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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 29 mars 1917

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(JOUR 969 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La vie de château pour les Poilus de 17 suivant La Guerre Photographiée. Sérieux s’abstenir !

Par contre pour ceux dans les tranchées au redoux du printemps naissant, on bricole des solutions pour éviter de passer des journées avec de la boue jusqu’aux genoux !

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Une des dernières photos du comte Zeppelin, militaire et industriel allemand, inventeur de ses dirigeables portant son nom.

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Il vient de décéder à l’âge de 79 ans, le 7 mars dernier. Ses dirigeables continueront à se développer après-guerre à destination commerciale alors jusqu’à la catastrophe de l’Hindenburg le 06 mai 1937 aux Etats-Unis.

Des sapeurs travaillant sous terre et s’apprêtant à faire exploser une mine.

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agrémenté d’un horrible commentaire xénophobe: On procède aux derniers préparatifs avant d’amener la formidable charge d’explosifs qui débarrassera la terre de quelques dizaines de ces êtres malfaisants appelés « Boches ». Sans commentaire !

Double page centrale avec 6 vues des Vosges…

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et des chasseurs alpins. Mais des images de paix et de concorde !

Les troupes britanniques:

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mangeant dans un trou d’obus aux côtés de la tombe de l’un des leurs.

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des Canadiens peu importunés de passer leur vie les pieds dans une eau glaciale.

Du pinard d’Espagne pour les Poilus russes…

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mais pas un mot de la révolution de février 1917 et du départ du pouvoir des Romanov.

 Des prises de guerre aux Allemands.

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des obusiers.

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les lance-flammes.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 mars 1917

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 (JOUR 958 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Général Herr pose fièrement avec sa nouvelle cravate de commandeur de la Légion d’Honneur. Il commandait le secteur de Verdun lors de l’attaque allemande du 21 février 1916 et il avait pourtant pris quelques décisions surprenantes qui ne méritaient pas la remise de cette décoration.

L’entrée prochaine en guerre des Etats-Unis est freinée par le fait que les transports sont quasiment interrompus à travers l’Atlantique à cause des attaques allemandes. En conséquence, les trains sont aussi arrêtés en attendant que le trafic maritime reprenne.

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Un Océan Atlantique infesté de sous-marins allemands mais aussi de corsaires comme ce navire photographié en cachette.

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Pourtant la flotte britannique patrouille comme ici en mer du Nord, équipée d’un armement impressionnant:

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Sur le front d’Orient, en Méditerranée, les sous-marins allemands font aussi des ravages. Comme il n’y a pas de bassin de radoub à Salonique, les réparations sont difficiles.

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Une page consacrée à la chute d’un aéroplane autrichien en Italie, derrière les lignes alliées.

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Les aviateurs n’ont pas survécus et sont enterrés avec les honneurs militaires.

 Travail des hommes du Génie qui ont établi un pont de barques sur une rivière du nord de la France.

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La boue, les trous d’eau, des lieux dévastés.

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Difficultés pour les Britanniques d’avancer dans le secteur de l’Ancre (Somme) après la prise de territoires.

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C’était un bois, le bois des Caurières devant Verdun. Voilà tout ce qu’il en reste !

Un petit tour en Afrique pour terminer ce numéro du Miroir.
3 photos d’aviateurs belges dans le secteur du lac Tanganyika.

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La construction d’un vapeur, le « Baron Dhnais » sur les berges de ce grand lac de l’Afrique australe.

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De belles vues aériennes. On a parlé il y a peu de la chute de la dernière colonie allemande en Afrique.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 mars 1917

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(JOUR 951 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Président Poincaré remet la Croix de Guerre à un ministre italien. Pour le féliciter de l’effondrement du front italien ?

Le contenue de ce Miroir du 11 mars 1917.

A Paris, les restaurants affichent des menus de guerre, moins copieux et beaucoup plus chers.

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un repas populaire de 440 grammes coûtant 2,35 francs (contre 1,60 francs avant-guerre)

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un repas d’un grand restaurant de 1,250 kg dont le prix est passé de 14,75 francs à 21,50 francs.

L’un comme l’autre, c’est mieux que le rata des tranchées.

Partout c’est la boue dans les tranchées.

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En Macédoine, des claies pour permettre de ne pas s’embourber.

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L’offensive britannique de Miraumont a permis d’atteindre la rivière Ancre où l’eau est partout.

Des nouvelles d’autres fronts:

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une ambulance russe sur le front russo-roumain.

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ravitaillement de vivres britannique avec les camions pour le porter et un entrepôt pour le stocker, tout cela sur le front français.

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un long corridor sourer rain bien étayé pour rejoindre les lignes de tranchées.

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en Afrique, les Allemands ont perdu leur dernière colonie. Une coalition de Britanniques, Portugais et Belges les a chassé de l’Est Africain.

Aux Etats-Unis, depuis la rupture des relations diplomatiques avec l’Allemagne, il faut se prémunir d’éventuelles attaques d’agents pro-germaniques.

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Les autorités font garder jour et nuit les sites sensibles: ponts, aqueducs, quais, gares… Il faut dire que de nombreux Allemands ont migré vers ce jeune pays.

la page Aviation.
En double page centrale, une cérémonie présidée par le nouveau ministre de la guerre, le général Lyautey…

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remise de médailles à de valeureux pilotes tandis que Guynemer est promu capitaine.

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Près de Monastir, sur le Front d’Orient, l’équipage d’un avion allemand abattu a été enterré et on a planté les hélices des appareils abattus près des tombes.

 La page Maritime maintenant. C’est toujours les dangers que représentent les attaques des sous-marins allemands qui sont évoquées.

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Ce transatlantique « Laconia » a été torpillé entraînant la mort de 12 personnes (6 passagers et 6 membres de l’équipage). Ce paquebot britannique de la Cunard Mine, lancé le 20 janvier 1912 a coulé le 25 février 1917. Son successeur qui sera lancé le 9 avril 1921 connaîtra le même sort le 12 septembre 1942 pour un bilan bien plus lourd (1 658 victimes).

dsc01594Sur certains bateaux civils on embarque des canons pour lutter contre les U-boat.

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Le capitaine et l’équipage du cargo « Orléans  » sont reçus triomphalement à Bordeaux après avoir défié la mort en traversant l’Atlantique.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 4/6

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Le Tour est lancé et Le Plein Air va pouvoir faire partager de nombreuses photos à ses lecteurs. Mais la couverture est réservée à l’immense coureur à pied Jean Bouin, un fameux pédestrian comme le dit la légende de la photo en annonçant son nouveau record de l’heure, battu à 19,021 km. Quant au joli nom « pédestrian » pour désigner un coureur à pied, c’est bien dommage que le Français l’ait mis au placard ! Mais la mode est au running.

Revenons au Tour. Ce numéro a été publié le 10 juillet et il peut donc résumer d’une manière plus ou moins dense les étapes 2 à 5 qui ont mené le peloton du Havre où on l’avait laissé lors du dernier numéro à Cherbourg (étape 2), de Cherbourg à Brest (étape 3), de Brest à La Rochelle (étape 4) et enfin de La Rochelle à Bayonne (étape 5). Avec en prime les 2 étapes les plus longues (étape 3 de 405 km et étape 4 de 470 km)… Inhumain!

Voici donc Masselis, Jules de son prénom et Belge de nationalité vainqueur à Cherbourg.

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Le Plein Air a envoyé des reporters sur l’étape de Brest. Un passage à Landerneau du peloton emmené par Petit-Breton, dont on a déjà parlé puisqu’il disparaîtra lors de la Grande Guerre.

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La victoire reste française avec la gain de l’étape allant à Henri Pélissier à Brest.

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Le moment de l’arrivée et le vainqueur, Henri Pélissier, aîné d’une fratrie cycliste qui se distinguera pleinement après-guerre:

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Les équipiers du team Alcyon, Defraye, Pélissier et Mottiat à Brest à l’issue de cette randonnée de 364 bornes.

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Petit-Breton fera 3ème de cette étape.

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Plus rapidement les vainqueurs à La Rochelle:

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Marcel Buysse…

et à Bayonne:

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Odile Defraye… un coursier en tête, tout seul du classement général depuis le soir à Brest.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 février 1917

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(JOUR 923 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La couverture est occupée par le naufrage du transport britannique « Invernia » (Ivernia dans la revue) coulé par un sous-marin allemand en Méditerranée. Cet ancien paquebot, soeur du « Carpathia », fut transformé par la Marine britannique en transports de troupes. Parti de Marseille avec 2 400 hommes à bord pour rejoindre Alexandrie, il fut attaqué à 10h12, le 1er janvier 1917 par un U-Boat allemand. Cela se passa au large du Cap Matapan, tout en bas du Péloponnèse (Grèce), le cap du centre sur les cartes. La proximité d’autres navires et de la proche côte grecque permit de sauver un maximum de naufragés mais 36 membres de l’équipage et 84 soldats disparurent dans cette catastrophe.

Des rescapés posant pour la postérité.

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Autre information sur la guerre maritime, une page sur le « Moeve », un navire corsaire allemand.

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Le navire est de retour en Allemagne après ses exploits en mer en mars 1916. Ces corsaires allemands, comme ceux de l' »Emden », recevaient la Croix-de-Guerre comme récompense de leurs prises !

Après la mer, les airs. Une page pour nous présenter les aviateurs de l’escadrille des Cigognes.

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Première ligne, de gauche à droite:

-L’adjudant René Pierre Marie Dorme, né le 30 janvier 1894, abattu près de Reims le 25 mai 1917.

-Le lieutenant Albert Deullin, né le 24 août 1890, décédé le 29 mai 1923 dans un accident de pilote d’essais.

-L’adjudant André Chainat, né le 27 juin 1892, blessé 2 fois pendant la Grande Guerre, a aussi participé à la seconde guerre. Décédé à Cannes le 06 novembre 1961.

-Le Lieutenant Mathieu Tenant de la Tour, né le 05 décembre 1883, tué lors d’un meeting militaire sur un terrain britannique dans le Pas-de-Calais le 17 décembre 1917.

Seconde ligne, dans le sens de la lecture:

-Le lieutenant Georges Guynemer, né le 24 décembre 1894, disparu en mission au-dessus de la Belgique occupée le 11 septembre 1917.

-le commandant Félix Antonin Gabriel Brocard, né le 14 novembre 1885, il devint chef de l’escadrille après une blessure à la mâchoire, servit aussi pendant la seconde guerre après une vie politique active dans l’entre-deux-guerres, mort le 28 mai 1950.

-Le lieutenant Alfred Heurteaux, né le 20 mai 1893, 21 victoires, 2 blessures, a servi également lors de la Seconde Guerre, décédé le 30  décembre 1985.

 On salue pour l’occasion la nouvelle victoire de Georges Guynemer qui a abattu un nouvel appareil ennemi.

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Ce serait sa 27ème victoire !

Ici, l »hiver bat son plein et il faut déneiger les pistes pour que les avions puissent décoller.

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on nous situe cette scène en Alsace mais l’Alsace n’est guère occupée par les Français. La région de Thann ?

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Là, ne vous y méprenez pas. Ce n’est pas de la neige mais du sable et c’est la chaleur qui accompagne les hommes en train de construire ce chemin de fer dans le sud Tunisien et non le froid vosgien. L’objectif de cette réalisation est de pacifier le pays où des tribus se révoltent sous l’influence d’agitateurs turcs nous dit-on… A moins que ce ne soit les enrôlements forcés qui exaspèrent les populations.

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Original: une boîte aux lettres sur un arbre, à l’arrière…

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Certainement dans les Vosges vu le niveau d’enneigement. Un poilu plus vrai que nature, on jurerait un figurant. Bref, on n’y croit pas trop à cette boîte aux lettres miraculeuse pour les Poilus quittant leurs positions pour y amener une lettre pour leurs dulcinées !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 08 février 1917

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(JOUR 920 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Petit tour en quelques photos du côté de Salonique et du camp retranché, des combats en Macédoine. La vue de la couverture montre une tranchée bien propre dans un univers intact ce qui tend à prouver qu’on est plutôt éloigné du front. Normal, c’est l’abri pour… l’Etat-Major !

Un Etat-Major que commande le général Sarrail…

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…qui s’apprête à s’envoler pour s’informer de visu la situation.
Un camp retranché surveillé sur ses arrières par les flottes alliées qui le protège des Turcs, des Grecs, des Allemands ou des Autrichiens…

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…où les croiseurs veillent et ravitaillé en armement comme le montre ce dépôt de munitions.

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Des munitions qui ne tarderont pas à servir.
Autre photo sur le même thème, des munitions enfin stockées et qui servent beaucoup moins, ici, à Verdun…

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…où les canons se sont enfin tus momentanément:

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Ailleurs, les hommes se terrent dans des abris sous roche, certainement des anciennes carrières dont la plus connue de nos jours est la Caverne du Dragon en Argonne.

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On prend du repos dans ces cavernes,…

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…on y fait la popote.. ce qui doit entraîner quelques odeurs de fumée des fourneaux !!!

Enfin, les Canadiens, certainement dans la Somme, s’installent dans une tranchée qu’ils viennent de prendre aux Allemands (aux Boches dans le texte).

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Quand LE PETIT PARISIEN racontait l’ÉPOPÉE de CHARLES LINDBERGH au-dessus de l’ATLANTIQUE

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lundi 23 mai 1927 qui relate l’exploit de Charles Lindbergh, un des plus grands moments du XXème siècle: la première traversée d’un avion entre l’Amérique et l’Europe par dessus l’Océan Atlantique.

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Cet exploit s’est déroulé du 20 au 21 mai 1927. Sur le Spirit of Saint-Louis, Lindbergh a volé pendant 33 heures et 30 minutes pour joindre New York à Paris. Comme la presse ne paraissait pas le dimanche et que de toute façon l’avion était arrivé bien trop tard, c’est donc le lundi qu’on célébra cette performance qui s’acheva le samedi. Les crieurs de journaux devaient s’égosiller pour vendre leurs canards sur les boulevards parisiens !

Le journal qu’on va vous présenter n’est pas dans un super-état, loin de là…

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dû à un rangement plié pendant des dizaines d’années et peut-être une longue attente sur des vide-greniers avant de trouver preneur.

On y voit la photo de Lindbergh, jeune…

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on y devine son avion sur des photos très moyennes…

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prises à la sauvette par des photo-reporters transformés en paparazzi.

On nous décrit le déroulement du vol triomphal…

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on apprend que la bannière étoilée trône sur les monuments officiels de la République en hommage à cet exploit

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et que les grillages du Bourget ont subi des dommages importants à cause de la poussée des milliers de spectateurs venus assister à l’atterrissage et à ce moment-qu’il-ne-fallait-pas-manquer-pour-rien-au-monde !

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Une première historique qui fera partie des fac-similés des pochettes de collections quand il s’agira d’écrire le récit du XXème siècle et ses grands moments, de la mort de Jaurés à l’Armistice du 11 novembre, des premiers pas de l’homme sur la Lune (encore des Américains) à la Capitulation du 8 mai 45.

La victoire et la gloire pour le vainqueur de l’Atlantique, un entrefilet pour ceux qui viennent de perdre la vie en tentant le même exploit, dans l’autre sens, pour être eux aussi les premiers.

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 Cela se passait les 8 et 9 mai 1927. Parti du Bourget, ils n’arrivèrent jamais à destination, à New York. Cette disparition eut aussi un grand retentissement des 2 côtés de l’Atlantique et poussa le jeune Charles Lindbergh à partir au plus tôt pour sa tentative, coupant l’herbe sous le pied à de nouveaux téméraires pour la postérité. On pense que Nungesser et Coli arrivèrent au moins à Terre-Neuve, au mieux dans le Maine où ils s’écrasèrent peut-être dans les eaux du Saint-Laurent. Pour les autorités portugaises, on ne les verra plus et elles envoient le message de condoléances que l’on peut lire.

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Le reste de la vie de Lindbergh ne fut pas tout le temps aussi lumineuse qu’en ce mois de mai 1927. Il y eut l’affaire du bébé Lindbergh, enlevé et exécuté crapuleusement sans qu’on soit sûr de la culpabilité de celui qu’on jugea et exécuta. Il y eut aussi ce mariage mais aussi ces nombreux enfants faits à ses maîtresses aux 4 coins du monde par ce séducteur sans scrupule.

Mais surtout, il y eut ce long, ce trop long chemin parcouru par Lindbergh à « fricoter » avec l’inadmissible, l’Allemagne  nazie trop contente de se voir ainsi honorée par un des hommes les plus admirés au monde. Il y eut cet antisémitisme viscéral qu’il ne renia qu’après avoir visité le camp de Dora en 1945, bien trop tard. Il y eut ces phrases parlant des Anglais, des Juifs et de Roosevelt comme étant autant de problèmes du monde avant 1939… Les auteurs de politique-fiction, d’uchronie s’en sont donnés depuis à coeur joie, imaginant une victoire du Républicain Lindbergh (il aurait pu le faire) sur le Démocrate Roosevelt en 1940 et imaginant alors ce que serait devenue l’Humanité sans défense face aux Barbares (N’y est-on pas en 2017 face aux alignements ici et là de « démocrates » sur le totalitarisme de Poutine) !

Quelques dernières vues du Petit Parisien du 23 mai 1927…

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En Algérie, tout va bien… juste une petite attaque d’un convoi par des groupes rebelles incontrôlés !

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De l’humour !

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La nouvelle Miss Châteauroux !

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Renault vend des tracteurs défricheurs.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 04 février 1917

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(JOUR 916 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le général Mazel (à droite) et le général Lochvitzky assistent à une prise d’arme. Pas d’un intérêt incontestable !

Aux Etats-Unis, les Américains continuent d’envoyer des munitions pour les Alliés en Europe. Et cela malgré la propagande pro-allemande.

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Des caisses de grenades en instance d’embarquement pour les tranchées d’Europe.

Les Suisses sont toujours sur leurs gardes et continuent de se préparer à une éventuelle attaque d’un belligérant.

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Sur les sommets alpins ou…

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…dans des vallées enneigées.

A Reims, la neige est venue se poser sur les maisons en ruines qui entourent la cathédrale.

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Cela donne un décor un peu particulier, surréaliste.

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Que de destructions !

Une page avec 2 photos qui nous viennent de Londres où s’est tenue la vente aux enchères d’un bateau commercial allemand « le Prince Adalbert » arraisonné au début de la guerre.

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Les enchères sont montées jusqu’à 152 000 livres et des fanions et drapeaux allemands ont été brûlés à l’issue de celles-ci.

A Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, des Japonais présents dans l’île s’engagent dans l’infanterie coloniale française:

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Il est étonnant qu’ils soient acceptés dans ces unités et non dans la Légion Etrangère !

Quelques images de front, ici et là, après les combats certes.

-dans ???? (on ne nous le dit pas), un avion allemand a capoté juste à l’arrière d’une tranchée française.

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-le long de l’user, en Belgique, les terrains inondés empêchent maintenant toute forme de combat.

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La Paix par le néant !

-tout comme ici, sur ces vues d’un énorme cratère de mine britannique en double page centrale.

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L’auteur du titre le compare à un volcan. Sauf qu’un volcan est une création de la nature et qu’il est aussi source de vie même si quelquefois, il sème la mort. Ici, le bochnager crater de La Boisselle est une oeuvre de mort de l’armée britannique, premier acte de l’attaque de la Somme, le 1er juillet 1916. Pour preuve, 100 ans après, la vie n’a pas repris là où les mineurs gallois du 9ème Cheshires ont fait sauter 27 tonnes d’explosifs. Le cratère creusé faisait 22 mètres de profondeur et 100 mètres de diamètre. La vie n’a pas repris dans ce coin de la Somme, même si l’érosion a réduit le cratère de 10 mètres de diamètre. La preuve…

 

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ou comme on peut le voir sur Google Marscapture-decran-2016-12-27-a-22-23-56

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 1/6

C’est dans le Plein Air du 19 juin 1913 que l’on commence à évoquer le Tour de France 1913, la grande épreuve cycliste organisée par L’Auto depuis 1903. Il se déroula entre le 29 juin et le 27 juillet et nous allons le suivre en 6 épisodes. Malheureusement, il manquera le dernier numéro, celui du 31 juillet qui devait raconter l’arrivée à Paris.

dsc00833A la une de ce numéro apparaît le visage d’un champion du monde de tennis (lawn-tennis disait-on alors), l’Australien A-F Wilding, vainqueur d’un Championnat du Monde organisé en France à la Faisanderie dans le Parc de Saint-Cloud par le Stade Français. Il doit s’agir de l’ancêtre des Internationaux de France, disputés de nos jours à Roland-Garros… un aviateur bien vivant en 1913.

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Le Tour de France cycliste qui s’élancera dans 10 jours depuis la place de la Concorde alors qu’il lui arriva de partir de Neuilly comme en 1906.

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Une page donc pour une rétrospective des 10 premières éditions de la Grande Boucle et les photos en médaillons des 4 premiers vainqueurs:

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Maurice Garin en 1903, un Lensois dont le nom Garin est tout de même la forme provençale de Guérin !

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Henri Cornet en 1904 après bien des palabres et des déclassements.

dsc00841Louis Troussier en 1905, vainqueur du classement aux points d’une épreuve qui vit l’apparition de la montagne avec le franchissement du Ballon d’Alsace et de la terrible côte de Laffrey.

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René Pottier vainqueur en 1906, une édition qui fit un détour par l’Allemagne (en fait l’Alsace-Lorraine) et qui vit apparaître le signalement du dernier kilomètre de course par une flamme rouge.

 Les Tours suivants ne seront que racontés, sans image des vainqueurs.
Le reste de l’actualité sportive de cette mi-juin 1913…

Automobile. Le Grand Prix d’Indianapolis avec une victoire française, celle de Goux alors que son compatriote Zuccarelli n’a pu finir la course, stoppé par un accident.

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On voit l’effet de vitesse du véhicule sur la vue principale de cette demi-page.

Aviation. On en a parlé dans quelques unes de revues de la Grande Guerre. Voici l’aviateur au nom si poétique, Brindejonc des Moulinais, au départ d’un raid aérien devant le mener jusqu’en Russie puis le ramener à son point de départ.

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Brindejonc des Moulinais devint lui aussi un as de l’aviation lors de la Grande Guerre.

Enfin, comme c’est bientôt l’été et que le Tour va commencer, une page de publicité ventant les mérites de la  bicyclette…

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la Sagitta, marque de cycle parisienne qui coûtait tout de même 196 francs mais qui pouvait être acquise à crédit pour 7 francs par mois… (pendant 28 mois ?)

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE NOUVELLISTE du 24 janvier 1937

Le Nouvelliste, le quotidien lyonnais très à droite, on va le voir pour ce 24 janvier, un dimanche. C’est la raison pour laquelle le journal présente une première page spéciale comme cela arrive souvent, hors actualité, sur les Palais et tombeaux Algériens. De belles vues commentées.

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Le journal s’attaque au gouvernement de Front Populaire à travers les problèmes d’un fils du secrétaire général de la C.G.T., Léon Jouhaux, arrêté en Belgique pour des problèmes de trafic d’armes. Comme quoi toutes les occasions sont bonnes pour la droite. Après Salengro, on le sait.

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Après guerre, c’est Léon Jouhaux qui créera le syndicat Force Ouvrière, conséquence de la mainmise des communistes sur la CGT.

Le raid aérien de Marcel Doret suite…

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Le raid vient d’arriver pour une escale technique à Hanoi et suivant le titre, s’est envolé pour Tokyo. Sauf qu’on n’en est pas encore là ! On sait que l’avion a atterri à 5 heures 56. Le journal n’en dit pas plus. Comme le journal du 26 janvier, Le Temps ne s’intéressera pas à ce sujet, on peut dévoiler la fin de l’histoire. Les aviateurs Doret et Michelletti abandonneront à Hanoi.
Une dernière tentative aura lieu à la fin de l’été, la 4ème pour Marcel Doret. Le résultat sera le même que les 3 précédentes…: échec, ce coup-ci sur la plage d’une île à 500 kilomètres du but !

Passons à la guerre d’Espagne où Le Nouvelliste a le coeur qui penche pour les Nationalistes.

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Les fronts sont inactifs pour cause des intempéries sauf en Andalousie à la température plus clémente où les Nationalistes ont progressé vers Malaga.
Pour le reste c’est une charge en règle contre les Républicains et le Front Populaire…

La colonne de secours venant en aide à Malaga a tout brulé sur son passage, les églises bien entendu, mais aussi les auberges et les habitations.

Suite des « horreurs » républicaines:

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Massacre dans les prisons, …

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lettre de l’archevêque de Tolède insistant sur les assassinats commis par des communistes, êtres sans foi ni loi… Les Maures de Franco eux étaient plus cléments… quand on leur livrait une ville prise comme récompense de guerre !

Pour un peu, les bombes nationalistes tombant sur Madrid amèneraient amour et fraternité. La Nouvelliste nous en fera de semblable jusqu’en 1944 quand il disparut des kiosques pour faits de collaboration.

Un petit entrefilet sur Ancone (Drôme) où une valise remplie d’objets de maçonnerie a été trouvé par un certain Raoux et qu’elle attend son propriétaire chez le découvreur.

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