Archives de Tag: Grèce

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 17 juin 1917

(JOUR 1050 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Marat assassiné dans son bain par Charlotte Corday le 13 juillet 1793 ? Non un soldat et son chien blessés par la même balle ! Image larmoyante et totalement montée !

Ce numéro du Miroir, à la différence du précédent, va nous faire voyager à travers le monde.

En Russie tout d’abord.

Retour sur les festivités de Petrograd du 1er mai dernier.

La foule sur le Champ de Mars, on l’a lu abondamment la semaine dernière et le témoignage d’un Poilu russe ayant perdu un bras. Ressemblant à Lenine, il appelle à continuer la guerre. Pas sûr !

Aux Etats-Unis ensuite.

Plusieurs pages sur ce sujet.

Une base pour l’entraînement des futurs aviateurs a été ouverte à Plattsburgh, dans l’Etat de New York, non loin d eta frontière canadienne. L’ébauche du futur aéroport de Plattsburgh.

Du personnel de santé américain arrive à Londres, en haut. En bas, des ambulancières défilent devant le Président Wilson.

La conscription n’existant pas en Amérique, les hommes, à l’instar des Britanniques au début de la guerre, sont enrôlés volontaires. Il faut battre le pavé pour en trouver. Ci-dessus un Peau-Rouge harangue les Yankees en les incitant à rejoindre l’Armée.

Un première unité française a rejoint le front français. Il y reçoit la bannière étoilée envoyée par Wilson.

La Grèce maintenant.

Les supporters du Premier Ministre Elefhéros Venizélos prêtent serment au drapeau, le 20 mai à Argostoli.

La Grèce toujours au bord d’une guerre civile doublant la guerre contre Allemands et Bulgares.

En Italie enfin.

Deux vues du front italien, du côté des Dolomites.

En haut, le bombardement du Monte Santo par les troupes alpines italiennes. En bas, des volontaires italiens (arditi) près à attaquer (peut-être).

Un peu de front français pour terminer.

Le Miroir se gargarise après la destruction d’un point d’observation allemand par l’artillerie franco-britannique. On dirait pourtant qu’il s’agisse d’un château ancien. Un acte de barbarisme gratuit ?

Une avancée de chars d’assaut avec cette originale photo prise depuis l’ouverture d’un char et montrant un char voisin.

Pour finir, le travail d’un observateur depuis sa nacelle suspendue à un ballon captif. Ce à quoi il faut veiller:

Noter ses observations sur les cartes et les transmettre, mais aussi…

…veiller à ce que le parachute soit fin prêt à servir. Un Taube peut surgir à tout moment !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 13 mai 1917

(JOUR 1015 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La Révolution russe reçoit toujours un accueil clément et bienveillant dans la presse français. Pour l’heure, les Révolutionnaires ne sont pas d’affreux Bolcheviks et ils continuent d’être nos Alliés contre les Allemands. Après la Révolution d’Octobre, ce sera beaucoup moins cordial.
Pour l’heure, on voit le gardien du Palais de Tsarkoie-Selo dans lequel est retenue prisonnière la famille impériale de Russie fièrement montrer un drapeau qu’on présume être rouge recouvrant les insignes tsaristes.

 D’autres vues de cette révolution russe:

Des policiers de l’ancien régime tsariste sont arrêtés et enfermés dans des prisons semble-t-il assez confortables.

Plus violente la destruction par le feu du bâtiment abritant la cour d’assises à Petrograd et un régiment russe prêtant serment au nouveau régime, la République démocratique comme il est écrit sur le drapeau rouge.

Restons en Orient et le front du même nom, à Salonique.

Des prisonniers allemands et bulgares sont transformés en bête de somme par les Alliés. Dans ce cas, le Miroir est moins indigné que quand il s’agit de parler de la condition des prisonniers français en Allemagne.

Plus loin vers l’Est, en Extrême-Orient, la Chine vient  de mettre sous tutelle les biens allemands.

Le Miroir consacre une double page centrale à cet événement qui s’est tout de même passé le 16 mars dernier (il y a 2 mois) et qui ne va guère nuire aux intérêts du Reich.

Revenons plus près de chez nous, sur le front oriental français.
Les Allemands n’ont pas lésiné avec le bois pour blinder une position à Ville, à 6 kilomètres de Noyon:

La guerre des mines et cet énorme cratère de mine, à Fontaines-lès-Cappy, dans la Somme.

On ne le remarque plus sur Google Maps en 2017 au contraire du Lochnagar Crater de La Boisselle.

Après la bataille de Champagne….

des montagnes de douilles d’obus tirés par le camp français.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 26 avril 1917

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(JOUR 997 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sous le titre « La Suisse veille », on nous montre à nouveau des soldats helvétiques surveillant les frontières de leur pays neutre. Ici assommer d’une aiguille. Guère plausible !

Autre vue de ces troupes suisses sur une pente encore plus dangereuse !

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Le théâtre aux armées, le moment de repos du Poilu.

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Nombre d’artistes sont passés par ces tournées incontournables !

Dans les Balkans, on nous dit que les Macédoniens reculent…

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et les Serbes avancent… Loin de la réalité !

Mais on enterre des hommes, ici et là sous le rite orthodoxe, comme sur ces vues.

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Pour terminer, des tonneaux pour les tranchées. Le ravitaillement en pinard pour les Poilus ?

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Non, en morue, de Terre-Neuve !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 15 avril 1917

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(JOUR 986 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un mannequin bourré d’explosifs (des pétards de cheddite) pour piéger ceux qui ne se serait pas aperçu du subterfuge. Cette pratique fut-elle très développée chez les belligérants ? Certainement pas à une époque de tueries de masse.

A Salonique, une ambulance britannique a été bombardée par un avion allemand ou l’artillerie).

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Cela malgré l’affichage de la Croix Rouge. Cette guerre ne respecte plus grand chose.

Les Anglais (ou Britanniques) dans la vallée de l’Ancre, entre Somme et Pas-de-Calais. Une belle région verte… labourée par les bombardements et les combats.

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On répare les routes avec des remblais venant des habitations détruites.

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Malgré cela, les cyclistes britanniques, ancêtres de Wiggins ou Frome sont bien accueillis par les fillettes:

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Les villages (Chauny, Bapaume et Péronne) ont  été libérés mais à quel prix ?

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Avant de se retirer de quelques hectomètres, les Allemands ont laissé un message à l’adresse des Anglais:

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Que Dieu punisse l’Angleterre !

Les Etats-Unis en guerre:

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On a construit un mur (décidément !) pour protéger cet émetteur radio. Les étudiants d’Harvard ont été armés.

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Les ponts de New York sont éclairés la nuit pour prévenir d’éventuels attentats de ressortissants américains d’origine germanique. Iic le célèbre pont de Brooklyn.

Le Portugal en guerre avec…

dsc01913le lancement d’une canonnière.

Enfin, en Serbie occupée par les Austro-Hongrois, les exactions continuent contre les civils.

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Une tradition chez les armées allemandes à toutes les époques ! Mais de quand date cette scène ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 8 mars 1917

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(JOUR 948 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Encore une tranchée « de première ligne » (nous dit-on) à la une de ce numéro de La Guerre Photographiée. On y voit une cantine dans un cagnat. Certainement vrai mais pas en première ligne !

Des prisonniers de guerre français en Allemagne

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au camp de Landshut en Bavière. Ville située à 80 km environ au nord-est de Munich, suivant le site http://www.chtimiste.com/album/Camps%20Prisonniers/Camps%20existants/Landshut/index.html, ce camp accueillait un peu plus de 300 prisonniers français en 1916. Quant à la vue présentée, elle date de 4 mois, Toussaint 1916 !

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camp de Ludwigsburg-Eglosheim. Plus près de la France puisque la ville de Ludwigsburg-Eglosheimest située à 15 km au nord de Stuttgart. Suivant le forum http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/photos-14-18/lieux/camp-prisonniers-sujet_1946_1.htm, ce camp était conséquent avec plus de 5 000 prisonniers français mais aussi russes, serbes, italiens et les conditions d’enfermement n’étaient pas fameuses. Les hommes travaillaient dans l’agriculture mais aussi des mines de sel, des carrières de pierres.

Double page centrale avec des vues du front d’Orient et de la campagne des armées en Macédoine.

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On y voit des vues paisibles de paix: un camp de réfugiés, des postes d’observations, des paysages (gué, la brousse y est-il écrit !), l’entretien des routes et le ravitaillement. Rien à voir avec une vraie campagne !

Une seule page sur le front d’Italie.

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4 vues un peu plus guerrières mais rien d’inquiétant comme on nous le montre sur le front français: un sous-marin italien appelé Médusa, des postes d’observations folkloriques, un défilé de troupes alpines italiennes.

D’autres images de prisonniers, ennemies ceux-là:

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en haut des Bulgares pris par les troupes russo-roumaines;

en dessous des Allemands retenus dans un camp dans le Midi de la France, sans plus de précision.

En dernière page, on parle des Britanniques et sans que cela ne soit volontaire, on y voit 2 époques de l’histoire militaire:

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en haut, des lanciers à cheval, fierté de l’Empire Britannique au XIXème siècle;

en dessous une unité motorisée équipée de mitrailleuses, certes peu utiles dans la guerre de tranchées mais qui préfigure la guerre de demain.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 04 mars 1917

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(JOUR 944 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une photographie un tantinet ridicule à la une du numéro du 4 mars 1917 du Miroir. Les cavaliers portent le masque à gaz mais les chevaux également. Pas sûr que cette innovation fut une réussite !

 C’est plutôt la photo de la doublage centrale qui aurait dû faire la une de ce numéro.

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Sous le titre « L’émouvante immersion en Méditerranée d’un »ANZAC » décédé à bord d’un transport », on y voit la foule des soldats australiens rendant hommage à l’un des leurs, dont la dépouille, suivant la tradition maritime, sera jetée à la mer après son décès.

Les Français attendent avec impatience l’arrivée des Américains… qui, pour l’heure n’ont pas encore déclaré la guerre aux Allemands. Pourtant, on nous montre les usines d’armement US qui tourne à plein rendement pour produire les armes qu’auront besoin les futurs « Poilus américains ».

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Les usines françaises produisent de leur côté des obus gigantesques (du 280) qui sont transportés par wagonnets.

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Les Anglais, eux, sont à Giraumont, dans la Somme sur la neige de février 1917. On nous raconte une violent attaque qui s’est déroulée entre Grandcourt et Pys et qui s’est soldée par une avancée de 1 000 mètres dans les lignes allemandes et la mise hors combat de 773 prisonniers.

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Pas sûr que « les « Tommies » soient si contents de sortir de la longue inaction de l’hiver » comme nous le dit la légende de la photo.

En Angleterre, c’était le dernier jour pour souscrire à l’emprunt de guerre anglais. On voit la foule rassemblée à Trafalgar Square pour une manifestation patriotique organisée en cette occasion…

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avec la façade de la national Gallery et la statue de Nelson recouvertes d’immenses affiches de propagande.

Poétique image d’un feu de joie en bord de mer, du côté de la Grèce.

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Mais ici, ce sont des armes confisquées dans des monastères orthodoxes qui brûlent au vent marin. Les couvents étaient des lieux de propagande germanophile et les Français les inspectaient pour détruire les caches d’armes qui pourraient servir contre eux.

Pas de problème de cet ordre en Nouvelle-Calédonie…

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…où les recrues venues de Tahiti s’apprêtent à rejoindre la Métropole et les tranchées du nord et de l’est du pays.

Pour terminer, une note humoristique.
Une lit en cage…

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dans un cagna permettant à son propriétaire à se reposer sans redouter d’être dérangé par…

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…les rats !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 février 1917

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(JOUR 930 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour commencer, une vue d’Italie où on plutôt l’habitude de paysage montagnard. Rien de cela aujourd’hui avec ce bateau en golfe de Trieste où le prince héritier vient remonter le moral des troupes et des marins italiens.

Un numéro sans grande idée directrice mais qui va être particulièrement international.
Hommage aux Alsaciens-Lorrains, sujets allemands qui s’engagent dans l’Armée française.

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Ici, l’Armée rend hommage au maire de Dannemarie, M. Beck, dont le fils engagé volontaire vient d’être tuyau champ d’honneur. Habituellement les Alsaciens-Lorrains étaient recrutés dans la Légion Etrangère.

Horreur ! les Barbares !

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Une double page de portraits de prisonniers allemands, se voulant certainement horribles (Quelques physionomies particulièrement typiques et pittoresques de soldats allemands… dit la légende). Plutôt bien tenus pour des prisonniers de guerre et bien moins « poilus » que nos Poilus !

En Grèce, l’armée favorable au roi (et aux Allemands) se retire en Péloponnèse en traversant le canal de Corinthe.

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La vue la plus classique de ce passage aérien au dessus du canal.

Instruction de nouvelles recrues en Russie.

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Dans la neige et le froid. On nous présente cela comme des scènes de guerre… mais cela ne « fait » pas très vrai !

Ces soldats britanniques , eux, c’est de la chaleur qu’ils doivent se prémunir. Nous sommes en Irak et les troupes anglaises reprennent leur marche en avant face aux Turcs, le long du Tigre. Après la chute de leur camp retranché à Kut-el-Amara (160 km au sud-est de Bagdad), le 19 avril 1916, les Britanniques se sont réorganisés et leur puissante attaque des 22 et 23 février 1917 leur permettra de reprendre définitivement la ville.

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On n’en est pas encore là avec la lenteur des informations dans la presse française mais les Turcs subissent des revers sur ce terrain d’opération.

Par contre, apparition d’un taube survolant un ring improvisé de boxe crée une belle panique chez les acteurs et spectateurs !

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Une manifestation patriotique à Londres avec fanfare, certainement pour recruter des volontaires pour le front français.

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Pour terminer, les Etats-Unis en plusieurs dossiers:

1- la découverte d’un puissant émetteur radio dan une île du New Jersey, l’île Hickory,…

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… un émetteur capable de communiquer des informations jusqu’en Allemagne ! Une belle réalisation des espions allemands soutenus par les émigrés américains venant d’Allemagne et représentant une forte diaspora.

2-les rescapés du paquebot SS California coulé par un sous-marin U-boat allemand lors de sa liaison commerciale entre Glasgow et New York, le 7 février 1917.

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De retour en Ecosse, les survivants sont pris en charge et les marins rescapés touchent leur paie aux bureaux de la compagnie Anchor Line. Cette acte de piraterie coutera la vie à 5 personnes lors de l’explosion des 2 torpilles envoyés par le sous-marin, puis celle de 36 autres voyageurs et membres de l’équipage lors d l’évacuation du bateau. Le paquebot avait été lancé en 1907.
3-le lancement en grande pompe du chantier du futur super-cuirassé « California » (lui aussi) dans les chantiers navals de Mare Island en Californie.

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Commandé le 28 décembre 1915, il verra sa quille posée le 25 octobre 1916. Il ne connaîtra pas le feu pendant la Première Guerre Mondiale puisqu’il sera lancé le 20 novembre 1919. Par contre, il sera coulé sans pouvoir se défende lors de la première bataille à laquelle il assistera, l’agression japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, entraînant les Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale. Renfloué, il sera tout de même actif dans la bataille du Pacifique en 1944.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 février 1917

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(JOUR 930 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une page importante sur les Etats-Unis au début de ce n° du 18 février 1917 du Miroir. C’est normal car la marche vers la guerre de cette grande puissance qui deviendra mondiale suite à ce conflit est enclenchée. A la tribune du Congrès, le président Wilson annonce la rupture entre les USA et l’Allemagne. Ce n’est pas une déclaration de guerre mais c’est le premier pas vers celle-ci qui aura lieu le 6 avril 1917.
Cette scène se passe le 3 février 1917 et le Congrès accueille favorablement la déclaration du Président Wilson. La guerre à outrance des sous-marins allemands contre tous les navires de commerce quelque soit leur pavillon choque l’Amérique éprise de cette liberté des mers. Des sabotages d’agents allemands, un télégramme  de l’Allemagne au Mexique l’encourageant à attaquer leur voisin pour reconquérir le Texas et les difficultés des principaux emprunteurs de capitaux américains poussèrent les Etats-Unis à entrer en guerre aux côtés de l’Entente, surtout quand la Russie en sera sortie !

On nous présente donc la puissance de la flotte US…

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…naviguant sur l’Hudson ou…

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…passant sous le pont de Broocklyn (ici le super cuirassé « Arizona », fleuron de l’US Navy).

Toujours aux Etats-Unis, l’explosion d’une poudrerie de Haskell dans le New Jersey le 13 janvier 1917 , dont on ne connaît l’origine….

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renforce le sentiment anti-allemand aux States.

Le froid et la terrible météo de cet hiver 1917 sont bien présents dans ce numéro du 18 février.

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Pour le manger, on fend le pain, complètement gelé, à la scie !

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Dans cette tranchée russe, en France, on essaie d’enlever l’eau mais on constate que l’on ne doit pas élever grand chose puisque les hommes marchent sur de la glace.

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A Monastir, sur le front d’Orient, ce sont de véritables marécages qui entourent la ville…

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situation totalement semblable à Verdun !

Par opposition, au Niger, c’est une température caniculaire qui règne pour y célébrer la « victoire de Verdun du 15 décembre » (la fin de la bataille de Verdun qui a abouti à un retour aux positions d’avant le 23 février 1916).

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Autres vues du corps expéditionnaire russe en France avec ces images religieuses…

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où le Pope s’apprête à célébrer la fête de la bénédiction des eaux ! Et il en est beaucoup tombé !!!

Une dernière image montrant les femmes dans des usines militaires au Canada…

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Ceci n’est nullement exagérée car l’implication du bataillon canadien en Europe de 1915 à 1919 fut très important ! Le Canada, dominion autonome de l’Empire Britannique, se retrouva automatiquement en guerre le 3 août 1914 en même temps que le Royaume Uni déclara la guerre. Il décida de largement s’engager dans le conflit ! Petit pays de 8 millions d’habitants, pas moins de 619 000 hommes se retrouvèrent à un moment ou un autre dans l’armée. On évalue à 7% la part de la population sous les drapeaux en permanence. Il n’est donc pas illogique que les femmes se soient retrouvées dans les usines d’armement pour combler l’absence des hommes.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 février 1917

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(JOUR 923 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La couverture est occupée par le naufrage du transport britannique « Invernia » (Ivernia dans la revue) coulé par un sous-marin allemand en Méditerranée. Cet ancien paquebot, soeur du « Carpathia », fut transformé par la Marine britannique en transports de troupes. Parti de Marseille avec 2 400 hommes à bord pour rejoindre Alexandrie, il fut attaqué à 10h12, le 1er janvier 1917 par un U-Boat allemand. Cela se passa au large du Cap Matapan, tout en bas du Péloponnèse (Grèce), le cap du centre sur les cartes. La proximité d’autres navires et de la proche côte grecque permit de sauver un maximum de naufragés mais 36 membres de l’équipage et 84 soldats disparurent dans cette catastrophe.

Des rescapés posant pour la postérité.

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Autre information sur la guerre maritime, une page sur le « Moeve », un navire corsaire allemand.

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Le navire est de retour en Allemagne après ses exploits en mer en mars 1916. Ces corsaires allemands, comme ceux de l' »Emden », recevaient la Croix-de-Guerre comme récompense de leurs prises !

Après la mer, les airs. Une page pour nous présenter les aviateurs de l’escadrille des Cigognes.

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Première ligne, de gauche à droite:

-L’adjudant René Pierre Marie Dorme, né le 30 janvier 1894, abattu près de Reims le 25 mai 1917.

-Le lieutenant Albert Deullin, né le 24 août 1890, décédé le 29 mai 1923 dans un accident de pilote d’essais.

-L’adjudant André Chainat, né le 27 juin 1892, blessé 2 fois pendant la Grande Guerre, a aussi participé à la seconde guerre. Décédé à Cannes le 06 novembre 1961.

-Le Lieutenant Mathieu Tenant de la Tour, né le 05 décembre 1883, tué lors d’un meeting militaire sur un terrain britannique dans le Pas-de-Calais le 17 décembre 1917.

Seconde ligne, dans le sens de la lecture:

-Le lieutenant Georges Guynemer, né le 24 décembre 1894, disparu en mission au-dessus de la Belgique occupée le 11 septembre 1917.

-le commandant Félix Antonin Gabriel Brocard, né le 14 novembre 1885, il devint chef de l’escadrille après une blessure à la mâchoire, servit aussi pendant la seconde guerre après une vie politique active dans l’entre-deux-guerres, mort le 28 mai 1950.

-Le lieutenant Alfred Heurteaux, né le 20 mai 1893, 21 victoires, 2 blessures, a servi également lors de la Seconde Guerre, décédé le 30  décembre 1985.

 On salue pour l’occasion la nouvelle victoire de Georges Guynemer qui a abattu un nouvel appareil ennemi.

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Ce serait sa 27ème victoire !

Ici, l »hiver bat son plein et il faut déneiger les pistes pour que les avions puissent décoller.

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on nous situe cette scène en Alsace mais l’Alsace n’est guère occupée par les Français. La région de Thann ?

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Là, ne vous y méprenez pas. Ce n’est pas de la neige mais du sable et c’est la chaleur qui accompagne les hommes en train de construire ce chemin de fer dans le sud Tunisien et non le froid vosgien. L’objectif de cette réalisation est de pacifier le pays où des tribus se révoltent sous l’influence d’agitateurs turcs nous dit-on… A moins que ce ne soit les enrôlements forcés qui exaspèrent les populations.

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Original: une boîte aux lettres sur un arbre, à l’arrière…

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Certainement dans les Vosges vu le niveau d’enneigement. Un poilu plus vrai que nature, on jurerait un figurant. Bref, on n’y croit pas trop à cette boîte aux lettres miraculeuse pour les Poilus quittant leurs positions pour y amener une lettre pour leurs dulcinées !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 08 février 1917

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(JOUR 920 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Petit tour en quelques photos du côté de Salonique et du camp retranché, des combats en Macédoine. La vue de la couverture montre une tranchée bien propre dans un univers intact ce qui tend à prouver qu’on est plutôt éloigné du front. Normal, c’est l’abri pour… l’Etat-Major !

Un Etat-Major que commande le général Sarrail…

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…qui s’apprête à s’envoler pour s’informer de visu la situation.
Un camp retranché surveillé sur ses arrières par les flottes alliées qui le protège des Turcs, des Grecs, des Allemands ou des Autrichiens…

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…où les croiseurs veillent et ravitaillé en armement comme le montre ce dépôt de munitions.

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Des munitions qui ne tarderont pas à servir.
Autre photo sur le même thème, des munitions enfin stockées et qui servent beaucoup moins, ici, à Verdun…

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…où les canons se sont enfin tus momentanément:

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Ailleurs, les hommes se terrent dans des abris sous roche, certainement des anciennes carrières dont la plus connue de nos jours est la Caverne du Dragon en Argonne.

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On prend du repos dans ces cavernes,…

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…on y fait la popote.. ce qui doit entraîner quelques odeurs de fumée des fourneaux !!!

Enfin, les Canadiens, certainement dans la Somme, s’installent dans une tranchée qu’ils viennent de prendre aux Allemands (aux Boches dans le texte).

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