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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 février 1917

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(JOUR 930 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une page importante sur les Etats-Unis au début de ce n° du 18 février 1917 du Miroir. C’est normal car la marche vers la guerre de cette grande puissance qui deviendra mondiale suite à ce conflit est enclenchée. A la tribune du Congrès, le président Wilson annonce la rupture entre les USA et l’Allemagne. Ce n’est pas une déclaration de guerre mais c’est le premier pas vers celle-ci qui aura lieu le 6 avril 1917.
Cette scène se passe le 3 février 1917 et le Congrès accueille favorablement la déclaration du Président Wilson. La guerre à outrance des sous-marins allemands contre tous les navires de commerce quelque soit leur pavillon choque l’Amérique éprise de cette liberté des mers. Des sabotages d’agents allemands, un télégramme  de l’Allemagne au Mexique l’encourageant à attaquer leur voisin pour reconquérir le Texas et les difficultés des principaux emprunteurs de capitaux américains poussèrent les Etats-Unis à entrer en guerre aux côtés de l’Entente, surtout quand la Russie en sera sortie !

On nous présente donc la puissance de la flotte US…

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…naviguant sur l’Hudson ou…

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…passant sous le pont de Broocklyn (ici le super cuirassé « Arizona », fleuron de l’US Navy).

Toujours aux Etats-Unis, l’explosion d’une poudrerie de Haskell dans le New Jersey le 13 janvier 1917 , dont on ne connaît l’origine….

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renforce le sentiment anti-allemand aux States.

Le froid et la terrible météo de cet hiver 1917 sont bien présents dans ce numéro du 18 février.

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Pour le manger, on fend le pain, complètement gelé, à la scie !

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Dans cette tranchée russe, en France, on essaie d’enlever l’eau mais on constate que l’on ne doit pas élever grand chose puisque les hommes marchent sur de la glace.

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A Monastir, sur le front d’Orient, ce sont de véritables marécages qui entourent la ville…

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situation totalement semblable à Verdun !

Par opposition, au Niger, c’est une température caniculaire qui règne pour y célébrer la « victoire de Verdun du 15 décembre » (la fin de la bataille de Verdun qui a abouti à un retour aux positions d’avant le 23 février 1916).

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Autres vues du corps expéditionnaire russe en France avec ces images religieuses…

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où le Pope s’apprête à célébrer la fête de la bénédiction des eaux ! Et il en est beaucoup tombé !!!

Une dernière image montrant les femmes dans des usines militaires au Canada…

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Ceci n’est nullement exagérée car l’implication du bataillon canadien en Europe de 1915 à 1919 fut très important ! Le Canada, dominion autonome de l’Empire Britannique, se retrouva automatiquement en guerre le 3 août 1914 en même temps que le Royaume Uni déclara la guerre. Il décida de largement s’engager dans le conflit ! Petit pays de 8 millions d’habitants, pas moins de 619 000 hommes se retrouvèrent à un moment ou un autre dans l’armée. On évalue à 7% la part de la population sous les drapeaux en permanence. Il n’est donc pas illogique que les femmes se soient retrouvées dans les usines d’armement pour combler l’absence des hommes.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 6/6

Pas de Tour de France à la une de ce numéro de Plein Air du 24 juillet mais de l’athlétisme avec le match France-Belgique.

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C’est le Français Dantigny, moustachu et grimaçant qui remporte le 800 mètres devant le concurrent belge. Au final, la France remportera aussi ce match.

Le Tour de France est le gros morceau de la revue avec les étapes décisives des Alpes au programme. Mais le magazine revient sur les étapes de transitions entre Pyrénées et Alpes, le long de la côte méditerranéenne.

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Comme dans le numéro précédent, 2 arrivées d’étapes en parallèle.
A gauche, l’arrivée victorieuse de Marcel Buysse à Perpignan (étape 7).
A droite, celle de Gustave Garrigou à Aix-en-Provence (étape 8). Après l’arrivée, les lauréats posent pour la postérité:

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Garrigou et Faber 1er et 3ème,

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L’isolé Petitjean second. On appelle « isolé » un coureur qui participe au Tour sans appartenir à une équipe, équipes soutenues à l’époque par des marques de bicyclettes.

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Portrait de Gustave Garrigou, vainqueur du Tour 1911.

Étape 9: Aix-en-Provence- Nice. Une balade le long de la Côte d’Azur mais tout de même 356 km à parcourir ! Le vainqueur sera Firmin Lambot, encore un concurrent belge, des Belges qui décidément brillent dans ce Tour 1913.

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Portrait de Firmin Lambot et…

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l’arrivée victorieuse de ce dernier à Nice.

Étape 10… les Alpes et ses grands cols entre Nice et Grenoble, 333 km et de jolies bosses à franchir: col de la Colle Saint-Michel, col d’Allos, col Bayard; mais aussi des paysages merveilleux en haute-montagne.

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Petit-Breton et…

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Thym semblent bien écrasés par ce décor splendide.

La course va être marquée par le duo Garrigou-Faber à l’avant surveillé de loin par Philippe Thys.

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Garrigou seul dans Allos à un moment où…

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Philippe Thys était devant.

Situation inversée à Gap où Garrigou et Faber sont passés en tête au contrôle de Gap.

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Faber est devant au col Bayard….

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et encore devant à l’arrivée à Grenoble où il passe la ligne devant Garrigou:

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Comme à Aix, les 2 hommes se congratulent.

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En terminant 3ème, Philippe Thys consolide sa position de leader au classement général.

Étape 11: Grenoble-Genève, 325 km et de grands cols à franchir: le Galibier, les Aravis. C’est Marcel Buysse qui va remporter cette étape de haute-montagne mais c’est au Galibier que le photo-reporter de Plein Air s’est posté pour nous faire quelques clichés.

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Marcel Buysse, 1er au Galibier et 1er à Genève.

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Faber et Garrigou au même endroit. Faber chutera dans la descente et perdra beaucoup de temps et donc de points à cette étape, tout comme Engel…

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qui répare ici une crevaison.

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Lambot, le vainqueur de Nice une plein effort dans la Galibier.

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Classement de l’étape Grenoble-Genève où l’on remarque les mêmes noms, mais aussi qu’il n’y plus que 28 concurrents en lice.

Voilà, la narration du Tour 1913 s’arrête là puisque Le Plein Air des 31 juillet et 7 août 1913 n’étaient pas dans le lot trouvé à Barjac cet été. Le Tour semblait jouer à Genève. Marcel Buysse allait gagner les étapes 12 (à Belfort, après être passé au Ballon d’Alsace), 14 (à Dunkerque) et 15 (à Paris), laissant l’étape 13 (à Longwy) au Luxembourgeois François Faber. Mais Philippe Thys confortablement installé en tête au général n’allait pas lâcher le morceau et s’apprêtait à recevoir les honneurs, à Paris, au Parc des Princes.

Autre sujet plus anecdotique,..

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le VIIIème Grand Prix de joutes lyonnaises à…. Paris sur la Seine et non sur le Rhône. Force est restée au Lyonnais Antoine Cellard, vainqueur du Tournoi, un joli bébé de 110 kilos que l’on voit au milieu de l’article.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 15 février 1917

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(JOUR 927 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A noter que ce numéro est aussi daté du 8 février 1917, comme celui de la semaine dernière. Une erreur de numérotation.

A la une, un ballon captif d’observation. Une image impressionnante et du matériel qui a évolué depuis le début du conflit. On distingue bien la nacelle de l’observateur. Les hommes étaient munis de parachute pour survivre en cas d’attaque de ses masses sans défense propre par les avions ennemis.

Pour une fois, pas des images en vrac mais des images classées par thèmes:

LES TROUPES BRITANNIQUES.

Uu défilé certainement à Paris ou en banlieue de troupes britanniques. Quelques hommes portent des drapeaux tricolores ce qui fait dire que la scène se passe sur le continent.

Au début, la fanfare:

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Les troupes de l’Empire avec cette unité de cavalerie hindoue:

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Une autre troupe de l’Empire, les volontaires canadiens (Canada)

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C’est à l’occasion de cette guerre que le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande commencèrent de s’émanciper  de la tutelle anglaise.

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Les montagnards écossais ne défilent pas mais attendent de montrer ce dont ils sont capables au front.

SALONIQUE.

Exercice de débarquement pour les troupes du camp retranché de Salonique.

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Ici les fusiliers marins en action.

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Concentrations de troupes dans le camp retranché pour être prêt à résister à une attaque des Empires du centre.

Ci-dessous, des barbelés pour protéger un terrain marécageux et en faire une défense infranchissable:

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TROUPES MAROCAINES.

Double page centrale avec 5 vues rendant hommage aux troupes coloniales marocaines.

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Des vues africaines puis européennes. Des textes peu adaptés qui insistent sur le folklore entourant ces hommes plus que pour leurs valeurs guerrières avérées.

RAVITAILLEMENT.

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Une gare de distribution près du front (pas sûr).

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Réserves de munitions.
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Réfection des routes après les intempéries (pluie, neige, gel et dégel) qui ont mis à mal le réseau routier.

ALPINS.

Trois vues de troupes alpines (chasseurs alpins) dans les Vosges:

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Retour des troupes revenant du front.

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Artillerie de 80mm à l’embranchement de routes dans les Vosges.

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Les tranchées alpines dans le secteur de la vallée de la Béchine (Vosges).

DIVERS.

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Convoi d’ambulances dans un secteur boisé, peut-être vosgien.

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Le TOUR DE FRANCE 1913 dans la revue « Le Plein Air » 5/6

Deux gros événements sportifs dans ce numéro du 17 juillet 1913. Le Tour de France bien entendu mais aussi la Grand Prix de l’Automobile Club de France qui s’est déroulé à Amiens et dont la rédaction du Plein Air n’a pas hésité à faire des vainqueurs la une de son magazine.

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Il s’agit du grand favori Georges Boillot qui a gagné le Grand Prix que l’on voit au premier plan accompagné ici comme pendant la course par son mécanicien Prévost. En costumes et sans casque comme pendant la course. pas de combinaison, pas de casques, c’était ainsi à l’époque, malgré la puissance des bolides qui avançaient tout d même très vite.

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Vous allez reconnaître le passage sous le portique permettant au public de franchir par dessus la piste, mais là emprunté par les voitures de course au lieu des cycliste du Tour lors de la première étape.

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Un passage sous une voie ferrée très certainement:

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Passons maintenant au Tour de France cycliste. Le magazine va revenir tout d’abord sur les 4ème et 5ème étapes.

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A gauche, la victoire de Marcel Buysse à La Rochelle où le jury des commissaires délibère:

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A droite, la victoire d’Henri Van Lerberghe à Bayonne dont voici le portrait.

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Mais c’est surtout la 6ème étape dont le magazine va raconter, la mythique étape des Pyrénées entre Bayonne et Luchon. C’est Philippe Thys qui remportera la victoire dans la station thermale.

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Un champion belge qui, par la même occasion, prendra les rênes du classement général.

Le classement de l’étape de Luchon en images avec les arrivées successives des ténors du peloton. Derrière Thys qui fait figure comme près possible vainqueur à Paris dorénavant…

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Marcel Buysse second,

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Garrigou, troisième,

dsc00898Lambot, quatrième et…

dsc00899Petit-Breton cinquième. Le Gotha du cyclisme mondial, à l’époque.

Le Plein Air termine en annonçant l’abandon de VanLerberghe entre Luchon et Perpignan dans l’étape 7, une étape remportée par Marcel Buysse… alors qu’il ne reste plus que 32 sportsmen en course à Perpignan. Ils étaient 140 à Paris !

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Philippe Thys.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 février 1917

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(JOUR 923 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La couverture est occupée par le naufrage du transport britannique « Invernia » (Ivernia dans la revue) coulé par un sous-marin allemand en Méditerranée. Cet ancien paquebot, soeur du « Carpathia », fut transformé par la Marine britannique en transports de troupes. Parti de Marseille avec 2 400 hommes à bord pour rejoindre Alexandrie, il fut attaqué à 10h12, le 1er janvier 1917 par un U-Boat allemand. Cela se passa au large du Cap Matapan, tout en bas du Péloponnèse (Grèce), le cap du centre sur les cartes. La proximité d’autres navires et de la proche côte grecque permit de sauver un maximum de naufragés mais 36 membres de l’équipage et 84 soldats disparurent dans cette catastrophe.

Des rescapés posant pour la postérité.

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Autre information sur la guerre maritime, une page sur le « Moeve », un navire corsaire allemand.

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Le navire est de retour en Allemagne après ses exploits en mer en mars 1916. Ces corsaires allemands, comme ceux de l' »Emden », recevaient la Croix-de-Guerre comme récompense de leurs prises !

Après la mer, les airs. Une page pour nous présenter les aviateurs de l’escadrille des Cigognes.

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Première ligne, de gauche à droite:

-L’adjudant René Pierre Marie Dorme, né le 30 janvier 1894, abattu près de Reims le 25 mai 1917.

-Le lieutenant Albert Deullin, né le 24 août 1890, décédé le 29 mai 1923 dans un accident de pilote d’essais.

-L’adjudant André Chainat, né le 27 juin 1892, blessé 2 fois pendant la Grande Guerre, a aussi participé à la seconde guerre. Décédé à Cannes le 06 novembre 1961.

-Le Lieutenant Mathieu Tenant de la Tour, né le 05 décembre 1883, tué lors d’un meeting militaire sur un terrain britannique dans le Pas-de-Calais le 17 décembre 1917.

Seconde ligne, dans le sens de la lecture:

-Le lieutenant Georges Guynemer, né le 24 décembre 1894, disparu en mission au-dessus de la Belgique occupée le 11 septembre 1917.

-le commandant Félix Antonin Gabriel Brocard, né le 14 novembre 1885, il devint chef de l’escadrille après une blessure à la mâchoire, servit aussi pendant la seconde guerre après une vie politique active dans l’entre-deux-guerres, mort le 28 mai 1950.

-Le lieutenant Alfred Heurteaux, né le 20 mai 1893, 21 victoires, 2 blessures, a servi également lors de la Seconde Guerre, décédé le 30  décembre 1985.

 On salue pour l’occasion la nouvelle victoire de Georges Guynemer qui a abattu un nouvel appareil ennemi.

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Ce serait sa 27ème victoire !

Ici, l »hiver bat son plein et il faut déneiger les pistes pour que les avions puissent décoller.

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on nous situe cette scène en Alsace mais l’Alsace n’est guère occupée par les Français. La région de Thann ?

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Là, ne vous y méprenez pas. Ce n’est pas de la neige mais du sable et c’est la chaleur qui accompagne les hommes en train de construire ce chemin de fer dans le sud Tunisien et non le froid vosgien. L’objectif de cette réalisation est de pacifier le pays où des tribus se révoltent sous l’influence d’agitateurs turcs nous dit-on… A moins que ce ne soit les enrôlements forcés qui exaspèrent les populations.

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Original: une boîte aux lettres sur un arbre, à l’arrière…

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Certainement dans les Vosges vu le niveau d’enneigement. Un poilu plus vrai que nature, on jurerait un figurant. Bref, on n’y croit pas trop à cette boîte aux lettres miraculeuse pour les Poilus quittant leurs positions pour y amener une lettre pour leurs dulcinées !

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Quand LE PETIT PARISIEN racontait l’ÉPOPÉE de CHARLES LINDBERGH au-dessus de l’ATLANTIQUE

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lundi 23 mai 1927 qui relate l’exploit de Charles Lindbergh, un des plus grands moments du XXème siècle: la première traversée d’un avion entre l’Amérique et l’Europe par dessus l’Océan Atlantique.

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Cet exploit s’est déroulé du 20 au 21 mai 1927. Sur le Spirit of Saint-Louis, Lindbergh a volé pendant 33 heures et 30 minutes pour joindre New York à Paris. Comme la presse ne paraissait pas le dimanche et que de toute façon l’avion était arrivé bien trop tard, c’est donc le lundi qu’on célébra cette performance qui s’acheva le samedi. Les crieurs de journaux devaient s’égosiller pour vendre leurs canards sur les boulevards parisiens !

Le journal qu’on va vous présenter n’est pas dans un super-état, loin de là…

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dû à un rangement plié pendant des dizaines d’années et peut-être une longue attente sur des vide-greniers avant de trouver preneur.

On y voit la photo de Lindbergh, jeune…

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on y devine son avion sur des photos très moyennes…

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prises à la sauvette par des photo-reporters transformés en paparazzi.

On nous décrit le déroulement du vol triomphal…

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on apprend que la bannière étoilée trône sur les monuments officiels de la République en hommage à cet exploit

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et que les grillages du Bourget ont subi des dommages importants à cause de la poussée des milliers de spectateurs venus assister à l’atterrissage et à ce moment-qu’il-ne-fallait-pas-manquer-pour-rien-au-monde !

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Une première historique qui fera partie des fac-similés des pochettes de collections quand il s’agira d’écrire le récit du XXème siècle et ses grands moments, de la mort de Jaurés à l’Armistice du 11 novembre, des premiers pas de l’homme sur la Lune (encore des Américains) à la Capitulation du 8 mai 45.

La victoire et la gloire pour le vainqueur de l’Atlantique, un entrefilet pour ceux qui viennent de perdre la vie en tentant le même exploit, dans l’autre sens, pour être eux aussi les premiers.

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 Cela se passait les 8 et 9 mai 1927. Parti du Bourget, ils n’arrivèrent jamais à destination, à New York. Cette disparition eut aussi un grand retentissement des 2 côtés de l’Atlantique et poussa le jeune Charles Lindbergh à partir au plus tôt pour sa tentative, coupant l’herbe sous le pied à de nouveaux téméraires pour la postérité. On pense que Nungesser et Coli arrivèrent au moins à Terre-Neuve, au mieux dans le Maine où ils s’écrasèrent peut-être dans les eaux du Saint-Laurent. Pour les autorités portugaises, on ne les verra plus et elles envoient le message de condoléances que l’on peut lire.

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Le reste de la vie de Lindbergh ne fut pas tout le temps aussi lumineuse qu’en ce mois de mai 1927. Il y eut l’affaire du bébé Lindbergh, enlevé et exécuté crapuleusement sans qu’on soit sûr de la culpabilité de celui qu’on jugea et exécuta. Il y eut aussi ce mariage mais aussi ces nombreux enfants faits à ses maîtresses aux 4 coins du monde par ce séducteur sans scrupule.

Mais surtout, il y eut ce long, ce trop long chemin parcouru par Lindbergh à « fricoter » avec l’inadmissible, l’Allemagne  nazie trop contente de se voir ainsi honorée par un des hommes les plus admirés au monde. Il y eut cet antisémitisme viscéral qu’il ne renia qu’après avoir visité le camp de Dora en 1945, bien trop tard. Il y eut ces phrases parlant des Anglais, des Juifs et de Roosevelt comme étant autant de problèmes du monde avant 1939… Les auteurs de politique-fiction, d’uchronie s’en sont donnés depuis à coeur joie, imaginant une victoire du Républicain Lindbergh (il aurait pu le faire) sur le Démocrate Roosevelt en 1940 et imaginant alors ce que serait devenue l’Humanité sans défense face aux Barbares (N’y est-on pas en 2017 face aux alignements ici et là de « démocrates » sur le totalitarisme de Poutine) !

Quelques dernières vues du Petit Parisien du 23 mai 1927…

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En Algérie, tout va bien… juste une petite attaque d’un convoi par des groupes rebelles incontrôlés !

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De l’humour !

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La nouvelle Miss Châteauroux !

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Renault vend des tracteurs défricheurs.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 04 février 1917

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(JOUR 916 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le général Mazel (à droite) et le général Lochvitzky assistent à une prise d’arme. Pas d’un intérêt incontestable !

Aux Etats-Unis, les Américains continuent d’envoyer des munitions pour les Alliés en Europe. Et cela malgré la propagande pro-allemande.

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Des caisses de grenades en instance d’embarquement pour les tranchées d’Europe.

Les Suisses sont toujours sur leurs gardes et continuent de se préparer à une éventuelle attaque d’un belligérant.

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Sur les sommets alpins ou…

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…dans des vallées enneigées.

A Reims, la neige est venue se poser sur les maisons en ruines qui entourent la cathédrale.

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Cela donne un décor un peu particulier, surréaliste.

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Que de destructions !

Une page avec 2 photos qui nous viennent de Londres où s’est tenue la vente aux enchères d’un bateau commercial allemand « le Prince Adalbert » arraisonné au début de la guerre.

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Les enchères sont montées jusqu’à 152 000 livres et des fanions et drapeaux allemands ont été brûlés à l’issue de celles-ci.

A Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, des Japonais présents dans l’île s’engagent dans l’infanterie coloniale française:

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Il est étonnant qu’ils soient acceptés dans ces unités et non dans la Légion Etrangère !

Quelques images de front, ici et là, après les combats certes.

-dans ???? (on ne nous le dit pas), un avion allemand a capoté juste à l’arrière d’une tranchée française.

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-le long de l’user, en Belgique, les terrains inondés empêchent maintenant toute forme de combat.

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La Paix par le néant !

-tout comme ici, sur ces vues d’un énorme cratère de mine britannique en double page centrale.

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L’auteur du titre le compare à un volcan. Sauf qu’un volcan est une création de la nature et qu’il est aussi source de vie même si quelquefois, il sème la mort. Ici, le bochnager crater de La Boisselle est une oeuvre de mort de l’armée britannique, premier acte de l’attaque de la Somme, le 1er juillet 1916. Pour preuve, 100 ans après, la vie n’a pas repris là où les mineurs gallois du 9ème Cheshires ont fait sauter 27 tonnes d’explosifs. Le cratère creusé faisait 22 mètres de profondeur et 100 mètres de diamètre. La vie n’a pas repris dans ce coin de la Somme, même si l’érosion a réduit le cratère de 10 mètres de diamètre. La preuve…

 

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ou comme on peut le voir sur Google Marscapture-decran-2016-12-27-a-22-23-56

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 28 janvier 1917

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(JOUR 909 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Dans les Vosges, le général Franchet d’Esperey inspecte les premières lignes au milieu d’un inextricable réseau de fils de fer barbelés recouverts… de givre.

En 4 vues, prises à quelques minutes de distance les unes des autres, l’explosion d’une mine sous une tranchée allemande, au saillant de Beuvraignes.

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Le calme avant la tempête.

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L’explosion.

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Les nuages de poussière.

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L’horizon s’éclaircit pour constater les dégâts infligés à l’ennemi. Ici rien de spectaculaire contrairement à ce que proclame la légende des photos.

Une belle photo en double page centrale, digne de l’Angélus de Millet appliqué à l’époque de la guerre:

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Le permissionnaire vient aider le réformé pour invalidité pour labourer les champs. Plus sérieusement, l’armée libéra bien souvent des paysans indispensables lors des récoltes, principalement lors des moissons pour accélérer celles-ci et permettre qu’elles se fassent. Le pain était indispensable pour l’effort de guerre comme en atteste l’arrivée des « boules de son » dans les tranchées, amenées par les ânes.

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Le froid est partout en ce début  d’année et les Britanniques en souffrent beaucoup. Un froid extérieur…

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un froid accompagné de pluie ou de chutes de neiges conséquentes…

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un froid qui est même descendu sous terre, dans les cagnas et les abris.

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Les hommes souffrent !

Deux images originales pour terminer:

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Ruse: capture d’un observateur allemand… un épouvantail !

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Moyen Age au XXème siècle: la transformation de l’arbalète en lance-grenades !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 21 janvier 1917

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(JOUR 906 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le commandant Raynal comme on peut le lire sur la carte postale. La Guerre Photographiée rend hommage au commandant du fort de Vaux au moment de l’attaque allemande en juin 1916. Ses troupes résistèrent 7 jours avant de se rendre et de recevoir les honneurs militaires des Allemands. Le commandant Raynal est prisonnier de guerre en Allemagne.

La Guerre Photographiée fait vraiment dans la photographie en supprimant le texte le plus possible. Voici donc les plus intéressantes du numéro de cette semaine.

La guerre en Italie:

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Le Roi Victor-Emmanuel III observe le front autrichien. En bas une grosse pièce de 149 mm.

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Autres pièces d’artillerie italiennes… et une mitrailleuse « en pleine action » ce qui est difficile à croire.

Le ravitaillement:

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Le magasin de chaussures.

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La boulangerie industrielle.

La Belgique.

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Une auto-mitrailleuse blindée de larme belge.

Divers.

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Des saphirs cyclistes.

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Un abri souterrain allemand récupéré par les coloniaux.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 21 janvier 1917

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(JOUR 902 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On l’avait presque oublié mais le vieux roi Pierre 1er de Serbie est toujours en vie même s’il a quitté son trône pour laisser régner son fils Alexandre 1er. Ici, il vient visiter le camp retranché de Salonique où les troupes serbes combattent au côté des Français et des Britanniques. Deux rois sans royaume.

On a renfloué le croiseur allemand Emden dont la carcasse rouillait dans le Pacifique, près des Îles Cocos, on en avait parlé il y a quelques mois.

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C’est dans le Miroir du 27 décembre 1914 que ce naufrage avait été relaté et ce sont les Australiens qui ont décédé de récupérer toute cette ferraille.

La bataille de Verdun est terminée depuis quelques semaines. c’est l’occasion de montrer les lieux alors que la canonnade s’est arrêtée. C’est le fort de Douaumont, repris en octobre, symbole de la « victoire » française qui fait la une avec 4 photos:

-les environs

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un décor lunaire… en plus dangereux.

-L’intérieur

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bien édulcoré avec la vie n’était pas aussi idyllique !

Un instantané comique:

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Des observateurs allemands ont été surpris par la présence d’un appareil photo et se sont découverts devant la petite chambre noire. Entre les 2 lignes, un canal, nombreux dans le Nord de la France.

Ces hommes vont être passés par les armes:

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On nous les présente comme des espions autrichiens pris près des lignes russes. Après un dernier entretien avec un prêtre…

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le jugement est exécuté !

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En vrac, des images moins lourdes d’une guerre faite de tout:

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Une barricade bien inutile à Verdun, hier comme aujourd’hui.

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Un Poilu français en Grèce se prenant pour Diogène dans ce cagna original, un énorme panier à grains.

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Les Japonais fabriquent ces canons gigantesques pour les Russes.

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La prière d’un Poilu musulman.

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L’héroïque personnel des Postes de Soissons, les P.T.T., pour leur conduite pendant la bataille.

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