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Avec DANIEL et MARIE à la CONTRÉE des JEUX (19 mars 2017)

Un dimanche en Avignon, à l’Agroparc, pour la Contrée des Jeux organisée par Jeux Jubil’ pour la 8ème année. Arrivés exactement au moment de l’ouverture des portes, cela nous a permis de profiter jusque vers 14 heures d’une salle peu puis moyennement remplie. La foule n’arriva qu’en après-midi comme l’attestent ces vues…

…plus proches de ce qu’on attend d’un Festival que ce qu’on a côtoyé le matin.

Pour commencer donc, une partie des AVENTURIERS DU RAIL à 3 avec Paul qui se débrouille bien et Daniel qui se concentre en début de partie (ou termine sa nuit). Plateau surdimensionnée…

…gros wagons mais petites cartes (cartes normales du jeu tout public).  Partie un peu longue pour Paul mais intéressante même si ne jouer qu’à 3 alors qu’on pourrait être 5 à se disputer les chemins a pour conséquence le fait qu’on ne se gêne pas et nuit ainsi à l’interactivité du jeu.

La partie finie, c’est le moment de compter et le verdict tombe avec la victoire de Daniel au bénéfice de ces nombreux objectifs pris sur la fin et atteints.

Bilan des courses: Daniel 139 points; moi 116 et Paul 91. Sans discussion !

Suite de matinée avec un très intéressant PANDEMIC (Pandémie en français pour faire moins branché) version LE RÈGNE DE CTHULHU. C’est Pandémie certes mais c’est tout de même quelque chose d’autre, de nouveau, comme on l’avait  constaté aussi avec la version ibérique du jeu, il y a peu.

Les maladies sont devenues des monstres plus ou moins volumineux qui apparaissent et que l’on doit combattre. L’histoire se passe dans le monde Cthulhu, les déplacements se font en bus, les monstres qui apparaissent amènent des restrictions compliquées à résoudre pour les joueurs. La principale fut pour nous de devoir produire 6 ou 5 cartes (pour Daniel) au lieu de 5 ou 4 comme prévu en début du jeu, pour fermer les portes.

Bilan après la partie… un échec. Pas un gros carton, non, une victoire du jeu de justesse. Il suffisait à Marie de poser ces (et ses) cartes et les 4 portes auraient été fermées…

…mais il manquait 3 cartes au deck des lieux ! Dommage mais intéressant et moins stressant que de devoir combattre des maladies !

Le jeu en fin de partie. En haut, les restrictions, sur le plateau, 3 portes fermées dont 2 (à gauche) verrouillées définitivement… Dommage, on était si près !

Après les pizzas, retour en salle autour de ce petit jeu CELESTIA et ce magnifique vaisseau spatial surtout en version surdimensionnée.

Dans les vaisseaux, les passagers et un capitaine changeant à chaque tour. Le problème: quitter le navire avant qu’il ne se scratche ! Car de tels navires sont fragiles et ne vont jamais très loin tant ils sont sujets aux fluctuations du climat. Si l’on descend au bon moment, on peut récupérer une carte avec des points, sinon, si l’on subit le scratch, on ne pend rien ce tour-là. Oui mais, il faut tout de même aller le plus loin possible car plus on va loin, plus on gagne une carte de forte valeur. Entre bluff et pari !

Le vainqueur, c’est celui qui a le plus de points quand un joueur active la fin du jeu au moment où il a plus de 50 points au début d’un tour. C’est Marie qui arrêta le jeu mais c’est moi qui la coiffa avec 58 points contre 54 pour elle.

Daniel et Paul en restèrent baba !

Daniel voulait essayer COLT EXPRESS… on s’y attela  donc.

6 autour de la table après s’être ajoutés à un groupe de joueurs pour faire une partie dans des conditions optimales. Plus on est nombreux, plus le jeu devient calculatoire mais aléatoire, un peu comme à CAMEL UP. 5 manches, tous les personnages en jeu et pour la première fois, j’arrive à confisquer la valise du shérif pour ne pas la rendre. 

Les discussions continuèrent après la fin de ce moment vraiment ludique. 3 vainqueurs ex-aequo à 2 000 points (les 3 de Montélimar) avec un petit avantage moral pour le tenant de la valise !

Fin d’après-midi avec un rapide SLENDOR sur un bout de table, à 3.

Pas grand chose à dire sur cette partie, à part une jeu parfait de ma part, bien aidée comme il se doit par la chance de voir apparaître la bonne carte, de la bonne couleur, au bon moment.

16 points, seulement 10 cartes récupérées dont 6 avec score (60%), une tuile personnage et Marie et Daniel assez loin ?  Quand tout va… !

Une bonne Contrée 2017 !

 

 

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… AUBERT Augustin

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatrième nom de la liste: Aubert Augustin.

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Première face du Monument

La Grande Guerre d’Augustin Ambroise Aubert ne dura en tout et pour tout que 8 jours. Mobilisé comme bon nombre de réservistes le 03 août 1914, il rejoignit immédiatement son unité, le 58ème Régiment d’Infanterie en Avignon où il avait fait sa formation militaire et qu’il avait quitté, muni d’un Certificat de Bonne Conduite le 08 novembre 1913, moins de 9 mois auparavant.

Le temps de retrouver son paquetage et les 3 bataillons partaient la fleur au fusil prendre le train en traversant la ville sous les vivats des Avignonnais à la gare de Pont d’Avignon, qu’on appellerait Villeneuve-lès-Avignon de nos jours. On était alors le 5 août, plutôt le 6 pour le bataillon d’Augustin de Caderousse. Direction le nord-est de la France. Les trains déversèrent leurs flots de soldats du Midi  à Vézelise, à une trentaine de kilomètres au sud de Nancy (1)le 7 ou le 8 août. Pourquoi en cet endroit ?

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La carte de la région où se déroulèrent les premiers drames de la guerre.

N’oublions pas que la frontière entre la République et le Reich allemand n’était qu’à quelques dizaines de kilomètres à l’est (2), la Lorraine étant alors allemande depuis 1871. Les Vauclusiens avaient vocation à défendre cette frontière à l’est du département de la Moselle, tels étaient les ordres stricts de l’Etat-Major de la 2ème Armée commandée  par le général de Castelnau. Il fallait attendre que toutes les unités soient là pour tenter quoi que ce soit.

Les hommes du 58ème R.I. se retrouvèrent le 10 à quelques hectomètres du Reich, à Xures quand le général Lescot, commandant le secteur décida de son propre chef de traverser la frontière pour prendre le proche village de Lagarde (3), à 4 km à l’est de Xures. Les Allemands présents à Lagarde se replièrent après quelques coups de feu.

Le 11 août au matin, tout allait changer et c’est une division entière de Bavarois qui allaient contrattaquer et encercler le village de Lagarde tenu par un millier et demi de soldats français parmi lesquels se trouvait Augustin Aubert. De très durs combats allaient se dérouler toute la journée et Lagarde était repris le soir par les Allemands. Les pertes étaient très lourdes des 2 côtés.

Le bilan de cette journée est apocalyptique: on a dénombré 550 morts du côté français et 360 du côté allemand. D’autres sources estiment que les Français perdirent en quelques heures 969 hommes, tués, blessés ou faits prisonniers. Augustin Aubert était l’un de ceux-ci. Porté disparu un premier temps, il fut déclaré mort en juillet 1920. En même temps, son corps fut certainement retrouvé puisqu’il repose depuis à la Nécropole Nationale de Lagarde, sépulture individuelle 41, comme on peut le lire sur le site « Mémoire des Hommes »:

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/sepultures_guerre/detail_fiche.php?ref=2254890&debut=0

Quant au triste général Lescot, auteur de cette initiative criminelle, on lui retira tout commandement. Rare moment de lucidité de l’institution militaire !

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Fiche matricule de « Mémoire des Hommes ».

Augustin Ambroise Aubert, né le 10 mars 1890, était alors âgé de 24 ans 5 mois et 1 jour. Qu’advint-il de la ferme familiale située au quartier de la Fazendre (?) à Caderousse ? Son père Léon Adam était décédé et Augustin était seul à aider sa mère Marie-Rose née Charrier aux champs, ayant été reconnu un moment « soutien indispensable de famille » par le Conseil Départemental du Vaucluse avant que l’Armée ne le récupère au moment où les bruits de bottes se faisaient plus inquiétants aux frontières.

Augustin Ambroise Aubert, matricule 952 classe 1910, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Aubert étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède d’autres photos ou documents.

A suivre Julien Aubert.

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… AUBÉPART Ernest Marius

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Troisième nom de la liste: Aubépart  Ernest.

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Première face du Monument

Au moment de faire son choix de vie, Ernest Aubépart alors âgé de 18 ans (il était né le 29 février 1888 à Caderousse) décida de ne pas s’investir dans la fabrique de balais de ses parents Jean Aubépart et Marie Pinchon, aux côtés des siens. Il devança l’appel et s’engagea dans l’armée pour une durée de 5 ans. On était alors le 18 octobre 1906 et fut affecté au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Il rejoint Toulon où le Régiment était caserné, près du port d’où il pouvait partir rapidement vers les Colonies.

Ernest Aubépart allait faire tout le reste de sa carrière dans l’armée, signant régulièrement des rengagements jusqu’à la déclaration de guerre. Il monta rapidement dans les grades jusqu’à devenir sous-lieutenant au début de l’année 1915. C’est la mort qui le faucha bien vite qui l’empêcha d’aller plus haut. Il fit aussi toute sa carrière militaire dans les troupes coloniales.

En 1910, le sergent Aubépart se retrouva au 2ème Régiment de Tirailleurs Tonkinois  (le 2ème RTTON pour les puristes) et partie en campagne au Tonkin où une énième rébellion devait être mâtée. Il connut ainsi la guerre à partir du 15 mars 1910, bien avant le 03 août 1914.

A cette date, il était sergent major au 42ème Régiment d’Infanterie Coloniale, rapidement engagé face aux Allemands après un regroupement du côté de Morières-les-Avignon avant de prendre le PLM en Avignon, le 21 août 1914.

Lorraine, Marne, Hauts de Meuse furent les combats qui coûtèrent très chers au 42ème R.I.C…. comme à l’ensemble des régiments engagés en début de cette guerre que les responsables n’attendaient pas.

Après cette saignée qui n’atteint pas Ernest Aubépart, les coloniaux du 42ème R.I.C. se retrouvèrent en mars 1915 dans le secteur de Vauquois, 25 kilomètres à l’ouest de Verdun. En ce début de la guerre des tranchées qui allait durer 3 ans, c’était sans conteste l’endroit où il ne fallait pas être à tout prix ! Vauquois, c’est le symbole de la guerre bête, méchante  et inutile, de la destruction pour la destruction, où des stratèges des 2 bords envisagèrent de rayer une colline, une butte, du paysage faute de pouvoir en chasser ses adversaires ! Vauquois ou la guerre des mines (voir petit mémoire après la fin de l’article). Ce n’est pas l’explosion d’une mine qui emporta Ernest Aubépart mais une balle ennemie alors qu’à la tête de sa section, « il emmenait brillamment ses hommes à l’assaut d’une position fortifiée » comme le dit le texte de la citation qu’il reçut à titre posthume, le 16 avril 1915. On était le 04 mars 1915 et ces terribles assauts, tous repoussés par les Allemands, mieux protégés, plus nombreux et surtout tenant les hauteurs du terrain, firent à nouveau de très nombreuses victimes. Ces journées sont racontées dans un petit livret dédié aux campagnes du 42ème Régiment d’Infanterie Coloniale durant la Grande Guerre. Voici les 2 pages qui nous intéressent:

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Ernest Aubépart était âgé de 27 ans dont 9 sous les drapeaux. Il ne semble pas reposer dans le premier cimetière de Caderousse.

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Fiche matricule de « Mémoire des Hommes ».

Ernest Marius Aubépart, matricule 1520 classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon  pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Aubépart étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède d’autres photos ou documents.

VAUQUOIS

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Pour le grand malheur du petit village de Vauquois (168 habitants en 1911), universellement connu comme symbole de la guerre des mines, il avait le double handicap d’être bâti 1- sur une butte culminant à 290 mètres d’altitude 2-dominant la ligne de front, une fois celui-ci stabilisé: les Allemands qui tinrent en premier cette hauteur avaient un énorme avantage qui, un jour ou l’autre, leur aurait permis d’enfoncer le front adverse en empêchant l’arrivée des renforts par la route Sainte-Menehould-Verdun. Ce n’est pas par hasard que la grande offensive de 1916 se passa dans le secteur de Verdun. Alors l’état-major français inventa la guerre des mines. Puisque la position était imprenable par les fantassins, on demanda aux sapeurs du génie de creuser des tunnels et aux artificiers (les pompiers de Paris) de placer des charges explosives sous les tranchées adverses. On récupérait ainsi le terrain tenu par les autres. Sauf que cela une fois arrivé, les autres procédaient de même ! Cette guerre dura ainsi jusqu’au début de 1918. Le village de Vauquois fut rapidement rayé de la carte et après le tir de 519 mines sur une période de 70 mois (199 allemandes et 320 français), des mines de plus en plus puissantes, le paysage qui fut rendu à la vie civile quand les troupes américaines le libérèrent définitivement ressemblait… à la Lune… et y ressemble toujours, la végétation en plus ! La butte était descendue de plusieurs dizaines de mètres  et la colline était parcourue de plusieurs centaines de kilomètres de galeries ! Le village de Vauquois fut reconstruit en contrebas avec l’aide de la ville d’Orléans et les spéléologues-fouilleurs-amateurs d’armes ont depuis 1919 trouvé un terrain formidable pour assouvir leur passion malgré les interdictions officielles dans cette zone toujours classée rouge.

A suivre: Augustin Aubert.

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… ARNOUX Julien André Bertin.

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Second nom de la liste: Arnoux Julien.

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Première face du Monument

Julien Arnoux fait partie des malchanceux qui furent tués au moment où le sort de la guerre était réglé et où la victoire n’était plus qu’une question de jours.

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En effet, le front allemand rompait de partout, de la Mer du Nord au sud des Vosges et les plénipotentiaires allemands essayaient par tous les moyens d’arracher une fin des hostilités la moins défavorable possible pour le Reich. Wilson avait été contacté mais les pays de l’Entente et en premier lieu la France ne souhaitaient pas d’une victoire tronquée au regard des sacrifices des 4 dernières années. Ils voulaient une victoire totale et la guerre allait durer jusqu’au 11 novembre 1918. Julien Arnoux allait décéder moins un mois avant cette date, le 20 octobre 1918.

Il appartenait au 159ème Régiment d’Infanterie (Alpine même si le nom n’est pas cité sur les registres matricules) de Briançon. Ce régiment était engagé sur le front belge, non loin de la côte. Il venait de libérer Roulers le 16 octobre et allait franchir la Lys entre Courtrai et Gand et libérer la ville le 22 octobre. Gravement blessé dans la plat pays, Julien Arnoux allait décéder à l’Hôpital d’évacuation 16/2, proche du front, un de ces lieux terribles de tri des blessés qu’on a pu découvrir récemment à travers le cinéma de fiction capable de montrer en quelques scènes les horreurs de ce conflit.

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1-16/10/1918 libération de Roulers.

2-22/10/1918 franchissement de la Lys.

3-Cimetière Militaire Français d’Haringe où Julien Arnoux fut initialement inhumé.

C’est en Belgique, au cimetière militaire français d’Haringe (Poperinge) que fut mis en terre le Caderoussier avant d’être rapatrié au bord du Rhône.

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Comme on peut le lire, Julien Arnoux était âgé de 32 ans en 1918. Né le 05 septembre 1886, Julien était le fils de 2 enfants du pays, Ambroise Arnoux et Perrin Eulalie, de jeunes gens de, respectivement, 27 et 24 ans à cette date, vivant dans une grange au quartier du Moulin. Lui aussi allait devenir cultivateur une fois entré dans la vie active. Pour les militaires, les paysans étaient de la chair à canon sauf en période de moissons pendant lesquelles quelques uns étaient libérés par participer à l’approvisionnement du pays.

C’est bien entendu dans l’Infanterie que Julien Arnoux allait faire ses classes du 07 octobre 1907 au 25 septembre 1909, au 97ème R.I. à Chambéry.

Rappelé à la déclaration de guerre, le 04 août 1914  au 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon, il allait participer à toute la guerre. Il passa en juin 1915 au 170ème de ligne pour connaître l’enfer de Verdun puis, en août 1917 au 40ème R.I. de Nîmes pour aller faire un tour à Salonique, sur le front d’Orient. De retour, il intégra finalement le 158 ème R.I.A. le 07 août 1918 pour connaître le sort tragique dont on a parlé ci-dessus.

Ce régiment accueillit dans ses rangs l’écrivain provençal Jean Giono que Julien croisa peut-être. Lui revint mais profondément affecté par ce qu’il y vécut. Il écrivit en 1917 ces lignes: « Nous avons fait les Eparges, Verdun, la prise de Noyon, le siège de Saint-Quentin, la Somme avec les Anglais, c’est-à-dire sans les Anglais, et la boucherie en plein soleil des attaques de Nivelle et du Chemin des Dames. J’ai 22 ans et j’ai peur » à travers lesquelles on comprend son pacifisme convaincu.

L’armée, elle, écrivit aussi quelques lignes pour honorer la mémoire de Julien Arnoux, dans cette citation numéro 3439 du 02 juillet 1919: « Excellent soldat sous tous les rapports, ponctuel, consciencieux, dévoué, conduite admirable au front. A été blessé mortellement comme agent de liaison en portant un ordre sous un feu violent des mitrailleuses. » Elle lui avait accordé la Croix de Guerre, étoile de bronze, à titre posthume.

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Julien André Bertin Arnoux, matricule 315 classe 1906, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Arnoux étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède d’autres photos ou documents.

A suivre: Marius Aubépart.

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La COURSE de CÔTE du VENTOUX, version 1913.

C’est dans cette revue…

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du 28 août 1913 qu’on peut lire un reportage sur…

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La photo de la couverture n’a rien à voir avec ce sujet. Ce visage est celui du nouveau recordman de l’heure, Oscar Egg, un coursier suisse qui a battu le record de Marcel Berthet de 778 mètres (43,525 km contre 42,741 km… donc 784 mètres comme on peut le lire sur wikipédia). La tentative a eu lieu lors d’une nocturne au Vel d’Hiv à Paris, soirée qui a également vu le Français Marcel Godivier battre le record des 100 km derrière tandems. Un record qui a disparu de nos jours.

Revenons à la course de côte automobile et motocycliste vauclusienne:

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Une vue dans la montée du Géant de Provence du futur vainqueur, Georges Boillot, qui courait sur une voiture de Grand Prix (une F1 dirait-on de nos jours), une Peugeot. Avec un tel engin, il va pulvériser le record de la montée qu’il effectua en 17’38 » soit à quelques 73,497 km/h sur les 21 km à 9%.

Le second Marsaglia fut relégué (ci-dessous) à 4’14 ».

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Il n’y eut pas course donc mais les autres concurrents avaient tous des véhicules moins puissants que celui de Boillot. De plus le vainqueur prit pas mal de risques comme en atteste cette vue…

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On se demande comment il fit pour ne pas exploser sa roue avant gauche dans ce virage pris aussi près de la paroi rocheuse.

Les motocyclistes montèrent, pour le vainqueur, en 23’30 ».

La course de côte du Ventoux, créée en 1902, s’interrompit jusqu’en 1921 après la course remportée par Boillot. En effet, en août 1914, la jeunesse qui courait ou assistait à la course se faisait tuer dans les plaines du nord et de l’est de la France.

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La dernière édition de cette épreuve automobile eut lieu en 2002. Le record de la montée était alors de 3’56 » soit une moyenne de 153,107 km/h, performance établie en 1999 par Bernard Chambérod, le vainqueur des 4 dernières éditions de la Course de Côte du Mont-Ventoux, aujourd’hui disparue des calendriers.

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Emmanuel MALLET soldat d’Ancone, marinier du Rhône, pontonnier en Avignon et… au Tonkin en 1895.

Article écrit pour le blog anconecultureetpatrimoineleblog.wordpress.com après des recherches sur l’Etat-civil de la commune mis en ligne par les Archives départementales de la Drôme et cette découverte fortuite qui a marqué la vie de notre commune rhodanienne.

On connaît Jules Ferry pour être le Ministre de l’Instruction Publique de la Troisième République qui rédigea et fit voter les lois scolaires qu’on résume de nos jours par l’expression « école publique, gratuite, laïque et obligatoire », une école que la Révolution avait déjà amorcé en 1793. Cela, c’est le côté « soleil » du personnage.

Le côté « ombre » de l’homme politique est moins connu et beaucoup controversé. Jules Ferry fut un ardent promoteur de l’expansion coloniale de la France, en particulier dans la péninsule indochinoise et à Madagascar. Un colonialisme purement capitaliste, l’Indochine n’ayant jamais été, à la différence de l’Algérie, une colonie de peuplement. C’étaient les richesses de la contrée qui intéressaient les investisseurs français, l’hévéa pour les transports routiers naissants, les matières premières, le riz… Sans oublier les Missions catholiques qui poussaient à une intervention française pour protéger leurs missionnaires, régulièrement assassinés par les populations locales à qui ils pensaient amener la « bonne parole ».

La France était déjà présente en Cochinchine, le « sud-Vietman » de Saïgon en quelque sorte, depuis Napoléon III qui l’avait annexé en 1862. C’est à partir de 1883 que les crédits seront votés à Paris pour envoyer des troupes à la conquête du Tonkin, le « Nord-Vietnam », celui d’Hanoï. La chose ne se fera pas facilement, devant la résistance des locaux appuyés par l’armée régulière chinoise mais aussi par des irréguliers chinois, les Pavillons noirs ou. jaunes… Il faudra le retrait de la Chine en juin 1885, menacée par des troubles intérieurs et par les bruits de bottes émis par leur encombrant voisin japonais pour que la France s’installe enfin au Tonkin.

Et Ancone dans tout cela, me direz-vous ?

A Ancone habite dans la Grande Rue le couple Clément Mallet et Marie Roussin. Elle est ménagère et lui est « patron sur le Rhône » nous dit le dernier recensement, celui de 1886, c’est-à-dire propriétaire d’un bateau avec lequel il fait du transport de marchandises pour des clients locaux. C’est un dur et dangereux métier qu’il apprend à son plus jeune fils, Emmanuel, depuis que ce dernier a quitté à l’âge de 14 ans, la classe tenue par le jeune instituteur Charles Arnaud. Né le 25 juillet 1872, Emmanuel est un gaillard d’un mètre 67. Né le 24 juillet 1830, Clément (Jean Victor Clément pour l’état-civil) espère que son fils reprendra son affaire quand il aura satisfait ses obligations militaires. A cette époque, ce sont 3 années que les jeunes conscrits doivent à la France depuis la loi Freycinet de 1889. Par tirage au sort. Et justement Emmanuel a été tiré au sort avec le n°86 et va être appelé sous les drapeaux le 14 novembre 1893. Il est alors âgé d’un peu plus de 21 ans.

Le profil professionnel de ce jeune marinier intéresse grandement l’institution militaire. Il est donc dirigé sur le  1er Régiment d’Artilleurs-Pontonniers en résidence à la caserne Hautpoul d’Avignon, aujourd’hui devenue cité administrative, à 2 pas de la gare. Il va exceller sur les eaux impétueuses du Rhône pour construire des ponts de barques, un Rhône qu’il connaît bien, le même que celui d’Ancone. Le 1er octobre 1894, son unité sera dissoute pour devenir le 7ème Régiment du Génie, suite à une décision ministérielle du 20 août 1894. Voilà donc Emmanuel Mallet, 2ème pontonnier au 7ème Génie à partir de cette date !

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Et c’est là que les aventures coloniales de la France rencontrent le destin de ce jeune anconnais. La France lutte en Indochine mais aussi à Madagascar… on en reparlera aussi. Une partie du 7ème Génie est envoyée dans l’île de l’Océan Indien, une autre en Asie du sud-est. Au Tonkin, la guerre est terminée mais les révoltes sont incessantes, sans parler des attaques des Pavillons noirs, devenus des brigands qui s’en prennent essentiellement aux intérêts français. Dans cet état de guerre larvée, les troupes coloniales sont engagées et les pontonniers d’Avignon ont du  pain sur la planche sur le fleuve Rouge, à devoir reconstruire le jour ce que les rebelles détruisent la nuit.

L’unité à laquelle appartient Emmanuel Mallet arrive au Tonkin le 25 août 1894, en peine saison des pluies. Cette chaleur humide et ces pluies incessantes doivent avoir considérablement surpris les jeunes militaires français, habitués à la canicule sèche ou ventée de la vallée du Rhône. Sans parler de ce long voyage de plusieurs semaines. C’est ce milieu physique contraignant et ce climat insalubre voire débilitant qui va faire des ravages dans les unités françaises. Pensez que sur les 13 000 morts de cette guerre de colonisation, 2/3 le fut de maladies ! Emmanuel Mallet d’Ancone en sera l’un d’eux. Son registre matricule indique qu’il s’est éteint le 14 juin 1895 à 11 heures du soir à l’ambulance de Yên Bài, le long du fleuve Rouge, à 130 kilomètres au nord-ouest d’Hanoi. L’écrit officiel parle de fièvre biliaire hépatique, une de ces maladies que les médecins du Corps Expéditionnaire ont du mal à décrire et encore plus à soigner.

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Emmanuel Mallet ne reverra plus les bords de sa Lône et ne passera plus sous son pont de Rochemaure sur la bateau du père. Lequel père disparaîtra à son tour moins de 3 ans plus tard, le 23 février 1898, sans pouvoir léguer son commerce à un fils.

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Fait du hasard pour notre village, 59 ans plus tard, un autre Anconnais, Marcel Mayaud, allait connaître le même sort qu’Emmanuel Mallet. Lui c’était bien plus à l’intérieur du pays indochinois, dans la cuvette de Dien Bien Phu, le 31 mars 1954. Pas pontonnier du Génie mais manutentionnaire dans l’aviation ! Pas pour conquérir l’Indochine mais pour éviter de la perdre ! Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de la commune et cité tous les 8 mai et 11 novembre. Celui d’Emmanuel Mallet y aurait toute sa place !

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Quand la perspective de l’arrivée du chemin de fer à Caderousse tournait la tête à quelques autochtones !!!

C’est à l’occasion de recherches sur le transporteur de betteraves de L’Ardoise aux Cabannes que j’ai trouvé en m’évadant un peu du sujet, le fin mot d’une petite affaire de famille, celle des ascendants Boissel, du côté des parents de ma grand-mère paternelle Philine.

C’est une histoire dont j’ai toujours entendu parler sans trop savoir ce qu’il y avait sérieusement derrière, à savoir la réalité de ce projet de train prévu pour aller du Vaucluse au Gard en passant… par Caderousse, bien entendu ! Non, ce n’était pas une galéjade ! Le projet a bien et bel existé dans la seconde moitié du XIXème siècle au moment où tous les investisseurs capitalistes se voyaient devenir milliardaires en pariant sur le rail, sans trop réfléchir à la rentabilité des lignes qu’ils envisageaient… et même construisaient. Qu’on se souvienne ainsi de la ligne Le Pouzin-Aubenas via Privas avec un tunnel sous le col de l’Escrinet qui fonctionna en tout et pour tout 4 ans, de 1910 à 1914 ! Ou, pire encore dans ce grand gaspillage à la course aux profits et à la modernité, la ligne Le Puy-en-Velay-Aubenas où furent construits tous les ouvrages d’art dont le long tunnel du Roux devenu ensuite routier et où pas un seul mètre de voie ferrée ne fut jamais posé !

On découvre donc chez Gallica, la loi du 04 décembre 1875 déclarant d’utilité publique l’établissement d’une voie ferrée d’Alais (maintenant Alès) à Port-L’Ardoise, le port de Laudun sur le Rhône au lieu-dit L’Ardoise, dans le Gard. Ce sont un certain Stephen Marc et une société en cours de formation (un peu cavalière tout de même l’autorisation donnée par l’Etat) qui auront le droit de construire cette ligne et quand le tronçon Alais-L’Ardoise  sera terminé, on pourra alors envisager une prolongation vers l’est pour aller rejoindre la ligne PLM à Orange dans le Vaucluse. Pour cela, il faudra tout de même construire un pont sur le Grand Rhône puis un autre sur le Petit Rhône et vous l’avez deviné, il y aura au milieu de cette virgule gardo-vauclusienne, Caderousse et très certainement une gare (accompagnée du café bien nommé celui-là), gare envisagée du côté du portail Castellan, entre le village et le cimetière.

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 Quand mes ancêtres Boissel eurent vent de ce projet, ils s’empressèrent d’échafauder le leur, dans les années 1875-1885, tout aussi farfelu que l’officiel. Ils constatèrent qu’un de leurs terrains se situait exactement sur le tracé de la future voie ferrée, ce qui était tout à fait exact. Il s’agit du « Jardin » que nous avons toujours au milieu des maisons d’un lotissement. Ils allaient être expropriés mais quelques dizaines de mètres-carrés de pré nu ne valent pas grand chose. Par contre, si sur celui-ci est bâtie une maison d’habitation, une grange, même en terrain hautement inondable, cela change tout et la vente peut s’avérer lucrative !

Alors, ni une, ni deux, un aïeul se lança dans la construction de la rente maison. Il fallait un certain courage certes car cela représentait un travail considérable mais il avait un peu de temps devant lui car il fallait que la ligne Alais-L’Ardoise soit achevée pour que les décideurs s’attaquent au second volet du projet L’Ardoise-Orange. Des murs commencèrent donc à s’élever dans le « Jardin », les piliers d’une porte d’entrée le long du chemin aussi, porte qui a toujours la même fonction plus de 135 ans plus tard. Dire si l’on est conservateur !

Ce qui devait arriver… arriva ! Non que les murs bâtis par un maçon improvisé ne s’effondrent, ils sont toujours debout au jour d’aujourd’hui. Non ! Que le projet aussi bancale autorisé par l’Etat tombe à l’eau ! Ainsi on nous apprend (toujours chez Gallica) dans le Journal Officiel du 13 mars 1889 que la société du sieur Stephen Marc pompeusement intitulée « Compagnie d’Alais au Rhône et à la Méditerranée (!) » a fait faillite, n’ayant réussi à construire en 12 ans  qu’un embranchement de l’usine de Salindres à la ligne Bessèges-Alais… et que cet actif ainsi que les projets définis en 1875 sont repris par la vraie compagnie du PLM.

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Une PLM qui construisit bien une ligne Alais-L’Ardoise via Seynes, Cavillargues, Le Moulin, Connaux. Cela permettait au charbon gardois d’accéder directement aux bateaux du Rhône et, par là, livrer rapidement Valence, Lyon, Avignon et  Marseille. Mais la suite du projet n’aboutit jamais. Le longueur du viaduc sur le Rhône (plus de 2 km avec les rampes d’accès) dut refroidir les investisseurs sérieux de la compagnie. C’aurait été le plus long pont-rail sur le Rhône de toute la vallée, l’équivalent de ce qui a été construit à la fin du XXème siècle pour la Ligne à Grande Vitesse, entre Les Angles et Courtine.

Adieu, veau, vache, cochon, couvée…  pour mes aïeuls Boissel et un peu pour moi aussi ! Le pactole s’envolait… Alors si vous passez devant ce jardin pas très bien entretenu, avec un gros figuier au milieu, ces ruines ne sont pas les restes d’une grange effondrée, ni celles de la grange brûlée (elle est un peu plus loin et a été rebâtie) mais les restes de rêves un peu fous engendrés par un projet loufoque !

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Quand Paul MARQUION écrivait une pièce pour le PASTOUREN d’ENTRAIGUES

C’est Monsieur Barcelli, un visiteur d’Unmondedepapiers qui me contacta au printemps dernier pour me parler du fait que Paul Marquion, la clé de voûte du Bastardeu, le groupe de théâtre de Caderousse avait écrit, au début des années 50 une pièce pour le groupe Li Pastoureu d’Entraigues.

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Il s’agissait d’une pièce intitulée La Butassado qui peut se traduire par La Poussée.  La troupe la joua exacte 98 fois suivant un cahier consciencieusement tenu par l’un des membres. On y apprend que la générale eut lieu au Cercle Républicain d’Entraigues le 27 novembre 1954 et la dernière le 1er décembre 1959 au théâtre municipal d’Avignon. Mais la consécration pour Li Pastoureu était venue  d’une représentation donnée le 26 mai 1956 à la salle des Sociétés Savantes à Paris, accueillis par des cercles occitanistes de la capitale.

photo de presse à paris

Caderousse n’avait pas été oublié avec 2 représentations au Cinéma Casino sur la place Jean Jaurés au début de l’année 1955.

cahier des représentations

Le plus intéressant des documents en la possession de M. Barcelli sur ce sujet, c’est ce cahier d’écolier dans lequel le souffleur, lou bouffante, de la troupe avait copié la pièce en entier.

cahier du souffleur

On y voit que cette histoire se déroulant dans une famille vauclusienne dans laquelle trois générations se côtoient et s’affrontent gentiment est écrite en français et en provençal, les répliques se mélangeant comme cela arrive, les uns s’exprimant en provençal et les autres leur répondant ne français, les uns comme les autres parfaitement bilingues.

Des intéressants documents et peut-être bientôt une reprise du Butassado par Parlaren, les successeurs du Bastardeu.

photo de la pièce

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POSTER MDI en fil rouge de l’été (et de l’automne)- BONAPARTE au pont d’ARCOLE.

Une image d’Epinal pour ce tableau MDI, participant à la légende (déformée) de Napoléon Bonaparte: la bataille du pont d’Arcole.

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L’histoire repasse en 1796, du 15 au 17 novembre soit les 25-27 brumaire de l’an V de la République Une et Indivisible. La République est en lutte en Italie contre l’Autriche. Les Français sont en échec devant Arcole et son pont sur l’Alpone solidement tenu par les défenseurs. On raconte que, devant cette situation, Bonaparte s’empara d’un drapeau tricolore pour entraîner ses troupes sur ce pont et remporter la victoire.

Mais la réalité est tout autre. Si Bonaparte prit bien un drapeau pour donner l’exemple sur le pont d’Arcole, il fut bien imprudent et ne fut pas suivi de  ses troupes. Loin de là ! Il se retrouva seul entouré d’ennemi et ce furent les interventions de grenadiers qui lui permirent de se réfugier dans un marais avant que le général Lannes, à cheval, ne vienne le tirer de cette triste situation. Mais cela, c’était moins intéressant à raconter.

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Bonaparte à Arcole vu par Antoine-Jean Gros.

Ce fut une ruse qui permit de remporter la victoire. Des tambours furent envoyés derrière les lignes ennemis avec ordre de jouer le plus fort possible pour faire croire aux Autrichiens l’arrivée de renforts français. Ce qui marcha à merveilles, ces derniers dégarnissant maladroitement leurs positions à Arcole. Parmi ces tambours, le célèbre tambour de Cadenet.

Cadenet_Tambour_d'arcole

On voit ci-dessus,  sa statue dans le village du sud du Vaucluse. Une statue en bronze du tambour d’accole qui intéressait grandement les Allemands en 1943. Pas pour sa valeur historique mais pour son bronze ! C’était sans compter sur la Résistance locale qui la déboulonna et la cacha dans la nuit du 4 au 5 août 1943. Elle retrouva sa place le 7 octobre 1945.

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CADEROUSSE: le BANQUET des 40 ANS de la CLASSE 1945.

Connaissez-vous la particularité de la classe 1945 ? Vous avez 30 secondes !

Bip… Bip… Bip…Bip… Bip… Bip…Bip… Bip… Bip…

Personne n’a deviné ? La classe 45, composée de jeunes gens nés en 1925, a été dispensée de service militaire pour faits de Libération, de Capitulation et de réorganisation des services de l’Etat. En quelque sorte, l’embryon d’Armée Française en reconstitution, en pleine campagne d’Allemagne, avait d’autres chats à fouetter que de former de jeunes français à défendre la Patrie… que plus personne ne menaçait d’ailleurs, l’Allemagne étant vaincue.

Les veinards (planqués dirons certaines mauvaises langues) de la classe 45 n’eurent pas à quitter leur famille et en l’occurence pour ceux qui nous intéressent leur cher Caderousse pour aller passer une année ou plus dans une caserne du nord ou de l’est de la France ou (pire encore) d’Allemagne occupée ! Quoique ce départ forcé aurait pu faire le plus grand bien à certains… dont un que je connais particulièrement !

Cela n’empêcha pas les « conscrits » de 1945 de se rassembler pour fêter leurs 40 ans du côté du Café de France, un dimanche midi de la fin d’année 1965, en novembre me semble-t-il. Une photo fut faite de ses agapes. La voici !

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Mon père a pu mettre un nom sur quelques uns des visages. Donc, en partant de la gauche vers la droite:

René COULON (qui est pensionnaire à la Maison de Retraite de Chateauneuf après la disparition de son épouse Thérèse)- Robert MARCELLIN (qui se désaltère)- ??? caché par la main de Robert Marcellin- Adrien GUÉRIN donc-Robert BERTHET- Paul RUAT pour les convives de gauche.

Au fond, qui préside la tablée Marcel DUPEYRE.

Gabriel ROCHE- Jacques CHAUME- une personne cachée- André FLORENÇON puis une personne dont mon père a oublié le nom mais qu’il sait qu’il était vendeur de bois aux Cabannes.

Pour votre prochain tiercé, essayez le 5-9-14 qui était sorti le dimanche précédent !

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