à Salonique. Entre les 2 scènes, un vol de reconnaissance au-dessus des lignes austro-bulgares.

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Le Focker (ou Fokker) allemand abattu par Navarre emmené par un camion (un tracteur automobile) vers sa nouvelle destination, certainement en vue d’être exposé pour le grand public.

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La carte montrant les endroits où ont chuté des Zeppelins allemands en Europe. 36 dirigeables ont été perdus par le Reich depuis le début de la guerre. D’ailleurs, La Guerre Photographiée imite un peu Sur le Vif dans ce numéro avec, outre ce tableau, un schéma d’une mine flottante allemande…

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et le chemin (pour le moins) original parcouru par un obus…

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qui fit 4 mètres sous terre avant d’aller exploser 300 mètres plus loin. A Verdun, bien entendu, où sont tombés des milliers d’exemplaires semblables à celui-ci, depuis fin février. Une ville déserte en ruines comme on le voit sur les 4 photographies de cette page:

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Autre destruction, ce moulin complètement détruit par les Allemands au moment de leur retraite:

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Une banale image de Poilus en train de creuser.

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L’originalité de la photo, c’est la légende: Un bel exemple de l’égalité sous les armes- Travaillant ensemble pour la cause commune, il y a un modeste ouvrier des champs, un ouvrier des villes, un notaire, un avoué et un agent de change. Pas sûr que tout cela soit vrai, mais possible, notaire ou avoué n’étant pas des professions plus intéressantes qu’ouvrier des champs pour l’armée.

Dans la série des images anecdotiques:

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un fox-terrier à la recherche de rongeur (sous-entendu des rats) dans les tranchées.

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une colonne de camions arrêtés avec les chauffeurs posant pour l’objectif… certainement pas sur la Voie Sacrée !

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une patrouille de dragons près de la ligne de feu… A la recherche de déserteurs ?

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un moulin intact bien que situé à 2 km du front et où répètent… les clairons !

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le dernier billet de 10 francs qui vient d’être mis en service.

Plus intéressant pour la suite du conflit et le jeu des alliances,…

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cette réunion au sommet à Berlin entre des députés allemands, ottomans et bulgares. Il faut resserrer les liens pour consolider les alliances.

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Un CARNET « de voyage » sur l’EXODE… mais pas à celui qu’on s’attend !

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A la lecture du titre de ce livre de Jacques Hervieu, quelque chose interpelle tout de suite, la juxtaposition du terme EXODE et de la date 1944. L’Exode, ce fut la fuite éperdue des populations du nord et nord-est de la France, des populations belges également, devant l’avance foudroyante de la Wehrmacht après le 10 mai 1940.

Qu’en est-il de cet exode que raconte au jour au jour l’auteur et qui se déroula en 1944 ?

C’est l’histoire de la vie d’une famille, en Normandie, à partir du matin du 6 juin, de cette douceur de vivre normande (même sous l’occupation) brutalement interrompue par des grondements lointains qui annoncent un terrible orage, celui du débarquement et de la libération de la France. Moments terribles à vivre pour les habitants de Normandie, au centre des combats, habités d’un sentiment qui oscille entre la joie de voir la liberté venir mais l’inquiétude de devoir se trouver au milieu de la tourmente. Vous pouvez lire le début de cette narration, ci-dessous.

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A partir de là, la vie des habitants du village de Periers va connaître un bouleversement sans nom. Au premier jour du débarquement, qui se déroule pourtant à une trentaine de kilomètres au nord-est du bourg, 25 km pour Sainte-Mère-l’Eglise, l’auteur raconte le moment où ils suivront en direct le largage d’une unité parachutiste dans leur secteur, action militaire américaine dont le but était de désorganiser les arrières ennemis. Mais cela, le grand enfant qui raconte ses souvenirs n’en a pas conscience immédiatement.

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L’intérêt de cette  lecture, c’est essayer de faire correspondre ce récit au jour le jour avec ce que raconte l’histoire de ce débarquement, en la comparant par exemple avec la carte interactive de l’avancée des troupes américaines (et  de quelques reculs aussi).

http://www.normandiememoire.com/fr_FR/content/view/id-63-progression-du-front

Le père décide rapidement d’éloigner sa famille du bourg principal et la première étape de l’exode passera par une grange familiale située à quelques kilomètres de là. Cela sauvera certainement la vie des siens car un terrible bombardement s’abattra sur le village, détruisant nombre de bâtiments et faisant de nombreuses victimes.

D’où cette narration quand le père et son fils retournent au village pour venir en aide à leurs anciens voisins.

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Puis, devant la dangerosité de la situation, la famille commence à se déplacer vers le sud du Corentin, trouvant refuge chez des habitants qui leur ouvrent sans compensation leur grange ou leur greniers à foin. Ainsi, ils vont passer quelques jours près de Montcuit où le père va jusqu’à faire construire un abri souterrain, une tranchée, dans laquelle la famille se réfugie quand l’orage métallique gronde. Les Allemands sont omniprésents, des colonnes montent au front sans arrêt sans que jamais d’autres n’en descendent ce qui fait conclure à l’auteur que les pertes doivent être considérables. Des Allemands qui provoquent quelques moments d’inquiétude malgré le fait qu’ils ne s’intéressent guère à ces malheureux civils. Jusqu’au jour où, le front se rapprochant, un gradé les houspille et les somme de s’en aller au plus vite… Ce qui surement leur sauvera la vie.

Nouvelle exode vers le sud… avec en bruit de fond la canonnade qui avance. Les enfants s’imaginent des scènes de combats comme dans les livres ou leurs jeux, guerre que, par chance, ils ne connaîtront jamais de très près.

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L’exode, la fuite se poursuit vers le sud… dans une carriole tiré par leur baudet Pompon, jusqu’aux environs de Saint-Hilaire-de-Harcouet, à Milly puis Lapent, à la lisière de la Bretagne, où les combats n’auront pas lieu, les Alliés longtemps en échec étant devenus suffisamment forts pour repousser les occupants et entamer leur marche vers la Victoire. D’ailleurs, au début de l’Invasion, quand le front ne progresse pas, les autochtones passent par tous les états d’âme qui vont même par moment à aller jusqu’à souhaiter la victoire des Allemands.

D’ailleurs, loin des combats, les gens sont beaucoup moins accueillants et regardent de travers ses vagabonds (maraudeurs dit l’écrivain) en guenilles. Ils n’ont pas changé de vêtements depuis le 6 juin et nous sommes alors fin juillet. Egoïsme, incompréhension, peur ordinaire de l’autre ou gens rencontrés peu intéressants ?

C’est le 3 août, en début de journée, que les Américains arriveront à Sainte-Anne-de-Buais, ultime étape de l’exode de la famille où ils sont arrivés quelques jours auparavant. Sans combat car les Allemands se sont repliés. La famille assistera à toutes les scènes traditionnelles de la Libération: le tocsin, les premiers chars, les uniformes -décevants (pour l’auteur) des Américains-, les chewing-gums et le corned-beef, le Camels militaires, les soldats noirs qui font peur à tous avec les histoires qui se racontent sur eux, le fils du boucher qui manque de peu d’être lynché car on lui reproche une incertaine collaboration passée avec les Allemands, chose que personne ne peut préciser mais qui n’empêche pas la populace de se défouler. Ce jeune aurait été tué sans l’intervention… des Américains……  Un jeune fuyard allemand abattu dans un champ de blé, sans procès après dénonciation de la même populace brutalement plus vindicative que quelques jours avant. Bref, il ne manque que les femmes tondues pour que le scénario de la Libération de ce coin de France soit complet! Le surlendemain, la scène est moins gaie quand le frère du narrateur saute dans un camion américain roulant en sens inverse, soulève une bâche en quête de cigarettes pour tomber… sur des cadavres sanguinolents !

Quelques jours après, c’est un GMC remontant vers Cherbourg qui ramènera la famille à Périers, plus de 2 mois après son départ en catastrophe. Alors commencera la reconstruction du domicile familial dans un village en ruines.

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POSTER MDI en fil rouge de l’été- Les DÉBARQUEMENTS des 6 JUIN et 15 août 1944

Les posters MDI, supports didactiques à l’enseignement de l’Histoire en école élémentaire. De belles planches sur lesquelles l’enseignant pouvait faire s’exprimer les élèves, faire passer des images d’Histoire même si elles étaient quelquefois bien éloignées de la réalité… historique !

Ces tableaux datent des années 1950-60 avant que les images animées n’envahissent les petits et grands écrans des écoles autant que des maisons. Grand écran tout de même, 87x64cm… on pouvait le voir même du fond de la classe et l’image restait visible même la séance achevée. DSCN3900

On avait déjà vu ce poster en 2014 sur ce blog pour la même occasion, celle du 70ème anniversaire, au collège Monod où je l’avais montré avec d’autres documents… Aujourd’hui, c’est donc le 72ème anniversaire du D-Day, avec ce dessin un peu fourre-tout: première vague au premier plan alors que déjà la seconde arrive en même temps que les renforts et alors que les incendies des combats initiaux ne sont pas éteints.

A suivre avec un autre tableau

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Au CRÈS (Hérault), trois chemins pour le prix d’un !

Le saviez-vous: au cœur du bourg ancien du Crès, devant l’église et à 2 pas de la mairie, passe au même endroit 3 chemins dont 2 historiques: la Via Domitia, le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle et  le (plus moderne) GR (chemin de Grande Randonnée).

La Via Domitia.

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La voie romaine fut construite à partir de 118 avant notre ère pour rejoindre Rome à la péninsule ibérique. Elle franchissait les Alpes au col du Mongenèvre au-dessus de Briançon pour rejoindre la vallée de la Durance. Elle traversait le Rhône, le plus important obstacle naturel de son parcours à Beaucaire, certainement par des bacs tenus par les Nautes ou sur un pont de barques comme à Arles. Ensuite, c’était Nîmes (avant qu’elle ne s’appelle Nemausus) puis un  tracé que reprirent, à quelques détails près, les décideurs de la construction de l’autoroute A9.

Des restes tangibles dans le secteur: les milliaires, ces bornes disposées tous les mille romains (1 460 mètres), ancêtres des bornes kilométriques modernes. Il en reste 2 sur la commune du Crès:

le premier est dédié à Tibère et a servi de pierre de construction, à droite du portail de l’église,

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malheureusement placé à l’horizontale,

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mais redressé par la magie du numérique.

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On peut lire en bas LVII soit 57 milles romains depuis Narbonne, environ 83 km. Les méthodes modernes nous donnent environ 100 km de Narbonne au Crès. Faut-il en déduire que ce milliaire été déplacé ?

Le second est dédié à Auguste. Il a été placé au centre d’un rond-point récent, avec reconstitution d’un bout de Via Domitia.

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Une belle borne…

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et une inscription en relatif bon état.

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Un autre milliaire se trouve devant l’église de Saint-Aunès. Non loin de là,  le fameux pont sur le Vidourle…

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que peignit Gustave Courbet lors de son séjour montpelliérain chez le grand amateur d’art François-Xavier Fabre, co-fondateur du musée qui porte son nom. A noter que le pont n’a plus qu’une seule arche (celle de droite), l’autre ayant disparu dans les flots lors d’une violente crue, le 27 septembre 1933.

Après Perpignan, la Via se divisait en 2 pour le franchissement des Pyrénées. Une branche passait le long de la côte par Collioure et Port Vendres, une autre par le col de Panissars, actuellement sur la commune du Perthus à l’ouest du village actuel et où se trouvait la Trophée de Pompée (l’équivalent du Trophée des Alpes de La Turbie mais qui servit de carrière à la chute de l’Empire Romain).

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Lire cet excellent site parlant de la Via Domitian: http://carlig.typepad.fr/viadomitia/ ou http://nemausensis.com/Nimes/ViaDomitia/VoieDomitienne01.html

A noter que les rues sur lesquelles passaient la Via Domitia portent le nom de Rue de la Voie Domitienne, rue de la monnaie et rue de Substantion. Si la première va de soi, la seconde appelée aussi Cami de la Mouneda vient du fait qu’il voyait passer, outre les Légions romaines, les collecteurs des impôts du Trésor Public de Rome. Quant au troisième nom, il s’agit du nom romain donné à l’oppidum qui a donné naissance à la commune de Castelnau-le-Lez.

L’Empire Romain disparu, c’est au IXème siècle que l’on crut découvrir le tombeau de l’apôtre Saint-Jacques en Galice et à partir de ce moment se développa le pèlerinage vers le Finistère espagnol qui prit toute son ampleur au XIème siècle. De France, quatre grands chemins furent tracés, partant d’Arles, du Puy, de Vézelay et de Paris avec une multitude de variantes. C’est le chemin d’Arles, la Via Tolosana qui passe au Crès.

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La coquille, symbole des pèlerins est dessinée sur les poteaux indicateurs, à côté des indications rouge et blanche du chemin de Grande Randonnée, le GR 653, déclinaison païenne du chemin d’Arles.

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A quelques kilomètres de là, à Castelnau-le-Lez, c’est dans le sol que la municipalité a fait graver les marques du pèlerinage chrétien.

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La Via Tolosana part donc d’Arles, passe à Saint-Gilles (carrefour du chemin d’Arles, du chemin de Bordeaux à Jérusalem et de la voie Régordane descendant des Cévennes), continue sur Montpellier, Lodève, Castres, traverse Toulouse (à qui elle doit son nom). Elle continue sur Auch et Pau pour traverser les Pyrénées au col du Somport. En Navarre, elle retrouve les 3 autres chemins français qui empruntent le col de Roncevaux à Puente-la-Reina où commence le Camino Francès.

Fait du hasard, se tenait à quelques pas de là du chemin, une exposition d’aquarelles réalisée par une jeune femme ayant fait le pèlerinage vers Saint-Jacques en 2015, à partir du Puy. Elle se fixait tous les jours pour objectif la réalisation d’un dessin sur un moment marquant de sa journée, scène, décor, monument… tout en prenant des notes permettant de fixer ses souvenirs.

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70 jours qui transforment une existence… assurait-elle lors du vernissage. A lire sur le blog de Loedi:

http://loedi.over-blog.com/

Texte écrit après les quinze jours passés au Crès en avril 2016, en attendant Sophia.

 

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Classé dans ORIGINAL!, Reportage

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 04 juin 1916

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(JOUR 673 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A nouveau, une vue d’un aviateur de guerre, le pilote Georges Boillot vérifiant son appareil avant un décollage. On le voit habillé d’une tenue très chaude avant de s’élancer dans les airs. Une page de la revue est consacrée à cet aviateur qui connut une fin héroïque, le 19 mai 1916, abattu lors d’un combat aérien à 5 contre lui. Il parvint d’ailleurs à descendre un de ses adversaires.

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Avant d’être pilote de chasse, en sportsman accompli, il fut un excellent cycliste puis un coureur automobile de premier plan, triple vainqueur en 1910, 1912 et 1913 au Mont-Ventoux. Courant sur Peugeot puisqu’originaire de Valentigney dans la région sochalienne, il fut à l’origine de cette marque dans le sport automobile. Il portera les couleurs de Peugeot jusqu’aux Amériques, lors des 500 miles d’Indianapolis qu’il ne pourra gagner pour un problème de pneumatiques.

Autre vue d’aviation, après la photo du drapeau pris à l’ennemi lors de la chute du Zeppelin à Salonique dans La Guerre Photographiée du 1er juin…,

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Le Miroir exhibe l’équipage du dirigeable capturé.

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Un autre aviateur commence à faire parler de lui.DSCN3757Il s’agit de Charles Nungesser qui vient d’abattre son cinquième adversaire en combat aérien. Il doit pourtant être porté dans son avion depuis une grave blessure aux jambes provoquée lors d’un crash au décollage en février 1916. Il fera parler de lui dans le domaine de l’aviation jusqu’à sa mystérieuse disparition en 1927 lors d’une tentative de traversée de l’Atlantique Nord en compagnie de François Coli sur l’Oiseau Blanc, 15 jours avant la traversée victorieuse de Charles Lindbergh.

On en avait parlé dans Sur le Vif d’hier,

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le principe des ballons captifs d’observation. Voici deux vues vraiment spectaculaires de la chute d’une de ses grosses saucisses, attaquée par un avion français, un « Nieuport bébé’ sur lequel volera d’ailleurs Nungesser.

Première vue: l’avion attaque le ballon, l’observateur saute en parachute pour échapper à une mort certaine dans la nacelle si celle-ci va s’écraser au sol.

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Seconde vue: le ballon en flamme va s’écraser au sol.

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Vraiment 2 vues exceptionnelles !

Le reste de la revue n’en est pas moins intéressant.

Tout d’abord, des vues prises près du fort de Douaumont de tirs d’artillerie dans le no man’s land du glacis de celui-ci:

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On nous dit que le fort fut pris par les Allemands le 25 février 1916, un peu par surprise, lors des premiers combats de Verdun. Mais l’article ajoute: L’enlèvement du fort par nos troupes, le 22 mai, après la reprise des carrières d’Haudromont, produisit une impression considérable. Manifestement, l’auteur de ces lignes prend ses désirs pour des réalités. ce n’est que le 24 octobre que le fort fut repris par les Français. Par contre, le 8 mai 1916, une terrible explosion accidentelle à l’intérieur du fort, provoquée par une erreur de manipulation d’une grenade fit entre 800 et 900 victimes allemandes dont 697 furent laissées sur place, murées dans 2 pièces abandonnées. Ils y reposent toujours.

Une autre vue de Verdun nous montre des rues désertes bordées de ruines (photo du haut)…

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dans lesquelles circulent une colonne de prisonniers allemands (photo du bas), qui s’éloignent de l’enfer.

Des prisonniers, en voilà d’autres, des Français et des Russes…

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employés par les Allemands à tirer des charrettes de paille. Ce qui fait écrire au rédacteur comme titre:

Des prisonniers français et russes traités comme des bêtes de somme dans un camp allemand.

Pour continuer, 2 vues plus calmes mais tout autant importantes pour l’histoire de cette Grande Guerre.

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Des manifestations enthousiastes célébrant une visite du leader grec Elefthérios Vénizelos, partisan de l’entrée en guerre de la Grèce au côté des Alliés, on en déjà parlé.

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De même, la comparution de Roger Casement devant un tribunal anglais. Le leader nationaliste irlandais avait été arrêté après son retour de Londres en Irlande dans un sous-marin allemand. Il ne parviendra pas à empêcher l’insurrection de Dublin de Pâques 1916, vouée à l’échec par l’absence de livraison d’armes par les Allemands. Considéré comme un traître (c’est ce que dit le titre de la photo), il sera jugé, condamné à mort et pendu le 3 août 1916.

Pour terminer, trois photos de remise de décoration un peu inhabituelle, en Alsace.

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En effet au lieu que ce soit des hommes qui reçoivent ces décorations, ce sont leurs veuves qui vont être honorées à leurs places.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 3 juin 1916

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(JOUR 672 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLITS)

Sur la couverture de ce numéro, une discussion entre 2 militaires britanniques s’entretenant avec un homme, un général turc, chef des Senoussis, fait prisonnier dans l’ouest de l’Egypte et dont on voit des traces de sang sur le pantalon après une blessure au bras. Les Senoussis sont des peuplades libyennes et soudanaises, plus ou moins alliées avec les ottomans et qui combattirent de tout temps les envahisseurs européens, qu’ils soient italiens ou allemands. Ils obtinrent la reconnaissance des Nations Unies en 1949 qui permit la création d’un état libyen et du Soudan.

Comme cela arrive dans Sur le Vif depuis plusieurs semaines, la rédaction du magazine fait dans le pédagogique en éditant des planches dessinées expliquant des armes et des situations militaires. Voyons ce que nous réserve ce numéro:

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La transformation d’un modeste cargo en navire pirate allemand. Un peu scénario de film de guerre à 4 sous.

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Le principe des gros ballons d’observation, une saucisse comme le dit Sur le Vif. Dans la nacelle, un ou deux observateurs qui communiquent les informations à l’état-major au sol. Vous verrez dans la numéro du Miroir de demain, dimanche 4 juin 1916, deux vues très parlantes sur ce sujet.

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Quelques exemples des organisations défensives mises en place par les troupes françaises sur le front.

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Un gros canon de 420 monté sur rail pour bombarder les lignes ennemies. Les belligérants font de plus en plus dans le gigantisme des pièces d’artillerie. Celle-ci envoie des explosifs de 800 kilos !

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Enfin, une planche des insignes des unités françaises. Pour collectionneurs !

En parlant d’insignes, en voici une, non répertoriée, sur le bras de ce Poilu…

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qui indique qu’il a déjà été blessé au feu. Insigne originale, certainement recherchée par les collectionneurs.

Sur le front des Flandres, du matériel militaire (des barbelés) récupéré aux Allemands:

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Une autre vue de la remise du drapeau au Premier Groupe d’Aviation avec comme porte-drapeau le très médiatique Guynemer:

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C’est cette même cérémonie qui avait fait la une de La Guerre Photographiée d’hier:

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Dans une église en ruine, le curé vient tout de même se recueillir.

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Image d’Epinal assez réussie, faut-il avouer !

Une dernière vue extraite d’une page de photos diverses.

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Une colonne de camions automobiles transportant des munitions vers le front. Bien que rien dans la légende ne le dise, on peut penser qu’il s’agit du ravitaillement de Verdun par la Voie Sacrée. Mais cette appellation n’est pas encore entrée dans le vocabulaire héroïque. Tout comme les taxis de la Marne 2 ans auparavant !

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Le 09 octobre 1934: l’ASSASSINAT du ROI de YOUGOSLAVIE ALEXANDRE 1er sur la CANEBIERE à MARSEILLE (3)

Dernier volet sur cet attentat terroriste du 09 octobre 1934 sur la Canebière à Marseille.

Revenons à ce n° 242 du Miroir du Monde du 20 octobre 1934 et en particulier à l’image de sa couverture:

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18 ans avant cet événement, le prince Alexandre pas encore roi visitait le front français vers Verdun en présence du président de la République Raymond Poincaré et du général Joffre. Le titre de cette photo Trois grands figures disparues s’explique par le fait que si le roi vient de mourir le 9 octobre 1934 à Marseille, les 2 autres personnes sont aussi décédées: Joffre en 1931 et Poincaré tout récemment, le 15 octobre 1934. Dans leurs lits, bien entendu, car bien plus âgés que le roi.

D’ailleurs, l’actualité se bousculant pour le contenu de ce magazine, 3 pages sont consacrées à la carrière de Raymond Poincaré qui vient de décéder.

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Mais c’est tout de même les suites de l’assassinat du roi Alexandre 1er de Yougoslavie et de Louis Barthou qui occupent le plus de place.

Tout d’abord, les obsèques nationales du ministre des Affaires Etrangères Louis Barthou…

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du Quai d’Orsay aux Invalides pour la partie officielle avant l’inhumation dans l’intimité familiale au Père Lachaise.

Pour les obsèques du Roi de Yougoslavie et pour comprendre la situation dans les Balkans, Le Miroir du Monde n’ hésita pas à envoyer un de ses reporters sur place, dans les heures qui suivirent le drame de Marseille.

En Croatie, à Zagreb, car beaucoup pensent que l’attentat est l’oeuvre de séparatistes croates, les Oustachis. Mais le reporter couvre aussi les obsèques du roi. Sa dépouille fut ramenée à Split par le même « Dubrovnik » que la Roi avait utilisé à l’aller.

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(photo en bas, l’accostage du « Dubrovnik » à Split.

Puis, c’est la traversée de la ville…

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jusqu’à la gare où un train spécial attend le cercueil du roi pour le emmener à Belgrade.

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Pas d’images des obsèques à Belgrade qui ne doivent pas avoir eu lieu tout de suite, la dépouille du roi devant être présenté au peuple plusieurs jours. Par contre, plusieurs articles essaient de comprendre les raisons de ce drame. En Croatie, en Dalmatie, où les mouvements anti-serbes sont puissants, on nous montre des locaux dévastés par une explosion…

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comme à la poste de Sarajevo. Les bombes bien souvent arrivent de l’étranger et explosent grâce à des minuteurs d’horlogerie bien réglés.

Le journaliste y va de son reportage dans des groupes dissidents comme ceux-ci…

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qui semblent plus folkloriques que méchants touchez, ceux-là….

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les fameux comitadjis bulgares dont on a déjà parlé dans certaines revues couvrant la Grande Guerre.

Alors que la police française privilégie la piste croate, celles des hommes d’Ante Pavelic (Pavelitch dans la revue)…

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le journaliste n’écarte pas la piste du mouvement séparatiste bulgare, l’O.R.I.M., l’Organisation Révolutionnaire Intérieure Macédonienne, la V.R.M.O. en Bulgare, ce qui s’avère être aujourd’hui la piste la plus plausible.
D’ailleurs, en bas de cette page, ci-dessus, dans ce petit tableau, l’identité réelle de l’assassin de Marseille est révélée. Le passeport au nom de Pétrus Kelemen appartenait bien à Gueorguiev Tchernozemski qui n’avait rien à voir avec les Oustachis croates.

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On parle aujourd’hui de Vlado Tchernozemski ou Cernozemski.

Pas mal les travaux des reporters du Miroir du Monde, Michel Gorel, Claude Izabert et Geo-Ch. Véra !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 1er juin 1916

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(JOUR 670 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une remise de drapeau au Premier Groupe d’Aviation dans lequel le Lieutenant Guynemer se distingue. Mais ce n’est pas lui dans le médaillon en haut à gauche, mais le Lieutenant-Colonel Girod…

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que La Guerre Photographiée se plaît à souligner qu’il est lyonnais, ayant longtemps officié à la Presse Lyonnaise.

Toujours dans l’aviation, un trophée de guerre comme ce drapeau allemand…

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capturé dans le Zeppelin qui s’est abîmé dans les parages du camp retranché de Salonique, en Grèce et cet avion Focker allemand…

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abattu sur le front, nous dit-on mais qui, vu son état quasiment intact, semble plutôt avoir eu un problème derrière les lignes françaises et s’est posé tranquillement.

Côte à côte sur cette page centrale appelée Partout, ce qui signifie que les images n’ont guère de rapport entre elles, une vue plutôt cocasse voire comique avec…

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cet homme tirant au fusil sur un fleuve muni de flotteurs aux pieds pour le maintenir dans un équilibre plus que précaire (avec le recul du tir, il faudrait être terriblement fort sur ses jambes pour ne pas plonger dans les eaux !) et à côté, cette horrible image…

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d’un traître ou d’un espion ou supposé tel passé par les armes !

Une page avec 7 photos des destructions causées par les attaques allemandes aériennes (des Zeppelins) ou navales sur la Grande-Bretagne, sur la région de Londres principalement…

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et une autre sur les manoeuvres de l’armée des Pays-Bas…

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pays neutre pour l’instant mais qui, à l’instar de la Suisse, se prépare militairement à toute éventualité.

Une autre page avec cette énorme pièce d’artillerie…

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des mortiers de 380, dissimulés dans des bois, qui attisent la curiosité des Poilus.
Pour terminer, une page sur des héros lyonnais.

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En haut, en médaillons, des militaires locaux morts au Champ d’Honneur; au centre, un brave qui a perdu un membre dans les combats; à gauche, un texte poétique sur l’égoïsme dans les tranchées, du côté du fort de Vaux et à droite, l’Annuaire du Tout-Lyon qui publie la longue liste des disparus et blessés lyonnais de ces 3 premières années de guerre mondiale.

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Le 09 octobre 1934: l’ASSASSINAT du ROI de YOUGOSLAVIE ALEXANDRE 1er sur la CANEBIERE à MARSEILLE (2)

Le film des événements.

Le Miroir du Monde de la semaine suivante, celui du 20 octobre 1934 est entièrement consacré à cet attentat qui secoua la France…

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avec en double page centrale une réalisation assez moderne:

Le film des événements.

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Il faut dire qu’avec le nombre de reporters qui couvraient ce voyage royal, les photos ne manquèrent pas.

Parcourons en détail pour voir de ce qui se passa:

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L’arrivée sur le Vieux Port, les personnalités…

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et le départ du cortège du cortège sur la Canebière.

 DSCN3630Le roi Alexandre de Yougoslavie et Louis Barthou s’entretiennent dans la voiture et l’on sent le roi beaucoup plus tendu que le débonnaire ministre des Affaires Etrangères.

Laissons le magazine expliquer la situation;

LE QUART D’HEURE FATAL: L’ASSASSIN BONDIT SUR LE MARCHEPIED…

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 PASSE SON POING, ARMÉ D’UN PARABELLUM…

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PAR LA PORTIÈRE ET TIRE.DSCN3619

LE CHAUFFEUR, QUI STOPPE IMMÉDIATEMENT, L’AGRIPPE ET TENTE DE LE REPOUSSER. LE COLONEL PIOLET FAIT VOLTE-FACE. LES AGENTS SE PRÉCIPITENT VERS LA VOITURE ROYALE, CEPENDANT QUE LA POLICE REFOULE LES SPECTATEURS.

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CEUX-CI, ÉPERDUS, TOURBILLONNENT. CERTAINS TOMBENT ET SONT FOULÉS AU PIED.

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ALEXANDRE 1ER GIT INANIMÉ DANS SA VOITURE,…

Version 2

BOULEVERSÉS, LES ASSISTANTS L’ENTOURENT. UN COLONEL MET DOUCEMENT LA MAIN SUR LE FRONT DU SOUVERAIN.

Version 2

UN COMMISSAIRE ARRIVE. AIDÉ D’UN AGENT, IL SOULÈVE RESPECTUEUSEMENT LE CORPS ABANDONNÉ.

Version 2

LA VOIE EST DÉBLAYÉE POUR LE DÉPART VERS LA PRÉFECTURE.

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LA VOITURE TRAGIQUE S’ÉBRANLE. UN AGENT CYCLISTE MONTE À CÔTÉ DU CHAUFFEUR POUR DIRIGER CELUI-CI.

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LES OPÉRATEURS DE CINÉMA ET LES PHOTOGRAPHES, MALGRÉ L’ÉMOTION RESSENTIE -SI INTENSE QUE L’UN D’EUX EN MOURRA- CONTINUENT À PRENDRE DES VUES.

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UN MEMBRE DE LA SUITE DU ROI EST MONTÉ AUPRÈS DE SON SOUVERAIN.

Version 2

CEPENDANT LE MISÉRABLE MEURTRIER, ABATTU À COUPS DE SABRE ET DE RÉVOLVER, LYNCHÉ ET PIÉTINÉ PAR LA FOULE INDIGNÉE, ACHÈVE D’AGONISER SUR LA CHAUSSÉE. SUR LE PAVÉ, UNE SILHOUETTE TEND LA MAIN ET L’ARME REDOUTABLE AVEC LAQUELLE LE TERRORISTE CONSOMMA SON FORFAIT.

Version 2

Tout s’était passé en moins d’un quart d’heure depuis qu’Alexandre 1er eut posé le pied sur le sol français, sa seconde partie comme il se plaisait de le dire. Il fut, contre toute logique, emmené à la Préfecture où, bien entendu, ne se trouvait aucun docteur pour le prendre en main. Il fallut en chercher mais la mort avait frappé quand ils arrivèrent. Plus logiquement, Louis Barthou fut emmené à l’Hôtel-Dieu, proche du Vieux Port, aujourd’hui devenu un hôtel de luxe, mais la médecine ne put rien pour son cas. la balle avait sectionné une artère de l’humérus.

A suivre

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Quelques instants au JARDIN PUBLIC de Montélimar à la JOURNÉE DU JEU (samedi 28 juin).

Journée Internationale du Jeu à laquelle participaient les Ludivores aux côtés d’autres structures ludiques de Montélimar.

Beaucoup de monde dans le Jardin Public avec l’animation du boudin tournant assez originale:

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Le coin des Ludivores était plus champêtre avec des activités moins physique, plus intellectuelles et tout autant ludiques.

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Ce fut le cas d’une partie non comptée de

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puis une autre à 2 de

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qui se termina par un match nul 37-37 avec Marie qui souhaitait découvrir ce jeu des bambous mangés par un panda et arrosés par le jardinier !

Fin d’après-midi autour d’un MÖLKKY, avec une partie en partenaire avec Ennio contre Marie qui nous devança sur la fil. Il y avait eu dans la journée, un tournoi de ce jeu de quilles finlandaises. Il faudra fouiller la condition d’élimination sur les 3 jets blancs. Est-ce 3 jets consécutifs comme on y jouait ou 3 jets dans la partie comme l’avait interprété les organisateurs ?

La réponse sur le site officiel de la Fédération Française de Mölkky semble plutôt nous donner raison:

http://www.ff-molkky.fr/telecharger/regles-du-jeu/

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