Archives mensuelles : novembre 2017

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 23 novembre 1937.

Le Vel d’Hiv de Paris accueille les plus grand champion et contrairement à ce qui se passe de nos jours, les routiers deviennent pistards une fois l’hiver venu. Ici le grand Charles Pélissier fait sa rentrée sur la piste de Vélodrome parisien.

D’autres vues de cette réunion où, pendant les moments de repos, le Tout-Paris côtoie les champions.
Sur la seconde page, on voit une vue du cyclo-cross de Puteaux qui porte ici bien le nom de cross cycle-pédestre avec les cyclistes qui se transforment en piétons quand la pente devient trop rude. Cette épreuve a été remportée par Francis Guilhaire.

Une biographie d’une page pour raconter le parcours de Fabien Galateau…

…cycliste méridional qui vécut à Toulon puis en Avignon. Il remporta deux étapes du Tour de France, une  en 1938 puis une autre en 1939. Il ouvrit un magasin de cycles à Avignon où son fils fut un défenseur rugueux à l’Olympique Avignonnais, dans les années 70.

Football donc avec une nouvelle journée de championnat.

L’O.M. s’impose à Metz 2-1 et rejoint Sète à la troisième place, toujours à 6 points du leader sochalien.

Nouvelle journée de Du Manoir en rugby. Les poules de ce challenge sont dominées par l’A.S. Montferrandaise et l’USAP.

Une vue du match parisien de Du Manoir.

CASG-Stade Toulousain à Jean-Bouin remporté par Toulouse 6-3.

Du sport féminin également au programme et…

…un tournoi de basket-ball remporté par Paris au détriment de Nice 39-21.

Des records de vitesse pour terminer.

En automobile tout d’abord:

L’Américain George Eyston a atteint la vitesse de 501,074 km/h sur la piste du lac Salé, au volant de cette monstrueuse Thunderbolt soit quelque chose comme 144 mètres à la seconde !

En aviation.

Le Britannique Clouston et Miss Betty Kirby-Green ont réalisé le raid Londres-Le Cap-Londres en 5 jours 17 h et 27′ avec toutefois un arrêt de 35h et 3′ au Cap. Cela représente tout de même 2 fois 11 400 km. Les escales de ce raid: Le Caire, Khartoum, Broken Hill et Johannesburg à l’aller, un arrêt supplémentaire à Marseille au retour après que l’avion ait été quelque peu secoué à l’atterrissage au Caire.

Dans cet article on parle du Roumain Cantacuzène qui coucha incognito une nuit chez Mme Devin à Ancône.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°13 du 15 février 1917 (9/10)

Un dessin de Bils sur une patrouille dans un bois où le second militaire préfère envoyer son copain vers l’avant, lui préférant aller chercher les secours pour quand il se fera toucher.

Retour à un format normal pour ce quatre pages, le papier ayant été offert par les Papeteries Darblay à Essonnes.

On y retrouve les écrits classiques.

En roulant… les deux plats. Prosper Montagné évoque ici les restrictions dans les restaurants parisiens avec la mode des deux plats et bientôt du plat unique qui contiendra un peu de tout. Tout cela pour copier les rations des Poilus, pour faire mode en quelque sorte. Le texte est agrémenté d’un dessin quelque peu grivois.

On peut y lire la suite du reportage d’un Monégasque à Berlin.

On parle des rationnements en Allemagne avec pas moins de 31 cartes dans un restaurant de Berlin et du Komprinz qui à chaque combat qu’il mène à la tête des troupes allemandes perd du galon de général d’infanterie avant la bataille des Marais de Saint Gond en 1914 à soldat de Première classe après la perte du fort du Douaumont.

Suite également des Documents historiques …

Il s’agit d’une lettre d’une marraine de guerre teutonne à son filleul au front, victime des privations. Cette marraine est tout de même la présidente de la Société des Marraines Teutonnes de la guerre. Elle y raconte le repas de son mari s’envoyant une énorme saucisse en poussant de retentissant Klop de plaisir tout en pensant au filleul qui fait diète à la guerre. Elle lui adresse finalement une boîte de poudre insectivore pour accompagner sa missive.

 

 

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JEUX: 7 WONDERS et IBERIA chez Daniel et Marie avec Théo… (samedi 18 novembre)

…qui a sorti son petit bonnet de laine avec la froidure arrivée ! Mais la soirée sera chaude… surtout sur le final d’IBERIA, le PANDÉMIE à la sauce espagnole du XIXème siècle, une version très aboutie, comme celle de STAR WARS.

Rapide introduction avec 7 WONDERS, la passion de Théo, qui finalement s’avère être un jeu très rapide quand les règles sont maîtrisées par les joueurs.

Bilan des courses… un match nul entre Marie et Théo autour de 51 points, un bon chiffre pour un apéro et la cuillère de bois pour moi, malgré un deck constitué plutôt harmonieux…

…mais guère efficace (autour de 45 points).

Le plat de résistance avec IBERIA.

Daniel nous cache cinq épidémies mais réussit l’exploit de faire éclore la première dès la fin du… premier jeu de ce pauvre Théo débutant !  La fièvre jaune se répand de Barcelone à Carthagène et la rougeole le long des Pyrénées. On va ramer quelque temps pour endiguer ces maux, bien aidé par Théo répandant l’hygiène à grands coups de seaux d’eau certainement javellisée. Quant à Daniel, en grand amateur de trains électriques de son enfance, il construit des kilomètres de rails qui lui valurent le surnom resté célèbre du constructor francès loco de ferrocaril sauf au Portugal qu’il oublia dédaigneusement.

Chaud chaud sur la fin, à un moment où l’on avait perdu Théo, en phase de pré-sommeil, et un petit bidouille à l’avant-dernier tour nous permit de vaincre le dernier mal avec le dépôt de licence du vaccin contre la maladie bleue, la grippe… espagnole très certainement.

On a senti le mistral perdant de la défaite !

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 2/5

Suite de notre descente du Rhône grâce à cette carte datant des années 1920. Nous nous étions arrêtés au sud des Roches-Condrieu. Nous reprenons la promenade au niveau du pont de Chavanay.

Le pont de Chavanay fort bien desssiné avec ces longues piles fines…

…comme on peut le constater sur cette carte postale ancienne…

…ou de visu puisqu’au moment de l’aménagement de Saint-Pierre-de-Boeuf, les piles de la rive droite ont été conservées. On peut se demander si ce n’est la présence d’une plaque mémorielle posée à la Libération qui a sauvé cette trace du passé. Le nouveau pont a été jeté bien plus au sud.

Saint-Pierre-de Boeuf et l’île qui était accessible par une traille… puis Serrières et le pont entre cette ville et Sablons.

Le pont bleu actuel date de l’entre-deux-guerres mais a été restauré après les destructions allemandes de 1944.

Le pont représenté sur la carte est celui-ci,…

…construit par les frères Seguin en 1828. La fumée du vapeur nous cache une pile mais il ressemblait à son jumeau d’Andance-Andancette, le plus ancien pont sur le Rhône qui n’ait pas été remplacé depuis sa construction.

Restauré et rehaussé pour satisfaire aux besoins de la navigation moderne mais toujours là !

On le voit très bien sur cette vue avec le tablier posé bien au-dessus de la pile, contrairement à la vue précédente.

Entre les deux jumeaux de Serrières et d’Andance, une autre relique, dessinée celle-là sur la carte, contrairement au pont-rail de Givors, le viaduc ferroviaire de Saint-Rambert sur la commune de Peyraud.

Aujourd’hui et…

…hier. Oublié par les Allemands en déroute en 1944, il n’a pas changé depuis 1868 !

A Saint-Vallier, rien n’a été conservé du pont suspendu lors des travaux d’aménagement de la chute de Serves, si ce n’est le reste de la culée rive gauche.

Le pont suspendu ancien avait bien plus de cachet que le pont actuel, indiscutablement.

Nous terminons cette étape de la descente du Rhône à Tournon, avec comme on le constate les deux ponts suspendus de Tain-Tournon séparés d’une centaine de mètres.

Le premier (à gauche sur la vue ancienne) est celui construit par Marc Seguin en 1825, le premier pont suspendu au monde, malheureusement rasé en 1961 pour favoriser la circulation fluviale.

Le second (à droite sur la vue ci-dessus) existe toujours.

Il date de 1849 et est réservé de nos jours aux piétons et cyclistes. Il a été conservé dans son jus et la vue de 1900 ne diffère de celle de 2017 que par les tenues des promeneurs.

A suivre

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109 POILUS de CADEROUSSE, 109 DESTINS… Augustin CLARISSE.

109 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 109 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Trente-troisième nom de la liste: Clarisse Augustin Basile, mais pas de trace de ce nom sur le monument aux morts construit en 1937. Non, Augustin Clarisse a été oublié ! Les hommes de cette époque ont quelques circonstances atténuantes, la famille avait quitté le village depuis bien longtemps quand ce décès survint du côté de Notre-Dame de Lorette, en 1915. Seule la logique implacable des ordinateurs actuels l’a fait réapparaître sur le site de Mémoire des Hommes.

Les parents d’Augustin, Auguste Clarisse et Armand « Florinde » dit Fleurie Marie-Rose sont venus s’installer à Caderousse entre 1873 et 1875. Le père, originaire de Roaix, près de Rasteau et Vaison-la-Romaine, était cultivateur maître valet, valet de ferme en somme. Il allait donc de ferme en ferme louer ses bras avec femme et enfants. On retrouve donc la famille au quartier des Prés sur la liste nominative du recensement de 1876.

Cinq années plus tard, lors du recensement suivant, plus de traces de Clarisse à Caderousse ! Ils sont partis ailleurs se mettre à disposition d’un autre patron. Pas très loin d’ailleurs, à Orange, au quartier des Graves. C’est là que naîtra un second garçon, Eugène Victor le 13 décembre 1884.

Entre temps, trois enfants sont venus au monde tenir compagnie à la soeur aînée Fleurie (ou Florinde, à la guise de l’Officier de l’Etat-Civil) née en 1870. Ce sont donc deux filles et un garçon Clarisse qui ont vu le jour à Caderousse:

  • Adèle Marie née le 20 août 1875,
  • Rose Victorine née le 1er juillet 1877 et
  • Augustin, né le 06 décembre 1879, premier garçon qui prend donc à la terminaison près, le prénom du père.

Augustin va être appelé sous les drapeaux pour sa période de trois ans en 1900. Du 21 novembre de cette année au 21 septembre 1903, il va connaître la douceur du climat de la Corse, à Bastia, au 163ème Régiment d’Infanterie mais aussi la rudesse des montagnes lors des pénibles exercices d’entraînement. Il sera réserviste à Avignon, au 58ème puis 118 ème R.I. chez qui il effectuera des périodes de mise à niveau en 1906 puis comme par un mauvais hasard à partir du 29 juillet 1914 ! Pas besoin d’entendre le tocsin de Roaix, il était sur place lors de la déclaration de guerre !

Car, à son retour de l’armée, Augustin avait pris épouse à Roaix, le pays d’origine des Clarisse. Il s’était marié le 20 avril 1907 avec Paule Rose Ladie Morel. Il eut le temps de faire des enfants, à n’en pas douter.

Le 19 septembre 1914, il fut muté au 21ème Régiment d’Infanterie. En mars 1915, ce régiment combattait dans le secteur de Notre-Dame-de-Lorette, dans le Pas-de-Calais. Ce n’était pas l’endroit rêvé pour essayer de survivre à la guerre. Entre octobre 1914 et septembre 1915, cette butte dominant le bassin minier du Pas-de-Calais fut le lieu de combats incessants entre Français et Allemands. 188 000 hommes y furent tués dont 100 000 Français environ… et parmi eux, Augustin Clarisse le natif de Caderousse.

Pourtant, ce 1er avril 1915, la situation était plus calme qu’à l’accoutumée. Des échanges d’artillerie avaient eu lieu nous dit le Journal de Marche du 21ème R.I., échanges initiés par les Français. Il y eut un tué, par malchance Augustin Clarisse et un blessé, ce jour-là…

Augustin avait alors 35 ans et 5 mois. Sa dépouille allait être enterré à la Nécropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette à Albain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais) dans la tombe individuelle 13 128 du carré 65, rang 7, au milieu de quelques 45 000 soldats français qui furent enterrés là après guerre.

Quant à son petit frère Eugène Victor, lui aussi connut la Grande Guerre. Terriblement effrayé par ce qu’il vit et traumatisé par la mort de son frère, il ne se présenta plus à son régiment le 18 juillet 1917 et fut considéré comme déserteur… jusqu’à la loi d’amnistie du 14 juillet 1925, le même jour où la Nécropole de Notre-Dame-de-Lorette était inaugurée, date à laquelle il put aller se présenter à la gendarmerie sans crainte d’être poursuivi.

 

La fiche d’Augustin Basile Clarisse de Mémoire des Hommes

Augustin Basile Clarisse, matricule 567 classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Clarisse semble encore exister en Vaucluse. Si un descendant direct ou indirect reconnaît cet ancêtre, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Henri Colombier.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 18 novembre 1917

(JOUR 1203 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une photo souvenir pour montrer le premier obus tiré par les artilleurs américains sur les lignes allemandes. Cette douille sera envoyée au président Wilson. Il s’agit d’un obus des fameux 75.

Deux photos nous montrant un nouveau type de lance-flammes mis au point par les Allemands.

Beaucoup plus autonome puisque porté par des hommes sans ce cordon ombilical le liant jusque là à la réserve de liquide inflammable dans la tranchée. Mais ces hommes dévoués à porter la réserve de liquide sont autant de cibles potentielles lors d’une attaque.

L’attaque du Chemin de Dames du 23 au 26 octobre 1917. Plusieurs photos illustrent de moment de la guerre pendant laquelle les Français reprirent quelques kilomètres de terrain du côté de la Malmaison. Maigre consolation après la saignée d’avril 1917.

Le généralissime américain Pershing a assisté à cette attaque en compagnie du général Francher d’Esperet.

Les mêmes visitant des avions allemands tombés lors de cette même bataille.

Les chars ont été utilisés lors de cette attaque et les casemates de La Malmaison ont souffert des tirs français.

Un bombardement qui a creusé un trou dans la voûte d’un abri dans lequel stationnaient des troupes de réserve. On parle d’un tir de 400.

Dans le même secteur du Chemin des Dames, l’attaque française du Mont des Singes.

La double page centrale est consacrée aux événements de Pétrograd et de la Révolution d’Octobre.

On y voit les militants maximalistes devant le siège du gouvernement de Kerensky qui va être pris assaut, ce qui entraînera la chute du pouvoir modéré et la victoire des Soviets. On y dit que Lénine harangue la foule monté sur un cheval, à droite…

…ce qui n’est guère évident même en se rapprochant du cliché.

Les Canadiens ataquen du côté de Passchendaele. il s’agit là de la seconde batailles des Flandres, du côté d’Ypres où les Allemands vont utiliser pour la première fois le gaz moutarde appelé aussi ypérite.

Cette bataille de Passchendaele sera une succession d’attaques, le 31 juillet, le 16 août, le 20 septembre, les 6 et 10 novembre. Au côté des Britanniques en nombre (c’est leur secteur) et des Français venus en renfort, les ANZAC ont combattu ainsi que les Canadiens. Cette bataille fit plus de 500 000 tués, blessés et disparus pour quelques kilomètres gagnés… mais pas l’objectif principal qui était d’atteindre Bruges, base arrière des sous-marins allemands.

Les Sammies dans leurs tranchées regardent vers le haut le passage d’un avion allemand.

 

Après les entraînements, les soldats américains découvrent la vraie guerre dans de vraies tranchées.

Un avion allemand venu bombarder Calais dans la nuit du 3 au 4 novembre 1917 s’est écrasé en mer, près des falaises de la côte de la mer du Nord.

A marée basse, l’épave est visité par les services de renseignement français et anglais.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 17 novembre 1917

(JOUR 1202 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un nouvel emprunt pour répondre à l’effort de guerre des Français? Les bas de laine des épargnants sont une fois de plus sollicités. Et ce n’est pas fini.
C’est aussi le cas en Amérique où les infirmières défilent pour appeler les Américains à répondre à l’emprunt américain.

On nous parle enfin de la retraite italienne.

En quatrième de couverture, les troupes italiennes se replient en bon ordre dans les Dolomites. Ce n’est pas ce que racontait dans ses cartes postales l’oncle Séraphin qui parlait d’une véritable débandade italienne.

On nous présente de ce dessin…

…pour illustrer l’accueil enthousiaste reçu par les Français du côté de Brescia de la part des soldats italiens.

Pour terminer, les hommages continuent pour célébrer la mémoire de l’aviateur Guynemer abattu en septembre.

Ici, ce sont les enfants des écoles qui sont sollicités !

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